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Ma photo
Badauderies
Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 22/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
164ème mondial et pourtant inconnu du grand public, Hur Suk-Ho mérite notre plus grande admiration. Non seulement parce qu'arriver à ce niveau de maîtrise et de coordination est remarquable (il devance cette année par exemple des golfeurs aussi connus que Fred Couples, le français Jean Van de Velde et Craig Parry). Mais aussi parce qu'il fait son travail dans le secret le plus total.


Si l'on en croit les informations très précises de L'Equipe , sa nationalité est... inconnue, et il est... 164ème joueur mondial. C'est tout juste s'il ne s'agit pas d'une apparition divine, d'un voyageur du futur venu tester ses capacités en golf, ou que sais-je encore.


Je le vois volontiers légèrement faible au drive, avec quelques imprécisions dues à un swing légèrement forcé. Son club favori est le sand wedge, avec lequel il fait merveille pour faire une approche avec effet rétro depuis le rough. Au putter il se débrouille, avec une moyenne de 1,95 coups quand il est sur le green. Il a hélas tendance à enchaîner les trous sous le par (birdies principalement) avec des grosses fautes de déconcentration (les double bogeys ne sont pas rares, surtout sur le retour du parcours). Son caddie est l'un de ses cousins, et leur associations fonctionne plutôt bien. A l'occasion d'une remise de prix des sportifs asiatiques il a rencontré la tenniswoman Ai Sugiyama, et la presse people nipponne parle de plus en plus d'une love story tumultueuse. Il possède par ailleurs un chalutier qui pêche en mer de Chine et aux abords de Singapour, dont il est très fier et qu'il compte léguer à ses enfants s'ils acceptent de poursuivre son exploitation. Vers 60 ans il prévoit de se remettre à la littérature, en particulier les nouvelles inspirées d'Edgar Poe et transposées dans la culture de la vallée du Mékong, où il a passé une partie de son enfance.


Si par malheur un jour il tombe dans un bunker ou se noie sur le parcours d'Augusta, il faudra qu'à Peeble Beach, à Evian ou au Qatar on lui consacre un monument. Sur ce monument du golfeur inconnu, je vois déjà le vieux Jack Niklaus, Ernie Els, Vijay Singh, Jim Furyk, Ian Woosnan, Michelle Wie, Annika Soerenstam, Stéphanie Arricau, Ian Poulter, Severiano Balesteros, Padraig Harrigton, Jack Palmer et bien évidemment Tiger Woods, venir déposer un caddie de fleurs pour célébrer comme il se doit Hur Suk-Ho, golfeur devant l'Eternel retourné auprès de l'Eternel.


Toute ressemblance ou caricature d'une personne existant ou ayant existé serait purement fortuite. Aucune balle de golf n'a été frappée durant la rédaction de ce texte.
Publié le 22/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
C'est un exercice vieux comme l'écriture, mais au lendemain de la fête de toutes les musiques je souhaitais fêter toutes mes musiques, celles qui me sont proches.


Par avance je m'excuse auprès des compositeurs morts et vivants que je ne cite pas, c'est uniquement une question de préférence, qu'ils n'en fassent pas toute une vie...

Mes 20 plus grands plaisirs musicaux (10 classiques, 10 "populaires") sont:
  • Le Trio pour violon, violoncelle et piano de Franz Schubert (une merveille de légèreté, de variété, de violence, et de dialogue entre les instruments)

  • La Symphonie Concertante de W.A. Mozart (des airs inoubliables, toniques, classiques en diable, propres à mettre des couleurs dans nos vies citadines)

  • Le Requiem du même W.A. Mozart (plus grandiose et tragique que toutes les pompes de Wagner réunies)

  • Beautiful de Marillion (en balance avec Afraid of Sunlight, mais quoi qu'il en soit la meilleure drogue douce que je connaisse)

  • Atom heart mother de Pink Floyd (faire tomber les murs entre classique et chanson avec tant de talent, vive le "rock progressif")

  • The Unfolding de Dead Can Dance (quel timbre de voix, Lisa Gerrard, et quelles vagues vocales sur ce morceau !)

  • Sweet Dreams de Eurythmics (impossible de ne pas danser, taper des doigts sur la table, et pourtant impossible de danser sans être ridicule; ah, le mulet de Mac Gyver, Margaret Thatcher, l'Ethiopie, Michel Platini et Maradonna au Mexique...)

