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Ma photo
Badauderies
Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 20/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Seul sur le sable... c'est l'incipit de la chanson sucrée Hélène de Roch Voisine; mais c'est aussi une image qui traverse l'imaginaire du lecteur de Dune. Au risque de me répéter, Dune est (presque) une Bible, avec ses enseignements, ses guerres métaphoriques, son prophète, son altermondialisme à la Hobbes (Surprise). Ce livre de Frank Herbert ne vous laissera plus jamais regarder les hommes du désert de la même façon : il y a du freemen en eux, et à l'instant par exemple je repense aux résistants du Darfour qui se terrent dans les régions arides et attaquent, avec leur violent instinct de défense du sol comme seul avantage, les Janjawids surarmés.



Les théories de Frank Herbert, l'auteur d'un livre unique aux multiples tomes, ne sont pas toujours sans danger, flirtant parfois avec l'eugénisme et la vision scientologique d'un Lou Ron Hubbard. Mais le propos est souvent plus complexe que lorsqu'on lit un résumé bâclé : le Bene Gesserit est certes une société eugénique, mais Jessica Atréides, en s'affranchissant des règles, crée l'inattendu (Paul) et donc dépasse le projet d'origine, la vie reprend le dessus.


Certaines personnes pourraient être rebutées par l'étiquette de science-fiction, mais peu d'oeuvres interrogent aussi profondément les rapports de l'individu et du collectif, qui sera toujours en question tant qu'il y aura des hommes sur Terre. Quiconque s'est intéressé à La Condition humaine de Malraux par exemple, peut se plonger avec confiance dans les deux premiers tomes de la saga. Les arbres généalogiques sont bien plus simples que ceux des Rougon de Zola, la technologie est au fond très allusive et ne constitue vraiment pas le coeur de l'oeuvre, la psychologie des personnages est intéressante, l'intrigue cohérente et réserve pourtant quelques surprises, la dimension réflexive sur la portée des paroles n'est pas absente, vous n'avez donc aucune raison de ne pas (re)lire ce titan de la littérature, par exemple sur le sable, seul(e).


En revanche, je déconseille vraiment aux personnes qui ont un léger complexe d'infériorité et/ou de supériorité d'enchaîner la lecture d'Ainsi parlait Zarathoustra avec cette sorte de "Ainsi parlait Muad'Dib" (Dune), tout en écoutant O Fortuna de Karl Orff ou Seventh Son of a Seventh Son d'Iron Maiden; le concept du surhomme + celui du Kwizatz Haderach = l'image très pesante d'une quête de dépassement des limites humaines, à l'aura nettement mégalomaniaque. C'est sans doute pour cela que tant d'adolescents sont zinzins de ces deux livres très différents, mais n'en tirent pas le meilleur profit par une adhésion trop primaire au contenu littéral... Je dois l'avouer, j'ai été adolescent un peu zinzin, mais le temps a passé... et ces écrits magnifiques et riches restent.
Publié le 17/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
La Bible. Un ensemble de livres qui fait le livre des anciens et des modernes. Les histoires sans fin, mais aussi les histoires si fines, les incompréhensibles cruautés du dieu hébraïque, le destin incompréhensible du nazaréen Jésus, fils de Marie et frère de Jacques.

Le nombre de relectures ne fait rien à l'affaire : le texte reste rétif à l'épuisement, sa valeur perdure au travers des siècles, au travers des différentes interprétations. Les anglo-saxons en ont plus conscience que nous francophones, à cause des lectures qu'exigeait et autorisait le protestantisme, la bible est une pépinière pour tout le reste de la littérature. Sans bible, Shakespeare n'aurait pas été aussi riche. Sans bible, Rousseau, Voltaire, Hugo, Joyce, Proust, Nietzsche et Le Clézio n'auraient pas écrit comme ils l'ont fait.

