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Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet) Contactez-moi
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Publié le 16/05/2007
Humeur : Ironique
Ainsi donc le XXI° siècle sera celui du réchauffement climatique global. Mais des espèces vont disparaître, des difficultés humaines innombrables en seront la conséquence...
- Rien ne pourra l'empêcher, maintenant. Ainsi donc le PS, avant ou après les élections législatives, va se scinder en des entités différentes, ou tout au moins les membres principaux de ce parti vont voir se séparer leurs chemins. Mais c'est un drame pour ceux qui ne veulent abandonner ni les idéaux d'un humanisme redistributif ni le réalisme d'un monde où règne la loi du meilleur gérant... - Rien ne pourra l'empêcher, maintenant. Ainsi donc nous allons vivre durant 5 ans en Sarkozie, un pays avec ses qualités et ses défauts. Mais la France autre ne pourra survivre qu'en s'assimilant ou en se différenciant, sans demi-mesure... - Rien ne pourra l'empêcher, maintenant... PS: merci à Darth Vader pour sa participation. Publié le 11/05/2007
Humeur : Rebelle
Je relaie une lettre ouverte trouvée par ailleurs, en changeant légèrement quelques éléments minimes...
Il y en a sans doute d'autres, des "convergences" à trouver d'abord dans le parti avant de les proposer hors des frontières du parti socialiste. Ouff... c'était plus long que prévu ! ![]() Publié le 10/05/2007
Humeur : Ironique
Une petite vidéo en passant... sur les difficultés de créer une nouvelle voie tout en étant issue d'un des plus vieux parti en exercice (Epinay, 1971, c'est loin tout ça...)
Après deux tours de la présidentielle, la perspective des deux tours des législatives amène une donne nouvelle dans la redistribution prévue des cartes politiques. Au mileiu de tout cela, il faut bien l'avouer, les encartés sont les plus circonspects des électeurs : les Bayrouistes non-UDF seront-ils assez solides pour constituer une nouvelle base ? Les nouveaux UDF pro-Bayrou vont-ils changer de parti sitôt arrivés ? José Bové voulait créer un parti, qui va-t-il réunir, son électorat seul ou tous les déçus des autres mouvements altermondialistes ? Les Verts se font happer par les grands courants, socialiste à gauche et démocrate au centre (cf. le ralliement de Bennamias, Lepage, Waechter à Bayrou), mais comment vont réagir leurs militants ? Parmi les vainqueurs même, des questions se posent : faudra-t-il aux Besson, Blanc, Bourlange, Morin, Tapie, Gallo, De Robien, etc., entrer à l'UMP pour faire partie de la majorité présidentielle? Ou seront-ils subventionnés sous des étiquettes à part, "majoritaires de gauche" et "majoritaires du centre" ? Enfin concernant le parti socialiste, ce qui a fait beaucoup polémique et provoque un double danger, c'est la divergence entre les tenants d'une stabilisation et ceux qui prônent un renouvellement immédiat pour minimiser la défaite annoncée en juin prochain. Que Ségolène ait recueillit 17 millions de voix est une pleine réussite. Mais le doit-elle à l'appui de son parti ou à l'appui de ceux qui veulent qu'elle change la gauche? Et terminer "Première Dauphine" comme disait Nicolas... Canteloup, cela ne présage rien de bon pour les résultats du PS lors des prochaines législatives. Deux camps, au minimum, s'affrontent : ceux qui comme Arthur en son temps, souhaitent que les responsables soient mis sur un pied d'égalité pour mener ensemble les combats (François Hollande primus inter pares, DSK, Fabius, Royal, Emmanuelli, Peillon, Guigou, Rebsamen, Montebourg, Chevènement, Lang, Taubira, Aubry, sur une même ligne très "apparatchik"). Ceux-là sentent le vent d'Est, ils serrent les rangs pour résister à la vague, tiennent coûte que coûte leurs positions quitte à mourir au combat tels les Hoplites de Léonidas. Il y a aussi ceux qui souhaitent une guerre de mouvement, prônant une modification significative de la ligne politique du parti pour coller au plus près des préoccupations globales des électeurs. Trois chefs s'avancent pour en revendiquer l'apanage, avec des forces et des faiblesses bien différents : Ségolène Royale, qui peut compter sur une assise solide du côté des Désirs d'Avenir, à la fois dans et hors du parti. Strauss Kahn serait sans doute assez fort pour prendre la rue de Solferino par les armes, aidé de Cambadélis, Moscovisci, et pourquoi pas Rocard et Kouchner. Mais en dehors du PS il n'aurait qu'un espoir modéré de rassemblement, parce qu'il n'a pas été assez médiatisé ces derniers mois. Entre ces deux-là, la guerre a déjà commencé à mots couverts, un duel digne des meilleures chansons de geste (avec tout le côté répétitif que cela implique). ![]() Après l'intérieur- extérieur et le pur intérieur, reste le chef qui souhaite changer le PS de l'extérieur... je pense bien entendu à François Bayrou. Dans la configuration actuelle, s'il ne rallie pas quelques