
Cela serait très beau et très digne, mais non, le divin n'a rien à voir là dedans. Si je souhaite parler du "TP time", pour paraphraser ce cher George Eddie, c'est pour montrer son écart avec l'heure GMT+1, qui régit toute la métropole en général, et le journal L'Equipe en particulier.
Les fans du numéro 9, champion NBA en 2003, 2005 et 2007, sont en décalage avec les rendez-vous habituels des autres fans de sport : le quotidien aux titres énormes, mis sous presse durant la nuit, apporte au matin les analyses implacables sur la journée de Ligue 1 de la veille, sur la visite médicale d'un joueur transféré la veille, ou sur le nombre de français battus la veille sur la terre battue d'Hambourg. Mais pour connaître le pourcentage de réussite à trois points de l'idole des playgrounds français, c'est près d'un jour et demi qu'il faut attendre, parfois même alors que le match suivant a déjà commencé... Il y eut un soir, celui du match, il y eut un matin, sans rien, il y eut un soir, plein d'espoir, puis il y eut un matin, celui de l'analyse du résultat.
Reste une douloureuse alternative : "réchauffer" l'événement à l'occasion d'une analyse très écrite, ou vivre en noctambule pour garder la fraîcheur des mémorables confrontations avec LeBron, Boris ou Steve.
Des deux maux, ma préférence va au noctambulisme, car le direct est irremplaçable, alors que l'article sportif est tardif, forcément incomplet, toujours biaisé.







