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Ma photo
Badauderies
Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 01/09/2007
Par fxboffy
Humeur : En colère
La rentrée politique est marquée par de grandes manoeuvres au PS. Et dès qu'il est question de manoeuvres, il y a de la "perte". J'avoue dans ma candeur n'avoir pas pensé que les deux Fêtes de la Rose, celle de Frangy et celle de Melle, seraient en fait concurrentes : les quadras (Montebourg, Valls) contre les Ségolénistes (Bianco, Najat Vallaub-Belkacem). Très honnêtement, je trouve ces positionnements particulièrement ridicules, tout simplement parce que dans les grandes lignes ces deux courants sont dominants au PS et s'entendraient très bien pour réinventer le hardware social-démocratique.

Suivant d'un oeil un reportage intéressant - et néanmoins simplet - sur les causes de la disparition des grands mammifères du pléistocène (mammouth, lémure géant, paresseux géant, castor géant), je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec la disparition des éléphants socialistes. Les facteurs sont multiples (Sarkosaurus rex, changement du climat social, faiblesse de la fécondité intellectuelle, disparition de leur électorat naturel, stress dû aux attaques multiples, concurrence des nouvelles espèces prédatrices, la maladie d'ouverture/affaiblissement, en un mot le "Progrès" au sens positif comme, plus récent, négatif).
Mais le constat est là : il n'y a plus de place, et la plupart d'ailleurs en prennent acte (absences nombreuses à l'université de La Rochelle).

Cela, qui arrive au PS comme, dans une moindre mesure, dans les autres partis de gauche, et qui serait arrivé à l'UMP en cas de défaite de Sarkozy aux présidentielles (la chute des Devedjian, Coppé, Gaudin, Juppé, Hortefeux, Bertrand, Bachelot ou Perben n'aurait pas fait de doute), cela donc est ici redoublé par une lamentable forfanterie chez de nombreux "nouveaux visages".

Que les dents de certains rayent le parquet, c'est logique étant donné l'altitude de la mission conférée à une personne qui entend, du moins partiellement, gouverner un pays de 60 millions d'habitants. Il n'y a donc rien de choquant. Mais ce qui me heurte particulièrement en ce moment, c'est la disproportion entre les ambitions et les objectifs. hérisser le poil comme un jeune lion, oui, c'est bien, mais pour quoi, contre qui ? Les quelques mesures fiscales discutables et rejetées par le conseil constitutionnel ? Non, contre d'autres gens de bonne volonté, désireux d'engager des réformes politiques et dans la société, afin de prendre les commandes d'un bateau aux multiples voies d'eau.

Dans le domaine, c'est une bonne chose, je trouve, que Ségolène Royal en ait rabattu de sa volonté de "prendre le parti" personnellement : pour son objectif de 2012 elle serait plus avisée d'accompagner la candidature d'un Rebsamen par exemple, plus modeste que le très intéressant Manuel Valls et moins étiqueté "ancien socialisme" que Bertrand Delanoë ou Jean-Marc Ayrault. De toute façon, ce ne sont pas les personnes qui pourront recréer une opposition dynamique et constructive, mais les orientations politiques portées par certaines personnes. Heureux MoDem, qui devrait bénéficier de quelques "conversions" de socialistes déçus à la fois par Kouchner et par les "jeunes lions".
Publié le 25/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
C'est un élément purement anecdotique, qui d'après moi cristalise tout ce qu'il y a de détestable dans la relation intime qu'entretien le chef du pouvoir exécutif avec les chefs du pouvoir médiatique.


Il est logique que des personnes dont l'image soit le fond de commerce y soient attentifs et fassent des pieds et des mains pour paraître qui moins gros, qui moins vieux, qui moins normal... Mais le fond de commerce d'un président n'est pas son apparence, c'est ses actes ! Alors que nombre d'attaques à gauche comme à droite se sont portées, durant cette vieille campagne présidentielle, sur la beauté et donc l'incompétence de Ségolène Royal, l'entourage et les amis de monsieur Sarkozy souhaitent lui procurer le beurre, l'argent du beurre et des rendez-vous galants avec la crémière !!!


Autant je comprends qu'une posture fugace et ridicule telle que celle-là ne soit pas publiée en l'état :


autant le fait de retoucher une photo politique relève de la propagande pure et simple . J'ai fait le parallèle avec les dérives totalitaire du contrôle de l'image, parce que la limite entre les deux n'existe pas : on gomme un bourrelet, on gomme Kamenev (opposant à Staline) après l'avoir éliminé. Les morts restent vivants (Brejnev, Boumedienne), les sosies prennent la place des vRais (Saddam Hussein), le pouvoir est incarné par un être entièrement reconstruit pour des besoins de marketing politique (Big Brother dans 1984).

Gommer les liens qui existent entre un homophobe notoire et le pouvoir, vous n'y pensez pas !!! Et pourtant le site du Premier ministre a été "corrigé" au printemps dans le seul but de fait disparaître Vanneste :
Avant (20 juin 2007), avec Vanneste

Après (21 juin 2007), sans Vanneste

C'est ça, la transparence, dire la vérité aux Français ? Hum hum...
Publié le 03/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
Juste un billet pour manifester mon accord avec Guy Birenbaum à propos des conditions de libération des infirmières Bulgares.



