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Mon bloc perso.
Une fois de plus, je m'avançais, le long de ces couloirs où les tapis épais étouffaient les bruits de pas dirigés tantôt vers des miroirs, tantôt vers des fenêtres ouvrant des perspectives inconnues sur les statues impassibles des jardins de Marienbad.
(Li brement inspiré d'Alain Robbe-Grillet) Contactez-moi
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Publié le 30/08/2007
Humeur : Maussade
Il est sans doute l'un des plus grands attaquants que la France ait connu, et pourtant le seul moment où il fut titulaire indiscutable fut une catastrophe nationale pour cause de silence offensif (Coupe du Monde 2002, 0 buts marqués, et deux frappes sur les montants pour David Trezeguet). Avec seulement 69 sélections, il compte déjà 34 buts, soit près d'un but tous les deux matches. Plus encore, en nombre de minutes passées sur le terrain, il a été très peu présent même dans les grands rendez-vous (remplaçant lors de la finale de l'Euro 2000 où il marque le but en or, remplaçant, remplaçant, remplaçant presque à chaque fois qu'il a été efficace, comme lors que ce France-Îles Feroë où, entré à la 61° minute, il marque 2 buts, ou comme dans cet étonnant France-Slovénie où il marque le but victorieux en fin de match alors que la France était menée 2-0 au bout de 10 minutes).
Avec donc une efficacité hors normes, David Trezeguet reste impossible à titulariser sérieusement. Quel paradoxe ! C'est sans doute dû à la qualité de son comparse Thierry Henry, équivalente mais reposant sur un physique plus consistant. Ce qui joue également, c'est le manque de bons passeurs longs dans les récentes équipes de France (ce n'était pas vraiment le cas de Zidane, et l'excellent Willy Sagnol n'a pas eu la possibilité de disputer beaucoup de matches avec Trezguet en pointe). Il y a aussi chez ce renard des surfaces une lacune dans le domaine de la percussion, très sensible en comparaison d'Henry, Anelka, Cissé et même Govou ou Saha, pourtant moins talentueux dans les 20 derniers mètres. Enfin les systèmes de jeux s'accommodent mal d'un duo d'attaquant globalement si peu mobiles (l'activité d'Henry, compensatrice de la posture statique de Trezeguet, a pu faire illusion contre la Suède, contre l'Ecosse lors du splendide 5-0 au SdF ou contre l'Allemagne à Gelsenkirchen). Tout ceci fait qu'El Flaco (le maigre, tel qu'on l'appelait à Platense lors de ses premiers éclats) est aussi insatisfaisant au coup d'envoi d'un match de l'Equipe de France que nécessaire sur son banc. Et combien d'histoires pourra-t-on raconter sur la différence entre Henry et Trezeguet, comme entre Pelé et Garrincha en 1958, comme entre Papin et Cantona en 92, comme entre Viera et Makelele en 2006, comme entre Blanc et Desailly en 98... c'est cela qui me semble important et heureux de dire : Trezeguet fait partie du panthéon sportif français, et personne ne regrette qu'il ait choisi de défendre les couleurs de la France vers l'âge de 18 ans. Pas comme Gonzalo Higuain... Publié le 24/08/2007
Humeur : Gaie
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Méditant la frappante similitude entre la puissance sinueuse et implacable des percées d’Henry et les ondoiements de l’anaconda amazonien, je me suis pris à imaginer le bestiaire aligné par Raymond Domenech, pas si mauvais sélectionneur qu’on a voulu le dire, face aux Bratisla Boys de la Slovaquie.
En second 9 (puisque, je suis d’accord avec Angel Marcos, il n’y a pas de 9 et demi, il y a des pointes et des milieux offensifs, qui bougent sans cesse sur le terrain), le petit Nicolas, plus jeune que moi depuis toujours, me fait penser au chamois de Trappes, connu pour ses fortes accélérations et ses coups de têtes intempestifs. Aucun problème pour monter, un déplacement naturellement performant, et avec de l’expérience beaucoup d’habileté pour temporiser, et repartir à l’attaque quand il le faut.
Pour moi, Florent Malouda est un crabe violoniste, avec sa patte gauche surpuissante et l’impression qu’il galope tout le match durant, toutes jambes dehors pendues à son cou. De l’autre côté, Franck Ribéry est un peu comme la roussette du bassin méditerranéen ou les plus petits requins qui viennent s’échouer sur les côtes de Boulogne-Sur-Mer : un profil taillé à la serpe, des dents de carnassier, un petit gabarit mais un énorme appétit, avec en prime la vivacité que les grands blancs leur envient.
