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Ma photo
Badauderies
Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 21/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Ca y est, c'est irrémédiable, je change de domaine pour publier mon blog quotidien.

C'est donc maintenant sur http://blog.idoo.com/fxboffy/ que vous pourrez lire mes billets d'humeur et mes analyses.

Sur ce blog, quelques rarissimes textes personnels, et sur l'autre, le nouveau, un transport progressif des archives de celui-ci.

A très bientôt.
Publié le 07/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
La mémoire s'expurge souvent des scories inutiles (caprices de stars et appétit gargantuesque) lorsque sonne le glas des grands artistes. De Luciano Pavarotti il restera une voix, au timbre italien très marqué, mais à l'ampleur unique. Sa mort est l'occasion de redécouvrir son double visage de chanteur lyrique et de chanteur populaire, alliage impensable après 1870 et avant 1980: il a chanté avec des confrères de grand talent (Domingo, Carreras) mais aussi des artistes d'une autre planète que la sienne, James Brown ou Barry White. Honorable et respectable démarche de rencontre de l'autre pour créer ensemble, même si les puristes lui reprocheront d'avoir donné envie à Florent Pagny d'avoir fait l'orgueilleux Baryton.

Bien que désespéré par la faute d'orthographe dans le nom de Schubert dans le titre de la vidéo, je propose donc comme oraison funèbre cet Ave Maria chanté par "Il Maestro", l'homme de Modène, l'homme - baryton, l'homme - chanteur.


Publié le 05/09/2007
Par fxboffy
Nous sommes vous et moi sur la toile, et pourtant, par la magie de l'ubiquité électronique, je suis aussi sur une île "déserte" à 650 kilomètres de toute vie moderne. Je précise entre guillemets "déserte", parce qu'avec plus de 100 amis sur l'île et quelques 220 000 inscrits, on se sent pas vraiment seul...

Actuellement, je suis fatigué d'avoir décollé de la tôle de la carlingue de l'avion qui s'est écrasé en m'amenant là-bas. Je me repose, avant de reprendre ce travail long et stupide. Pourquoi tant de personnes sont-elles attachées à ces tamagochis pour adultes, ces êtres virtuels qui forment comme une seconde vie (Second Life n'est effectivement pas loin) ? Certains jouent à la poupée pour se sentir des dieux, comme dans Popoulous, Ages of the Empires, Black & White, Les Sims (excellente référence d'ailleurs, dans le premier du nom, avec le jeu pour adulte "Maison de poupée"). D'autres, je pense, font des expériences par procuration, comme les lionceaux se chamaillent "comme si" pour savoir ce que ça fait d'être aux prises avec un ennemi en vrai. C'est sans doute l'objectif visé par la plupart des survivants de 650 kilomètres, ce jeu sympathique où il faut tout bricoler comme si l'on était seul au monde.

Mais pour d'autres, j'en fait partie, il y a la curiosité de savoir jusqu'où nous emmènent les concepteurs. En l'occurence, je crois qu'ils naviguent un peu à vue, par tâtonnements, mais par exemple le passage de la version 1 du moteur à la version 2 était intéressant pour savoir justement où Omegames (attention à ne pas confondre avec Omegame, la société de Nicolas Perret) en était de ses plans. Le jeu évolue vers plus de complexité des gestions de ressources, vers plus de suspens. En contrepartie, je pense que la mise en place de quêtes, et tout ce qui ne relève pas du "leveling" (augmentation de niveau), va devenir soit inaccessible soit accessoire. Dommage. Mais à suivre...

Je signale aussi que ce blog va peu à peu dépérir au profit d'un autre, plus léché, plus "relié" donc plus vivant : http://blog.idoo.com/fxboffy (ici, en somme ).
Publié le 04/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
On parle souvent de l'Age d'Or de la science-fiction à propos des Asimov, Bradbury, etc. du début du dernier demi-sciècle du XX° sicèle (les années 50, en clair). Pour moi, l'âge d'or est aussi celui des Herbert, Gibson, Moebius (oui, le dessinateur) et K Dick.