  • Un Homme pressé de Noir Désir (quand le rock prouve qu'il n'a rien à envier au rap en matière de force des paroles et tonus rythmique, c'est un bonheur)

  • Bohemian Rhapsody de Queen (fous et folles de vie se retrouvent dans cette folie, furieusement baroque)

  • Nothing Else Matters de Metallica (des furieux qui jouent les doux, ça marche assez souvent, et ici tout particulièrement; et puis, les filles de 1977 aimaient ça...)

  • Coma de Guns N' Roses (en particulier à cause de la violence ultramélodique des solos de Slash; un effet cathartique assuré si on accroche au trip rock métallique)

  • Infinte Dreams de Iron Maiden (encore un morceau de brutes jouant assez posé, aux ruptures de rythme très chouettes, et au final magnifique sur guitare sèche)

  • Mulholland Drive Theme d'Angelo Badalamenti (l'angoisse, la majesté, les tourments de l'âme et le vent nocturne dans les frondaisons, c'est extatique!)

  • I'm Deranged de David Bowie (la rencontre entre Lynch et Bowie, c'est une rencontre du 4ème type !)

  • L'été de Antonio Vivaldi (de l'énergie, de la vie, de la nature mais aussi un grand moment culturel et une virtuosité technique ébahissants)

  • L'hymne à la joie - Symphonie n° 9 de Beethoven (à cause de l'avenir européen, à cause du Cercle des poètes disparus, et à cause du présent exalté grâce à ce morceau)

  • Gattaca : Morrow Theme de Miles Nyman (une restitution magnifique des sourdes amertumes et des espoirs naissants, et un sublime écrin de souvenirs)

  • Ainsi parlait Zarathoustra - Introduction de Strauss (quand Nietzsche, 2001 L'Odyssée de l'espace de Kubrick et l'épopée se rejoignent, je suis enthousiaste; j'aurais pu mettre aussi O Fortuna de Carl Orff, mais il faut choisir...)

  • Libiamo... - La Traviata Acte I de Guiseppe Verdi (une mélodie altière, un rythme dansant et des vocalises rayonnantes; j'aurais pu aussi choisir Sempre Libera ou Un dì Felice, toujours dans la Traviata, ou L'Amour est un oiseau rebelle - Carmen, de Bizet, ce dernier en particulier interprété par la vénéneuse Marina Domashenko)

  • Enfin, mon dernier coup de coeur musical irait à... Né en 17 à Leidenstadt de Fredericks, Goldman et Jones (on pourrait reprocher le côté bien-pensant, mais si ce genre de pensée pouvait un peu plus circuler sur terre ce ne serait pas un mal; le piano est très doux, et le trio est sans doute ce que Goldman compositeur a le plus réussi).

Que le choix fut difficile à la fin ! J'avais préparé une liste, mais évidemment plusieurs autres morceaux venaient me polluer tandis que je tapais ce message; adieux donc, Ennio Morricone (Il était une fois dans l'Ouest), Georges Delerue (Le Mépris - Camille), David Watson, Raymond Benson et Dana Glover (Ultima VII Serpent Isle), Black (Wonderfull World), Prince (Purple Rain), The Breeders (Cannonball), Abba (Gimme, Gimme, Gimme), Stéphane Picq (Dune - A spice opera), Jean-Michel Jarre (Equinoxe 5), Vangelis (Blade Runner ou Blush Response), Tasmin Archer (Sleeping Sattelite), Rammstein (Rammstein), Madonna (Music, La Isla Bonita ou Frozen), Tears fo Fears (Shout), The Beattles (Revolution, Yesterday, Let it be, Paperback writer ou Strawberry fields), The Righteous Brothers (Unchained Melody), Elvis Presley (Love me tender), Johnny Halliday (L'Envie), Michel Sardou (Les Lacs du Connemarra), Scorpions (Still loving you ou Wind of change), Erik Satie (Gymnopédie), Michel Berger (Le Paradis blanc ou Only the very best par Peter Kingsberry), Jose Luis Perales (le magnifique Porque te vas de Jeanette), etc.
Publié le 21/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
En l'honneur de la fête de la musique, fête du soleil, en l'honneur de la reverdie et retour des hormones estivales, une petite citation de Djack Lang :

Jack Lang en Guitar hero, lieu, temps et auteur indéfinis.