Je ne peux malheureusement pas juger de la valeur littéraire du Coran, à cause d'une pratique et d'une culture versées dans le christianisme. Je n'ai que survolé les Prophécies de Saint Jean D'Acre, le grand livre de la foi Ba'hai, je ne peux donc pas non plus dire si je les lirais des années durant. Le Brahmasutra (c'est comme cela qu'on dit?), livre de la sagesse hindouiste, mérite-t-il aussi la rumination sans fin?

Mais je suis certain que la bible, si religieuse soit-elle, est une oeuvre littéraire sans égal dans l'histoire des hommes, par-delà son aspect composite.
Publié le 16/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Relativement indigeste pour certains, monumental et merveilleux pour d'autres, je lis et je relis avec toujours autant de stupéfaction les chapitres poétiques et brillants d' Ainsi parlait Zarathoustra. Friedrich Nietzsche est mort fou, ce n'est pas une raison pour considérer que cet objet écrit non-identifié a été écrit par un auteur fou.

Au risque de paraître sacrilège, ce livre est une bible, avec sa mythologie, avec ses paraboles, avec son prophète et ses commandements étranges. Les mystères de cet ouvrage dense reviennent en mémoire, avec leur opacité et pourtant des éclairs d'évidence. Quand on scanne les actualités du monde, le "il faut décliner" reste d'actualité. Toute personne qui se sent proche des questions de la lecture et de l'écriture garde en esprit le chapitre "Du lire et de l'écrire", où l'on enjambe les montagnes et les vallées.

Fontaine de Triton, inspiratrice de Nietzsche. Tirée du blog de J.M. Bellot.

Devenir lion, devenir chameau, devenir enfant, c'est étrange et simple et pourtant c'est évident; l'homme comparé à l'acrobate qui fait le beau, qui tombe et grimace de douleur sous le regard des passants, c'est cruel mais si pertinent. Inlassablement, très simplement, malgré la barrière de la traduction, l'écriture de Nietzsche tourne autour du lecteur et le marque, en bien ou en mal, irrémédiablement.

Pour ma part, je considère avoir eu l'heur de rencontrer ce livre-monde.
Publié le 15/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Lire est une chose formidable, mais c'est la relecture qui permet de juger une oeuvre, au-delà de la première impression, de la première émotion ou du premier intérêt. Je ne voudrais pas me répéter, autant une oeuvre peut être intéressante en première lecture, autant il faut qu'elle soit de grande valeur pour procurer plaisir et intérêt au cours d'une relecture, quelques mois ou quelques années après.

Dans le désordre, semaine après semaine, je décrirai rapidement un des livres dont je pense que la relecture, que les relectures n'épuisent pas et qui me touchent. Premier ouvrage précieux à mes yeux.

Mydriase est un essai poétique de Jean-Marie Gustave Le Clézio, qui prend pour thème l'écarquillement des yeux de l'enfant lorsqu'il arrive au monde. Geste primitif mais geste premier, fondateur de la relation de l'humain à son environnement, porteur de tant d'implications sur nos vies, ici décomposé millième de seconde par millième de seconde quasiment, mis en valeur et mis en relief, re-présenté aux yeux ébahis de ses lecteurs. C'est un opus très court mais inoubliable, qui impressionne par sa densité et sa richesse et laisse songeur... de la naissance à la mort.

Je ne peux d'ailleurs que conseiller l'oeuvre de JMG Le Clézio, du fait de sa diversité, du fait de sa pertinence dans les mondes dans lesquels il a vécu, du fait de cette alliance très fine entre des contraires, l'émotion et la méditation, le silence et la parole, l'humain et la nature, l'avant et l'après, le proche et le lointain...

Pour tout vous dire, je réfléchis sérieusement à adhérer à l'association des amis de Le Clézio, créée à Chambéry il y a quelques années.

Publié le 14/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
C'est une histoire caustique classique à laquelle j'ai eu envie de rajouter un petit jeu de mots de mon cru.

Il était une fois en Asie du sud-est un vieux sage, très très sage. Il avait des disciples, des serviteurs, dont l'un était, accessoirement, spectateur passionné du tennis français. Le vieux sage demanda à ce serviteur d'aller lui chercher du riz dans le village, auprès de son ami expert en riz Ber-Song. En échange de ce grand service, il aurait le droit de manger la moitié du riz.