Autant Gibson a apporté beaucoup sur le plan des notions de personne humaine, d'entité virtuelle, d'interaction, autant son écriture poétique reste dans les limites du "talenteux". Mais K Dick apporte chaque année la fécondité de sa vision, qui se traduit très exactement dans la richesse de son écriture. Parmi ses ouvrages, je souhaitais en choisir un pour l'emmener sur mon île déserte. Il y a tant de variété dans Ubik, tant de force émotionnelle dans Do Androïds dream of electonic sheep ? (qui donna à l'écran Blade Runner), tant de virtuosité dans Total Recall, tant de désenchantement dans la nouvelle Minority Report ou dans Running Man...

Finalement c'est Le Maître du haut château qui retient toute mon attention. D'abord parce que c'est un titre splendide, égal en qualité à La Chartreuse de Parme (et tout aussi surprenant par rapport au contenu). Ensuite parce que l'uchronie est la plus belle des luttes contre le fil du temps et développe toute la puissance de l'acte de lire. Enfin parce que ces histoires croisées, ces destins profondément humains sont traités avec juste ce qu'il faut d'allusif pour que le lecteur prenne une place prépondérante dans l'écriture de cette histoire doublement imaginaire.

K Dick était sans doute un illuminé, mais de ce fait il reflétait à merveille le passé, le présent de son écriture, l'avenir de son écriture (donc notre présent de lecteur et notre avenir). Il avait un côté ésotérique, mais de ce fait nous avons une agréable responsabilité dans le puzzle de ces histoires. Il a laissé volontiers des béances dans ses univers, mais de ce fait nos esprits sont tout à coup aspirés et notre imagination, tant bridée par nos existences "fonctionnelles", prend le pouvoir.

Publié le 03/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Après Les Bienveillantes, avec le dernier livre du remarquable Claudel, tout comme à l'époque de Né en 17 à Leidenstadt, Comme toi, Nuit et Brouillard, Le Chagrin et la pitié, Shoah, De Nurenberg à Nurenberg, La Vie est belle, La Liste de Schindler, je me retrouve face à la question : et toi, qu'aurais-tu fait?

On a beau avoir une belle confiance en sa propre bienveillance, dans le panel (plus large qu'on ne le dit) entre les héros et les salauds on ne sait jamais très bien où le sort, le caractère, la nature humaine, l'intelligence et l'imagination nous auraient placés.
Publié le 02/09/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Un mot tout petit pour dire que, tandis que la télévision sur le cable aime rediffuser les événements de l'époque "comme en vrai", 10 ans de Diana, 20 ans de coupe du monde de Rugby, elle oublie de faire son travail de mise en perspective de ces événements. La rétrospective sans perspective, ça n'est que la moitié du chemin effectué par un documentaliste, un bibliothécaire ou un conservateur...
Publié le 01/09/2007
Par fxboffy
Humeur : En colère
La rentrée politique est marquée par de grandes manoeuvres au PS. Et dès qu'il est question de manoeuvres, il y a de la "perte". J'avoue dans ma candeur n'avoir pas pensé que les deux Fêtes de la Rose, celle de Frangy et celle de Melle, seraient en fait concurrentes : les quadras (Montebourg, Valls) contre les Ségolénistes (Bianco, Najat Vallaub-Belkacem). Très honnêtement, je trouve ces positionnements particulièrement ridicules, tout simplement parce que dans les grandes lignes ces deux courants sont dominants au PS et s'entendraient très bien pour réinventer le hardware social-démocratique.

