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Badauderies
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Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet)
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Publié le 22/06/2007
Par fxboffy
Humeur : Tendre
C'est un exercice vieux comme l'écriture, mais au lendemain de la fête de toutes les musiques je souhaitais fêter toutes mes musiques, celles qui me sont proches.


Par avance je m'excuse auprès des compositeurs morts et vivants que je ne cite pas, c'est uniquement une question de préférence, qu'ils n'en fassent pas toute une vie...

Mes 20 plus grands plaisirs musicaux (10 classiques, 10 "populaires") sont:
  • Le Trio pour violon, violoncelle et piano de Franz Schubert (une merveille de légèreté, de variété, de violence, et de dialogue entre les instruments)

  • La Symphonie Concertante de W.A. Mozart (des airs inoubliables, toniques, classiques en diable, propres à mettre des couleurs dans nos vies citadines)

  • Le Requiem du même W.A. Mozart (plus grandiose et tragique que toutes les pompes de Wagner réunies)

  • Beautiful de Marillion (en balance avec Afraid of Sunlight, mais quoi qu'il en soit la meilleure drogue douce que je connaisse)

  • Atom heart mother de Pink Floyd (faire tomber les murs entre classique et chanson avec tant de talent, vive le "rock progressif")

  • The Unfolding de Dead Can Dance (quel timbre de voix, Lisa Gerrard, et quelles vagues vocales sur ce morceau !)

  • Sweet Dreams de Eurythmics (impossible de ne pas danser, taper des doigts sur la table, et pourtant impossible de danser sans être ridicule; ah, le mulet de Mac Gyver, Margaret Thatcher, l'Ethiopie, Michel Platini et Maradonna au Mexique...)

  • Un Homme pressé de Noir Désir (quand le rock prouve qu'il n'a rien à envier au rap en matière de force des paroles et tonus rythmique, c'est un bonheur)

  • Bohemian Rhapsody de Queen (fous et folles de vie se retrouvent dans cette folie, furieusement baroque)

  • Nothing Else Matters de Metallica (des furieux qui jouent les doux, ça marche assez souvent, et ici tout particulièrement; et puis, les filles de 1977 aimaient ça...)

  • Coma de Guns N' Roses (en particulier à cause de la violence ultramélodique des solos de Slash; un effet cathartique assuré si on accroche au trip rock métallique)

  • Infinte Dreams de Iron Maiden (encore un morceau de brutes jouant assez posé, aux ruptures de rythme très chouettes, et au final magnifique sur guitare sèche)

  • Mulholland Drive Theme d'Angelo Badalamenti (l'angoisse, la majesté, les tourments de l'âme et le vent nocturne dans les frondaisons, c'est extatique!)

  • I'm Deranged de David Bowie (la rencontre entre Lynch et Bowie, c'est une rencontre du 4ème type !)

  • L'été de Antonio Vivaldi (de l'énergie, de la vie, de la nature mais aussi un grand moment culturel et une virtuosité technique ébahissants)

  • L'hymne à la joie - Symphonie n° 9 de Beethoven (à cause de l'avenir européen, à cause du Cercle des poètes disparus, et à cause du présent exalté grâce à ce morceau)

  • Gattaca : Morrow Theme de Miles Nyman (une restitution magnifique des sourdes amertumes et des espoirs naissants, et un sublime écrin de souvenirs)

  • Ainsi parlait Zarathoustra - Introduction de Strauss (quand Nietzsche, 2001 L'Odyssée de l'espace de Kubrick et l'épopée se rejoignent, je suis enthousiaste; j'aurais pu mettre aussi O Fortuna de Carl Orff, mais il faut choisir...)

  • Libiamo... - La Traviata Acte I de Guiseppe Verdi (une mélodie altière, un rythme dansant et des vocalises rayonnantes; j'aurais pu aussi choisir Sempre Libera ou Un dì Felice, toujours dans la Traviata, ou L'Amour est un oiseau rebelle - Carmen, de Bizet, ce dernier en particulier interprété par la vénéneuse Marina Domashenko)

  • Enfin, mon dernier coup de coeur musical irait à... Né en 17 à Leidenstadt de Fredericks, Goldman et Jones (on pourrait reprocher le côté bien-pensant, mais si ce genre de pensée pouvait un peu plus circuler sur terre ce ne serait pas un mal; le piano est très doux, et le trio est sans doute ce que Goldman compositeur a le plus réussi).

Que le choix fut difficile à la fin ! J'avais préparé une liste, mais évidemment plusieurs autres morceaux venaient me polluer tandis que je tapais ce message; adieux donc, Ennio Morricone (Il était une fois dans l'Ouest), Georges Delerue (Le Mépris - Camille), David Watson, Raymond Benson et Dana Glover (Ultima VII Serpent Isle), Black (Wonderfull World), Prince (Purple Rain), The Breeders (Cannonball), Abba (Gimme, Gimme, Gimme), Stéphane Picq (Dune - A spice opera), Jean-Michel Jarre (Equinoxe 5), Vangelis (Blade Runner ou Blush Response), Tasmin Archer (Sleeping Sattelite), Rammstein (Rammstein), Madonna (Music, La Isla Bonita ou Frozen), Tears fo Fears (Shout), The Beattles (Revolution, Yesterday, Let it be, Paperback writer ou Strawberry fields), The Righteous Brothers (Unchained Melody), Elvis Presley (Love me tender), Johnny Halliday (L'Envie), Michel Sardou (Les Lacs du Connemarra), Scorpions (Still loving you ou Wind of change), Erik Satie (Gymnopédie), Michel Berger (Le Paradis blanc ou Only the very best par Peter Kingsberry), Jose Luis Perales (le magnifique Porque te vas de Jeanette), etc.
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