Je crois qu'il pleut, je crois même que plus jamais je ne verrai son regard dans le mien. Dans le feu de tous les jeux de cette Terre, il y a cette fille dont je ne serai jamais le père... et il y a ce père qui n'a jamais complètement était le mien. Tant d'innocents qui jamais n'auront partagé le vrai sang de la vie. Tant d'anonymes qui chercheront leurs identités dans une autre dimension à défaut d'avoir aimé l'autre tant qu'il était encore temps... C'est comme ces voyages fantastiques que l'on espère voir un jour et qui sont à la portée de notre vouloir.
Le voyage d'un homme, moi, qui aime l'ombre d'une fille à en crever et qui, comme un vieux paternel, trébuche et se perd dans son chemin hasardeux, le mien tout comme le sien. Ce n'était donc pas de la haine dans tes yeux et pauvre fou que je suis, j'essaye vainement de suivre ta vie et d'en effacer les accidents avec mes fautes et mes rêves de dedans, ces rêves qui ne sont jamais complètement les miens non plus. Je paye cher, souffre dans ma chair et jamais ne pourrai te plaire. J'ai pris cette place vide qui n'est pas la mienne, casse et trépasse. Pas de sang en commun dans le tien, pas de violence et tant de peine déguisée en haine. Trop de pas, faux pas et fallait pas, des pas dans ton là-bas et jamais de main dans la mienne. Ni la tienne ni la mienne, un amour en omission pour une colère en répulsion, des sentiments en opposition et moi dans le jardin des pauvres cons. Je n'aime pas tes yeux quand ils me regardent et l'amour n'a plus les yeux des plus tard. Marre de n'être rien et d'en payer malgré tout les dégâts, marre de te voir pourrir ta vie et la mienne alors, quand tu ne ressens pas les caresses de mon âme. Un jour je finirai par ne plus être rien et je te lâcherai comme un lâche abandonne celui ou celle qu'il n'a pas réussi à aimer. Aimer et être méprisé sans concession et sans fusion, je suis celui qui ne veut plus voir tes yeux. Le vieux qui n'aime pas ton jeu d'enfant et tes « veux » en parjure. Ni sang, ni impure, et un futur qui court contre un mur. Mal et pas si mal pourtant, j'ai pas tout mon temps, j'ai moi aussi pas envie, des tas de pas vouloir qui ne veulent jamais renouer avec le pouvoir. Ni enfant, ni adolescent, pas amant et jamais parent, nous ne sommes finalement que deux inconnus dans un même néant. Au nom du père, de sa fille et du bientôt fini, je retiendrai la beauté de tes yeux, ceux que je ne veux plus voir, je retiendrai mais plus jamais ne viendrai. Dans la souffrance de mes mains il y a la marque d'un sang d'un mauvais lendemain, main et pas demain, mien et jamais tien...
Et la route s'efface sous mes larmes d'un déjà fini... Pourquoi tu te presses alors qu'il est déjà mort, tout comme peuvent mourir ces vieilles amitiés que l'on croyaient éternelles. Une autoroute, et moi qui fuit toujours dans la mauvaise direction. Tu es mon père, celui dont je ne connais pas les compliments et les milles raisons d'aimer ma vie, juste une main, la sienne qui n'aura jamais su rencontrer la mienne. Trop de ces petits riens qui remplissent les peines d'un futur fait des regrets de l'un pour l'autre... Et pourtant, je ne lui en veux pas, le manque de sa mère, la dureté de sa vie, l'incompréhension et les voyages, il est et il restera un homme fait de ces formidables qui embellissent la vie d'un petit enfant. Les regrets ne font pas partie de mon chemin, ni les miens ni les siens, juste le miroir d'un amour qui n'a pas su venir de lui pour partir de moi. Un Noël, un dernier, le dernier entre un père et son fils, lui submergé par sa maladie et son monde sans définition et moi tournant une nouvelle page d'un nouveau livre, moi le père souffrant de ne plus être celui qui entoure ses enfants. Le bleu de ses yeux envahi d'un ailleurs hallucinogène, la lenteur d'un homme souffrant de n'être plus que l'ombre de lui-même. Je l'accompagne chez lui après un dîner où l'âme de ma mère, l'âme de celle qui fut sa femme nous manquait tant. On s'embrasse et je regarde son dernier sourire derrière une porte qui se referme... 14 jours nous séparent d'un nouveau deuil. L'histoire banale d'un fils qui ne verra plus son père, comme la carte d'un jeu perdue depuis si longtemps, un père absent pour l'absence d'un amour qui n'aura pas su éclore. Es-ce un hasard si je porte sa veste polaire aujourd'hui ?
Il est des pères aimant dans l'ignorance de leur propre enfance. Des pères hurlant de l'éloignement d'une douce insouciance, des pères qui ne peuvent même pas prendre dans leurs bras ceux qui ne sont pas leurs enfants. Il y a tant d'hommes qui n'ont jamais appris à aimer, tant de mot cachés dans de fausses virilités, des caresses ignorées parce qu'elles sont à jamais inconnues. Un père et son image du rien, moi qui toute ma vie aurai voulu être un père, je n'arrive même plus à voir celui qui brille en moi.
Il est des pères comme je suis, des pères dont l'amour ne compte ni le temps ni les enfants. Des pères qui subissent sans rien dire juste pour que subir devienne accomplir. Des pères qui s'effacent quand l'enfant n'a pas ou plus besoin de lui, je suis de ces pères qui aiment leurs mains et la chaleur d'un toujours. Je suis un père avec ses erreurs et ses passions. Un père qui jamais ne cessera de dire « je t'aime » à son enfant tout en écoutant ses joies et ses peines. Je suis celui qui pousse leurs vies en offrant le souffle de mon coeur , de ces mots qui construisent un enfant. Je ne suis rien d'autre qu'un père car je suis un homme, juste un homme homme... Oh oui je t'aime mon coeur.