"Je veux que chaque Français sorte son instrument, le prenne en main, et descende dans la rue pour montrer à ses voisins ce dont il est capable".


Les jeunes descendent dans la rue pour montrer ce dont ils sont capables; sachant qu'il y en a, jeunes ou pas jeunes, qui veulent se montrer capables de tout, on risque d'avoir des surprises ce soir...

Nicolas Sarkozy,
seul président de la république fan de Maltosh !
(un groupe à écouter d'urgence s'il passe près de chez vous,
indépendamment de toute conviction politique)
Publié le 21/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Un court message pour me révolter contre une pratique qui n'a d'autre but que de s'épuiser elle-même : la retouche photo pour des photos de mannequin. Embellir les belles, c'est aussi navrant d'après moi que d'enlaidir les mannequins, de customiser les Porsche, de mettre des moustaches d'Hitler à toutes les affiches politiques.

Je suis contre la barbisation, parce qu'elle rend artificiels des êtres humains déjà très déformés par notre culture (c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le miroir)




Je suis contre la glaciation, parce qu'elle accentue la division, purement imaginaire, entre les "beaux, riches, célèbres qui rêvent de vivre libres et tranquilles" et les "normaux, laids et modestes qui rêvent d'être beaux, riches et célèbres".



Je suis enfin contre la plastification, parce qu'il serait vain d'en chercher la fin (toujours plus de perfection de la peau, des cheveux, du blanc d'oeil, de la pulpe du doigt, des reflets des sourcils supérieurs, des grains de beauté bien placés, des lobes d'oreille piercingués, etc.). Et surtout, cela fait naître un désir contraire, d'humanisation des clichés de mode, avec des filles plus "normales", dans des situations plus "communes", des effets de flou et d'imperfection parfaitement gérés. On voit là l'impasse, c'est une poursuite dialoguée entre le naturel et l'artificiel, entre la nature et la culture qui stérilise les postures des photographes, les compétences des mannequins, les goûts des magazines et détourne les recherches artistiques de toute une palette de questions : le hors-cadre, les textures, le statut du lecteur-consommateur, la création textile en perpétuel renouvellement, les échelles de taille, la profondeur de champ, le rapport photographié / dessiné / peint, l'image en mouvement, etc.



Toutes ces photos avant / après sont l'oeuvre de Pierrick Chancrin, alias Mr Piopio, présentées actuellement sur le site de L'Internaute .
Publié le 19/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
(C) http://chiaroscuro.baltiblogs.com
Suite à une discussion des plus intéressantes, j'ai saisi plus précisément la différence faite par Kant entre la valeur et le prix. Cette distinction peut en effet intéresser toute personne amenée à réfléchir sur l'économie des médias, puisque les diffuseurs gratuits se sont multipliés ces dernières années. On rencontre des quotidiens gratuits , des sources gratuites de vidéos , des sites de partage de musique , et même des services juridiques , techniques, proposés sans contrepartie financière. Est-ce à dire que leurs informations n'ont aucune valeur ? Sans doute pas !


Le web 2.0 , qui consiste je le rappelle en une structure participative de création de contenu et de prise de décision, montre clairement que les contributions, bien qu'accessibles gratuitement, ont un intérêt pour de nombreux autres consommateurs. Je parle d'intérêt, car cette notion d'intérêt doit être intégrée à la réflexion pour comprendre le mécanisme de partage gratuit des informations. Il est clair que le prix de l'information dans les médias de masse tend vers zéro; l'économie de l'information ne se fonde plus tellement sur le prix, mais sur l'intérêt que recèlent les informations pour telle personne, tel groupe ou pour une majorité de consommateurs.


Evidemment, on pourra dire que les monographies publiées en librairie, le succès croissant des sites payants en ligne démontre que la notion de prix fait de la résistance, en particulier pour les documents ou informations susceptibles d'intéresser un très grand nombre. Ce "susceptible d'intéresser un très grand nombre" imprécis, recouvre soit du pur intérêt, qui s'épuise avec le temps (par exemple, le nom du buteur du match Ecosse-France, ou le coût d'une action Veolia à une date précise), soit la valeur de l'objet-information, qui reste présente quelles que soient les conditions de consommation (par exemple, un roman de Balzac, la vidéo du match France-Brésil de la coupe du monde 2006, ou l'analyse de l'évolution de l'action Veolia en 2006). Le prix de l'information est de toute façon déconnecté de sa valeur, même si à long terme la valeur d'une information ou d'un document génère intérêt et prix.