Vieira, en forme, c’est le faucheux, qui vole deci - delà et ratisse tous les ballons avec ses grandes jambes ; en méforme, c’est un peu la faucheuse, qui découpe les jambes adverses, emportée par son élan. Claude Makélélé a la malice du vieux singe, mais la comparaison avec les primates a trop été employée par les racistes pour ne pas déranger les consciences. Il me semble que l’image de la fourmi solitaire lui va comme un gant : travailleur infatigable, il ne semble pourtant plus œuvrer pour le collectif mais pour la collectivité. Un ballon à remonter, il le fait remonter sans trop s’occuper des risques qu’il prend ; il assume seul ses responsabilités.
La défense inédite de ce Slovaquie – France de la rentrée 2007, c’était Patrice Evra le crapaud (son surnom monégasque vient de ses yeux écarquillés et de son ancienne posture d’attente, jambes ramassées), Eric Abidal le poisson-chat (toujours calme, aux petites moustaches esquissées, physiquement très fort, rapide et très très accrocheur), Philippe Mexès le loup (membre de l’équipe de la louve, il n’est pas un monstre physique mais tient bien sa place dans la troupe, donnant les coups de griffe qu’il faut pour contenir et contre-attaquer) et françois Clerc le moineau (il volette sur tout le flanc droit, mais il m’est apparu bien léger, sans gros argument offensif, à la différence du grizzli Sagnol).
Enfin, qui de mieux pour garder les cages de l’équipe de France (en l’absence de Coupet) que Landreau le Panda (petit nez, paumettes basses, la main ferme) ? Braves bêtes ! Publié le 05/08/2007
Humeur : Maussade
La publicité est assez (voire très) amusante, dans la même lignée que celle de l'année dernière d'ailleurs, mais sur le fond le procédé est un peu pathétique.La LFP (Ligue de Football Professionnel, pour ceux qui n'ont pas consulté depuis longtemps Le Petit Thiriez Universel) est obligée de "vendre" la saison de Ligue 1 à venir, parce que l'intérêt n'est pas franchement au rendez-vous, sauf ponctuellement. Les Guignols de Canal + sont très grinçants sur le sujet, en imitant un Aimé Jacquet au bord de la mort d'ennui dans son fauteuil de consultant de Canal +. L'idée de Michel Hidalgo va je crois ranimer un peu la flamme, la diminution du retard des autres équipes sur Lyon (budget, structure, expérience, effectif de remplaçants) va se faire sentir cette année, mais je me demande quelle puissante nation du football européen s'intéresse à la Ligue 1. Nous suivons avec intérêt les Henry, Ronaldinho, C. Ronaldo, Klose, Drogba, Eto'o, Robinho, Toni, Trezguet, Kanouté, Gerrard, Kaka, Torres, etc. enquiller les buts, mais qui s'émerveilla des 15 buts de Pauleta l'an dernier, suivi de Savidan, Bangoura, Grafite et Niang ? Qui connait, en dehors de la francophonie, monsieur Nasri par exemple (oui, je crois qu'il ne va pas tarder à se faire connaitre, et heureusement) ? Sommes-nous blasés de voir des qualités techniques, physiques et tactiques nettement supérieures au matches moyens des années 70 - 80 ? Ou bien n'y a t-il plus actuellement assez de latitude pour échapper à la glorieuse certitude du sport lorsque s'affrontent Lens et Caen ? Je crois que l'épouvantail, le trou noir de toutes les merveilles footballistiques, c'est la frilosité. Publié le 30/07/2007
Humeur : Au secours !
