A la joie politique de voir Ségolène bien à sa place de challenger encore en course pour la présidentielle ont succédé, s'alimentant et se relayant, les inquiétudes sur les reports de voix (Oh que Bayrou serait grand s'il avait le courage de larger les amarres avec la vieille UDF, choisissant l'intérêt du pays au détriment d'une mise hasardeuse sur une posture d'opposant absolu au bipartisme) ET les tristesses du mal de vivre.
Il y a une forme de baby blues, lorsqu'on s'approche du terme d'un long combat pour le triomphe de ses idées. Et le sens de mon existence se trouve tout à coup allégé. Les nuages noirs passent, parce qu'après tout la politique reste un hobby dans les incertitudes de ma situation professionnelle. Pas de coupe du monde à l'horizon pour oublier. Pas de petit bébé à soigner. Pas d'oeuvre littéraire à rédiger. Seulement, et aujourd'hui vraiment c'est important, une famille à respecter et une épouse à ne pas emmerder avec un séjour aux urgences et du sang versé sur l'autel de mon autodestruction complaisante.
Demain sera un jour plus long, puisqu'on est le 24 avril. Mais ce serai intéressant, je trouve, qu'un pauvre hère comme moi se sent justifié dans son existence et dans ses efforts.







