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Badauderies
Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 20/04/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre

Deux articles politiques coup sur coup, cela se justifie par le fait qu’il y a une semaine j’ai assisté à mes deux premiers meetings coup sur coup. Ségolène Royal donc, puis le vendredi François Bayrou . Je connais très bien quelqu’un qui se prépare à voter pour lui, moi-même je respecte les dernières positions du chef de l’UDF, malgré mon attachement au mot « gauche » dans « centre-gauche ».


Tout en étant plus court que précédemment, je souhaitais faire un petit comparatif. Plus de monde, plus de foule au PS, un côté plus familial à l’UDF. Une candidate sérieuse, solennelle et incisive dans une grande salle comble. Un candidat tranquille, studieux et narrateur expert dans une salle moyenne assez remplie. Une raison passionnée. Une passion raisonnable. Un rassemblement des courants. Un rassemblement des sympathisants.


Pour moi, en l’état, il n’y a pas de fossé qui sépare irrémédiablement ces deux candidatures, mais je voulais ici me faire le relais d’une remarque très fine de Christophe Barbier (gloire à cet analyste génial en de multiples occasions !). Si François Bayrou devient président, c'est-à-dire s’il passe au second tour, lors des législatives il risque d’être minoritaire dans sa majorité UDF-PS-Divers Droite, le ramenant à une sorte de cohabitation, où le programme porté par Ségolène Royal s’appliquera en partie alors que les électeurs lui auraient signifié son désaccord le 22 avril !


A l’inverse, si François Bayrou appuie la victoire de Ségolène Royal, ses propositions les plus importantes (2 emplois sans charges pour les PME, introduction rapide de proportionnalité dans les législatives, etc.) auraient toutes les chances d’être appliquées par une majorité PS-UDF.


D’une certaine façon, en n’anticipant pas sur son programme (« je me présente en 2002, je fais un score à deux chiffres en 2007 et je gagne en 2012 »), il aurait de grandes chances de bénéficier de l’alternance pour prendre vraiment le pouvoir… si toutefois le projet de Ségolène n’obtenait pas le succès attendu et espéré.


Quoi qu’il en soit, ce chassé-croisé cordial n’est qu’une partie du problème, la plus grosse incertitude résidant dans le comportement et le self-contrôle du troisième larron républicain, Nicolas ! Je ne parle même pas, bien que je l’envisage avec l’inquiétude la plus vive, d’un Jean-Marie Le Pen au second tour, tremplin idéal pour lancer sa fille Marine sur des rails en acier…
Publié le 20/04/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie

Il y a une semaine exactement, j’assistais à mon premier meeting politique. Evidemment, c’était à celui de Ségolène Royal , contexte oblige. J’y ai compris pourquoi, à mon grand étonnement, de nombreux hommes et femmes politiques conversent durant les interventions des autres, au lieu d’écouter religieusement leur parole afin d’en tirer le meilleur parti. Tout simplement parce qu’ils connaissent déjà pas mal la « musique » qui y est jouée.

Moi-même durant ce meeting, je n’ai écouté le discours de Madame Royal que de temps à autres, comme lorsqu’elle a abordé le thème du Darfour par exemple. J’étais bien plus intéressé par ce qui se passait là devant mes yeux, et qui n’est quasiment jamais montré (sauf dans quelques excellents reportages récents, ainsi celui de la campagne interne sur Canal+) : les coulisses de la vie politique. J’insiste sur le terme de « vie » politique, au sens d’organisme vivant, avec ses organes, ses régulations, ses systèmes en équilibre perpétuel.

Il y a d’abord le service d’ordre, je devrais dire le service d’ordre juste, car il prépare le terrain, s’impose fermement mais sans vouloir casser les rêves des militants en furie. Il y a la furie des militants, joyeuse et bon enfant, mais très instinctive. Des frémissements traversaient la foule lorsqu’une rumeur d’arrivée prochaine de la candidate aux présidentielles partait d’un coin de la salle. L’objet d’attente est retardé, alors on siffle des gens au demeurant fort respectables (Moscovici, serein, Peillon, flamboyant, etc.). Puis elle arrive, et c’est l’extase presque béate. Elle est leader, elle fend la foule et prend sa place, tout en haut tout en blanc.