personnes de poids venant du PS, il a peu de chance de briller autant aux législatives qu'à la présidentielles. Mais il a nettement ses partisans à sa gauche, à commencer par les mystérieux Gracques. La difficulté pour lui est de convaincre les socialistes qu'il est plus à même que les socialistes de tradition (Royal et Strauss Kahn) de faire une nouveau mouvement progressiste, républicain, démocrate et hautement respectueux des valeurs humaines. Cela promet des flots de sang dans les rues de Solférino... Au-delà de l'image, choquante, il y a aussi le dépit et la tristesse des vaincus, de ceux qui croient encore à leurs idéaux mais ont été débordés par la dure loi du terrain. D'aucunes peuvent en verser une larme... ![]() Mais j'en connais une qui ne se laissera pas faire (Vas-y Ségo!). Publié le 05/05/2007
Humeur : Rebelle
Lorsqu'elle coupait la parole à son adversaire, que ce soit à propos des 35 heures ou lors de sa "sainte colère" concernant l'accueil des handicapés à l'école, elle se comportait en "homme politique" comme les autres (telles Michèle Alliot-Marie, Martine Aubry, Simone Weil ou Edith Cresson). C'est peut-être le "secret de fabrication" que cachait Sarkozy à une journaliste à l'issue du débat : faire tomber Ségolène dans le même monde que tous les êtres politiques, soumis à l'exigence d'autorité et de compétence, et ce faisant lui retirer sa qualité principale, à savoir sa dimension iconique et maternelle. Mais il me semble que si demain les réflexes misogynes inconscients se réveillent et confirment les derniers sondages, ce sera le coup final d'un bien cruel engrenage : pour prouver sa compétence, Royal a du se montrer impériale et intraitable; mais en prouvant sa compétence, elle est sortie du rôle que trop de nos compatriotes lui assignent inconsciemment : celui s'une mère, appaisante et aimante, incapable de fermeté politique. Alors je souhaite sans y croire, j'espère sans m'y préparer, que le 6 mai 2007 sera la journée de la femme politique, à la fois femme ET être politique. Publié le 04/05/2007
Humeur : Au secours !
Désolation et incompréhension pour moi de voir les sondages indiquer un mouvement et des opinions inverses à ce que j'ai ressenti au cours du débat Royal-Sarkozy et par la suite, au cours de discussions avec des proches ou des inconnus.
Si cette tendance des suffrages se vérifie au moment du scrutin, je m'inquiète honnêtement concernant la future présidence, mais plus encore concernant la clairvoyance de la moitié des français... Une nouvelle étape de la série 2002 - 2005 - ... qui se continuerait, donc. Publié le 03/05/2007
Humeur : Gaie
Je suis trop saisi par l'imminence du choix politique pour ne pas réagir avec empressement au débat splendide qui opposait hier soir (le 2 mai 2007) Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy. De la tension dans les mâchoires lors des premières prises de parole, des interruptions tout autant idéologiques que tactiques, une kyrielle de chiffres tantôt exacts tantôt erronés destinés à montrer la compétence technique de toute façon élevée des deux candidats, des piques incessantes, des affrontements de posture, des lapsus, des mots qui se heurtent, de l'émotion... quel grand débat ! Je ne tire pas de conséquence générale sur les forces en présence, car comme le disent certains le résultat de ce débat sera plus net dimanche soir... Mais à titre personnel, voici ce que je retiens.
Vivement les résultats, pour se réjouir ou se lamenter ! Publié le 20/04/2007
Humeur : Tendre
Deux articles politiques coup sur coup, cela se justifie par le fait qu’il y a une semaine j’ai assisté à mes deux premiers meetings coup sur coup. Ségolène Royal donc, puis le vendredi François Bayrou . Je connais très bien quelqu’un qui se prépare à voter pour lui, moi-même je respecte les dernières positions du chef de l’UDF, malgré mon attachement au mot « gauche » dans « centre-gauche ».
Tout en étant plus court que précédemment, je souhaitais faire un petit comparatif. Plus de monde, plus de foule au PS, un côté plus familial à l’UDF. Une candidate sérieuse, solennelle et incisive dans une grande salle comble. Un candidat tranquille, studieux et narrateur expert dans une salle moyenne assez remplie. Une raison passionnée. Une passion raisonnable. Un rassemblement des courants. Un rassemblement des sympathisants.
Pour moi, en l’état, il n’y a pas de fossé qui sépare irrémédiablement ces deux candidatures, mais je voulais ici me faire le relais d’une remarque très fine de Christophe Barbier (gloire à cet analyste génial en de multiples occasions !). Si François Bayrou devient président, c'est-à-dire s’il passe au second tour, lors des législatives il risque d’être minoritaire dans sa majorité UDF-PS-Divers Droite, le ramenant à une sorte de cohabitation, où le programme porté par Ségolène Royal s’appliquera en partie alors que les électeurs lui auraient signifié son désaccord le 22 avril !
