Je me demandais si cette veine a déjà été exploitée; je suppose que oui. Pour ma part j'appelle cela de "l'enfantart", faire de l'art avec du matériel d'enfant.
Voici deux assemblages que j'ai réalisés, mais j'ai du mal à les prendre sous leur meilleur jour, faute de matériel suffisant (réflecteurs, voiles de spots...). J'espère faire mieux les prochaines fois.
Les marches de sa gloire (C) fxboffy 2007
J'insère un petit commentaire après-coup, histoire d'éclairer un peu plus ma démarche. Ces blocs empilés, de couleurs diverses, me faisaient penser aux postures successives qu'on est parfois amené à prendre pour atteindre des sommets, aux contorsions utiles pour se frayer un chemin. Le « sa » fait référence au parcours de Nicolas Sarkozy, en particulier pour ses longues années de campagne présidentielle. L'équilibre est très satisfaisant dans l'ensemble, bien que la dernière marche réoriente, détourne la régularité du va-et-vient. D'autre part, cet assemblage est-il suffisamment solide si une force quelconque, venue d'en haut, s'y applique? Croyez-moi, j'en ai fait l'expérience, non. L'ensemble s'effondre et il ne reste plus que le bloc noir, posé au sol au milieu des débris.

Babelabel (C) fxboffy 2007
Dans le prolongement du montage précédent, ce colimaçon de pavés montre tous les risques liés aux volontés d'élévation lorsqu'on les combine avec un travail de diversité. A vouloir couvrir un maximum d'espace au sol tout en tentant de s'élever au maximum, l'architecte court le risque de tout voir s'effondrer au moindre imprévu. Sur le plan des couleurs utilisées, la séquence mériterait d'être continuée, comme la tour de Babel en son temps. Mais on ne sait pas comment rendre la suite logique et cohérente (au-dessus du marron, est-ce un bloc gris ou un bloc noir qu'il faut poser?). Dernier point qui m’est apparu en réalisant cet assemblage, alors qu’on manipule des blocs standardisés, qu’on les insère les uns sur les autres grâce à un système de pleins et de creux très réguliers, quand on utilise un seul « piton » de fixation, le bloc au-dessus a une grande mobilité, donc toute l’hélice des ces blocs dans « Babelabel » peut être ajustée, modelée de façon très inattendue avec ce genre de matériel.
Dans le prolongement du montage précédent, ce colimaçon de pavés montre tous les risques liés aux volontés d'élévation lorsqu'on les combine avec un travail de diversité. A vouloir couvrir un maximum d'espace au sol tout en tentant de s'élever au maximum, l'architecte court le risque de tout voir s'effondrer au moindre imprévu. Sur le plan des couleurs utilisées, la séquence mériterait d'être continuée, comme la tour de Babel en son temps. Mais on ne sait pas comment rendre la suite logique et cohérente (au-dessus du marron, est-ce un bloc gris ou un bloc noir qu'il faut poser?). Dernier point qui m’est apparu en réalisant cet assemblage, alors qu’on manipule des blocs standardisés, qu’on les insère les uns sur les autres grâce à un système de pleins et de creux très réguliers, quand on utilise un seul « piton » de fixation, le bloc au-dessus a une grande mobilité, donc toute l’hélice des ces blocs dans « Babelabel » peut être ajustée, modelée de façon très inattendue avec ce genre de matériel.