Que la France militaire en profite pour vendre un peu de matériel au colonel, c'est assez logique. Pas de commentaire particulier à faire, bizness is bizness et la libération des infirmières bulgares était de toute façon tout sauf judiciaire...

En revanche, qu'elle soit récupérée presque exclusivement par le couple Sarkozy, ça ne passe pas...

Publié le 01/08/2007
Par fxboffy
Humeur : Ironique
A Islamabad, une Mosquée a été "nettoyée au propre comme au figuré", suite à une occupation par des intégristes et l'assaut prétenduement réussi mené par le président Musharaf. Le rouge de la Mosquée était devenu le rouge du sang des terroristes.

La Mosquée Rouge d'Islamabad après l'assaut. AP.

Mais ce que Musharaf ne comprend pas, comme ne comprenaient pas le cartel des généraux à propos des Algériens, Johnson à propos des Vietnamiens, Sharon à propos des Palestiniens, Bush et Wolfowitz à propos des Irakiens, c'est que le sang des terroristes est une fontaine intarissable. Plus il est versé plus les candidats au suicide se multiplient.

La Mosquée Rouge encore, sans réelle surprise, est prête pour de nouveaux affrontements. Pourquoi les dirigeants du monde lisent-ils si peu Dune de Frank Herbert ?
Publié le 11/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Cette image ci-dessous n'est pas extraite des comptes-rendus officiels, elle ne représente que l'absurdité d'une prise d'otage et l'absurdité de la gestion de la crise de la Mosquée Rouge par l'état pakistanais.

Comme un film de sabre, mais avec des armes à feu, et l'absurdité de tuer...
Publié le 07/07/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Et à toute señorina, le respect qu'on doit. Force est de constater que par leurs attitudes, Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko - Morizet donnent les gages de probité et de qualité qu'on pouvait espérer d'eux, quand on les suivait un peu l'an dernier. Je dis on, je devrais dire je.



En effet, avant d'être porte-parole du gouvernement fantôme de monsieur Fillon, Laurent Wauqiez était le benjamin de l'assemblée de 2002. A ce titre, son ouvrage relatant la vie au quotidien d'un élu de la nation en a passionné plus d'un, y compris par exemple la candidate de gauche en lice dans ma circonscription électorale. Il montrait déjà son efficacité et sa clairvoyance à de nombreuses occasions, comme par exemple concernant la crise du CPE. Beaucoup plus récemment, j'ai vu son passage dans l'émission On n'est pas couché
de Laurent Ruquier, et mes bonnes impressions se sont nettement confirmées.



La secrétaire d'état à l'écologie était très bien lors du débat suivant le documentaire La Terre vue du ciel. Tout comme elle était très bien dans la majorité des reportages ou débats de plateau qui la concernaient. Elle m'a ainsi fait comprendre, par média exposé, l'importance de la stricte hiérarchie législative qui organise notre pays : les collectivités territoriales n'ont pas de pouvoir législatif déconcentré, ce qui limite malheureusement leur capacité d'initiative sur le plan écologique. En même temps, c'est un garde-fou juridique, économique ou social.

A ces personnes politiques dont je ne partage pas tous les avis, je tire mon chapeau.

Publié le 01/07/2007
Par fxboffy
Humeur : En colère
Cela sent les vacances pour tout le monde, même pour nos amis les politiques et pour ceux qui les "suivent". Je corrige tout de suite mon expression, "nos amis" est condescendant alors que je ne les regarde ni de haut ni d'en bas, je préfère donc évoquer les événements, grands ou petits, qui agitent le monde politique.

En cette période d'acharnement sur les boucs émissaires, de François Hollande à Jean-Louis Borloo en passant par les entraineurs de ligue 1, je n'en ferai pas trop à propos des propos de monsieur le président du conseil général des Hauts de Seine sur Madame Anne-Marie Comparini. Je ne reviendrai pas sur son attaque anticommuniste à propos de la dangerosité de la Seine-Saint Denis, grotesque. Mais ce mot ordurier de "salope " a du mal à passer. Non seulement parce qu'aucune femme ne devrait être traitée de ... , parce que l'insulte est à la fois machiste, déshumanisante et arbitraire. Mais surtout parce qu'Anne Marie Comparini ne mérite en aucune matière le dénigrement pour son action politique. Le seul tort qu'elle puisse avoir, aux yeux d'un partisan de la droite dure et bornée, ancien membre du groupe Occident, c'est celui de s'être associé à la gauche pour empêcher Millon d'être président du conseil régional de Rhône Alpes avec le soutien du Front National.


Pour le reste, elle est restée fidèle à François Bayrou pour fonder le Modem, refusant de faire allégeance à l'UMP de M. Devedjian pour être assurée de retrouver son mandat de députée. Son courage en la matière l'a empêchée d'être réélue. Frapper une femme à terre avec ce mot injurieux, c'est trop. Puisque monsieur Sarkozy se targue de s'entourer des hommes et femmes de qualité, quel que soit leur bord, il pourrait aussi rejeter plus fortement ceux qui en manquent singulièrement. De toutes les qualités qui font qu'une personne est bonne politique, la première est qu'elle est policée dans ses rapports avec ses concitoyens. En guise de sanction, je propose que le président du conseil général du 92 devienne président de l'UMP. On rirait bien, alors.