La Grande Boucle de Floyd Landis fut trop arrosée au whisky et à la testostérone. Lance Armstrong, son compatriote et ami a sans doute gagné 2 ou 3 Tours de France en valeur absolue, mais a pu monter 100 kg sur le porte-bagages pendant de trop nombreuses étapes pour mériter toute la considération due à son palmarès (une étude énergétique a révélé que lors d’une édition, la puissance développée par les 10 premiers du classement général, y compris Christophe Moreau d’ailleurs, pour l’ascension rapide des grands cols relevait de l’exploit à la limite de l’humain… La conversion en lest sur le vélo à plat était tout à fait parlante, et se comptait en dizaines de kilos de lest pour les plus rapides). Bjarne Riis a reconnu, c’est tout à son honneur, avoir employé des moyens illégaux pour jauger le visage grimaçant du Poulidor allemand, Jan Ulrich, et le déposer comme une fleur lors de l’ascension de l’Alpe d’Huez (ou était-ce Sestrières, le Col de l’Aubisque ou le Port d’Aspet ?). Tiens, déjà le Danemark. L’Elefantino est mort prématurément, soulignant par là combien il avait trompé son monde, malgré son panache, lors de sa victoire dans le Tour. On irait alors de Indurain à Contador dans les marécages du dopage ? Comme dans tous les marécages, les limites sont floues. Miguel Indurain avait tant de talent, sa biologie semblait si humaine (avec un net vieillissement de son organisme et une capacité déclinante en montagne d’année en année) que je suppose qu’il était à peu près « clean ». Alberto Contador, cette année, fait partie de Discovery Channel, ex-US Postal, et je l’avoue, cette équipe me rend méfiant : c’est l’équipe de Savoldeli, dont le renouveau doit beaucoup à la science. C’était l’équipe de Landis, Armstrong, et d’un autre coureur anglo-saxon dont j’ai oublié le nom, réputé pour sa capacité à surmonter la douleur (il avait fait la moitié d’un Tour avec une clavicule cassée), et mis récemment sur les listes d’utilisateurs de produits dopants. Méfiance donc, sauf s’il s’agit d’une vraie perle apte à relancer ce sport moribond, par la faute de ceux qui en vivent… Adieu Simpson, adieu Coppi, adieu Anquetil, adieu Pedro Delgado, vivent « Ti Jaune » Voeckler, Moncoutié, Kasheshkin, Boonen, Basson, Chavanel, entre autres, parce que leurs hauts et leurs bas sont un vrai signe d’humanité. Publié le 11/07/2007
Humeur : Souriante
C'est la période en football, mais pourquoi utiliser aussi cette expression pour parler du tennis ? L'herbe rase et les rebonds ne sont pas les seuls points communs entre tenniswomen et -men d'une part et les footballeuses et -eurs d'autre part. L'encouragement d'une héroïne de la raquette peut se transférer à une nouvelle tête de série, tout comme on peut laisser partir des grands joueurs et s'enthousiasmer pour des nouveaux arrivants ou des jeunes pousses.Dans cette affection qui se transfère, il est très intéressant de saluer l'arrivée surprise de Marion Bartoli sur les sommets du tennis féminin, et la confirmation - enfin - de l'avenir de Richard Gasquet au plus haut niveau. On était restés attachés à Amélie Mauresmo (espérant un troisième titre du Grand Chelem) et Sébastien Grosjean (espérant une résurrection), il va falloir compter avec Marion sporadiquement, Tatiana Golovin certainement, Richard dès la fin de saison, Gaël Monfils pour certains "coups", Nicolas Mahut peut-être aussi. A l'étranger, je suivais avec intérêt le parcours de Vaidisova depuis sa victoire stupéfiante l'an dernier contre Amélie Mauresmo à Roland Garros, je suivrai à partir de cette année la carrière de la belle Ana Ivanovic, dont les atouts durables dans le jeu sont pour moi encore un mystère. A propos de Richard Gasquet, il y a comme un soulagement du public et de certains médias à pouvoir enfin transférer leur affection sur lui, après des années d'attentes parfois déçues. Je parle bien d'années, tant avait été médiatisé son premier match à Roland Garros senior contre Pete Sampras, et tant la presse spécialisée avait misé sur son avenir depuis avant le règne de Roger Federer 1er. Sébastien Grojean aura donc maintenant une double difficulté à redevenir l'idole des foules tennistiques : sportivement, il faudrait remonter de 50 places, et affectivement, son heure de popularité semble passée. Qu'elle est loin la finale du Masters contre Hewitt et la finale de coupe Davis contre l'Australie ! C'était avant l'arrivée de la planète Richard, après le départ des étoiles Forget et Leconte... Sautant du coq à l'âne je ne peux passer un mois de juillet sans parler des transferts de fonds réalisés au vu et au su de la Terre entière entre la France, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Italie et l'Espagne. 