Suivant d'un oeil un reportage intéressant - et néanmoins simplet - sur les causes de la disparition des grands mammifères du pléistocène (mammouth, lémure géant, paresseux géant, castor géant), je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec la disparition des éléphants socialistes. Les facteurs sont multiples (Sarkosaurus rex, changement du climat social, faiblesse de la fécondité intellectuelle, disparition de leur électorat naturel, stress dû aux attaques multiples, concurrence des nouvelles espèces prédatrices, la maladie d'ouverture/affaiblissement, en un mot le "Progrès" au sens positif comme, plus récent, négatif).
Mais le constat est là : il n'y a plus de place, et la plupart d'ailleurs en prennent acte (absences nombreuses à l'université de La Rochelle).

Cela, qui arrive au PS comme, dans une moindre mesure, dans les autres partis de gauche, et qui serait arrivé à l'UMP en cas de défaite de Sarkozy aux présidentielles (la chute des Devedjian, Coppé, Gaudin, Juppé, Hortefeux, Bertrand, Bachelot ou Perben n'aurait pas fait de doute), cela donc est ici redoublé par une lamentable forfanterie chez de nombreux "nouveaux visages".

Que les dents de certains rayent le parquet, c'est logique étant donné l'altitude de la mission conférée à une personne qui entend, du moins partiellement, gouverner un pays de 60 millions d'habitants. Il n'y a donc rien de choquant. Mais ce qui me heurte particulièrement en ce moment, c'est la disproportion entre les ambitions et les objectifs. hérisser le poil comme un jeune lion, oui, c'est bien, mais pour quoi, contre qui ? Les quelques mesures fiscales discutables et rejetées par le conseil constitutionnel ? Non, contre d'autres gens de bonne volonté, désireux d'engager des réformes politiques et dans la société, afin de prendre les commandes d'un bateau aux multiples voies d'eau.

Dans le domaine, c'est une bonne chose, je trouve, que Ségolène Royal en ait rabattu de sa volonté de "prendre le parti" personnellement : pour son objectif de 2012 elle serait plus avisée d'accompagner la candidature d'un Rebsamen par exemple, plus modeste que le très intéressant Manuel Valls et moins étiqueté "ancien socialisme" que Bertrand Delanoë ou Jean-Marc Ayrault. De toute façon, ce ne sont pas les personnes qui pourront recréer une opposition dynamique et constructive, mais les orientations politiques portées par certaines personnes. Heureux MoDem, qui devrait bénéficier de quelques "conversions" de socialistes déçus à la fois par Kouchner et par les "jeunes lions".
Publié le 31/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
Terrible et pourtant relevant du vivant et de l'humain, l'humour noir est un piment de mon existence. Quand je vais assez bien, confronté aux drames humains proches et lointains, je ne peux m'empêcher de trouver moyen d'en rire. je m'en cache souvent, parce que cela ne serait pas compris, mais c'est une façon d'explorer l'événement tragique, d'en faire le tour pour essayer de le comprendre.

Ce qui me rassure, c'est que je ne suis pas le seul à rire de l'horreur portée à son paroxisme inhumain : en discutant avec mon épouse et une amie, nous évoquions le fait que de nombreuses personnes, même en France, se doutaient que les convois de déportés juifs n'étaient pas dirigés vers des lieux enchanteurs. Un des grands-pères, habitant vers une gare importante, racontait ainsi que tout cela était fort louche... "ça sentait le roussi" commente notre amie. Je n'ai pu m'empêcher de faire le lien avec l'holocauste en ironisant "ah bravo, c'est du joli de se moquer de la shoah comme ça, dans les camps ça sentait le roussi, c'est très fin comme humour". Evidemment, cette amie avait fait un lapsus, mais le fait de le souligner nous a plongé dans un rire jaune, où se mèlent le malaise et les manifestations extérieures de la joie (rire, paupières supérieures étrécies, agitation du haut du corps).