Je fais juste une dernière remarque : le "off" est encore de la partie ! Car c'est bien une forme de "off", discuter devant une caméra ce n'est pas rien, pour un homme politique. S'il souhaitait avoir une conversation privée, qu'il se rende dans un endroit privé ! Quand je vous dis que les femmes et hommes politiques devraient sortir de leur esprit la notion de "off". Toute leur existence publique est "on", et c'est une lourde charge; qu'ils se concentrent donc sur un mandat local et au maximum un mandat national, cela leur donnera des respirations loin des médias !

Autre nouvelle politique, importante, Bernard Kouchner travaille, oeuvre, obtient des pas importants de la part de la Chine. C'est un véritable espoir pour le Darfour, si toutefois avec 50 % des Français heureux au soleil et couchés sur le sable brûlant, la majorité silencieuse ne pense pas qu'après tout, ils n'ont pas à se plaindre, au Darfour, c'est le Pilat toute l'année...

Le ballet des têtes d'affiche du PS est étrange, avec un acharnement de personnalités de poids sur la poupée vaudou d'une grande absente, qui invente le snobisme dans la simplicité. Comment madame Royal pourrait-elle être Sine NOBilitate ? Une noblesse populaire, c'est rare, je n'ai en mémoire que Eva Peròn ou Lady Diana qui y soient parvenu, et cela ne les a pas empêchées d'être mortelles... Mais je préfère m'intéresser aux seconds couteaux, si intéressants, si importants (car qui peut prendre place dans la cuisine d'un parti quand un couteau est usé, sinon les seconds couteaux ?).

Une personnalité me semble de plus en plus affûtée, et volontairement je ne dis pas aiguisée. Aiguisée, c'est pour une personne arriviste. Najat Vallaud-Belkacem est ambitieuse mais très loyale, très intègre, et son positionnement est une merveille. J'avais déjà admiré, je dis bien admiré la beauté claire de son discours devant les chefs d'entreprise du Cercle . J'applaudis maintenant à la précision et au courage de son positionnement, pour Ségolène Royal et favorable à DSK . Il y a une grande cohérence dans ses idées, et une parole très policée, elle n'aurait donc rien à craindre d'une disparition du "off".

Je n'ai bizarrement aucun commentaire à faire au "ghost government" de Jean-Marc Ayrault, qui peut être une initiative démocratique majeure ou un jet de concombre de mer apeuré. L'avenir seul répondra à cette incertitude.

En revanche, et ce sera mon dernier commentaire, le Timor Oriental vivait samedi des élections cruciales pour le retour au calme dans ce pays au bord du déchirement. Le nombre de sujets sur ces élections dans les grands journaux des chaînes généralistes se compte sur les doigts d'un main. Les 298 morts du Pakistan n'ont pas non plus fait le poids par rapport à 5 randonneurs dans les Alpes. Il faut dire que c'est pas les même morts, aussi... Bravo la myopie de nos médias, alors que le Maghreb, l'Allemagne, par exemple, ont souvent un vrai regard sur l'actualité internationale.
Publié le 25/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Au secours !
Par-delà le côté souvent raccoleur, un valeureux reportage de M6 sur la crise du Darfour m'oblige à la réflexion.



Sur un territoire grand comme la France, une poignée de résistants lutte contre les raids incessants des Janjawids (les miliciens à cheval proches du pouvoir central de Khartoum d'Omar Béchir), sans se rendre compte des scandaleuses tractations en haut lieu entre Chine, Etats-Unis et Union Européenne. C'est un scandale parce que discuter intérêts financiers, zone d'influence et gestion de matières premières alors que les massacres succèdent aux pillages, aux viols et aux bombardements secrets de l'aviation soudanaise est écoeurant de cynisme ou d'aveuglement.



Cette guerre est exemplaire de la mondialisation de la politique, où il n'est plus possible de faire l'économie d'un ingérence sur les crises internes d'un pays. Puisque les Janjawids franchissent de plus en plus la frontière entre le Soudan et le Tchad, et réactivent les Tchadiens rebelles au pouvoir en place, la communauté internationale ne doit pas laisser les Toro-toros (miliciens pro-tchadiens) contenir seuls l'embrasement progressif du Sahel. Adré, au Tchad, est déjà un lieu de guerre larvée. Vous voyez le tableau.



La politique nationale n'a plus de sens, ou tout au moins elle n'a de sens que prise dans une gestion politique à plusieurs échelles : or ce qui devrait permettre une meilleure résolution des conflit civils, c'est une juste information et une mesure correcte des causes, des dangers et des implications pour les autres régions du monde comme pour les populations elles-mêmes. Dans le cas du Darfour, on l'a dit, les relations internationales freinent la résolution de certains pays à endiguer cette violence. Mais si l'on projette différents scénarios d'extension des luttes à toute l'Afrique subsaharienne, si l'on évoque le Nigéria, La Côte d'Ivoire, la Libye, l'Egypte, si l'on considère le rôle joué par l'intervention des forces occidentales en Somalie et en Irak (Ben Laden a largement profité de l'aide du régime de Khartoum), si l'on souligne que cette crise prend une ampleur particulière à cause de la désertification liée à une gestion catastrophique des ressources en énergie (rejets de CO2 réchauffant l'atmosphère, exploitation de gisements de pétrole et surexploitation du bois en Afrique), on pourrait considérer que le Darfour est la première de nos priorités en matière de politique intérieure, en matière de politique migratoire, en matière d'environnement, en matière de lutte contre les pandémies, en matière de politique agricole européenne, etc.


