Je me souviens de toi.
A chaque fois j'ai cette sensation de me noyer, aujourd'hui encore je manque d'air.Je me souviens tout petit d'être assis par terre et de toi caressant mes cheveux.
Il paraît qu'il faut dépasser le cap du deuil après six mois... mince je crois que j'ai loupé un rendez-vous !
| Je me souviens quand tu m'appelais « mon chat ». J'ai le coeur qui saigne comme saignent les amours déchirés. Je me souviens de l'odeur de la laque que tu mettais dans tes cheveux. Tu sais que j'ai pleuré en sachant que jamais tu ne la rencontrerais. Je me souviens de tes longues parties de bridge. Oui je construis, mal et d'une manière bien naïve, mais je construis en malmenant mon corps... j'essaye de me battre contre des fantômes saisissants. Je me souviens quand tu faisais semblant de nager dans la méditerranée. Je ne sais plus compter. Il m'a fallu du temps pour savoir si tu étais partie il y a deux ou trois ans. Je me souviens de tes meat loaf et de tes canapés aux asperges. Jamais...non jamais je n'aurais pu croire qu'entre toi et moi il y avait cette fusion. Là, assis dans une cuisine que je ne reconnais pas, je me sens triste. Je me souviens de Bordeaux et de Londres avec toi. Pardon de ne pas savoir sortir la tête de l'eau. Pardon de ne pas t'offrir une belle image de moi. Pardon et pardon encore... Je me souviens de tes sourires et de tes larmes sur ton lit d'hôpital. |
Aujourd'hui, plus que tout autre jour, je m'appelle « la petite pomme » Et la petite pomme elle regarde ses mains vides de toi.
Je me souviens de tous ces instants d'années.
Allez je n'ai plus qu'a réparer l'incompréhension que je traîne, tu sais mes fautes et mes doutes. Trois amours c'est jamais trop pour un seul coeur.
Ces instantanés devenus des flash aveuglants...des larmes lumineuses...
