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Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 30/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !

Hamlet disait « Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark ». Shakespeare est toujours d’une actualité brûlante, plus de 4 siècles plus tard. Les moeurs ont changé, ce n’est plus un oncle régicide, ce sont des sportifs sporticides. En apprenant le retrait mille fois justifié de Rasmussen, le cycliste danois qui survolait le Tour de France, je me suis demandé depuis combien de temps cette belle épreuve sportive n’avait pas couronné un coureur au-dessus de tout soupçon.


La Grande Boucle de Floyd Landis fut trop arrosée au whisky et à la testostérone. Lance Armstrong, son compatriote et ami a sans doute gagné 2 ou 3 Tours de France en valeur absolue, mais a pu monter 100 kg sur le porte-bagages pendant de trop nombreuses étapes pour mériter toute la considération due à son palmarès (une étude énergétique a révélé que lors d’une édition, la puissance développée par les 10 premiers du classement général, y compris Christophe Moreau d’ailleurs, pour l’ascension rapide des grands cols relevait de l’exploit à la limite de l’humain… La conversion en lest sur le vélo à plat était tout à fait parlante, et se comptait en dizaines de kilos de lest pour les plus rapides).


Bjarne Riis a reconnu, c’est tout à son honneur, avoir employé des moyens illégaux pour jauger le visage grimaçant du Poulidor allemand, Jan Ulrich, et le déposer comme une fleur lors de l’ascension de l’Alpe d’Huez (ou était-ce Sestrières, le Col de l’Aubisque ou le Port d’Aspet ?). Tiens, déjà le Danemark. L’Elefantino est mort prématurément, soulignant par là combien il avait trompé son monde, malgré son panache, lors de sa victoire dans le Tour. On irait alors de Indurain à Contador dans les marécages du dopage ? Comme dans tous les marécages, les limites sont floues. Miguel Indurain avait tant de talent, sa biologie semblait si humaine (avec un net vieillissement de son organisme et une capacité déclinante en montagne d’année en année) que je suppose qu’il était à peu près « clean ». Alberto Contador, cette année, fait partie de Discovery Channel, ex-US Postal, et je l’avoue, cette équipe me rend méfiant : c’est l’équipe de Savoldeli, dont le renouveau doit beaucoup à la science. C’était l’équipe de Landis, Armstrong, et d’un autre coureur anglo-saxon dont j’ai oublié le nom, réputé pour sa capacité à surmonter la douleur (il avait fait la moitié d’un Tour avec une clavicule cassée), et mis récemment sur les listes d’utilisateurs de produits dopants.


Méfiance donc, sauf s’il s’agit d’une vraie perle apte à relancer ce sport moribond, par la faute de ceux qui en vivent… Adieu Simpson, adieu Coppi, adieu Anquetil, adieu Pedro Delgado, vivent « Ti Jaune » Voeckler, Moncoutié, Kasheshkin, Boonen, Basson, Chavanel, entre autres, parce que leurs hauts et leurs bas sont un vrai signe d’humanité.


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