La massification de la diffusion, au lieu de dévaloriser l'information, la déprécie. C'est au contraire une chance pour les documents de valeur, parce qu'ils sont mieux respectés que les autres et à terme peuvent prétendre s'échanger contre un prix non modique (voir l'exemple des chanteuses issues du buzz de Myspace). Les créateurs méritants sont-ils pourtant condamnés à se faire piller, et à ne tirer aucun bénéfice des informations qu'ils proposent ? S'ils sont méritants, ils attirent un intérêt durable; et s'ils attirent sur leur nom un durable intérêt, à eux de monnayer leurs contributions ultérieures et de faire monter les prix !

La notion d'auteur de document, jusqu'à l'apparition des fils RSS en tout cas (et encore, d'après moi cela ne change pas profondément la donne), est indissociable de la notion d'oeuvre. Suivant en cela les thèses de José Luis Diaz, je constate chaque jour l'autorité conférée à un article par son auteur (cf. Jean-Michel Apathie ou Guy Birenbaum sur Agoravox), et réciproquement (la valeur générale des articles de Wikipedia amène à accorder une certaine confiance à cet "auteur" collectif).
Publié le 18/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Sous un titre en forme de révérence au MoDem, parti dont je respecte l'intelligence et les leaders, je souhaitais réagir brièvement aux deux tours des élections législatives, qui ont représenté successivement une mode (la mode sarkoziste, comme une marque de fabrique qui est clairement identifiée et respectée) puis une modulation (ou modération, si l'on veut, d'une tendance qui reste en faveur de l'UMP).


Le premier tour avait déjà indiqué que l'UMP serait majoritaire, et que les Français donnaient mandat à Sarkozy pour engager une action de réforme du pays. Le second tour ne pouvait donc pas être une surprise de victoire. Les partisans de la gauche et du Modem craignaient même un résultat aussi catastrophique que la gifle de 1993, celle qui avait fait naître le premier débat Royal Sarkozy, avec exactement le même ton et le même résultat que le 2 mai dernier.


Finalement, le second tour, en montrant un recul de l'UMP, tendrait à souligner que les Français sont sarkozistes, mais aussi, en même temps, ségolénistes (à 50-56 % début mai, sans doute dans les mêmes proportions actuellement). La vague bleue est donc si modérée qu'elle est finalement faible par rapport aux efforts déployés pour la mettre en place. Sarkozy pourrait presque regretter l'assemblée de 2002, qui lui était plus favorable...


La faute certainement à une maladresse que les instabilités inhérentes au projet présidentiel de Nicolas Sarkozy impliquait nécessairement. Certes Jean-Louis Borloo aurait du être moins honnête et botter en touche le ballon lancé par ce vieux roublard de Fabius. Mais le problème serait sans doute intervenu plus tard, avec plus de dangerosité pour la stabilité de la vie politique et des institutions. En effet, cet élargissement de l'assiette de perception de la TVA n'est sans doute qu'à l'étude, le fait de l'étudier comme on aurait pu étudier la Cotisation sur la Valeur Ajoutée (CVA) n'est pas absurde. MAIS évoquer l'apparition de nouveaux impôts, visant tout le monde, quelques jours ou quelques semaines après avoir supprimé des anciens impôts visant surtout les plus riches, cela ne peut que faire sursauter les électeurs modestes ou des classes moyennes.


Ces élections législatives, en deux temps, me semblent marquer un très très violent retour de la vie politique dans le désenchantement d'avant 2002. Et je ne vais pas me faire tous les amis du monde mais selon moi, le fait que Nicolas Sarkozy ait été élu à la place de Ségolène Royal n'y est pas pour rien.


Le projet qui se prétendait clair reposait en effet sur une architecture approximative et bancale, alors que le projet qui souhaitait embrasser la complexité du monde et de la France collait très correctement aux problèmes sensibles et clairs de nos concitoyens.