On trouve sur le site de MSF une excellente interview qui contredit ma position , mais c'est intéressant de comparer les deux optiques possibles face à ce genre de crise, ingérence ou intervention humanitaire, politique ou action non gourvenementale. Pour moi l'ingérence est nécessaire car elle utilise des leviers puissants qui, une fois en mouvement, peuvent vaincre les obstacles liés à l'aspect purement local d'une crise. Là où les ONG doivent agir seules, en toute pertinence, c'est lorsque les humains ne sont pas les uniques responsables de la situation (catastrophes naturelles, épidémie non provoquée).

Au Darfour, le temps de l'humanitaire n'est plus ou n'est pas encore venu. Mais le temps d'agir, lui, oui !
Publié le 23/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
La littérature changera le monde, disait-on autrefois, plein d'espoir. Elle joue en tout cas un rôle croissant dans la vie politique française.

Les livres historiques des hommes politiques avaient déjà servi à élargir leur autorité. Les livres politiques deviennent des pions stratégiques essentiels. En particulier lorsque les personnalités politiques se targuent d'indépendance vis-à-vis des médias, comme c'est le cas pour Ségolène Royal. En effet, agir contre La Femme fatale eût été fatal à son image de marque, alors que les pressions de Nicolas Sarkozy pour empêcher la fuite d'informations concernant son couple est plus cohérent vis-à-vis de ses discours passés. Maintenant qu'il est président, de toute façon, on sait que le personnage ne rend que les comptes qu'il veut rendre, et aucune volonté de clarté et de justice n'est plus forte que cette raison d'état (cf. les cadeaux de Giscard, la maladie et les écoutes pour Mitterand, les affaires de la mairie de Paris pour Chirac, alors même qu'ils proclamaient ouvertement leur honnêteté et la fausseté des accusations).

C'est à cause d'un livre (La Femme fatale ) qu'un autre livre s'est "renforcé" d'une annonce choc (Les Coulisses d'une défaite ), et c'est à cause de ce deuxième livre que le parti socialiste s'est déjà lancé dans une remise en question des personnes, avant la remise en question des idées, comme il l'avait souhaité. Pourquoi des livres, pourquoi pas des moyens modernes, comme des discours sur internet, des sites web 2.0, des documentaires commandités, ou des nouveaux logos idéologiquement connotés ? Parce que d'après moi le livre est un moyen de dialogue entre les "élites intellectuelles" : quand les journalistes ont quelque chose de massif à dire aux CSP supérieures, ils le font par le biais des livres. Quand les personnalités politiques ont besoin de faire une réponse longue et sans contradicteur aux journalistes, elles font un livre. Le "peuple", lui, tout ça lui passe par-dessus la tête, et c'est aussi bien pour tout le monde. L'information people, ce sont les destinataires qui vont la relayer voire la faire "fuiter" : les journalistes, dont le métier est au fond souvent de vulgariser l'information politique (je distingue ici journalistes et analystes, tels que Apathie, Barbier, Reynié, Cayrol) !

Le livre politique c'est la guerre politique continuée par d'autres moyens. C'est un extrême, mais comme l'est aussi la chanson populaire, promue de plus en plus sous une étiquette politique (Faudel chantant Mon Pays face à Diams chantant Ma France à moi, Noah contre Hallyday, le rap enragé de Sniper contre la techno clean de Jean Roch ou Martin Solveig...).

Sur l'histoire de la vie privée de Ségolène Royal, honnêtement, si cela a vraiment de l'intérêt, cela n'a pas de valeur, si je me réfère à un article précédent . Quelle conséquence pour nous ? Des questions moins pesantes sur les rapports entre Ségolène Royal, candidate déjà à la présidentielle 2012, et le parti, dirigé par François Hollande (tout conflit serait justifié, aux yeux des Sainte-Beuve de la politique - Mesdames Chemin et Bacqué, etc. - par les rapports personnels, tout comme le rapport politique de Sarkozy à Chirac serait marqué par son rapport personnel à son père Pal Sarkozy). Une personnalité peut-être décomplexée par son positionnement à la fois PS, MRC et MoDem (oui, je parle bien de Ségolène Royal). Plus de politique des idées, en fait, ce qui serait un progrès à gauche. D'ailleurs, ce progrès, la gauche de la gauche ferait bien de le faire également, parce qu'on parle de refondation du PS, mais rien ne vient troubler les stupides divisions qui minent une situation des altermondialistes anticapitalistes déjà difficile.