Ni une ni deux, le serviteur très très serviable se rend au village. A peine la première maison passée, il entendit le rire de Ber-Song, très connu dans ce pays. La quantité de riz était importante, le serviteur se réjouit alors; il remercia l'honorable Ber-Song et pris le chemin du retour. La route était longue, sinueuse et escarpée, et le jeune serviteur avait faim. Lui revinrent en mémoire les paroles de son maître : "tu auras le droit de manger la moitié du riz". Il s'assit sur une pierre et mangea la moitié du riz. Un peu plus loin, alors que la demeure du maître n'était pas encore en vue, il eut encore faim. Il avait le droit de manger la moitié du riz, il mangea donc la moitié de ce qui restait.

De pause en pause, il mangeait à chaque fois la moitié du riz, si bien qu'arrivé chez son maître il apporta une grande vasque avec dedans une simple bouchée de riz. Le vieux sage demanda : "Mais pourquoi y a-t-il si peu de riz?" Le disciple lui expliqua qu'il en avait mangé la moitié, comme le maître le lui avait dit. Puis la moitié, puis la moitié, puis la moitié, etc.

Alors le maître, stupéfait, demanda : "Mais comment as-tu fait pour manger tant de riz?" Le disciple répondit : "Comme ça !" et jeta la dernière bouchée de riz dans sa bouche.

Moralité : Quand on se sert en riz, le compte est bon !


(Henri Leconte; on peut aussi reconnaître au détour de l'histoire, un peu déformé, le nom d'Henri Bergson).

PS : Bonne fête nationale à tous les européens qui défilent sur les Champs Elysée !
Mort de rire
Publié le 13/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Alors que la pétition pour le maintien de l'émission Arrêt sur image va prendre fin (plus que 6 jours pour signer, avant envoi, sans assurance de résultat à court terme mais avec la certitude d'avoir marqué le microcosme médiatique), une rumeur m'a surpris en parcourrant le Big Bang Blog de l'équipe d'ASI : une proposition de production par le biais des régions !



Dans cet article , Daniel Schneiderman s'interroge sur la possibilité d'indépendance vis à vis de Ségolène Royal si une telle éventualité se produisait. Il prône l'ouverture aux deux région UMP (Alsace et Corse) pour garantir l'équité et la probité de l'émission. Je me permettrais une remarque dans cette affaire : comme il le dit lui-même, le service public est dépendant du budget voté par une majorité politique, et le fait d'être indépendant au sens strict dans de domaine de la télévision semble impensable actuellement, tant les coûts de production sont élevés si on souhaite toucher un large public.

Ce qu'il faut viser, en télévision comme en presse (je rappelle à votre mémoire la grêve des journalistes des Echos contre l'acquisition du titre par Bernard Arnault), ce n'est pas l'indépendance mais l'autonomie. Se donner à soi-même sa propre loi en la rendant la plus universelle possible, voilà un objectif à la foi fou et raisonnable pour tous les producteurs innovants. C'est un jugement personnel, mais il me semble que Canal +, malgré une évidente proximité de ses instances dirigeantes avec le pouvoir en place, a su préserver son statut de franc-tireur et de pamphlétaire. Peut-être parce qu'il s'agit de l'image de marque de la chaîne, et rien ne serait plus destructeur pour cette chaîne que de devenir falotte vis-à-vis du pouvoir et des autres médias.
Publié le 12/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Après 66 articles publiés, je m'impose une pose estivale, non que je cesse de publier mais je souhaite préparer mes écrits à venir, et me consacrer à plus de réactions à l'actualité.


J'avais oublié combien c'est important de s'astreindre à l'écriture, parce que l'exercice mental en question est excellent au moral. Jean Delabroy a dit, lors d'un de ses cours : "jamais un jour sans écrire une page", et je mesure le plaisir personnel que peut procurer cet effort régulier.