24 millions par ci, 15 millions par là... Tout cela, en quelques heures, comme si on parlait de stocks-options ou des emplettes de fonds de pension américains. Mais il est question d'êtres humains, consentants, et même bien contents d'être l'objet de tant de marchandage. - Je t'échange mon buteur international Roumain contre 2 défenseurs de ton centre de formation plus 1 million d'euros, ça marche? - Disons 850 000 tout de suite et 150 000 s'il marque plus de 8 buts. Au fait il est d'accord ? - Peu importe, de toute façon il est communautaire maintenant, il a intérêt à se montrer... Les transferts de joueurs c'est une chose, mais les transferts de l'affection pour les joueurs, elle est toujours plus difficile. Djibril Cissé a été transféré à Marseille, mais il lui reste encore à gagner l'affection de nombreux supporters de la cité de Papin, Drogba et Nasri. Je pense qu'avec leur rendement, Thierry Henry et Eric Abidal vont vite se faire des amis du côté du Camp Nou (FC Barcelone). En revanche, je suis très dubitatif sur la réussite d'un garçon (pourtant très talentueux) tel que Stéphane Dalmat à Sochaux (une équipe qui risque de faire se prolonger la surprise de cette année, grâce au quintet Richert - Afolabi - Bréchet - Sène - Pitau). Entre autres animateurs du marché des transferts, j'ai un vrai coup de coeur pour les choix, année après année, des dirigeants lyonnais. La liste des joueurs dont cette équipe a été affaiblie ces dernières années est étonnante : Bréchet, Anderson en fin de carrière, Marlet, Malbranque, Dohrasso, Edmilson, Carrière, Luyundula, Essien, Diarra, Monsoreau, Tiago, Malouda, Abidal. Et pourtant, il y a une telle capacité de renouvellement par des transferts habiles (Réveillière, Tiago, Abidal, Squillaci, Fred) ou des éclosions (François Clerc, Benzema, en attendant le vrai Ben Arfa...) que l'équipe semble insubmersible. C'est faux, mais il faut reconnaître qu'elle a des atouts. L'arrivée de Bodmer va sans doute rendre plus rapide le départ d'Alou Diarra, une des rares grosses déceptions de l'OL ces dernières années avec Elber et Carew. Mais il ne va pas révolutionner autant le jeu Lyonnais qu'un Cabaye ou un Nasri par exemple. Keita en revanche va proposer une véritable accélération et une force de percussion à droite, semblable à Malouda les 2 années précédentes. Il donne donc pour moi une grande valeur ajoutée à l'équipe. Le fait de forcer Ben Arfa à prendre ses responsabilités serait une chose excellente, surtout si le système 4-3-3 évolue parfois en 4-4-1-1 comme la France en Coupe du Monde (2006). Mais alors, quel attaquant serait plus rapide que Fred pour cete configuration ? Eto'o serait un excellent choix, et à 20 millions d'euros il serait peut-être accessible. Les Bleus de demain à l'OM (au centre, Nasri) et à l'OL (Benzema à gauche et Ben Arfa à droite) Le problème étant qu'alors, il ne reste plus rien pour doubler l'aile gauche en cas de blessure du jeune footballeur révélé au grand public dès 12 ans par le reportage A la Clairefontaine (périphrase pour dire : Hatem Ben Arfa ). Jimmy Briand et Johan Elmander seraient des bons choix en attaque si les circonstances le permettaient, tout comme Jérémy Menez serait un bon investissement sur le côté gauche. Je suppose que Rothen serait accueilli à bras ouvert mais se montre réticent à quitter "son" PSG.Concernant Belhadj, à part Jérémy Mathieu et Sylvain Armand, je n'aurais pas vu mieux. Voilà en tout cas une équipe qui sait aussi préserver le transfert d'affect d'une saison sur l'autre... Publié le 05/07/2007
Humeur : Souriante
Alors que je participais à un tournoi de poker à couteaux tirés, m'est venue cette réflexion ou plutôt cette question : est-ce que c'est du sport?(c) www.nellio.com On me dira que l'effort physique est faible, et l'utilisation du corps est mineure... Pourtant, quel contrôle est nécessaire pour masquer un bluff ou feindre l'hésitation avant de surenchérir avec une paire d'as ! Il y a autant de différence entre une partie à fort enjeu et une partie entre amis, qu'entre un match entre Kramnik et Topalov et une partie de jeu d'échecs en maison de retraite. A ce sujet, le joueur d'échec qu'est Patrick Bruel donnait récemment une interview très intéressante sur ce sport , le comparant aux échecs. D'ailleurs, ce sport cérébral par excellence, le jeu d'échecs, fait appel à une utilisation très particulière du corps, mais cela reste un sport nécessitant entraînement, vivacité, concentration, intuition, adaptabilité, motivation. Et c'est tellement