Etat tout de même étonnant du PS : il devait perdre, mais finalement gagne relativement du terrain par rapport à ce qui précédait la séquence présidentielle / législatives. Et pourtant ce gain relatif a montré combien la défaite a tenu à peu de choses, et combien il est nécessaire, tel Lyon dans sa reconquête d'un 7ème titre de champion de France, de se débarasser des mauvaises cartes et de bien reprendre en main les bonnes. Au risque de surprendre, d'après moi, et au regard d'une doxa économique de moins en moins bornée dans son Friedman libéralissime, la gauche devrait jouer la carte de l'économie contre la carte du social. On ne peut pas mettre tout le monde d'accord sur le plan social, surtout à l'échelle de l'Europe. On peut parvenir à des objectifs nationaux communs en matière d'économie.
Publié le 18/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Sous un titre en forme de révérence au MoDem, parti dont je respecte l'intelligence et les leaders, je souhaitais réagir brièvement aux deux tours des élections législatives, qui ont représenté successivement une mode (la mode sarkoziste, comme une marque de fabrique qui est clairement identifiée et respectée) puis une modulation (ou modération, si l'on veut, d'une tendance qui reste en faveur de l'UMP).


Le premier tour avait déjà indiqué que l'UMP serait majoritaire, et que les Français donnaient mandat à Sarkozy pour engager une action de réforme du pays. Le second tour ne pouvait donc pas être une surprise de victoire. Les partisans de la gauche et du Modem craignaient même un résultat aussi catastrophique que la gifle de 1993, celle qui avait fait naître le premier débat Royal Sarkozy, avec exactement le même ton et le même résultat que le 2 mai dernier.


Finalement, le second tour, en montrant un recul de l'UMP, tendrait à souligner que les Français sont sarkozistes, mais aussi, en même temps, ségolénistes (à 50-56 % début mai, sans doute dans les mêmes proportions actuellement). La vague bleue est donc si modérée qu'elle est finalement faible par rapport aux efforts déployés pour la mettre en place. Sarkozy pourrait presque regretter l'assemblée de 2002, qui lui était plus favorable...


La faute certainement à une maladresse que les instabilités inhérentes au projet présidentiel de Nicolas Sarkozy impliquait nécessairement. Certes Jean-Louis Borloo aurait du être moins honnête et botter en touche le ballon lancé par ce vieux roublard de Fabius. Mais le problème serait sans doute intervenu plus tard, avec plus de dangerosité pour la stabilité de la vie politique et des institutions. En effet, cet élargissement de l'assiette de perception de la TVA n'est sans doute qu'à l'étude, le fait de l'étudier comme on aurait pu étudier la Cotisation sur la Valeur Ajoutée (CVA) n'est pas absurde. MAIS évoquer l'apparition de nouveaux impôts, visant tout le monde, quelques jours ou quelques semaines après avoir supprimé des anciens impôts visant surtout les plus riches, cela ne peut que faire sursauter les électeurs modestes ou des classes moyennes.


Ces élections législatives, en deux temps, me semblent marquer un très très violent retour de la vie politique dans le désenchantement d'avant 2002. Et je ne vais pas me faire tous les amis du monde mais selon moi, le fait que Nicolas Sarkozy ait été élu à la place de Ségolène Royal n'y est pas pour rien.


Le projet qui se prétendait clair reposait en effet sur une architecture approximative et bancale, alors que le projet qui souhaitait embrasser la complexité du monde et de la France collait très correctement aux problèmes sensibles et clairs de nos concitoyens.


Fort heureusement, c'est la note d'espoir par laquelle j'achève cet billet, la nouvelle façon de faire de la politique gagne du terrain, ce positionnement à la fois réaliste, humaniste et ancré dans des idéaux indéniables. A des degrés divers, j'ai retrouvé cela aussi bien chez Vincent Peillon, Najat Vallaud-Belkacem, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Corinne Lepage, Dominique Voynet, Patrick Braouezec, que chez Roselyne Bachelot, Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner, Jean-Christophe Lagarde ou Laurent Wauquiez (excellent ce soir sur France 2).

PS : C'est vrai, je ne parle pas d'Arno Klarsfeld, de Razzye Hammadi, d'Olivier Besancenot, de Marine Le Pen, de Louis Alliot ou de Rama Yade. En effet. Voilà voilà.... Certaines personnes apprennent plus vite que les autres et différemment des autres, dit-on souvent. Pas d'autre commentaire
Clin d'oeil.
Publié le 12/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante
Estimations législatives 2007 - 1

E
lle aurait pu être rose, orange et bleue, mais le rouge, le vert et l'orange semblent cette fois-ci noyés dans les grandes masses, le rose et le bleu.

Mais c'est aussi une "Lettre aux Hébreux" après la lettre. De nouveaux courants idéologiques apparaissent actuellement même s'ils ont toujours les habits des anciennes couleurs. Ou pour être plus exact, les germes de divergence étaient présents dans les anciens courants, mais les plantes sont désormais bien visibles dans le paysage politique français. Les gaullistes, les mitterandistes, les giscardiens n'ont plus de raison d'être, donc il s'agit de convertir les responsables, les militants et les électeurs à de nouvelles postures politiques. Le rapport aux médias, le rapport à la représentativité du corps électoral, le rapport avec les autres personnalités politiques amies ou ennemies change.

De façon générale, la simplification du système d'alliance des partis (de 6 à 4 unions de partis politiques dominants, de Trotskistes / Altermondialistes + PC + Verts + PS + UDF + RPR + FN à Altermondialistes + PS + MoDem + UMP + FN) répond à un besoin de structuration des réponses offertes aux problématiques actuelles, mais sont un masque sur des options politiques toujours aussi variées.

