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Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par Frédéric Lefèvre

Je me souviens de toi.
A chaque fois j'ai cette sensation de me noyer, aujourd'hui encore je manque d'air.

Je me souviens tout petit d'être assis par terre et de toi caressant mes cheveux.
Il paraît qu'il faut dépasser le cap du deuil après six mois... mince je crois que j'ai loupé un rendez-vous !


Je me souviens quand tu m'appelais   « mon chat ».
J'ai le coeur qui saigne comme saignent les amours déchirés.

Je me souviens de l'odeur de la laque que tu mettais dans tes cheveux.
Tu sais que j'ai pleuré en sachant que jamais tu ne la rencontrerais.

Je me souviens de tes longues parties de bridge.
Oui je construis, mal et d'une manière bien naïve, mais je construis en malmenant mon corps... j'essaye de me battre contre des fantômes saisissants.

Je me souviens quand tu faisais semblant de nager dans la méditerranée.
Je ne sais plus compter. Il m'a fallu du temps pour savoir si tu étais partie il y a deux ou trois ans.

Je me souviens de tes meat loaf et de tes canapés aux asperges.
Jamais...non jamais je n'aurais pu croire qu'entre toi et moi il y avait cette fusion. Là, assis dans une cuisine que je ne reconnais pas, je me sens triste.

Je me souviens de Bordeaux et de Londres avec toi.
Pardon de ne pas savoir sortir la tête de l'eau. Pardon de ne pas t'offrir une belle image de moi. Pardon et pardon encore...

Je me souviens de tes sourires et de tes larmes sur ton lit d'hôpital.

Aujourd'hui, plus que tout autre jour, je m'appelle « la petite pomme » Et la petite pomme elle regarde ses mains vides de toi.

Je me souviens de tous ces instants d'années.
Allez je n'ai plus qu'a réparer l'incompréhension que je traîne, tu sais mes fautes et mes doutes. Trois amours c'est jamais trop pour un seul coeur.

Ces instantanés devenus des flash aveuglants...des larmes lumineuses...
Les commentaires
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par solveig
ET tant d'autres souvenirs!!!
J'ai peur, j'ai si peur d'oublier...le son de sa voix, sa manière de parler sans jamais reprendre sa respiration, sa susceptibilité feinte, le goût de son riz au lait, sa manière de poser ses mains sur ses genoux, sa coquetterie, ses mollets de coq, son grain de beauté sur le nez, ses tresses africaines, son odeur....

J'ai peur...Comment fait on pour ne rien oublier?
J'ai souri quand j'ai lu que tu parlais de l'odeur de la laque, mais j'ai pleuré aussi parce que j'avais oublié l'odeur de la laque! Comment j'ai pu oublier ça!
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par louve
comme ce texte est poignant ..... ,
j'espère que je saurais me souvenir le moment venu , moi aussi , de toutes ces petites choses qui font une vie.....
dire les choses c'est parait-il deja les accepter ....alors peut etre la tete sort -elle peu à peu de l'eau... il ne faut pas le même temps a tous pour "digérer" certains evenements on a chacun notre propre pendule sentimentale.....
bises
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par FREDERIC
SOLVEIG

Te "voir" ici, c'est comme une bouée de sauvetage, je m'y accroche...merci... je m'en veux si souvent de ne plus prendre de tes nouvelles... Bises.

LOUVE

Tu viens souvent et je ne réponds pas toujours. Tes mots sont si justes. J'espère que tout va bien pour toi. Bises.
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par Ghislaine
Dimanche dernier, je me suis promenée à Chantenay, quartier de Nantes où Jeannine est née, parce que je pensais à elle et que j'avais besoin de ce symbole pour me recueillir. J'ai tant de regrets de ne pas l'avoir revue....
Je pense à vous tous et je suis heureuse de vous avoir retrouvés. Solveig, attention à ce que tu dis sur les mollets de coq!
Bises
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par FREDERIC
GHISLAINE

Elle parlait de toi car elle avait un morceau de toi dans son coeur.
Ta promenade paraît si douce...même si elle semble triste.
Merci d'être avec nous en ce jour...
Un autre 23 septembre... à vivre sans elle...
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par Biquetto-Isatis
« Tu sais que j'ai pleuré en sachant que jamais tu ne la rencontreras. »