Merci en tout cas aux quelques personnes qui ont lu ces articles, et à très bientôt (dès demain pourquoi pas ?).
Publié le 11/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Cette image ci-dessous n'est pas extraite des comptes-rendus officiels, elle ne représente que l'absurdité d'une prise d'otage et l'absurdité de la gestion de la crise de la Mosquée Rouge par l'état pakistanais.

Comme un film de sabre, mais avec des armes à feu, et l'absurdité de tuer...
Publié le 11/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
C'est la période en football, mais pourquoi utiliser aussi cette expression pour parler du tennis ? L'herbe rase et les rebonds ne sont pas les seuls points communs entre tenniswomen et -men d'une part et les footballeuses et -eurs d'autre part. L'encouragement d'une héroïne de la raquette peut se transférer à une nouvelle tête de série, tout comme on peut laisser partir des grands joueurs et s'enthousiasmer pour des nouveaux arrivants ou des jeunes pousses.

Marion Bartoli fera désormais toujours un peu vibrer les foules

Dans cette affection qui se transfère, il est très intéressant de saluer l'arrivée surprise de Marion Bartoli sur les sommets du tennis féminin, et la confirmation - enfin - de l'avenir de Richard Gasquet au plus haut niveau. On était restés attachés à Amélie Mauresmo (espérant un troisième titre du Grand Chelem) et Sébastien Grosjean (espérant une résurrection), il va falloir compter avec Marion sporadiquement, Tatiana Golovin certainement, Richard dès la fin de saison, Gaël Monfils pour certains "coups", Nicolas Mahut peut-être aussi.



A l'étranger, je suivais avec intérêt le parcours de Vaidisova depuis sa victoire stupéfiante l'an dernier contre Amélie Mauresmo à Roland Garros, je suivrai à partir de cette année la carrière de la belle Ana Ivanovic, dont les atouts durables dans le jeu sont pour moi encore un mystère.

A propos de Richard Gasquet, il y a comme un soulagement du public et de certains médias à pouvoir enfin transférer leur affection sur lui, après des années d'attentes parfois déçues. Je parle bien d'années, tant avait été médiatisé son premier match à Roland Garros senior contre Pete Sampras, et tant la presse spécialisée avait misé sur son avenir depuis avant le règne de Roger Federer 1er. Sébastien Grojean aura donc maintenant une double difficulté à redevenir l'idole des foules tennistiques : sportivement, il faudrait remonter de 50 places, et affectivement, son heure de popularité semble passée. Qu'elle est loin la finale du Masters contre Hewitt et la finale de coupe Davis contre l'Australie ! C'était avant l'arrivée de la planète Richard, après le départ des étoiles Forget et Leconte...

Sautant du coq à l'âne je ne peux passer un mois de juillet sans parler des transferts de fonds réalisés au vu et au su de la Terre entière entre la France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie et l'Espagne. 24 millions par ci, 15 millions par là... Tout cela, en quelques heures, comme si on parlait de stocks-options ou des emplettes de fonds de pension américains. Mais il est question d'êtres humains, consentants, et même bien contents d'être l'objet de tant de marchandage.

- Je t'échange mon buteur international Roumain contre 2 défenseurs de ton centre de formation plus 1 million d'euros, ça marche?
- Disons 850 000 tout de suite et 150 000 s'il marque plus de 8 buts. Au fait il est d'accord ?
- Peu importe, de toute façon il est communautaire maintenant, il a intérêt à se montrer...

Les transferts de joueurs c'est une chose, mais les transferts de l'affection pour les joueurs, elle est toujours plus difficile.

Djibril Cissé a été transféré à Marseille, mais il lui reste encore à gagner l'affection de nombreux supporters de la cité de Papin, Drogba et Nasri.