Pour donner un exemple caractéristique, Nicolas Sarkozy a pour l'instant englobé le conservatisme patriotique et la dérégulation libérale, l'activisme politique et le désengagement de l'état. De la même façon, au sein du PS et quelles que soient les orientations prises après le passage de l'inondation UMP à l'assemblée, cohabiteront toujours une tendance socialiste et une tendance socialisante, une volonté de redistribution avant contre une volonté de redistribution après. L'article paru en mars-avril dans le NouvelObs sur les nouvelles cohérences d'opinons politiques, transcendant le clivage gauche droite, me fait doucement rire maintenant, parce que les motivations derrière les options politiques sont très diverses. On peut être francophile comme Ségolène Royal, mais alors on n'est pas patriotique comme Nicolas Sarkozy, ni nationaliste comme Marine Le Pen. On peut être partisan de l'ingérence comme Kouchner, ou pas, comme Védrine, alors que sur le plan de la justice sociale ces deux personnalités ont à peu près les mêmes idées.

Pour revenir au bipartisme de fait de la dernière législative, que signale cette lettre rose et bleue, à François Fillon qui à Matignon se réjouissait de la carte blanche donnée à toutes les mesures présentes et à venir (je caricature, évidemment), on pourrait dire:
Dans ces meubles laqués, et rideaux et dais moroses,
Danse, aime, bleu laquais, et ris d'oser des mots roses,
Mais ne confond donc pas oppose avec compose,
Car toutes les banlieues n'ont fait qu'une courte pose.
Et si la rose te semble maintenant peu de choses,
Elle vivra tant que tu lui fournira des causes.
Tu gagnas certes sur ton nom des voix à Sablé
Mais, cornaqué, tu suis une voie très ensablée,
Car après "ses" multiples mouvements irrépressibles,
Tu vas devoir rendre l'union nationale crédible.

Je suis serein et déçu lorsque j'envisage l'assemblée nationale à venir. Tout d'abord, c'est le genre de victoire qui fait regretter (Roland Cayrol en attestait) de ne pas avoir la représentation nationale mais la représentation ultra-majoritaire nationale. Donc le gage donné aux députés sera difficile à tenir, la déception face aux résultats de la "pleine autorité" comme le disait aujourd'hui Claude Askolovitch sur LCP/Public Sénat. La déception vient du fait que des personnes de grande valeur politique ne seront pas élues, à cause du "bonus" attribué à toute personne se présentant sous l'étiquette de la majorité présidentielle. A Lyon par exemple, Anne-Marie Comparini ne sera pas réélue, Najat Vallaud-Belkacem n'aura fait que retarder le parachutage violent de Dominique Perben en vue de la bataille des municipales.

A l'inverse des personnes qui n'étaient pas plus légitimes que leurs concurrents ont profité de cette étrange alliance de la résignation et de la satisfaction : Georges Ginesta aurait du ruminer au calme ses propos xénophobes, M. Balkany aurait pu fumer le cigare pour fêter la future mise en application de la loi SRU dans sa circonscription, Charles de la Verpillère aurait du garder les nombreuses fonctions pour lesquelles il n'est pas encore incompétent...

A propos du cumul des mandats, si un jour on devait amener les candidats à être députés à plein temps, on pourrait envisager une mesure coercitive contre le zapping entre les mandats, tel que le pratique le gouvernement actuel, mais aussi des personnalités de droite comme de gauche. Cette mesure, ce serait que les candidats n'aient pas de suppléants, mais cèdent la place au candidat arrivé derrière eux en nombre de voix. Cela éviterait d'élire une personne (Valérie Pécresse par exemple) et d'être représenté par une autre (son suppléant, Yves Vandewalle, par exemple).
Publié le 31/05/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie

Ils sont donc plus de mille, aux portes de nos villes, et bientôt il seront 10 000 et puis 100 000 et qui demanderont asile, asile ! Les candidats en recherche de circonscription électorale doivent traverser de nombreux arrondissements en courant pour espérer trouver le bon, celui qui les accueillera.


 

parachute

 

C’est une guerre sans merci pour les maigres places, et les troupes de parachutés doivent apprendre à ranger au plus vite tout leur matériel pour se fondre rapidement dans le décor, dans la population. C’est quelque chose d’assez acrobatique, au fond, le parachutage. D’une certaine façon, les Edgar Morin et alliés, Arno Klarsfeld, Barbara Romagnan, Marine Le Pen, etc., ont un grand courage et beaucoup de détermination pour affronter ainsi les sarcasmes des « autochtones ». Bon il y a des atterrissages plus violents que d'autres ...


Dans le bataillon des futurs députés français, on trouvera forcément aussi des responsables politiques locaux arrivés à maturité pour recevoir l’intronisation par leur parti. C’est en quelque sorte l’antithèse du parachutage, c’est la sortie de terre, la montée à Paris. Ces promotions électorales n’en sont pas moins risquées : alors qu’un parachuté peut reprendre son envol en cas d’échec (le parcours de Jack Lang le montre), un personnage « local » qui perd doit affronter son échec au quotidien, souvent en prolongeant la lutte, telle Ségolène Royal au niveau national (difficile pour elle d’être parachutée en Italie, où pourtant elle ferait un malheur). Cette promotion aurait pu être par exemple celle de Quitterie Delmas , mais le MoDem en a décidé autrement. Sans doute y aurait-elle gagné si une dose de proportionnelle avait été introduite, puisqu’elle est plus populaire en France qu’avenue des Gobelins.