Fort heureusement, c'est la note d'espoir par laquelle j'achève cet billet, la nouvelle façon de faire de la politique gagne du terrain, ce positionnement à la fois réaliste, humaniste et ancré dans des idéaux indéniables. A des degrés divers, j'ai retrouvé cela aussi bien chez Vincent Peillon, Najat Vallaud-Belkacem, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Corinne Lepage, Dominique Voynet, Patrick Braouezec, que chez Roselyne Bachelot, Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner, Jean-Christophe Lagarde ou Laurent Wauquiez (excellent ce soir sur France 2).

PS : C'est vrai, je ne parle pas d'Arno Klarsfeld, de Razzye Hammadi, d'Olivier Besancenot, de Marine Le Pen, de Louis Alliot ou de Rama Yade. En effet. Voilà voilà.... Certaines personnes apprennent plus vite que les autres et différemment des autres, dit-on souvent. Pas d'autre commentaire
Clin d'oeil.
Publié le 17/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
A titre personnel, je suis victime de l'onde bleue qui a porté une centaine de candidats UMP à l'assemblée nationale dès le premier tour. Aussi suis-je en congé de la politique française demain. Hasard ou coïncidence, chance ou désespérance, cela me permets de voir un peu plus loin que ma circonscription. Beaucoup plus loin, même.

La Palestine occidentale et la Palestine orientale vont peut-être devenir deux entités. Que d'oppressions pour les partisans du Fatah à Gaza ! Oppressés par Israël, en tant que Palestiniens. Puis oppressés par l'étrangelement financier du gouvernement du Hamas, en tant que Palestiniens toujours. Puis oppressés par le Hamas, en tant que partisans du Fatah. Et peut-être bientôt oppressés à nouveau par la communauté internationale, si le partage des deux Palestines se confirme.


Mais d'après moi, de ce drame des populations pourrait venir, à court terme, une pacification des relations entre Ramallah et Tel Aviv. Le Fatah, que dans ma jeunesse on appelait l'OLP sans distinction de mouvance, est depuis trop longtemps lesté, dans ses pourparlers avec l'état hébreux, par les radicaux du Hamas. Ce serait l'occasion de clarifier les choses, et même, pourquoi pas, de montrer aussi bien aux réticents Israéliens qu'aux sceptiques de Gaza que la diplomatie et la bonne entente sont la seule issue possible pour sortir des 60 années de sang qui se sont écoulées, ponctuées par les bombes, les raids, les expulsions, les endiguements, les roquettes et les kamikazes.

Mais pourquoi est-ce que j'évoque ce sujet de politique étrangère dans un article que je range sous la catégorie "personnel" ? Il y a deux raisons à cela. Tout d'abord, c'est la colère contre moi-même, parce qu'avec tous mes bons sentiments altruistes, philanthropiques, il faut que je sois empêché d'agir localement pour prendre le temps de penser aux autres peuples, aux autres nations, aux autres parts de l'humanité. Ce reproche que j'ai fait de multiples fois à Georges Bush, souvent à Vladimir Poutine, constamment au Likoud, au Hesbollah et au Hamas, forcément à Kim Jong Il et Mahmoud Ahmadinedjad, régulièrement à l'Afrique selon Mitterand et Chirac, jamais à Bernard Kouchner, Philippe Morillon, Sean Penn et au Dalaï Lama, je me le fais à moi.

La seconde raison qui place cette question sur un plan personnel, c'est tout simplement que comme beaucoup, malgré cet ethnocentrisme et grâce à cet ethnocentrisme, j'ai le conflit israëlo-palestinien en plein coeur. Pourquoi se déchirer, pendant si longtemps, puisque tous doivent vivre et que pour que tous vivent, il faut la justice et la paix? J'apprécie de nombreuses personnes blessées moralement par les chars israëliens, j'apprécie de nombreuses personnes blessées moralement par les attentats à la bombe. Match NUL ! Match sans intérêt ! Un territoire et une vie décente pour les Palestiniens, c'est la moindre des choses que puissent leur laisser les colons israéliens. Un territoire paisible, sécurisé et ouvert sur ses voisins pour les Israéliens, c'est la meilleure garantie d'une vie décente pour les Palestiniens.