prenant quand on s'y lance... La G.M.I. (Grand Maître International) Zhou Chen ne dirait pas le contraire, les échecs sont un art martial où l'équilibre parfait des pièces est toujours remis en question. La question de la limite entre sport et jeu est aussi floue et fluctuante qu'entre sport et loisir (on se croirait dans les catégories du Trivail Poursuit (tm)). J'ai longtemps considéré le golf plus comme un loisir que comme un sport. Et pourtant, à force d'observer les infimes inflexions qui peuvent être données à une même balle, à force de constater l'hégémonie âprement défendue de Tiger Woods, en repensant au final du British Open où Jean Van De Velde avait trois coups d'avance au dernier trou et a tout perdu sur un geste légèrement trop mou, je dois reconnaître que c'est un sport de haut niveau, même si les tenues souvent ridicules et désuettes de nos golfeurs préférés nous le font oublier. Le curling est un sport olympique, tout comme le tir au pigeon, alors pourquoi pas les échecs ou le golf, sur le même mode que dans le football (seuls des jeunes, encore amateurs, peuvent y participer) ? Et à quand l'intégration du e-sport, qui devient de plus en plus pointu et compétitif ? Des esportifs aussi affûtés que des perchistes ou des joueurs de squash ((c) www.esportfrance.com) Car finalement, ce qui caractérise un sport, c'est surtout la nécessité d'implication physique, technique, mentale que la haute compétitivité des adversaires et partenaires induit. Les loisirs ne sont pas compétitifs, ce sont juste des passe-temps. Et les joueurs de jeux (et non d'un sport) tirent leur principal plaisir de partager du temps sportif, et non de la satisfaction de la victoire. D'où les rappels de certains aux mauvais joueurs : "allez, arrête c'est qu'un jeu !". Publié le 29/06/2007
Humeur : Tendre
![]() Avec une grammaire de type paysanne, on peut en effet se demander qui oserait jeter la nourriture tombée du ciel pendant l'exode, la manne, au Doubs, rivière traversant le département éponyme. Parce que depuis longtemps ce genre de miracle vaut de l'or ! Je n'ai pas dit veau d'or, c'est l'exode qui vous induit en erreur, j'ai bien parlé de la valeur de Laure, de son nom de famille Manaudou (un nom qu'on utilise de moins en moins, c'est une étoile qui s'élève, tels les noms de famille de Zinédine, Richard, Yannick, Ayerton, Diego, Miguel, Franz, Nadia, Carl, Johnny). Le groupe italien LaPresse ne sera donc pas l'avaleur de Laure, il ne la fera pas disparaître, il faudra d'autres difficultés, d'autres imprévus et d'autres adversités pour la faire tomber des podiums où elle marche, l'adolescence chevillée au geste et l'or pendu au cou.![]() (c) L'Equipe Trève de cascade de jeux de mots, la cascade de titres remportés par Laure Manaudou durant les derniers championnats de France merite un très grand respect. Chapeau mademoiselle, parce que :
Publié le 22/06/2007
Humeur : Gaie
![]() 164ème mondial et pourtant inconnu du grand public, Hur Suk-Ho mérite notre plus grande admiration. Non seulement parce qu'arriver à ce niveau de maîtrise et de coordination est remarquable (il devance cette année par exemple des golfeurs aussi connus que Fred Couples, le français Jean Van de Velde et Craig Parry). Mais aussi parce qu'il fait son travail dans le secret le plus total.Si l'on en croit les informations très précises de L'Equipe , sa nationalité est... inconnue, et il est... 164ème joueur mondial. C'est tout juste s'il ne s'agit pas d'une apparition divine, d'un voyageur du futur venu tester ses capacités en golf, ou que sais-je encore. Je le vois volontiers légèrement faible au drive, avec quelques imprécisions dues à un swing légèrement forcé. Son club favori est le sand wedge, avec lequel il fait merveille pour faire une approche avec effet rétro depuis le rough. Au putter il se débrouille, avec une moyenne de 1,95 coups quand il est sur le green. Il a hélas tendance à enchaîner les trous sous le par (birdies principalement) avec des grosses fautes de déconcentration (les double bogeys ne sont pas rares, surtout sur le retour du parcours). Son caddie est l'un de ses cousins, et leur associations fonctionne plutôt bien. A l'occasion d'une remise de prix des sportifs asiatiques il a rencontré la tenniswoman Ai Sugiyama, et la presse people nipponne parle de plus en plus d'une love story tumultueuse. Il possède par ailleurs un chalutier qui pêche en mer de Chine et aux abords de Singapour, dont il est très fier et qu'il compte léguer à ses enfants s'ils acceptent de poursuivre son exploitation. Vers 60 ans il prévoit de se remettre à la littérature, en