Je pense qu'avec leur rendement, Thierry Henry et Eric Abidal vont vite se faire des amis du côté du Camp Nou (FC Barcelone). En revanche, je suis très dubitatif sur la réussite d'un garçon (pourtant très talentueux) tel que Stéphane Dalmat à Sochaux (une équipe qui risque de faire se prolonger la surprise de cette année, grâce au quintet Richert - Afolabi - Bréchet - Sène - Pitau).

Entre autres animateurs du marché des transferts, j'ai un vrai coup de coeur pour les choix, année après année, des dirigeants lyonnais. La liste des joueurs dont cette équipe a été affaiblie ces dernières années est étonnante : Bréchet, Anderson en fin de carrière, Marlet, Malbranque, Dohrasso, Edmilson, Carrière, Luyundula, Essien, Diarra, Monsoreau, Tiago, Malouda, Abidal. Et pourtant, il y a une telle capacité de renouvellement par des transferts habiles (Réveillière, Tiago, Abidal, Squillaci, Fred) ou des éclosions (François Clerc, Benzema, en attendant le vrai Ben Arfa...) que l'équipe semble insubmersible.

C'est faux, mais il faut reconnaître qu'elle a des atouts. L'arrivée de Bodmer va sans doute rendre plus rapide le départ d'Alou Diarra, une des rares grosses déceptions de l'OL ces dernières années avec Elber et Carew. Mais il ne va pas révolutionner autant le jeu Lyonnais qu'un Cabaye ou un Nasri par exemple. Keita en revanche va proposer une véritable accélération et une force de percussion à droite, semblable à Malouda les 2 années précédentes. Il donne donc pour moi une grande valeur ajoutée à l'équipe. Le fait de forcer Ben Arfa à prendre ses responsabilités serait une chose excellente, surtout si le système 4-3-3 évolue parfois en 4-4-1-1 comme la France en Coupe du Monde (2006). Mais alors, quel attaquant serait plus rapide que Fred pour cete configuration ? Eto'o serait un excellent choix, et à 20 millions d'euros il serait peut-être accessible.

Les Bleus de demain à l'OM (au centre, Nasri) et à l'OL (Benzema à gauche et Ben Arfa à droite)

Le problème étant qu'alors, il ne reste plus rien pour doubler l'aile gauche en cas de blessure du jeune footballeur révélé au grand public dès 12 ans par le reportage A la Clairefontaine (périphrase pour dire : Hatem Ben Arfa
Moqueur). Jimmy Briand et Johan Elmander seraient des bons choix en attaque si les circonstances le permettaient, tout comme Jérémy Menez serait un bon investissement sur le côté gauche. Je suppose que Rothen serait accueilli à bras ouvert mais se montre réticent à quitter "son" PSG.

Concernant Belhadj, à part Jérémy Mathieu et Sylvain Armand, je n'aurais pas vu mieux. Voilà en tout cas une équipe qui sait aussi préserver le transfert d'affect d'une saison sur l'autre...
Publié le 10/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Quand la beauté et la peur se mêlent, on peut à raison parler de beauté fatale. Dans mes errances sur les toiles numériques de la toile, j'ai eu la chance de tomber dans le piège de Mélanie Delon . On se laisse volontiers piéger par la beauté de ces personnages, d'autant que ce sentiment de beauté se double d'un autre sentiment, l'inquiétude ou même la peur. On est donc doublement interpelé, sur deux plans émotionnels différents.


La vengeance de la mariée (beauté) en noir (inquiétude) - All My Hate (c) Mélanie Delon

C'est la séduction que peut avoir sur ces dames la figure de Batman, le personnage du Captaine Jack Sparrow ou l'acteur Jude Law.

Jude Law joue de son côté "outlaw"


Trop de beauté, pas assez d'étrangeté ou de peur... Keira n'est pas aussi intéressante...


tandis que Keira nous effraie et nous ravit.



Sans être dangereuse, Catwoman serait-elle aussi belle?

Brume (c) Mélanie Delon

Eros et Thanatos réunis, comme dans cette superbe Brume de Mélanie Delon, sont en tout cas assurés de faire de l'effet, et de ne laisser personne indifférent ! C'est l'exact contraire des photos de personnes barbisées, plastifiées et neutralisées par la retouche photo. Le travail de cette artiste consiste justement à mettre des reliefs, des contrastes au coeur même de l'impression donnée par ses peintures.

