J'ai dans la poche ce tout petit instrument bourré de technologie depuis treize ans. Il est là dans le fond de ma poche. Il me suit partout et il m'accompagne de plus en plus. Au tout début, il valait une petite fortune, et il n'avait qu'une seule et unique fonction. Aujourd'hui, il vaut toujours une fortune mais il est un concentré de ce qui se fait de mieux.
Treize ans... et après des infidélités, des crises en tout genre, après avoir touché l'excellence... je me demande des fois à quoi il sert. Je regarde les branches des arbres danser dans le vent et derrière la petite lumière de mon écran, je tape ce texte futile, inutile, issu d'un esprit au bord du flexible. Être et devenir un monsieur « comme tout le monde ». J'ai froid et j'ai cette impression d'être passé dans un grand mixeur. Retenir la chute, gravir le but, prédire la lutte, tu peux toujours courir !
Je cours sans bouger, je tourne sans deviner, je bouge sans me tourner, je devine sans courir. Et je regarde devant moi ce bébé qui pleure, je n'ose même pas m'avancer vers lui. Je n'ose même pas lui dire que je suis son père et les larmes troublent cette image d'un toujours marqué. Petit homme et petit homme sont réunis dans une pièce pendant que l'on termine d'opérer sa maman. Un père et son fils, pour un long dialogue de moi pour lui, un long et beau discour d'amour, j'ai touché sa peau sans essayer de le prendre dans mes bras. Je n'ai jamais pensé qu'il m'appartenait et j'ai toujours attendu son avis pour sa vie. Des tas d'envies, des avis chaque instant et des vies tout le temps.
Sur la piste de danse d'un mariage d'un autre siècle, il danse et son corps se déplace tel un Travolta à ses débuts. Il est là devant son public improvisé et il danse comme s'il savait danser. Il danse et il fait son effet. Danse, danse petit rien, un jour tu tomberas, un jour ton vélo percutera une automobile, tu t'envoleras, tu chuteras, et dans l'ambulance le petit rien qui souffre deviendra écrivain... De la danse à la chute violente, tant d'années sont passées, tant d'amours inassouvis et tant d'ailleurs jamais abandonnés dans l'oubli. Treize années et bien plus encore passées dans le mixeur de la vie, et tu es toujours là avec moi, loin et toujours là en moi. J'ai dansé, j'ai aimé, j'ai souffert mais bien plus que tout, j'ai sublimé chaque seconde pour en retenir la marque de mes mots jusqu'au bout de mes ongles rongés. Il pianote, il me guide et comme le son d'un violon, il transperce ma cervelle pour du retenir, enfin devenir ces histoires dont les habitants viennent incessamment bousculer celui que je crois être. Combat entre l'homme néant qui détale et l'homme intelligent. Je cours mais l'intelligence n'est pas la mienne, je la partage, j'en profite, elle me sert et je cohabite avec elle. Elle me donne si je la nourris, elle me tue si je l'oublie ! C'est ça ma vie.
Il sonne, il vibre, il marque le temps de chaque personne et il me parle de vous et de tous ces fous qui habitent ma vie. Je suis d'accord avec toi, en accord avec moi et tant d'accords, tant de musique sans remords. Tant de vies et de morts pour tant de numéros sur le tableau de bord, écran tactile, parlant et mobile, treizième année d'une union subtile.
Dans mon monde à moi, rien ne m'appartient, du tout, jusqu'au petit rien, de nous éparpillés sur tout ces chemins. Je suis né, ni pire, ni bien, évitant les aiguilles à tricoter, évitant le devenir d'un mort-né, naître et mourir à la fois, éviter la mort de près avant même d'en quitter sa maternité. Je suis né et c'est bien plus tard qu'il m'a été donné d'avoir une identité. Une deuxième naissance et enfin dépasser le silence, d'une enfance en violence, d'une adolescence en errance, c'est la vie en souffrance pour en découvrir la vie du mot jouissance. Jouir des mots, jouir des trop et des volontés d'un autre credo.
Treize, ce n'est pas un chiffre comme les autres ! Il a toujours été près de moi, en moi, ni porte bonheur, ni porte du malheur, juste là comme une frontière entre vouloir savoir, et savoir déjà. C'est comme chercher des réponses quand elles sont déjà inscrites dans votre âme. Ouvrir des portes sans même s'apercevoir que non seulement elles étaient déjà ouvertes mais qu’en fait il n'y avait aucune porte. Juste un chemin initiatique pour l'acceptation d'être celui que l'on est. Treize n'est rien de plus qu'un chiffre, même s'il est gravé dans chacun de vos globules. Il peut être treize ou bien soixante quinze, ainsi il en sera de votre propre destinée. C'est un peu comme le langage numérique fait de un et de zéro, une infinité de combinaisons. Je suis treize et je suis soixante quinze à la fois. Je suis l'un et l'autre dans des dimensions différentes, ni folie, ni même réalité idéale. C'est le livre des vies.