Moi pendant ce temps je capture quelques images bousculées, je cherche des yeux le bras droit Monsieur Mennucci . Car il y a tous les autres, ballet incroyable de personnes imposantes noyées dans la masse et sous la candidate. Forni, président de région à l’égal de Ségolène ? Chevènement , Empereur de Belfort, co-fondateur du PS, candidat en 2002 et de nombreuses fois ministre ? Moscovici , député européen, légat de Dominique Strauss-Kahn, ministre rompu aux questions européennes ? Rebsamen et Fousseret , maires de capitales régionales mais aux rôles cruellement dissemblables (l’un directeur de campagne, l’autre hôte d’un meeting régional) ? Claude Bartolone , incarnation du courant fabiusien ? Peillon , jumeau brillant de Montebourg et futur poids lourd du parti ? Paulette Guinchard , très respectable secrétaire fédérale chargée de dossiers pointus par le conseil national du PS ? Ils n’existent plus aux yeux des fans de Ségolène.

Je l’avoue, j’étais moi aussi venu pour l’approcher, pour avoir pourquoi pas une dédicace de son livre Maintenant. Mais finalement, à cette signature obtenue avec force opiniâtreté (ne croyez jamais un responsable de la sécurité qui vous dit que derrière lui il n’y qu’une salle de presse et que Ségolène Royal n’est plus là), je préfère presque l’annotation de Vincent Peillon, l’intérêt faussement vif de Bartolone pour la veste du même Peillon, la discussion à 4 avec Pierre Moscovici, un jeune du quartier dubitatif et une mère de famille enflammée (à propos du temps en Franche-Comté, du rôle de Dominique Strauss-Kahn dans la campagne et de la réaction des femmes à la candidature de Ségolène) ou encore les allées et venues incessantes des attachées de presse entre la zone mixte et la salle de presse.

 

C’est la vie politique. Et cela n’empêche pas d’être attentif au rôle crucial d’une sélectivité des aides publiques aux entreprises pour la relance de l’emploi dans les PME innovantes, et d’imaginer le menu choisi par Ségolène R. et son fils Thomas H. à l’excellent restaurant Le Champagney (traiteur de mon mariage, c’est un gage de qualité Clin d'oeil).
Publié le 12/04/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Jusqu'au bout !

Les clubs français ont été éliminés des Coupes d'europe de football, de même que le plus français des clubs anglais (Arsenal, flamboyant Arsenal descendu en flammes dès lors que Henry ne peut hausser le niveau de ses jeunes partenaires). Soit. Mais on peut toujours se rabattre sur les joueurs français dans les équipes encore en lice! Quelle joie, quel enthousiasme de s'enthousiasmer pour quelques minutes de Gourcuff à Milan ou le travail de l'ombre de Lassana Diarra et Makelele à Chelsea!

Cela étant dit, j'ironise, j'ironise, mais la nationalité des joueurs de foot a encore un sens, ne serait-ce que parce qu'ils sont des humains, des salariés soumis aux accords internationaux concernant le droit du travail.

Je me souviens avec un mélange d'émoi et de dépit la Champions League de Karembeu, celle de Sagnol et Lizarazu, celle de Guily, celle de Desailly (avec Milan), et les occasions manquées d'Angloma, de Zidane (avec la Juve) et de Henry.

Heureusement, le foot reprend parfois le dessus sur ces considérations communautaires pour éveiller l'émerveillement des partisans et adversaires de toujours : le renversement de PSG-Corogne n'était pas moins stupéfiant que Liverpool-Milan en 2005. Qu'on soit dans France-Angleterre 2004 (2-1), France-Italie 2000 (2-1 beo), dans Bayern-Manchester U (1-2) ou dans PSG-Madrid (5-4 sur l'ensemble des 2 matches, il me semble), les fins haletantes ravissent (j'occulte volontairement Séville 1982, France-Allemagne).

Ainsi cette semaine, alors que j'étais plutôt pour le Bayern de Willy Sagnol et la Roma de Mexès, j'ai été ravi par les perforations de C. Ronaldo et la "chistera pédestre" de Seedorf.

Moralité : Devant le spectacle le chauvin devint chaud.
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