Platon, qui démontrait déjà en son temps que le beau est sans concept, ne définissait-il pas l'oeuvre d'art comme unité dans la diversité et diversité dans l'unité? Dans l'unité de ses toiles, la dame surnommée Eskarina nous propose une diversité qui fait toute leur valeur. Je ne peux donc que vous conseiller des visites régulières sur son blog ou sur dans ses galleries .
Publié le 09/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Vous pensiez connaître Ben Hur... Mais connaissez-vous Benny Hur ?


Benny
envoyé par mozinor

Par ce film inaugural, sans doute le meilleur de son auteur, je souhaitais rendre un vibrant hommage à Mozinor, détourneur d'images de films, et personnage habité par la puissance de la Funk (prononcez "Fonk"). Quelques lourdeur et quelques langueurs, mais des répliques énormes ("chez les guerriers Massaï, au Kenya, en Amérique", "Vous avez un de nos prisonniers, un certain Richard Bohringueur", "Depuis cette époque j'adore m'ouvrir la poitrine", "Et mes Chocapics, Fatou ?", "C'est une boîte à Lambert, ça imite le rire de Christophe Lambert et ça fait peur aux chiens"), des clins d'oeils à la pelle (si vous aimez les films de Tarantino, ce monteur est votre homme), une bande-son que les fans du jeu Interstate'76 vont adorer, et un énorme boulot de montage.

A titre personnel, j'ai une grande affection pour "Toto story", le détournement d'un concours de Mister Univers à Pretoria avec Schwarzeneger et le futur M. Hulk de la télévision. Mais chacun peut y trouver des pépites, en fonction de sa propre mythologie.

Son site est une porte d'entrée sur le merveilleux monde du détournement, à explorer quand vous avez quelques jours de vacances : http://www.mozinor.com
Son univers est aussi l'occasion de découvrir des genres musicaux tournant autour de la soul, de la funk, du bebop, etc. Ainsi on se laisse embarquer sur la "Galère de la Fonk" avec notre cher Benny.


D'autre part, il y a de l'absurde très réjouissant dans son humour, digne de "la différence entre un rhinocéros" (pour ceux qui ne connaissent pas la réponse, c'est "il ne sait ni voler"). A ce titre "007 Tu peux pas test" est remarquable. Au fait, qui sait ce que signifie "tu peux pas test"? Je n'en sais absolument rien et c'est la première fois que j'entends cette expression, qui évidemment n'est pas encore dans les pages roses du Larousse...



Bon vent donc à Mozinor, qu'il continue à nous relire à sa manière les films et séries cultes des années passées.
Publié le 08/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Maussade
Les bibliothèques actuelles sont de beaux lieux, avec des rangées très mathématiques, rassurantes, et l'écriture littéraire dans certains livres, porteuse de folies et de vie. Elles ont des couleurs codées, l'odeur des moquettes rénovées ou du revêtement de granulés plastifiés, le son des murmures, des pas, des pages et des machines à code-barre. On a des espaces très pensés, très riches en informations et en méta-infromations. Les panneaux de classement font penser aux panneaux plantés devant les simples dans les jardins botaniques médiévaux.

(Par parenthèse, je suis à chaque fois attendri par l'origine du double sens de scrupule, à la fois source de gène morale et très petite unité de mesure de masse : le petit caillou scrupulus sous le pied qui gênait les Romains en sandales était aussi utile comme contrepoids sur une balance à poudres.)

Les bibliothèques numériques, à quoi ressembleront-elles ? Une part de moi, nostalgique, regrette déjà, avant qu'il ait été muséifié, l'objet livre. Il cachait son contenu, semblait comme une fleur qui s'ouvre à mesure qu'on la découvre. Il ressemblait un peu à un oiseau, ce que nombre de dessinateurs avaient utilisé pour dire toute la vie portée par les livres : la librairie ésotérique L'Oiseau livre porte même cette image en enseigne. Un livre numérique est souvent d'abord une icône en forme de A script rouge sur fond blanc, le symbole d'un document PDF.