particulier les nouvelles inspirées d'Edgar Poe et transposées dans la culture de la vallée du Mékong, où il a passé une partie de son enfance. Si par malheur un jour il tombe dans un bunker ou se noie sur le parcours d'Augusta, il faudra qu'à Peeble Beach, à Evian ou au Qatar on lui consacre un monument. Sur ce monument du golfeur inconnu, je vois déjà le vieux Jack Niklaus, Ernie Els, Vijay Singh, Jim Furyk, Ian Woosnan, Michelle Wie, Annika Soerenstam, Stéphanie Arricau, Ian Poulter, Severiano Balesteros, Padraig Harrigton, Jack Palmer et bien évidemment Tiger Woods, venir déposer un caddie de fleurs pour célébrer comme il se doit Hur Suk-Ho, golfeur devant l'Eternel retourné auprès de l'Eternel. Toute ressemblance ou caricature d'une personne existant ou ayant existé serait purement fortuite. Aucune balle de golf n'a été frappée durant la rédaction de ce texte. Publié le 16/06/2007
Humeur : Gaie
![]() Cela serait très beau et très digne, mais non, le divin n'a rien à voir là dedans. Si je souhaite parler du "TP time", pour paraphraser ce cher George Eddie, c'est pour montrer son écart avec l'heure GMT+1, qui régit toute la métropole en général, et le journal L'Equipe en particulier. Les fans du numéro 9, champion NBA en 2003, 2005 et 2007, sont en décalage avec les rendez-vous habituels des autres fans de sport : le quotidien aux titres énormes, mis sous presse durant la nuit, apporte au matin les analyses implacables sur la journée de Ligue 1 de la veille, sur la visite médicale d'un joueur transféré la veille, ou sur le nombre de français battus la veille sur la terre battue d'Hambourg. Mais pour connaître le pourcentage de réussite à trois points de l'idole des playgrounds français, c'est près d'un jour et demi qu'il faut attendre, parfois même alors que le match suivant a déjà commencé... Il y eut un soir, celui du match, il y eut un matin, sans rien, il y eut un soir, plein d'espoir, puis il y eut un matin, celui de l'analyse du résultat. Reste une douloureuse alternative : "réchauffer" l'événement à l'occasion d'une analyse très écrite, ou vivre en noctambule pour garder la fraîcheur des mémorables confrontations avec LeBron, Boris ou Steve. Des deux maux, ma préférence va au noctambulisme, car le direct est irremplaçable, alors que l'article sportif est tardif, forcément incomplet, toujours biaisé. Publié le 07/06/2007
Humeur : Maussade
![]() Adieu Mary Pierce, ou quasiment adieu. Ne fais pas cet air surpris, ta grande et géniale carrière est derrière toi. Ta carrière romanesque est en train de s'achever dans un chapitre "infirmerie" aussi long que ton calvaire est long. Mary Pierce, qui envoyait d'énormes patates en volée du milieu du court, face à une Steffi Graf trépignant d'agacement devant les errements de son service. Le jour de la finale arrosée, Mary avait "des papillons dans l'estomac"... la boucle se fait avec le succès de Butterfly de Superbus en ce début d'année 2007. Entre-temps, il y a les disparitions, la tristesse des occasions gâchées, les succès à nouveau (1999 - 2000), le faux déclin, puis les succès tardifs avec cette magistrale année 2005, 10 ans après, où Mary et Amélie se sont affrontées en finale du Masters. Ce sont deux arbres du tennis qui cachent la forêt des très bonnes joueuses françaises (Golovin, Dechy, Bartoli, Brémond...). Le paradoxe, c'est qu'avec le départ de Mary, il y aura un peu moins de soleil sur le tennis féminin français, et la forêt ne poussera pas aussi vite qu'avant... La situation des garçons en atteste : à Forget, Leconte, Boetsch, Pioline, le seul Sébastien Grosjean a succédé (avec succès, certes). Puis la forêt de talents a eu de plus en plus de mal à pousser. L'ombre des filles, l'ombre de Noah, tant d'ombres planent sur Gasquet, Monfils, Patience, Llodra, etc. Le genre d'ombre qui ne donne pas envie de grandir pour recueillir un peu plus de lumière... Il faut espérer alors que certains joueurs deviendront plus fous, plus diaboliques avec une raquette en main, et feront tourner en bourrique des géants russes (comme Santoro face à Safin) ou tenteront des volées du fond du court comme l'immense Mary Pierce du haut de ses 19 ans, en 1994. Publié le 04/06/2007
Humeur : Souriante
On parle beaucoup actuellement beaucoup de refondation de la gauche, en terme de partis (PS, PC, LCR, Verts, etc.), mais aussi parfois en terme de personnes. On en appelle à des nouvelles têtes. Amener de nouvelles têtes à gauche, c'est exactement le problème que doivent se poser actuellement Jean-Michel Aulas, Bernard Lacombe et Alain Perrin, avec les départs probables de Malouda et Abidal.