Le pArTi sociaListE (eh bien quoi ? on a le droit d’écrire MoDem, je ne vois pas ce qui empêcherait le jeunisme de frapper plus loin en modernisant l’écriture du pArTi sociaListE ?)… le ParSoc, donc (tiens c’est pas mal, ce label, ParSoc…)… le PS a beaucoup insisté sur le renouvellement proposé dans ses candidatures : féminisées, colorisées, elles sont portées également par de nombreuses personnes au parcours professionnel riche mais non encore rompues à tous les rouages de la politique politicienne. Dans tous les partis, généralement, un changement de génération se fait sentir. Paradoxalement pourtant, je ne suis pas sûr que le benjamin ou la benjamine de l’assemblée soit aussi jeune que Wauquier, Fillon, Le Pen en leur temps. Bien sûr je serais très heureux qu’Elsa Di Meo gagne son pari dans la très difficile circonscription de Saint-Paul en Forêt, dans le Var ; mais je pense que la barre sera placée aux alentours de 29 – 30 ans (pourquoi pas Najat Vallaud-Belkacem ? Symbole éclatant de féminité, d’intégration et d’innovation !).


Un nouveau genre de député va certainement faire son apparition dans l’assemblée nationale (ou peut-être existait-il mais je ne le connaissait pas) : les hommes et femmes de paille. De tous les genres, c’est clairement celui qui me semble le plus incorrect vis-à-vis de la démocratie. Azouz Begag avait raison de souligner que ministre est un emploi à plein temps, et on peut penser que député l’est aussi tant qu’on veut l’exercer complètement ; donc que des ministres prétendent se présenter aux législatives, c’est soit une forfanterie (ils s’estiment capables d’être compétents dans deux emplois simultanés), soit une tromperie (ils attirent les suffrages mais volontairement ils n’assument pas leur engagement de représentation des concitoyens). Quel séisme si Sébastien Le Foll le semi-parachuté empêchait François Fillon le Sarthois autochtone de placer son homme de paille (qui doit être débutant à l’assemblée nationale, si je ne me trompe pas !)… Je ne vois pas honnêtement ce qui empêche les ministres de cautionner une candidature portée par des proches, plutôt que se présenter en leur nom tout en sachant que de toute façon ils abandonneront le poste à leur suppléant(e).


La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que comme sur la terre de Roland Garros, comme sur les Terres du Milieu, le vacarme des armées en marche couvre peu à peu le ronron des joggeurs sur les feuilles mortes de Boulogne.
Publié le 22/05/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Après la maîtresse d'école, nous aurons peut-être dans les jours à venir l'association des deux frondeurs, François Bayrou (ni gauche ni droite ni au milieu et ni autre chose, parce que ce serait un étiquetage scandaleux monsieur D'Arvor Moqueur) et Ségolène sans ses copains (référence voilée à l'adorable pastiche de Gospé et Sempinny Le Petit Nicolas, Ségolène et les copains ).

Ségolène la Fronde? C'est en tout cas ce que pourrait laisser croire cette photo :



(C) Denis Minella - Avril 2007

Pourvu que les discussions politiques reprennent de plus belle dans les chaumières en Juin !
Publié le 17/05/2007
Par fxboffy
Humeur : Souriante

Puisque le petit jeu des pronostics sur la composition du gouvernement a battu son plein ces derniers jours, et bien que trouvant parfaitement inutile cet exercice (puisque n’apportant ni information de fond ni grand intérêt dans quelque domaine que ce soit) je me plie à des pronostics croisés. En quoi consiste ce pur exercice de style ? Combiner 2 pronostics ou plus pour en étudier succinctement les effets. Par exemple, ici, les pronostics sur le gouvernement paritaire de monsieur Fillon, sur la sélection de l’équipe de France de football masculine et féminine.

 

 

 

 

Milieu de terrain travailleur et discret, très engagé, François Fillon est évidemment le capitaine.


 

 

 

 

Le premier ministre est né au Sénégal mais a prouvé sa loyauté dans toutes les difficultés de la France. Il sait aussi s’effacer quand un leader plus emblématique revient sur scène. C’est Patrick Vieira.


 

 

 

 

Jadis jeune attaquant, considéré comme le meilleur de ses pairs par l’entraîneur, il apporte son expérience, son flair et sa technicité dans un domaine où il ne faut rater aucune bonne occasion. C’est le second leader de l’équipe, Alain Juppé.


 

 

 

 

Ministre aux compétences élargies depuis le resserrement de l’équipe autour de ses leaders, Thierry Henry gère avec expérience tout ce qui concerne les déplacements, le développement durable et l’aménagement des surfaces.


 

 

 

 

Fidèle parmi les fidèles, il fallait évidemment compter sur la présence de Roselyne Bachelot, gardienne du temple aux sorties parfois hasardeuses et malvenues, mais toujours franches.