Ou alors, dans le meilleur des cas, un livre numérique est la page de couverture du livre réel. Et si le livre n'est jamais réel ? Il faudra bien inventer des couvertures fictives pour vendre sur Amazon, Barnes & Noble et le site de la FNAC. Les rangées des bibliothèques se croisent et s'interpénètrent comme dans un tableau de Maurits Cornelis Escher : un livre peut appartenir à 2 ou 3 ou 10 rangées à la fois, son existence est juste une probabilité actualisée par la recherche des internautes.

MC Escher
Lorsqu'on effectuera une recherche, ce ne sera plus (jamais ?) une recherche de document, mais une recherche d'information, organisée et triée par la main invisible, impartiale et incapable de la loi d'indexation automatique. En tapant le mot "je" on saura ainsi, grâce à un algorithme puissant, quelles sont les pages de Corinne ou l'Italie dans lesquelles madame de Staël utilise un discours narratif à la première personne. Il sera donc possible d'en étudier les occurrences sans avaler les il/elle/on, les nous, les vous, les ils/elles, les tu par milliers, mais aussi sans pouvoir mesurer la formidable incongruité de ces occurrences dans les centaines de pages du roman.

Dans ces cousines, les librairies numériques, on ne commandera pas une botte de carotte et 6 pommes, on demandera la pelure de carotte et le trognon des 6 pommes; c'est à dire, je ne voudrai pas acheter Le Seigneur des Anneaux tome 1 - La Communauté de l'Anneau et Histoires de Demain, pour 8 €, mais le chapitre "Un raccourci vers les champignons " et la nouvelle Les Pieds et les Roues, pour 0,55 €.

Devant la lassitude de certains de n'interagir qu'avec des icônes et des zones de texte et des boutons, certaines cyberbibliothèques proposeront la convivialité d'une navigation en 3D. Les avatars de bibliothécaires seront de plus en plus fouillés, ils ne ressembleront plus aux premières générations dignes de l'anthropomorphie d'Archimboldo (voir ci- dessous).

Le bibliothécaire - Arcimboldo (c) 1995 François Almaleh

Certains internautes proposeront leurs MySpace livres, mélanges de partages de livres d'autres et de livres écrits par soi, parfois sans distinction. Les bibliothèques de Second Life² seront en lien direct avec les stocks numérisés de la Bibliothèque du Congrès Américain. Et dans les livres des auteurs modernes un outil très pratique permettra de créer automatiquement un hyperlien vers les oeuvres nommément citées ou évoquées par le biais d'une citation. Certains faux-monnayeurs, Gide ou Robbe-Grillet du XXI° siècle, retrouneront le palimpseste en faisant visiter une bibliothèque dont l'histoire, le fond et les extraits disponibles créent une oeuvre de pure fiction où le lecteur perd la limite entre l'écriture d'une aventure et l'aventure d'une écriture.

Les Reptiles de MC Escher

Je dois le reconnaître, il y a dans les boulversements dus à la bibliothèque numérique des aspects très séduisants. Mais alors que le naturel n'en finit pas de revenir au galop, l'incroyable densité du réel, les belles difficultés des introuvables et des recherches limitées par un fond rendent la présence de bibliothèques matérielles nécessaires. Que de découvertes n'auraient pas eu lieu si tout le monde avait trouvé d'emblée l'information recherchée ! Pas de Colomb en Amérique, pas de 100 jours de Napoléon, pas de pasteurisation, pas de radiographie des poumons ! Pas de curiosité possible, pas d'envie ou de désir de savoir.
Publié le 07/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Et à toute señorina, le respect qu'on doit. Force est de constater que par leurs attitudes, Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko - Morizet donnent les gages de probité et de qualité qu'on pouvait espérer d'eux, quand on les suivait un peu l'an dernier. Je dis on, je devrais dire je.