J'avoue avoir déjà demandé, faussement innocemment, "pourquoi les Serbes causent aux veaux ?" alors que les massacres faisaient rage dans la patrie de Rugova, le Kossovo. J'admets avoir cueilli des cassis en comptant le nombre d'Ethiopiens qui auraient ainsi pu être nourris. Je reconnais avoir aussi ri avec le clip de Kamini J'suis blanc, très "humour juif noir". C'est un fait, les malheurs ne me laissent jamais de marbre, et tantôt j'en pleure tantôt j'en ricane de désespoir.

Ne sommes-nous pourtant pas tous ainsi, devant les déboires des personnages de dessin animé (le coyote éternelle victime du bip-bip, le chasseur chassé par Bugs Bunny ou plus récemment l'espèce d'écureuil de L'Age de glace s'agrippant à sa noisette), devant les cérémonies pompeuses qui sont ruinées (4 Mariages et 1 enterrement), devant les accidents sans fin de Pierre Richard dans La Chèvre ?

L'avantage de se moquer des malheureux, c'est qu'on ne peut raisonnablement pas nous prendre au premier degré. Caricaturer les "méchants" et les "forts", comme Dieudonné prétend le faire, laisse toujours incertain : premier degré ou pas? C'est plus intéressant littérairement, mais voilà longtemps qu'on ne peut plus se comporter en société comme on se comporte dans les livres.
Publié le 30/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Il est sans doute l'un des plus grands attaquants que la France ait connu, et pourtant le seul moment où il fut titulaire indiscutable fut une catastrophe nationale pour cause de silence offensif (Coupe du Monde 2002, 0 buts marqués, et deux frappes sur les montants pour David Trezeguet). Avec seulement 69 sélections, il compte déjà 34 buts, soit près d'un but tous les deux matches. Plus encore, en nombre de minutes passées sur le terrain, il a été très peu présent même dans les grands rendez-vous (remplaçant lors de la finale de l'Euro 2000 où il marque le but en or, remplaçant, remplaçant, remplaçant presque à chaque fois qu'il a été efficace, comme lors que ce France-Îles Feroë où, entré à la 61° minute, il marque 2 buts, ou comme dans cet étonnant France-Slovénie où il marque le but victorieux en fin de match alors que la France était menée 2-0 au bout de 10 minutes).

Avec donc une efficacité hors normes, David Trezeguet reste impossible à titulariser sérieusement. Quel paradoxe ! C'est sans doute dû à la qualité de son comparse Thierry Henry, équivalente mais reposant sur un physique plus consistant. Ce qui joue également, c'est le manque de bons passeurs longs dans les récentes équipes de France (ce n'était pas vraiment le cas de Zidane, et l'excellent Willy Sagnol n'a pas eu la possibilité de disputer beaucoup de matches avec Trezguet en pointe). Il y a aussi chez ce renard des surfaces une lacune dans le domaine de la percussion, très sensible en comparaison d'Henry, Anelka, Cissé et même Govou ou Saha, pourtant moins talentueux dans les 20 derniers mètres. Enfin les systèmes de jeux s'accommodent mal d'un duo d'attaquant globalement si peu mobiles (l'activité d'Henry, compensatrice de la posture statique de Trezeguet, a pu faire illusion contre la Suède, contre l'Ecosse lors du splendide 5-0 au SdF ou contre l'Allemagne à Gelsenkirchen).

Tout ceci fait qu'El Flaco (le maigre, tel qu'on l'appelait à Platense lors de ses premiers éclats) est aussi insatisfaisant au coup d'envoi d'un match de l'Equipe de France que nécessaire sur son banc. Et combien d'histoires pourra-t-on raconter sur la différence entre Henry et Trezeguet, comme entre Pelé et Garrincha en 1958, comme entre Papin et Cantona en 92, comme entre Viera et Makelele en 2006, comme entre Blanc et Desailly en 98... c'est cela qui me semble important et heureux de dire : Trezeguet fait partie du panthéon sportif français, et personne ne regrette qu'il ait choisi de défendre les couleurs de la France vers l'âge de 18 ans. Pas comme Gonzalo Higuain...
Publié le 29/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
L'Encyclopaedia Universalis, quelle oeuvre formidable ! Jamais on n'a traité avec autant de maturité les articles d'un ouvrage de référence. Pour tout lire, c'est bien plus d'un an qu'il faut, c'est presque une vie ! La densité fait qu'un article sur l'entropie amène à feuilleter aussi les articles thermodynamique, Poincaré, astrophysique, Big Bang, Planck, calcul intégral, mécanique des fluides, Leibnitz, et ainsi de suite...

