Le chemin qui m'a mené jusqu'à L'Incal mérite un paragraphe, avant que je laisse parler les images de cette épopée (
encore !) dessinée.
Quand un pauvre péon met le doigt dans un engrenage qui l'emmènera loin...
On m'a offert, à l'occasion d'un Noël, la bande dessinée - reportage Les Mystères de l'Incal. C'est un peu comme découvrir l'oeuvre de Shakespeare en entrant par les coulisses d'une de ses pièces, c'est assez déroutant mais forcément attirant. Au passage, un germe d'intérêt est également apparu pour Dune et ses adaptations cinématographiques, puisque Dali a failli être empereur de la galaxie, dans un projet entraînant O'Bannon, Giger, Foss, Moebius, Pink Floyd, bref du beau monde... Les mystères s'épaississant avec leur élucidation, j'ai décidé d'acquérir l'édition complète de ce cycle en 6 albums.
L'Incal, avec en couverture une représentation de l'Incal, étoile de David en 3D formée par la fusion de 2 pyramides en tous points opposées (cela vous pose déjà sur quel degré de symbolisme se place parfois cette grande oeuvre littéraire et graphique).
Et j'ai découvert le génie de Moebius, celui de Jodorowsky. Puisque l'histoire s'intitule fort à propos le "cycle" de l'Incal, la relecture est toute naturelle, et même nécessaire étant donnée la forte dose ésotérique et symbolique contenue dans cet OVNI des bandes dessinées pour adultes. La mention pour adulte, je l'applique non à cause des quelques rares touches de sensualité, mais pour une raison que je vous laisse deviner au travers des couvertures publiées pour les 6 tomes de l'histoire.






La vie sans angoisse métaphysique de John Difool