La transition avec la composition de l'équipe de France de football se fait assez naturellement. Quelles nouvelles têtes en équipe de France, à gauche, à droite, sur tout le terrain ? Si je devais souligner 11 joueurs d'avenir, destinés à jouer à l'horizon 2010, je les croiserais volontiers avec 11 personnes susceptibles d'encadrer l'action des partis de gauche dans les années 2012. Si on commence par le gardien de but, Serge Mandanda devra sans doute patienter pour être titulaire. Le très bon Mickaël Landreau fera très bien l'affaire. Sur le fond théorique, le PS ne pourra pas se passer de Strauss-Kahn, solide et surtout très convainquant sur les rouages macro économiques. La défense pourrait se reposer sur 4 "jeunes" aux noms déjà connus : Gallas le taulier, Zubar, Abidal à gauche, et pourquoi pas Marange à droite. Chez les antilibéraux 4 noms devraient prolonger "la lutte", en prenant appui sur des qualités différentes : forcément Clémentine Autain, sans doute la meilleure et la grande absente du débat précédant la présidentielle; Olivier Besancenot, à cause de son assise de popularité; José Bové, pour la même raison; et Patrick Braouezec parce qu'il drainera sans doute les restes du PCF. Au milieu, dans une configuration à 5 joueurs, les titulaires pourraient être à moyen terme Diaby, Mavuba, Ribéry à droite, Malouda à gauche (même si Ben Arfa aurait son mot à dire), Nasri en meneur. Utiliser Gourcuff, Lassana Diarra, ou Marveau en secondes options semble possible et intéressant... On parle beaucoup de Bertrand Delanoë au PS actuellement, il me semble bien placé pour participer aux lourdes opérations de reconstruction. On peut penser que Julien Dray, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, et Benoît Hamon y participeront activement. Avec en réserve Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem ou David Assouline. Enfin, qui pour être en pointe ? Côté personnalités politiques de gauche, Ségolène Royal semble évidente, tout comme, du côté de l'équipe de France, Thierry Henry lorsqu'il est "opérationnel" (Karim Benzema et Jimmy Briand attendront leur heure). De toute façon, Raymond Domenech montre la voie aux partis de gauche : le renouvellement du leadership et des plans d'action doivent se faire en continu pour espérer garder le niveau... Publié le 28/05/2007
Humeur : Ironique
Durant la même semaine, le football a eu l’occasion de proposer des « suites » très différentes mais non moins intéressantes.
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La finale de la Ligue des Champions, tout d’abord, était comme la revanche de la mémorable finale d’Istanbul , où Liverpool était revenu de l’enfer en seconde mi-temps, pour finalement s’imposer aux tirs au but. La mémoire ne gardera hélas pas très longtemps cette suite, parce que la copie n’a pas égalé l’original, comme la plupart des suites. Le suspense n’a été au rendez-vous que durant une dizaine de minutes, encore qu’un remake des deux buts de Manchester United face au Bayern Munich dans le temps additionnel semble peu probable.
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La suite attendue n’est-elle pas forcément décevante ? Lyon vainqueur de son sixième titre est-il plus intéressant que Lyon gagnant son deuxième ou troisième titre ? Quel intérêt pourrait avoir une ligue 1 (2007/2008) avec Lyon devançant son dauphin de 10 points à l’issue de l’exercice ? Deux options pourraient rendre mémorable le prochain championnat de France, si on ne prend en compte que la tête du classement : que Lyon soit mis en ballottage pour le titre (voire, le perde) ; ou que Lyon fasse une saison à 95 ou 100 points. Certains diront que c’est la qualité du jeu qui prime, mais d’une part ce n’est plus suffisant (Troyes, le Real ou Liverpool en sont l’exemple), d’autre part une équipe quasi-invincible (type Manchester cette année, ou Lyon fin 2006) a forcément un collectif mobile et performant.
![]() Le parallèle avec le cinéma s’impose, pour moi : après avoir vu Spider Man 3 (du pourtant très bon Sam Raimi, avec les pourtant très intéressants Tobey Maguire et Kirsten Dunst), en ayant entrevu Pirate des Caraïbes 3 (malgré l’excellent Johnny Depp, la suave nougatine Keira Knightley et le très bon Orlando Bloom) et Shrek 3 (à la franchise pourtant créative et innovante), entendant parler des 4 Fantastiques 2, on se dit que cet amour des suites, amour vénal, amour intéressé, ne mène pas très loin. Deux opus ça va, trois, bonjour les dégâts... Publié le 09/05/2007
Humeur : Souriante
Roger Federer archidomine le tennis mondial depuis plusieurs années. Les All Blacks resteront à jamais l’équipe référence en rugby. Lyon va briguer un septième titre de champion de France de football en 2007/2008. Arsenal, Manchester United et Chelsea règnent sans partage depuis plus de 10 ans sur la Premiere League. Miguel Indurain a remporté 5 fois le Tour de France au début des années 90. Tony Estanguet a ajouté un championnat du monde à ses deux titres olympiques. Michaël Chang, un inconnu de 17 ans, paralysé par les crampes, a battu en 5 sets Ivan Lendl sur la terre battue de Roland Garros.