 

 

 

 

Sarah Bouhaddi, malgré quelques erreurs, a suffisamment prouvé sa solidité pour garder les clés qui ouvrent ou ferment l’espace réservé de la nation.


 

 

 

 

Très présent durant la campagne de qualification et durant le tournoi final, Xavier Bertrand, serein et dur sur l’homme tout en ayant des reprises de volée remarquées, a gagné sa place parmi les titulaires.

 

 

 

Florent Malouda était semble-t-il destiné à recevoir le portefeuille du budget et des finances, habitué à ne pas s’économiser le long de ses couloirs pour faire sauter les meilleurs coffres-forts.

 

 

 

Jeune et talentueuse alter ego de Xavier Bertrand, Rachida Dati a surtout étonné par ses audaces et sa fraîcheur, que ne laissaient pas supposer son tempérament prudent. Elle a mené le jeu avec beaucoup de conviction, ce qui lui vaut de sembler déjà incontournable quelques mois après le début de la compétition.


 

 

 

 

Par ses compétences techniques exceptionnelles, Louisa Nécib (qu’on compare parfois à Zidane, éternel ministre de l’innovation et de la recherche) peut occuper indifféremment le poste de l’enseignement, de la santé ou du commerce avec l’extérieur.


 

 

 

 

Jean-Louis Borloo, dont l’actuel sélectionneur a parfois regretté le dilettantisme, est pourtant un rouage essentiel de l’équipe, il occupe le centre avec autorité et efficacité, ratissant large et étant capable de transformer chaque occasion à un double profit, le sien d’abord et celui de l’équipe ensuite.

 

 

 

Claude Makelele, parfois léger avec les sujets un peu brûlants au point de mettre en danger toute la cohésion du groupe, est néanmoins indispensable dans son rôle de ministre de la fonction publique. Son entente avec le premier ministre est un gage de réussite, grâce à leur complémentarité.


 

 

 

Michèle Alliot-Marie, pilier de la défense, devrait prolonger son bail dans l’équipe malgré quelques velléités de jeu personnel en raison de son positionnement haut placé.


 

 

 

 

Sonia Bompastor a pris les rênes du ministère de la défense après le départ de Corinne Diacre, et ne semble pas prête à les laisser à la première venue.


 

 

 

 

Yves Jégo, tout comme Estrosi, Karoutchi, Devedjian ou Hortefeux, fait partie des gardiens rapprochés du sélectionneur Nicolas Sarkozy, il a donc d’importantes chances de faire partie du voyage, dans le but de rendre cohérente l’équipe et de relayer les inflexions tactiques du capitaine.


 

 

 

 

Grégory Coupet, fidèle secrétaire d’état pendant de longs mois, voit enfin sa patience récompensée même si elle fut mise à rude épreuve lors du dernier sommet mondial. Le ministère du logement dans la lucarne devrait lui échoir en toute logique, à lui qui est réputé pour son autorité dans les zones prioritaires et pour son attention au placement des murs.


 

 

 

Valérie Pécresse, surnommée « la teigne » par ses adversaires, est avant tout une combattante. Elle peut jouer aussi bien sur l’aile droite que sur l’aile gauche, mais de toute façon sa capacité à défendre et contre-attaquer est légendaire… et ce n’est pas une légende. Son défaut est peut-être une certaine suffisance qui lui coûte cher lorsqu’elle a un vis-à-vis tout aussi pugnace (on pense à Clémentine Autain, Ségolène Royal ou Marine Le Pen, par exemple).


 

 

 

Sandrine Dusang est une valeur montante de la politique. Elle se jette sur tous les dossiers comme une morte de faim et ne les rend qu’une fois « essorés ». Les tours de passe-passe, les irrégularités pratiquées en cachette, les passages en force ou les transmissions préférentielles, tout lui est égal désormais puisqu’elle semble destinée à occuper le ministère de l’égalité des chances.


 

 

 

 

Gilles de Robien est un autre titulaire en puissance, en raison de son importance dans le dispositif central de l’équipe, tout comme Borloo. Son jeu toujours sur le fil du rasoir risque toutefois de le pousser sur la touche, s’il ne tient pas plus fermement son marquage. Après avoir géré l’équipement et la transmission dans l’équipe, il pourrait revenir dans un rôle de régulateur, malgré le fait qu’il soit physiquement juste (mais pas mentalement !).


 

 

 

Camille Abily ou les jeunes Ribéry, Nasri ou Ben Arfa peuvent prétendre gérer le ministère des savoirs et des savoir-faire, grande structure chapeautant entre autres l’invention, la recherche de solutions, l’innovation mais aussi les différentes formes de transmissions, etc. C’est un ministère crucial au sens où la pratique devient rapidement stérile si les échanges avec les partenaires ne se font pas dans la confiance.

 

 

Voilà, ce n’était qu’un pronostic croisé, évasif mais très plaisant à réaliser. Toute erreur dans la composition serait entièrement imputable à l’auteur.

 

NB : crédits photos : Joueurs de l’équipe de France (L’Equipe) ; Joueuses de l’équipe de France féminine (FFF) ; Blogs personnels ou de soutien (tous personnages politiques sauf X. Bertrand) ; Assemblée nationale (Xavier Bertrand).

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