Et puisque ce conflit a une répercussion perpétuelle sur nos vies quotidiennes (que seraient le 11 septembre 2001, les 2 Guerres du Golfe, de nombreuses bagarres de quartier, des profanations, la candidature de Georges Bush à son second mandat, la hausse du pétrole, la mort du commandant Massoud, l'Afghanistan, l'assassinat de Rafik Hariri, Les exactions russes en Tchétchénie, le Darfour, etc. sans le conflit israélo - palestinien ?), il faut qu'il s'éteigne vite, au plus vite.
Publié le 16/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Il est tout à fait excessif d'emprunter des expressions bibliques pour parler de la double consécration d'un joueur de basketball, si extraordinaire soit-il. Le quatrième match, Dieu fit des San Antonio Spurs les empereurs de la NBA du XXI° siècle, il vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin. Du cinq majeur, Dieu mit en avant un petit frenchie du nom de Parker Tony, et fit de lui le MVP de la finale en disant : "Que tous se prosternent devant sa capacité de pénétration, sa régularité, son adresse au pick and roll et sa propension à hausser le niveau de ses coéquipiers".

Tony Parker


Cela serait très beau et très digne, mais non, le divin n'a rien à voir là dedans. Si je souhaite parler du "TP time", pour paraphraser ce cher George Eddie, c'est pour montrer son écart avec l'heure GMT+1, qui régit toute la métropole en général, et le journal L'Equipe en particulier.

Les fans du numéro 9, champion NBA en 2003, 2005 et 2007, sont en décalage avec les rendez-vous habituels des autres fans de sport : le quotidien aux titres énormes, mis sous presse durant la nuit, apporte au matin les analyses implacables sur la journée de Ligue 1 de la veille, sur la visite médicale d'un joueur transféré la veille, ou sur le nombre de français battus la veille sur la terre battue d'Hambourg. Mais pour connaître le pourcentage de réussite à trois points de l'idole des playgrounds français, c'est près d'un jour et demi qu'il faut attendre, parfois même alors que le match suivant a déjà commencé... Il y eut un soir, celui du match, il y eut un matin, sans rien, il y eut un soir, plein d'espoir, puis il y eut un matin, celui de l'analyse du résultat.

Reste une douloureuse alternative : "réchauffer" l'événement à l'occasion d'une analyse très écrite, ou vivre en noctambule pour garder la fraîcheur des mémorables confrontations avec LeBron, Boris ou Steve.
Des deux maux, ma préférence va au noctambulisme, car le direct est irremplaçable, alors que l'article sportif est tardif, forcément incomplet, toujours biaisé.
Publié le 15/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Mais plutôt "l'Harraps trait" (l'art abstrait) !

A ce propos et à la suite de mon dernier message, savez-vous pourquoi les amateurs se réjouissent toujours de voir des tableaux de maîtres de l'abstrait ? Parce que ces peintres représentent souvent des mondes riants (Mondrian, dont j'ai parlé au message précédent).

PS: Heureusement qu'on peut éditer ses messages ! La première version, réalisée en nocture, comportait un gros lot de n'importe quoi (quelle est cette histoire "d'oeuvre dans le fleuve"?).
Publié le 14/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
La composition abstraite d'oeuvres d'art figuratif, un scandale, une monstruosité ? Il n'y a rien de très horripilant dans ce Mondrian - "La robe attachée" remix ! A vous de juger :

Mondrian - "La robe attachée" remix (c) fxboffy

Pour mémoire, le tableau non remix est Composition de Mondrian, que lui avait inspiré un arbre Sourire



N'ayant aucun talent, mais ne pouvant m'empêcher d'essayer des compositions picturales autant que textuelles, j'ai pris le parti de refaire le tableau ultra célèbre et ultra abstrait de Mondrian, à partir d'autres oeuvres de type figuratif. Je n'ai pas trouvé rapidement des entités complètes avec une tonalité de couleur précise (le bleu Klein m'est tout de suite apparu, mais la qualité des images sur le web est insuffisante pour que cette référence ait du sens.). J'ai donc ajouté à L'absinthe de la période bleue de Picasso un peu de robe de la Vierge au chevalier Rolin, un peu de la robe de l'Infante chez Vélasquez , et quelques détails de peintures de divers artistes du web qui se reconnaîtront (j'ai oublié leur nom, désolé). D'où le nom de "La robe attachée".

