Jusqu'au bout !
Les clubs français ont été éliminés des Coupes d'europe de football, de même que le plus français des clubs anglais (Arsenal, flamboyant Arsenal descendu en flammes dès lors que Henry ne peut hausser le niveau de ses jeunes partenaires). Soit. Mais on peut toujours se rabattre sur les joueurs français dans les équipes encore en lice! Quelle joie, quel enthousiasme de s'enthousiasmer pour quelques minutes de Gourcuff à Milan ou le travail de l'ombre de Lassana Diarra et Makelele à Chelsea!
Cela étant dit, j'ironise, j'ironise, mais la nationalité des joueurs de foot a encore un sens, ne serait-ce que parce qu'ils sont des humains, des salariés soumis aux accords internationaux concernant le droit du travail.
Je me souviens avec un mélange d'émoi et de dépit la Champions League de Karembeu, celle de Sagnol et Lizarazu, celle de Guily, celle de Desailly (avec Milan), et les occasions manquées d'Angloma, de Zidane (avec la Juve) et de Henry.
Heureusement, le foot reprend parfois le dessus sur ces considérations communautaires pour éveiller l'émerveillement des partisans et adversaires de toujours : le renversement de PSG-Corogne n'était pas moins stupéfiant que Liverpool-Milan en 2005. Qu'on soit dans France-Angleterre 2004 (2-1), France-Italie 2000 (2-1 beo), dans Bayern-Manchester U (1-2) ou dans PSG-Madrid (5-4 sur l'ensemble des 2 matches, il me semble), les fins haletantes ravissent (j'occulte volontairement Séville 1982, France-Allemagne).
Ainsi cette semaine, alors que j'étais plutôt pour le Bayern de Willy Sagnol et la Roma de Mexès, j'ai été ravi par les perforations de C. Ronaldo et la "chistera pédestre" de Seedorf.
Moralité : Devant le spectacle le chauvin devint chaud.