En effet, avant d'être porte-parole du gouvernement fantôme de monsieur Fillon, Laurent Wauqiez était le benjamin de l'assemblée de 2002. A ce titre, son ouvrage relatant la vie au quotidien d'un élu de la nation en a passionné plus d'un, y compris par exemple la candidate de gauche en lice dans ma circonscription électorale. Il montrait déjà son efficacité et sa clairvoyance à de nombreuses occasions, comme par exemple concernant la crise du CPE. Beaucoup plus récemment, j'ai vu son passage dans l'émission On n'est pas couché
de Laurent Ruquier, et mes bonnes impressions se sont nettement confirmées.



La secrétaire d'état à l'écologie était très bien lors du débat suivant le documentaire La Terre vue du ciel. Tout comme elle était très bien dans la majorité des reportages ou débats de plateau qui la concernaient. Elle m'a ainsi fait comprendre, par média exposé, l'importance de la stricte hiérarchie législative qui organise notre pays : les collectivités territoriales n'ont pas de pouvoir législatif déconcentré, ce qui limite malheureusement leur capacité d'initiative sur le plan écologique. En même temps, c'est un garde-fou juridique, économique ou social.

A ces personnes politiques dont je ne partage pas tous les avis, je tire mon chapeau.

Publié le 06/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
C'était un très beau débat, sur la Terre et puis tout cela. Yves Cochet et Nathalie Kosciusko-Morizet, c'est pour le côté politique, Jean-Marie Pelt, c'est pour allier caution scientifique et trouvailles internationales, des intervenants très intéressants, beaucoup de finesse de la réflexion (mis à part quelques raccourcis de Yann Arthus-Bertrand, compensés par sa volonté d'agir vite et maintenant). Le débat qui a suivi l'émission de France 2 La Terre vue du ciel valait vraiment la peine, ne serait-ce que pour voir un débat vraiment respectueux et non borné, avec des dialogues vivants, pas guindés (malgré le fait qu'il a été enregistré, ce qui se sentait parfois trop nettement).



Il y était évidemment question du monde, des gens, et des citoyens.

Et puis la question qui me vint forcément, et toi tu fais quoi, et qu'est ce que tu pourrais faire de plus ? J'ai laissé depuis plusieurs mois de côté le dilemme : faut-il faire tourner en continu son ordinateur pour faire progresser le projet de calcul partagé pour une meilleure modélisation des évolutions climatiques, sachant qu'un ordinateur qui tourne ça consomme de l'énergie ? Je l'ai résolu en ne calculant plus pour Climate Prediction, et en utilisant mon temps de processeur pour la recheche sur les protéines et pour le très classique SETI at Home. Au niveau du tri de déchets, je suis plutôt correct, sauf les piles (que je stocke indéfiniment) et les ampoules (que je jette à la poubelle normale) à cause des filières de récupération plus complexes.

recyclage


Sur le plan des dépenses transports / chauffage, tout est fait au maximum à la maison pour rejeter le minimum de CO2 (le gaz à effet bouc émissaire). Les achats en fonction des emballages, je le fais surtout pour une seule chose : les pains au chocolat de marque P*squ*er ont un grand sac; ceux de marque Ch*mp*on, moins chers, sont emballés individuellement puis par un gros sac. La seconde marque perd donc mon suffrage en raison des emballages excessifs.



Sur le gaspillage de l'eau, j'ai honte sur toute la ligne : bains à répétition (mais souvent avec une eau pour 2, voire une eau pour 4 personnes parfois), lavage long des aliments, des mains, tirages maniaques de la chasse d'eau, et quand je ne gaspille pas l'eau je gaspille des lingettes, comme de plus en plus de monde dans le monde.

Mais il y aurait tellement de choses à améliorer, la liste serait longue. Grâce à ce genre d'émission pas entièrement simpliste, on a envie de commencer la liste, même longue, cela la justifiera. Je commence donc demain à trier mes ampoules.
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