Le reproche qui pointe peut-être en vous est : peut-on mettre sur le même plan l'art de l'Odyssée avec l'intérêt d'une encyclopédie, si encyclopédique soit-elle? Mais ne pouvait-on pas mettre sur un même plan Les Essais de Montaigne, Les Regrets de Du Bellay et Histoire d'un voyage fait en terre du Brésil de Jean de Léry ?

L'humanisme recommande de dépasser les clivages de genre, et dans l'Encyclopaedia Universalis il y a l' "instruire", mais aussi le "plaire", et même le "toucher" de la littérature antique et de la Renaissance (je pense aux articles sur Rousseau ou sur la démocratie athénienne). Plaire, instruire, toucher, quel beau programme pour un ouvrage de référence, recevoir plaisir, informations et émotions, quel beau programme pour un lecteur ouvert !
Publié le 28/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
C'est à tort que les condensateurs, petits boîtiers noirs devenus superflus, dansent encore sur nos lignes ADSL. C'est bête une petite boîte, et pourtant, quel bazar quand elle est là, plus de connexion la nuit, plus d'écriture de blog à point d'heure...

(condensateur grossi et flouté afin de conserver son anonymat)
Condensateur, unique objet de mon ressentiment,
Condensateur, dont je viens de couper les filaments,
Condensateur, que je hais parce que ma ligne dort,
Condensateur enfin qui me rend fier et fort.

Alors ce week end, je suis fier de l'avoir fait, j'ai déterré l'animal, et tout va beaucoup mieux. Quelle joie d'accomplir des petites choses qui simplifient la vie ou la rendent plus agréables ! Alors qu'on se casse la tête à mener des actions pour la cité, pour la collectivité, pour la planète, il suffit d'un tournevis et les rêves les plus fous s'accomplissent
Moqueur

Plus sérieusement, c'est une petite opération que je conseille à tous les possesseurs de ligne ADSL, c'est très facile et ça rapporte beaucoup en terme de taux de transfert...

Publié le 27/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
La chronique hebdomadaire de Jean-Claude Guillebaud dans le supplément TéléObs du Nouvel Observateur est souvent un moment amusant, intéressant et atypique.

Jean-Claude Guillebaud riant - RadioFrance


Une des ritournelles de notre ami Jean-Claude, c'est la plainte contre l'aspect vain et mercantile des grands médias audiovisuels (et je lui donne globalement raison), opposé à la saine et sainte humanité vivante de certaines petites cases animées par certaines personnalités ironiques sur certaines petites radios... Je force un peu le trait, mais c'est un peu toujours David adversus Goliath, le village gaulois contre l'envahisseur romain, le vin de pays dans un pot en terre contre le Coca-Cola dans un pot de fer.

J'ai été frappé par sa chronique pour la semaine passée, dans laquelle le rire était stigmatisé parce qu'il "prenait du temps" sur les développements plus sérieux (donc, dans l'esprit de M. Guillebaud, plus intéressants, plus moraux). Je ne l'accuse pas d'être triste ou non-rigolot, son portrait officiel est là pour prouver le contraire; je pense juste qu'avec tout le respect que je lui dois et que j'ai pour lui, il me semble dériver souvent vers le ronchonnisme passéiste.