Prendre des photographies, voir des films et tant de lyrisme, écouter chanter le cœur des voix célèbres, connaître et entrer dans la pseudo crise boursière, je suis un homme humain avec dans les mains le cœur de tous les hommes. Voir la planète dans ses moindres recoins, comme si je planais au dessus de vos têtes, et examiner le temps qu'il fera demain, et ainsi de suite sans toucher au moteur des météorites. Il me dira tout de tout, qui tu es et où tu es, il enregistrera ta voix et me dira si la lune est la plus belle ce soir. Il me donnera les informations, les directions et les solutions à toutes mes questions. Il me réveillera, me détendra, m'amusera et il me parlera dans toutes les langues. Il se branchera sur msn tout en m'envoyant un sms, il te dira qui est connecté sur myspace ou facebook et si tu as bien vendu ton âme sur ebay. Tu deviendras le roi d'un royaume ultra chic, fait de chimérique, google ou yahoo. Tu veux mon ICQ mon AIM, tu veux ma vie en live et mon existence numérique. Je serai ton animal, ton numéral et tu deviendras mon fatal et mon digital.
Quand tu connaîtras la clé binaire de ta destinée, tu pourras faire cette simple formule de l'un moins l'autre et tu sauras que chercher à savoir le pourquoi du comment tu es né sur cette terre, n'est pas plus compliqué que la résultante d'un troisième chiffre.
C'est le grand mélange de la vie, la mienne et la vôtre, le grand mélange des treize années, la mienne et la sienne. L'histoire d'un téléphone qui sonne tout au fond de moi, l'aventure du cri de ce bébé qui construit ma vie d'homme et de son double si différent qui occupent mes envies de futur.
Ni biblique, ni trop tragique, jamais dans l'excès de l'être cynique. Consentir ces mots pour en prédire ces maux, j'ai dit numérique je n'ai jamais dit catastrophique. Des mots oui, pour en faire ces histoires d'un passé bientôt inscrit dans l'avenir. Et quand les maux ne font plus mal alors les mots font dans l'indispensable et deviennent capital. Parler avec toi, échanger avec lui, discuter avec elle, dialoguer avec eux, c'est la plus belle et la seule façon de se rapprocher des étoiles.

Treize ans... et après des infidélités, des crises en tout genre, après avoir touché l'excellence... je me demande des fois à quoi il sert. Je regarde les branches des arbres danser dans le vent et derrière la petite lumière de mon écran, je tape ce texte futile, inutile, issu d'un esprit au bord du flexible. Être et devenir un monsieur « comme tout le monde ». J'ai froid et j'ai cette impression d'être passé dans un grand mixeur. Retenir la chute, gravir le but, prédire la lutte, tu peux toujours courir !
Je cours sans bouger, je tourne sans deviner, je bouge sans me tourner, je devine sans courir. Et je regarde devant moi ce bébé qui pleure, je n'ose même pas m'avancer vers lui. Je n'ose même pas lui dire que je suis son père et les larmes troublent cette image d'un toujours marqué. Petit homme et petit homme sont réunis dans une pièce pendant que l'on termine d'opérer sa maman. Un père et son fils, pour un long dialogue de moi pour lui, un long et beau discour d'amour, j'ai touché sa peau sans essayer de le prendre dans mes bras. Je n'ai jamais pensé qu'il m'appartenait et j'ai toujours attendu son avis pour sa vie. Des tas d'envies, des avis chaque instant et des vies tout le temps.
Sur la piste de danse d'un mariage d'un autre siècle, il danse et son corps se déplace tel un Travolta à ses débuts. Il est là devant son public improvisé et il danse comme s'il savait danser. Il danse et il fait son effet. Danse, danse petit rien, un jour tu tomberas, un jour ton vélo percutera une automobile, tu t'envoleras, tu chuteras, et dans l'ambulance le petit rien qui souffre deviendra écrivain... De la danse à la chute violente, tant d'années sont passées, tant d'amours inassouvis et tant d'ailleurs jamais abandonnés dans l'oubli. Treize années et bien plus encore passées dans le mixeur de la vie, et tu es toujours là avec moi, loin et toujours là en moi. J'ai dansé, j'ai aimé, j'ai souffert mais bien plus que tout, j'ai sublimé chaque seconde pour en retenir la marque de mes mots jusqu'au bout de mes ongles rongés. Il pianote, il me guide et comme le son d'un violon, il transperce ma cervelle pour du retenir, enfin devenir ces histoires dont les habitants viennent incessamment bousculer celui que je crois être. Combat entre l'homme néant qui détale et l'homme intelligent. Je cours mais l'intelligence n'est pas la mienne, je la partage, j'en profite, elle me sert et je cohabite avec elle. Elle me donne si je la nourris, elle me tue si je l'oublie ! C'est ça ma vie.