Le voyage d'un homme, moi, qui aime l'ombre d'une fille à en crever et qui, comme un vieux paternel, trébuche et se perd dans son chemin hasardeux, le mien tout comme le sien. Ce n'était donc pas de la haine dans tes yeux et pauvre fou que je suis, j'essaye vainement de suivre ta vie et d'en effacer les accidents avec mes fautes et mes rêves de dedans, ces rêves qui ne sont jamais complètement les miens non plus. Je paye cher, souffre dans ma chair et jamais ne pourrai te plaire. J'ai pris cette place vide qui n'est pas la mienne, casse et trépasse. Pas de sang en commun dans le tien, pas de violence et tant de peine déguisée en haine. Trop de pas, faux pas et fallait pas, des pas dans ton là-bas et jamais de main dans la mienne. Ni la tienne ni la mienne, un amour en omission pour une colère en répulsion, des sentiments en opposition et moi dans le jardin des pauvres cons. Je n'aime pas tes yeux quand ils me regardent et l'amour n'a plus les yeux des plus tard. Marre de n'être rien et d'en payer malgré tout les dégâts, marre de te voir pourrir ta vie et la mienne alors, quand tu ne ressens pas les caresses de mon âme. Un jour je finirai par ne plus être rien et je te lâcherai comme un lâche abandonne celui ou celle qu'il n'a pas réussi à aimer. Aimer et être méprisé sans concession et sans fusion, je suis celui qui ne veut plus voir tes yeux. Le vieux qui n'aime pas ton jeu d'enfant et tes « veux » en parjure. Ni sang, ni impure, et un futur qui court contre un mur. Mal et pas si mal pourtant, j'ai pas tout mon temps, j'ai moi aussi pas envie, des tas de pas vouloir qui ne veulent jamais renouer avec le pouvoir. Ni enfant, ni adolescent, pas amant et jamais parent, nous ne sommes finalement que deux inconnus dans un même néant. Au nom du père, de sa fille et du bientôt fini, je retiendrai la beauté de tes yeux, ceux que je ne veux plus voir, je retiendrai mais plus jamais ne viendrai. Dans la souffrance de mes mains il y a la marque d'un sang d'un mauvais lendemain, main et pas demain, mien et jamais tien...
Et la route s'efface sous mes larmes d'un déjà fini... Pourquoi tu te presses alors qu'il est déjà mort, tout comme peuvent mourir ces vieilles amitiés que l'on croyaient éternelles. Une autoroute, et moi qui fuit toujours dans la mauvaise direction. Tu es mon père, celui dont je ne connais pas les compliments et les milles raisons d'aimer ma vie, juste une main, la sienne qui n'aura jamais su rencontrer la mienne. Trop de ces petits riens qui remplissent les peines d'un futur fait des regrets de l'un pour l'autre... Et pourtant, je ne lui en veux pas, le manque de sa mère, la dureté de sa vie, l'incompréhension et les voyages, il est et il restera un homme fait de ces formidables qui embellissent la vie d'un petit enfant. Les regrets ne font pas partie de mon chemin, ni les miens ni les siens, juste le miroir d'un amour qui n'a pas su venir de lui pour partir de moi. Un Noël, un dernier, le dernier entre un père et son fils, lui submergé par sa maladie et son monde sans définition et moi tournant une nouvelle page d'un nouveau livre, moi le père souffrant de ne plus être celui qui entoure ses enfants. Le bleu de ses yeux envahi d'un ailleurs hallucinogène, la lenteur d'un homme souffrant de n'être plus que l'ombre de lui-même. Je l'accompagne chez lui après un dîner où l'âme de ma mère, l'âme de celle qui fut sa femme nous manquait tant. On s'embrasse et je regarde son dernier sourire derrière une porte qui se referme... 14 jours nous séparent d'un nouveau deuil. L'histoire banale d'un fils qui ne verra plus son père, comme la carte d'un jeu perdue depuis si longtemps, un père absent pour l'absence d'un amour qui n'aura pas su éclore. Es-ce un hasard si je porte sa veste polaire aujourd'hui ?
Il est des pères aimant dans l'ignorance de leur propre enfance. Des pères hurlant de l'éloignement d'une douce insouciance, des pères qui ne peuvent même pas prendre dans leurs bras ceux qui ne sont pas leurs enfants. Il y a tant d'hommes qui n'ont jamais appris à aimer, tant de mot cachés dans de fausses virilités, des caresses ignorées parce qu'elles sont à jamais inconnues. Un père et son image du rien, moi qui toute ma vie aurai voulu être un père, je n'arrive même plus à voir celui qui brille en moi.
Il est des pères comme je suis, des pères dont l'amour ne compte ni le temps ni les enfants. Des pères qui subissent sans rien dire juste pour que subir devienne accomplir. Des pères qui s'effacent quand l'enfant n'a pas ou plus besoin de lui, je suis de ces pères qui aiment leurs mains et la chaleur d'un toujours. Je suis un père avec ses erreurs et ses passions. Un père qui jamais ne cessera de dire « je t'aime » à son enfant tout en écoutant ses joies et ses peines. Je suis celui qui pousse leurs vies en offrant le souffle de mon coeur , de ces mots qui construisent un enfant. Je ne suis rien d'autre qu'un père car je suis un homme, juste un homme homme... Oh oui je t'aime mon coeur.