D'autres sont bienvenus pour reprendre la technique, qui j'en suis sûr réserve quelques excellentes surprises.
Publié le 13/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Rebelle
Une rapide réflexion, tandis que sont toujours en débat les notions de temps de travail, de productivité et d'heures supplémentaires : rien n'est plus différent de 35 heures de travail... que 35 heures de travail !

Un cours n'est pas une heure de travail

35 heures de cours, c'est inhumain; alors que 35 heures d'accueil dans un service administratif, c'est tout à fait acceptable.


Accueil

(C) Communauté de Communes de Commentry / Néris-les-Bains

Ne pas prendre en compte la diversité des activités, c'est en rester à la lettre du volet "heures légales du travail hebdomadaire" du code du travail, rédigé alors que la tertiarisation ne faisait que balbutier. Esprit des lois, es-tu là ?

Publié le 12/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Estimations législatives 2007 - 1

E
lle aurait pu être rose, orange et bleue, mais le rouge, le vert et l'orange semblent cette fois-ci noyés dans les grandes masses, le rose et le bleu.

Mais c'est aussi une "Lettre aux Hébreux" après la lettre. De nouveaux courants idéologiques apparaissent actuellement même s'ils ont toujours les habits des anciennes couleurs. Ou pour être plus exact, les germes de divergence étaient présents dans les anciens courants, mais les plantes sont désormais bien visibles dans le paysage politique français. Les gaullistes, les mitterandistes, les giscardiens n'ont plus de raison d'être, donc il s'agit de convertir les responsables, les militants et les électeurs à de nouvelles postures politiques. Le rapport aux médias, le rapport à la représentativité du corps électoral, le rapport avec les autres personnalités politiques amies ou ennemies change.

De façon générale, la simplification du système d'alliance des partis (de 6 à 4 unions de partis politiques dominants, de Trotskistes / Altermondialistes + PC + Verts + PS + UDF + RPR + FN à Altermondialistes + PS + MoDem + UMP + FN) répond à un besoin de structuration des réponses offertes aux problématiques actuelles, mais sont un masque sur des options politiques toujours aussi variées.

Pour donner un exemple caractéristique, Nicolas Sarkozy a pour l'instant englobé le conservatisme patriotique et la dérégulation libérale, l'activisme politique et le désengagement de l'état. De la même façon, au sein du PS et quelles que soient les orientations prises après le passage de l'inondation UMP à l'assemblée, cohabiteront toujours une tendance socialiste et une tendance socialisante, une volonté de redistribution avant contre une volonté de redistribution après. L'article paru en mars-avril dans le NouvelObs sur les nouvelles cohérences d'opinons politiques, transcendant le clivage gauche droite, me fait doucement rire maintenant, parce que les motivations derrière les options politiques sont très diverses. On peut être francophile comme Ségolène Royal, mais alors on n'est pas patriotique comme Nicolas Sarkozy, ni nationaliste comme Marine Le Pen. On peut être partisan de l'ingérence comme Kouchner, ou pas, comme Védrine, alors que sur le plan de la justice sociale ces deux personnalités ont à peu près les mêmes idées.

Pour revenir au bipartisme de fait de la dernière législative, que signale cette lettre rose et bleue, à François Fillon qui à Matignon se réjouissait de la carte blanche donnée à toutes les mesures présentes et à venir (je caricature, évidemment), on pourrait dire:
Dans ces meubles laqués, et rideaux et dais moroses,
Danse, aime, bleu laquais, et ris d'oser des mots roses,
Mais ne confond donc pas oppose avec compose,
Car toutes les banlieues n'ont fait qu'une courte pose.
Et si la rose te semble maintenant peu de choses,
Elle vivra tant que tu lui fournira des causes.
Tu gagnas certes sur ton nom des voix à Sablé
Mais, cornaqué, tu suis une voie très ensablée,
Car après "ses" multiples mouvements irrépressibles,
Tu vas devoir rendre l'union nationale crédible.