Il sonne, il vibre, il marque le temps de chaque personne et il me parle de vous et de tous ces fous qui habitent ma vie. Je suis d'accord avec toi, en accord avec moi et tant d'accords, tant de musique sans remords. Tant de vies et de morts pour tant de numéros sur le tableau de bord, écran tactile, parlant et mobile, treizième année d'une union subtile.
Dans mon monde à moi, rien ne m'appartient, du tout, jusqu'au petit rien, de nous éparpillés sur tout ces chemins. Je suis né, ni pire, ni bien, évitant les aiguilles à tricoter, évitant le devenir d'un mort-né, naître et mourir à la fois, éviter la mort de près avant même d'en quitter sa maternité. Je suis né et c'est bien plus tard qu'il m'a été donné d'avoir une identité. Une deuxième naissance et enfin dépasser le silence, d'une enfance en violence, d'une adolescence en errance, c'est la vie en souffrance pour en découvrir la vie du mot jouissance. Jouir des mots, jouir des trop et des volontés d'un autre credo.
Treize, ce n'est pas un chiffre comme les autres ! Il a toujours été près de moi, en moi, ni porte bonheur, ni porte du malheur, juste là comme une frontière entre vouloir savoir, et savoir déjà. C'est comme chercher des réponses quand elles sont déjà inscrites dans votre âme. Ouvrir des portes sans même s'apercevoir que non seulement elles étaient déjà ouvertes mais qu’en fait il n'y avait aucune porte. Juste un chemin initiatique pour l'acceptation d'être celui que l'on est. Treize n'est rien de plus qu'un chiffre, même s'il est gravé dans chacun de vos globules. Il peut être treize ou bien soixante quinze, ainsi il en sera de votre propre destinée. C'est un peu comme le langage numérique fait de un et de zéro, une infinité de combinaisons. Je suis treize et je suis soixante quinze à la fois. Je suis l'un et l'autre dans des dimensions différentes, ni folie, ni même réalité idéale. C'est le livre des vies.
Prendre des photographies, voir des films et tant de lyrisme, écouter chanter le cœur des voix célèbres, connaître et entrer dans la pseudo crise boursière, je suis un homme humain avec dans les mains le cœur de tous les hommes. Voir la planète dans ses moindres recoins, comme si je planais au dessus de vos têtes, et examiner le temps qu'il fera demain, et ainsi de suite sans toucher au moteur des météorites. Il me dira tout de tout, qui tu es et où tu es, il enregistrera ta voix et me dira si la lune est la plus belle ce soir. Il me donnera les informations, les directions et les solutions à toutes mes questions. Il me réveillera, me détendra, m'amusera et il me parlera dans toutes les langues. Il se branchera sur msn tout en m'envoyant un sms, il te dira qui est connecté sur myspace ou facebook et si tu as bien vendu ton âme sur ebay. Tu deviendras le roi d'un royaume ultra chic, fait de chimérique, google ou yahoo. Tu veux mon ICQ mon AIM, tu veux ma vie en live et mon existence numérique. Je serai ton animal, ton numéral et tu deviendras mon fatal et mon digital.
Quand tu connaîtras la clé binaire de ta destinée, tu pourras faire cette simple formule de l'un moins l'autre et tu sauras que chercher à savoir le pourquoi du comment tu es né sur cette terre, n'est pas plus compliqué que la résultante d'un troisième chiffre.
C'est le grand mélange de la vie, la mienne et la vôtre, le grand mélange des treize années, la mienne et la sienne. L'histoire d'un téléphone qui sonne tout au fond de moi, l'aventure du cri de ce bébé qui construit ma vie d'homme et de son double si différent qui occupent mes envies de futur.
Ni biblique, ni trop tragique, jamais dans l'excès de l'être cynique. Consentir ces mots pour en prédire ces maux, j'ai dit numérique je n'ai jamais dit catastrophique. Des mots oui, pour en faire ces histoires d'un passé bientôt inscrit dans l'avenir. Et quand les maux ne font plus mal alors les mots font dans l'indispensable et deviennent capital. Parler avec toi, échanger avec lui, discuter avec elle, dialoguer avec eux, c'est la plus belle et la seule façon de se rapprocher des étoiles.
Quand je crie... de mes larmes.
Quand j'écris... je vous parle.
Quand j'écris... je vous parle.