Je partage son criticisme vis-à-vis des grosses machines médiatiques, c'est pourquoi je conseille la lecture régulière de sa chronique "Ecouter Voir". Mais je ne partage pas sa tendance à l'amalgame facile, qui masque souvent un manque d'attention et d'intérêt pour une partie de sa matière première; je conseille donc de lire sa chronique avec un brin de recul critique... on en finit plus Perplexe !

Un petit exemple simple : depuis que l'ADSL est entré dans mon modeste foyer, c'est l'explosion du nombre de chaînes. 9 chaînes pour la Chine, par exemple, c'est énorme (bon, je compte un Objet Emettant Non Identifié, une chaîne pour Chinois et Asiatiques hispanophones, CCTV E&F : j'aurai tout vu, je peux mourrir l'esprit en paix
Mort de rire). Bien qu'ayant de ce fait des chaînes nunuches en quantité (Jeux Et Télévision, Luxe, M6 boutique, Foxlife, Astro, NT1, W9, etc.), je m'estime largement plus heureux sur le plan des informations et des loisirs de qualité.

Tout simplement parce que dans le bouquet, même si on est allergique on peut choisir la fleur de son secret, et surtout, incomparable bénéfice de la globalisation médiatique, on a accès aux éclairages nationaux pour une même actualité. On peut faire le mélange des cultures dans sa petite lucarne en enchaînant clips chinois occidentalisés et festival de musique traditionnelle maroccaine, en passant par un édifiant reportage sud-africain où la survie d'un centaine de charmantes vipères du Gabon est mise dans un débat
anecdotiquement virulent entre occupants de bidonvilles et protecteurs de la nature (7 morts...  humains). Vivent les médias à foison, et le Darwinisme culturel fera son oeuvre de distinction.
Publié le 25/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
C'est un élément purement anecdotique, qui d'après moi cristalise tout ce qu'il y a de détestable dans la relation intime qu'entretien le chef du pouvoir exécutif avec les chefs du pouvoir médiatique.


Il est logique que des personnes dont l'image soit le fond de commerce y soient attentifs et fassent des pieds et des mains pour paraître qui moins gros, qui moins vieux, qui moins normal... Mais le fond de commerce d'un président n'est pas son apparence, c'est ses actes ! Alors que nombre d'attaques à gauche comme à droite se sont portées, durant cette vieille campagne présidentielle, sur la beauté et donc l'incompétence de Ségolène Royal, l'entourage et les amis de monsieur Sarkozy souhaitent lui procurer le beurre, l'argent du beurre et des rendez-vous galants avec la crémière !!!


Autant je comprends qu'une posture fugace et ridicule telle que celle-là ne soit pas publiée en l'état :


autant le fait de retoucher une photo politique relève de la propagande pure et simple . J'ai fait le parallèle avec les dérives totalitaire du contrôle de l'image, parce que la limite entre les deux n'existe pas : on gomme un bourrelet, on gomme Kamenev (opposant à Staline) après l'avoir éliminé. Les morts restent vivants (Brejnev, Boumedienne), les sosies prennent la place des vRais (Saddam Hussein), le pouvoir est incarné par un être entièrement reconstruit pour des besoins de marketing politique (Big Brother dans 1984).

Gommer les liens qui existent entre un homophobe notoire et le pouvoir, vous n'y pensez pas !!! Et pourtant le site du Premier ministre a été "corrigé" au printemps dans le seul but de fait disparaître Vanneste :
Avant (20 juin 2007), avec Vanneste

Après (21 juin 2007), sans Vanneste

C'est ça, la transparence, dire la vérité aux Français ? Hum hum...
Publié le 24/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
L'un des plus grands personnages de la littérature et des arts est apparu cett année : c'est Spider-Cochon (alias Harry Crotter). A mémorialiser d'urgence, on en parlera encore devant la cheminée dans les années 2090...

Un petit extrait vidéo pour ne pas mourir idiot (ou alors pour le devenir).

Merci Matt Groening.

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