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Badauderies
Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 25/05/2007
Par fxboffy
Humeur : Gaie
Naguère je contemplais les constructions de mes enfants, châteaux à créneaux, murs et autres maisons aux vives couleurs. Puis j'ai eu envie d'utiliser les blocs pour faire mes propres constructions, plus abstraites. Je tâtonne encore dans cette technique, mais il me semble qu'elle a autant de potentiel artistique que l'utilisation de poupées, jouets ou colifichets dans les films de Tim Burton ou Terry Gilliam.

Je me demandais si cette veine a déjà été exploitée; je suppose que oui. Pour ma part j'appelle cela de "l'enfantart", faire de l'art avec du matériel d'enfant.

Voici deux assemblages que j'ai réalisés, mais j'ai du mal à les prendre sous leur meilleur jour, faute de matériel suffisant (réflecteurs, voiles de spots...). J'espère faire mieux les prochaines fois.


Les marches de sa gloire (C) fxboffy 2007

J'insère un petit commentaire après-coup, histoire d'éclairer un peu plus ma démarche. Ces blocs empilés, de couleurs diverses, me faisaient penser aux postures successives qu'on est parfois amené à prendre pour atteindre des sommets, aux contorsions utiles pour se frayer un chemin. Le « sa » fait référence au parcours de Nicolas Sarkozy, en particulier pour ses longues années de campagne présidentielle. L'équilibre est très satisfaisant dans l'ensemble, bien que la dernière marche réoriente, détourne la régularité du va-et-vient. D'autre part, cet assemblage est-il suffisamment solide si une force quelconque, venue d'en haut, s'y applique? Croyez-moi, j'en ai fait l'expérience, non. L'ensemble s'effondre et il ne reste plus que le bloc noir, posé au sol au milieu des débris.

Babelabel (C) fxboffy 2007

Dans le prolongement du montage précédent, ce colimaçon de pavés montre tous les risques liés aux volontés d'élévation lorsqu'on les combine avec un travail de diversité. A vouloir couvrir un maximum d'espace au sol tout en tentant de s'élever au maximum, l'architecte court le risque de tout voir s'effondrer au moindre imprévu. Sur le plan des couleurs utilisées, la séquence mériterait d'être continuée, comme la tour de Babel en son temps. Mais on ne sait pas comment rendre la suite logique et cohérente (au-dessus du marron, est-ce un bloc gris ou un bloc noir qu'il faut poser?). Dernier point qui m’est apparu en réalisant cet assemblage, alors qu’on manipule des blocs standardisés, qu’on les insère les uns sur les autres grâce à un système de pleins et de creux très réguliers, quand on utilise un seul « piton » de fixation, le bloc au-dessus a une grande mobilité, donc toute l’hélice des ces blocs dans « Babelabel » peut être ajustée, modelée de façon très inattendue avec ce genre de matériel.
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