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Publié le Vendredi 06 février 2009
Par Frédéric Lefèvre
C'est comme ouvrir toutes les portes d'un nouveau monde, comme vouloir enfin entendre le son de la vie. C'est comme poser ses lèvres sur les lèvres d'une femme, comme frôler sa peau pour une éternité de jouissance. C'est comme jouer du piano sans jamais comprendre la musique, comme vouloir vivre la volonté de l'autre. C'est comme vivre pour apprendre la couleur de ses yeux, comme caresser la couture de son jeans. C'est comme effacer ses peines et ses haines, comme regarder son corps nu entre les lignes de la nuit. C'est comme entreprendre un voyage à deux, comme se cacher dans le noir avec elle. C'est comme danser mes mains sur ses hanches, comme serrer son corps et sentir son envie d'un oui. C'est comme limiter la vie dans les rien pour n'en jamais voir le tout, comme accepter la souffrance des joies effacées. C'est comme s'asseoir sur un lit et trembler de peur d'être un autre, comme oublier les paroles d'un faux semblant. C'est comme sentir ses cheveux caresser mon visage, comme sa main qui glisse entre mes reins. C'est comme rire en lisant les rêves d'un amour, comme rougir de la voir nue. C'est comme cette éternité dont personne ne croit, comme toutes les couleurs de l'univers pour toi. C'est comme cette poésie que je cache, comme tant et tant de «je t'aime» qui volent pour toi. C'est comme imaginer l'eau couler sur tes jambes, comme sentir cette enivrante envie de te faire l'amour. C'est comme mourir et accepter la vie en cadeau, comme nourrir les pouvoirs de son sourire. C'est comme connaître le mensonge de ses non, comme engendrer les délices de ses oui. C'est comme croire à Dieu sans jamais tendre la main, comme faire un paquet cadeau avec tant de tendresse. C'est comme les rivières d'un amour, comme les prières d'un père et d'une mère pour toujours. C'est comme le vouloir qui jamais ne semble pouvoir, comme le pouvoir qui à jamais vibre d'un vouloir. C'est comme la voix de cette chanteuse qui ouvre ma vérité, comme toi et moi dans le lit des imaginés. C'est comme tous ces anges qui volent entre nous, comme l'infinité des nostalgies en héritage. C'est comme le jeu de ta bouche, le jeu de nos langues, comme si tout s'efface pour devenir moi. C'est comme ces histoires de générique sans fin, comme ces comédiens qui s'embrassent en s'aimant pour de vrai. C'est comme les oiseaux sur les tableaux, comme les coquelicots dans le songe des mots. C'est comme le regard d'un enfant dans le silence d'une absence, comme les larmes dans le bateau des turbulences. C'est comme vouloir être sans jamais avoir vraiment été, comme ces vies dans le miroir des sentiments. C'est comme ne plus écrire ce que les autres déchirent, comme tourner le dos aux réels désir. C'est comme ce que je suis dans cette existence, comme ce que je touche du fond de ma conscience.
Les commentaires
Publié le Samedi 07 février 2009
Par Réjean
C'est comme qui dirait, les paroles d'un homme comblé par l'amour.

C'est comme de lire plein de bons moments de la vie !!!
Publié le Samedi 07 février 2009
Par lou
c'est comme vivre
c'est comme la vie
c'est comme vivre une vraie vie
Publié le Samedi 07 février 2009
Par Elle
énorme soupir.... silence... je relis et relie l'émoi que tu provoque en moi... resoupir... je savoure... c'est magnifique... je reste bouche bée... voilà c'est tout .... encore....
Bisous Yo

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