Deux articles politiques coup sur coup, cela se justifie par le fait qu’il y a une semaine j’ai assisté à mes deux premiers meetings coup sur coup. Ségolène Royal donc, puis le vendredi François Bayrou . Je connais très bien quelqu’un qui se prépare à voter pour lui, moi-même je respecte les dernières positions du chef de l’UDF, malgré mon attachement au mot « gauche » dans « centre-gauche ».
Tout en étant plus court que précédemment, je souhaitais faire un petit comparatif. Plus de monde, plus de foule au PS, un côté plus familial à l’UDF. Une candidate sérieuse, solennelle et incisive dans une grande salle comble. Un candidat tranquille, studieux et narrateur expert dans une salle moyenne assez remplie. Une raison passionnée. Une passion raisonnable. Un rassemblement des courants. Un rassemblement des sympathisants.
Pour moi, en l’état, il n’y a pas de fossé qui sépare irrémédiablement ces deux candidatures, mais je voulais ici me faire le relais d’une remarque très fine de Christophe Barbier (gloire à cet analyste génial en de multiples occasions !). Si François Bayrou devient président, c'est-à-dire s’il passe au second tour, lors des législatives il risque d’être minoritaire dans sa majorité UDF-PS-Divers Droite, le ramenant à une sorte de cohabitation, où le programme porté par Ségolène Royal s’appliquera en partie alors que les électeurs lui auraient signifié son désaccord le 22 avril !
A l’inverse, si François Bayrou appuie la victoire de Ségolène Royal, ses propositions les plus importantes (2 emplois sans charges pour les PME, introduction rapide de proportionnalité dans les législatives, etc.) auraient toutes les chances d’être appliquées par une majorité PS-UDF.
D’une certaine façon, en n’anticipant pas sur son programme (« je me présente en 2002, je fais un score à deux chiffres en 2007 et je gagne en 2012 »), il aurait de grandes chances de bénéficier de l’alternance pour prendre vraiment le pouvoir… si toutefois le projet de Ségolène n’obtenait pas le succès attendu et espéré.
Quoi qu’il en soit, ce chassé-croisé cordial n’est qu’une partie du problème, la plus grosse incertitude résidant dans le comportement et le self-contrôle du troisième larron républicain, Nicolas ! Je ne parle même pas, bien que je l’envisage avec l’inquiétude la plus vive, d’un Jean-Marie Le Pen au second tour, tremplin idéal pour lancer sa fille Marine sur des rails en acier…