A l’inverse, si François Bayrou appuie la victoire de Ségolène Royal, ses propositions les plus importantes (2 emplois sans charges pour les PME, introduction rapide de proportionnalité dans les législatives, etc.) auraient toutes les chances d’être appliquées par une majorité PS-UDF.
D’une certaine façon, en n’anticipant pas sur son programme (« je me présente en 2002, je fais un score à deux chiffres en 2007 et je gagne en 2012 »), il aurait de grandes chances de bénéficier de l’alternance pour prendre vraiment le pouvoir… si toutefois le projet de Ségolène n’obtenait pas le succès attendu et espéré. Quoi qu’il en soit, ce chassé-croisé cordial n’est qu’une partie du problème, la plus grosse incertitude résidant dans le comportement et le self-contrôle du troisième larron républicain, Nicolas ! Je ne parle même pas, bien que je l’envisage avec l’inquiétude la plus vive, d’un Jean-Marie Le Pen au second tour, tremplin idéal pour lancer sa fille Marine sur des rails en acier… Publié le 20/04/2007
Humeur : Gaie
Il y a une semaine exactement, j’assistais à mon premier meeting politique. Evidemment, c’était à celui de Ségolène Royal , contexte oblige. J’y ai compris pourquoi, à mon grand étonnement, de nombreux hommes et femmes politiques conversent durant les interventions des autres, au lieu d’écouter religieusement leur parole afin d’en tirer le meilleur parti. Tout simplement parce qu’ils connaissent déjà pas mal la « musique » qui y est jouée.
Moi-même durant ce meeting, je n’ai écouté le discours de Madame Royal que de temps à autres, comme lorsqu’elle a abordé le thème du Darfour par exemple. J’étais bien plus intéressé par ce qui se passait là devant mes yeux, et qui n’est quasiment jamais montré (sauf dans quelques excellents reportages récents, ainsi celui de la campagne interne sur Canal+) : les coulisses de la vie politique. J’insiste sur le terme de « vie » politique, au sens d’organisme vivant, avec ses organes, ses régulations, ses systèmes en équilibre perpétuel.
Il y a d’abord le service d’ordre, je devrais dire le service d’ordre juste, car il prépare le terrain, s’impose fermement mais sans vouloir casser les rêves des militants en furie. Il y a la furie des militants, joyeuse et bon enfant, mais très instinctive. Des frémissements traversaient la foule lorsqu’une rumeur d’arrivée prochaine de la candidate aux présidentielles partait d’un coin de la salle. L’objet d’attente est retardé, alors on siffle des gens au demeurant fort respectables (Moscovici, serein, Peillon, flamboyant, etc.). Puis elle arrive, et c’est l’extase presque béate. Elle est leader, elle fend la foule et prend sa place, tout en haut tout en blanc.
Moi pendant ce temps je capture quelques images bousculées, je cherche des yeux le bras droit Monsieur Mennucci . Car il y a tous les autres, ballet incroyable de personnes imposantes noyées dans la masse et sous la candidate. Forni, président de région à l’égal de Ségolène ? Chevènement , Empereur de Belfort, co-fondateur du PS, candidat en 2002 et de nombreuses fois ministre ? Moscovici , député européen, légat de Dominique Strauss-Kahn, ministre rompu aux questions européennes ? Rebsamen et Fousseret , maires de capitales régionales mais aux rôles cruellement dissemblables (l’un directeur de campagne, l’autre hôte d’un meeting régional) ? Claude Bartolone , incarnation du courant fabiusien ? Peillon , jumeau brillant de Montebourg et futur poids lourd du parti ? Paulette Guinchard , très respectable secrétaire fédérale chargée de dossiers pointus par le conseil national du PS ? Ils n’existent plus aux yeux des fans de Ségolène.
Je l’avoue, j’étais moi aussi venu pour l’approcher, pour avoir pourquoi pas une dédicace de son livre Maintenant. Mais finalement, à cette signature obtenue avec force opiniâtreté (ne croyez jamais un responsable de la sécurité qui vous dit que derrière lui il n’y qu’une salle de presse et que Ségolène Royal n’est plus là), je préfère presque l’annotation de Vincent Peillon, l’intérêt faussement vif de Bartolone pour la veste du même Peillon, la discussion à 4 avec Pierre Moscovici, un jeune du quartier dubitatif et une mère de famille enflammée (à propos du temps en Franche-Comté, du rôle de Dominique Strauss-Kahn dans la campagne et de la réaction des femmes à la candidature de Ségolène) ou encore les allées et venues incessantes des attachées de presse entre la zone mixte et la salle de presse. C’est la vie politique. Et cela n’empêche pas d’être attentif au rôle crucial d’une sélectivité des aides publiques aux entreprises pour la relance de l’emploi dans les PME innovantes, et d’imaginer le menu choisi par Ségolène R. et son fils Thomas H. à l’excellent restaurant Le Champagney (traiteur de mon mariage, c’est un gage de qualité ). |
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