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Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 16/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Il est tout à fait excessif d'emprunter des expressions bibliques pour parler de la double consécration d'un joueur de basketball, si extraordinaire soit-il. Le quatrième match, Dieu fit des San Antonio Spurs les empereurs de la NBA du XXI° siècle, il vit que cela était bon. Il y eut un soir, il y eut un matin. Du cinq majeur, Dieu mit en avant un petit frenchie du nom de Parker Tony, et fit de lui le MVP de la finale en disant : "Que tous se prosternent devant sa capacité de pénétration, sa régularité, son adresse au pick and roll et sa propension à hausser le niveau de ses coéquipiers".

Tony Parker


Cela serait très beau et très digne, mais non, le divin n'a rien à voir là dedans. Si je souhaite parler du "TP time", pour paraphraser ce cher George Eddie, c'est pour montrer son écart avec l'heure GMT+1, qui régit toute la métropole en général, et le journal L'Equipe en particulier.

Les fans du numéro 9, champion NBA en 2003, 2005 et 2007, sont en décalage avec les rendez-vous habituels des autres fans de sport : le quotidien aux titres énormes, mis sous presse durant la nuit, apporte au matin les analyses implacables sur la journée de Ligue 1 de la veille, sur la visite médicale d'un joueur transféré la veille, ou sur le nombre de français battus la veille sur la terre battue d'Hambourg. Mais pour connaître le pourcentage de réussite à trois points de l'idole des playgrounds français, c'est près d'un jour et demi qu'il faut attendre, parfois même alors que le match suivant a déjà commencé... Il y eut un soir, celui du match, il y eut un matin, sans rien, il y eut un soir, plein d'espoir, puis il y eut un matin, celui de l'analyse du résultat.

Reste une douloureuse alternative : "réchauffer" l'événement à l'occasion d'une analyse très écrite, ou vivre en noctambule pour garder la fraîcheur des mémorables confrontations avec LeBron, Boris ou Steve.
Des deux maux, ma préférence va au noctambulisme, car le direct est irremplaçable, alors que l'article sportif est tardif, forcément incomplet, toujours biaisé.
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