Je suis serein et déçu lorsque j'envisage l'assemblée nationale à venir. Tout d'abord, c'est le genre de victoire qui fait regretter (Roland Cayrol en attestait) de ne pas avoir la représentation nationale mais la représentation ultra-majoritaire nationale. Donc le gage donné aux députés sera difficile à tenir, la déception face aux résultats de la "pleine autorité" comme le disait aujourd'hui Claude Askolovitch sur LCP/Public Sénat. La déception vient du fait que des personnes de grande valeur politique ne seront pas élues, à cause du "bonus" attribué à toute personne se présentant sous l'étiquette de la majorité présidentielle. A Lyon par exemple, Anne-Marie Comparini ne sera pas réélue, Najat Vallaud-Belkacem n'aura fait que retarder le parachutage violent de Dominique Perben en vue de la bataille des municipales.

A l'inverse des personnes qui n'étaient pas plus légitimes que leurs concurrents ont profité de cette étrange alliance de la résignation et de la satisfaction : Georges Ginesta aurait du ruminer au calme ses propos xénophobes, M. Balkany aurait pu fumer le cigare pour fêter la future mise en application de la loi SRU dans sa circonscription, Charles de la Verpillère aurait du garder les nombreuses fonctions pour lesquelles il n'est pas encore incompétent...

A propos du cumul des mandats, si un jour on devait amener les candidats à être députés à plein temps, on pourrait envisager une mesure coercitive contre le zapping entre les mandats, tel que le pratique le gouvernement actuel, mais aussi des personnalités de droite comme de gauche. Cette mesure, ce serait que les candidats n'aient pas de suppléants, mais cèdent la place au candidat arrivé derrière eux en nombre de voix. Cela éviterait d'élire une personne (Valérie Pécresse par exemple) et d'être représenté par une autre (son suppléant, Yves Vandewalle, par exemple).
Publié le 11/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Avant de parler des récents coefficients de marée suivant la couleur que l'on porte haut, sans doute demain, je souhaitais un peu me taire, en particulier ce week-end.

Il me semble important de savoir se taire, parce qu'aucun blogueur, aucun être humain ne peut trouver quelque chose de vraiment intéressant à raconter tous les jours. "Dom Tact", comme disent les espagnols, ou "don't act", comme disent les anglais, singeant notre "dont acte" qui me fait toujours sourire par son côté phatique.

Publié le 08/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Les cadavres sont toujours exquis en littérature, mais ils le sont encore plus quand on joue sur les corps...

Il y a...

Les corps hauts


Agostina de Corot
(vers 1866 - Agostina, Corot, The National Gallery of Art, Washington)

Les corps fous

Les cormorans


Cormoran
Grand Cormoran (c) www.baiedesomme.org

Les corps aiment

Chorème
Le corps aime les chorèmes (Les flux de population aux USA (c) http://lettres-histoire.info)

Les corps doux

Minaret - clocher de Cordoue
Le minaret - clocher de Cordoue ((c) www.anthropologieenligne.com)


Les corps et graphies

Les corps de liés

Les corps à liens


Sado Maso
Sadomaso - Patricia Waller


Les corps d'âge

Les corsés

Les corsets


Monica Bellucci en corset
Monica Bellucci en Corset ((c) http://perso.orange.fr/corset)


Les corps puent "skull"


Les corps pions

Les corps aux ions


Zombie
(c) www.digital-dream.ca


Des corps hâtifs

Des corps aux ifs

Des corps à Sion


Croisades
Prise de Jérusalem par les Croisés, le 15 juillet 1099
Peinture de Emil Signol, Musée du Château, Versailles


Les corps taisent

Les corps Beye


Beye
(c) football365.com


Les corps beaux

Panthère noire


Les corps ticoïdes

Ticos du Costa Rica
Les Ticos sont enthousiastes, ils sont en forme ((c) www.losblogueros.net)


Les corps billard

Les corps s'y nient


La Répétition - Catherine Corsini
La Répétition - Catherine Corsini (2001)


Les corps serrent

Keira la Corsaire
Keira Knightley Une corsaire que tous serrent de concert... (c) Disney


Les corps russes

Choeurs Armée Rouge


Les corps-dons

Corsage Vert
(c) Louis Toffoli, Tapisserie Corsage Vert


Les corps d'eau

Sirene
(c) André Soulan - Sirène


Les corps nés

Bébé


Les corps sages

Corsage, trop sage
(c) netmadame.free.fr

Mais les corps sages sont toujours trop sages, quand on parle du "corps du virtuel"... Je pense que le virtuel n'est pas à corps, il est hacker.
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