
La Bible. Un ensemble de livres qui fait le livre des anciens et des modernes. Les histoires sans fin, mais aussi les histoires si fines, les incompréhensibles cruautés du dieu hébraïque, le destin incompréhensible du nazaréen Jésus, fils de Marie et frère de Jacques.Le nombre de relectures ne fait rien à l'affaire : le texte reste rétif à l'épuisement, sa valeur perdure au travers des siècles, au travers des différentes interprétations. Les anglo-saxons en ont plus conscience que nous francophones, à cause des lectures qu'exigeait et autorisait le protestantisme, la bible est une pépinière pour tout le reste de la littérature. Sans bible, Shakespeare n'aurait pas été aussi riche. Sans bible, Rousseau, Voltaire, Hugo, Joyce, Proust, Nietzsche et Le Clézio n'auraient pas écrit comme ils l'ont fait.
Je ne peux malheureusement pas juger de la valeur littéraire du Coran, à cause d'une pratique et d'une culture versées dans le christianisme. Je n'ai que survolé les Prophécies de Saint Jean D'Acre, le grand livre de la foi Ba'hai, je ne peux donc pas non plus dire si je les lirais des années durant. Le Brahmasutra (c'est comme cela qu'on dit?), livre de la sagesse hindouiste, mérite-t-il aussi la rumination sans fin?
Mais je suis certain que la bible, si religieuse soit-elle, est une oeuvre littéraire sans égal dans l'histoire des hommes, par-delà son aspect composite.