Mais ne sais-tu pas qu’elle est toujours là et qu’elle connaît ta Princesse beaucoup mieux que toi ?
Publié le Mardi 23 septembre 2008
Par joyce
bonsoir fred ,
peut etre que c'est ici en offrant ces mots , ces bouts d'elle que tu trouves la clé de cette absence , la clé d'une petite retrouvaille ..que c'est beau , j'aime ces souvenirs d'elle , tu nous la fait connaitre à chaque fois unpeu plus , oui cette odeur de laque , je ne sais pas si c'est la même (et j'espère te faire sourire ) j'ai la même dans mon souvenir de petite fille , cet épais nuage quand tu rentres dans la salle de bain et que tu ne peux même plus respirer !!
je t'embrasse fred , ce texte est encore si poignant et si beau
Publié le Mercredi 24 septembre 2008
Par Loulène
Mon Coeur, mon Chouchou (et tous ces autres mots qui te hérissent un peu je sais...), je suis si impuissante face à ta peine et pourtant j'ose espérer que malgré tout, ma présence te fait du bien et qu'un jour tu pourras enfin te sentir libre de relâcher tout ce chagrin qui sommeille en toi depuis si longtemps...
Je suis allée relire ton article du 20 septembre 2007, déjà un an depuis, et un autre cycle qui recommence, j'ai une raison de plus de ne pas aimer l'automne je crois.
Toi je t'aime, et ta Maman je l'aurais aimée aussi. De là-haut, où qu'elle soit, j'aime à croire qu'elle nous envoie des forces et qu'elle continue à veiller sur toi...
De beaux rayons de soleil illuminent mon bureau pendant que je t'écris ces quelques mots, et ces si belles notes de piano...
Ta Loulène, pour aujourd'hui, pour demain, pour l'an prochain, donne-moi ta main...
Publié le Mercredi 24 septembre 2008
Par Majolo
J'ai pensé à toi hier, comme beaucoup d'autres jours tu le sais, mais j'ai trop de points fragiles en ce moment(une absence, une ignorance qui me fait mal) pour rajouter dignement quelques mots, sauf cette chose qui je pense ne te paraîtra pas déplacée, cette date qui nous unit ce 23 septembre deuil et souvenirs encore brûlants pour toi et j'en ai un peu honte .....anniversaire de mariage pour moi, mais tant d'autres choses nous sont par ailleurs communes!
Je t'embrasse affectueusement
Publié le Mercredi 24 septembre 2008
Par FREDERIC
Un lendemain d'un hier qu'il est si dur de dépasser. Je ne sais pas si je pourrais un jour vous dire la tempête qui ce déchaîne en moi durant ces jours sans elle.

REJEAN
Ce que tu dis est juste. Mais j'aurais vu les voir toutes les deux ensemble...j'aurais voulu les entendre...j'aurais vu pétiller l'une et ce réjouir l'autre...j'aurais vu ce qu'une mère aime tant voir...rien que du bonheur... Je sais qu'elle lui aurait offert un bijou rien que pour voir ce plaisir dans les yeux de l'autre et ce désir de toujours faire plaisir. J'aurais vu et j'aurais aimé voir les silences et tous les mots que l'on ne se dit pas...
C'est l'amour de l'une face à l'autre qui me manque aussi...

JOYCE
Il y a de ses petites choses qui nous unissent. C'est drôle oui...même si hier en lisant ton commentaire je n'ai pas souri comme je le fais aujourd'hui. Bises... et je n'ai pas finit de vous la faire connaître...

LOULINETTE
Un silence...et...juste...une main.

MERCI A VOUS TOUS D'AVOIR ACCOMPAGNE MES EGAREMENTS D'AMOURS
Publié le Mercredi 24 septembre 2008
Par Réjean
Fred,

Quitte à te paraître dur, je te répondrais qu'il est temps que tu commences à lâcher prise.

Cette vision de ta mère et de Loulène que tu m'as exposée, faute de l'avoir vu de son vivant, tu peux la voir dans ta tête et la magnifier de jour en jour.

La vie est ainsi faite, elle ne va que dans une direction. De trop s'attarder à nos regrêts ne peut que nous paralyser.

Elle t'a donné la vie. Son amour pour toi, a développé ta sensibilité et ton talent, il a fait de toi ce que tu es devenu. D'où elle est en ce moment, je ne crois pas qu'elle souhaiterait te voir te morfondre comme tu le fais. Elle souhaiterait plutôt, te voir heureux.

Le plus bel éloge que tu pourrais faire à sa mémoire, est de la remercier d'avoir fait de toi un homme comblé et heureux !
Publié le Samedi 27 septembre 2008
Par RUSBEE
Je crois que ...Biquetto a raison. Il est peut-être temps de te reprendre. tu ne peux rien changer. Mais je comprends ta douleur...

Je suis à 4 H de la dédicace et je me prépare à de longs moments de solitude...ça et les salons, c'est vraiment "le côté obscur" de l'écriture...Enfin, espérons quecvela se passe bien...et que je ne me fass pas trop ch***

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