Cherchez l’intrus… Lorsqu’une domination est éclatante en sport, et qu’il n’est pas directement et viscéralement concerné par le sort d’un des adversaires, le spectateur peut adopter deux postures radicalement opposées : soit il aimerait que la domination dure encore, histoire d’étoffer encore le mythe de l’équipe ou du sportif légendaire. Soit il rêve que cette domination soit brisée, autant que possible par un « petit poucet », un « David » face au « Goliath » invincible.
Demandez-vous de quel côté vous vous placez le plus souvent, et vous serez peut-être surpris. Moi par exemple, qui suis très attentif à un partage équitable des richesses, des bonheurs et des réussites, je suis presque toujours pour que le dominant reste dominant, ne laissant que des miettes à ses rivaux. J’ai été déçu de voir que Schumacher avait échoué dans sa tentative de conquête d’un huitième titre mondial. Chaque année, j’espère toujours plus de suprématie de Lyon en Ligue 1. J’ai hâte que Tiger Woods enfile comme des perles les tournois du Grand Chelem pour dépasser Jack Nicklaus au plus tôt. Si Nadal reste invincible sur terre battue jusqu’à la fin de sa carrière, ça me va ; pourvu qu’il laisse à Federer l’occasion de gagner une fois Roland Garros, et si possible de faire un grand chelem !
Je donne un dernier exemple, qui illustre aussi la position inverse. En 1993, j’étais évidemment derrière l’OM de Tapie, pour que les championnats et les C1 s’accumulent dans leur vitrine. Un ami me disait qu’au contraire, la chute de la maison phocéenne (affaire OM-VA) lui plaisait beaucoup, parce qu’ils « avaient trop gagné ». Peut-être êtes-vous comme lui, à aimer Calais, Nîmes et Gueugnon en coupe, à soutenir Mark Pernfors ou Thierry Champion à Roland Garros, à encourager L’Italie dans le tournoi des VI nations, à vous enflammer pour le Steua de Bucarest en C1, à vibrer aux exploits de la Corée du Sud lors de la Coupe du Monde 2002, à évoquer avec émotion le maillot jaune porté par Luc Leblanc ou Thomas Voeckler.
Bien sûr ces deux positions extrêmes sont toujours modulées par la sympathie qu’on peut avoir pour l’un ou l’autre des adversaires : je n’aimais pas vraiment Lendl, alors j’étais pour Chang. A cause de Wenger, Henry, Diaby, Clichy, j’aurais préféré que ce soit Arsenal et non MU qui fasse la course en tête de la Premiere League. Entre Ole Gunnar Bjoerndalen, le maître du biathlon, et Vincent Defrasne au palmarès assez maigre, j’optais clairement pour ce dernier lors de la dernière ligne droite du sprint à Turin. Tout récemment Dallas, archidominateur de la conférence Ouest en NBA, m’a fait bien plaisir en tombant contre les Golden State Warriors de Mike Piétrus.
J’aurais peut-être un jour l’occasion d’en reparler, mais je crois que cet attachement aux légendes, aux entités éternelles, aux monstres sacrés, aux ogres du souvenir, aux puissances indiscutables et indiscutées, se retrouve chez moi dans d’autres domaines : histoire, économie, politique peut-être, arts… Bon je vais siroter un Coca-Cola en regardant Titanic, puis je couperai avec mon Opinel une rose rouge que j’offrirai à ma femme, et enfin on prendra la F40 d’un passant pour visiter les forteresses de Vauban. Sur un air des Beattles, on pourra pousser jusqu’à la place du Capitole de Toulouse, la place de la Comédie à Montpellier, la Canebière à Marseille, les Champs à Paris, Bellecour à Lyon et la porte de Brandebourg à Berlin. Et si Mozart joue encore la Symphonie Concertante, il sera temps, en pleine canicule historique, de rendre visite au Père Lachaise et à la mère Joconde. Publié le 12/04/2007
Humeur : Gaie
Jusqu'au bout !
Les clubs français ont été éliminés des Coupes d'europe de football, de même que le plus français des clubs anglais (Arsenal, flamboyant Arsenal descendu en flammes dès lors que Henry ne peut hausser le niveau de ses jeunes partenaires). Soit. Mais on peut toujours se rabattre sur les joueurs français dans les équipes encore en lice! Quelle joie, quel enthousiasme de s'enthousiasmer pour quelques minutes de Gourcuff à Milan ou le travail de l'ombre de Lassana Diarra et Makelele à Chelsea! Cela étant dit, j'ironise, j'ironise, mais la nationalité des joueurs de foot a encore un sens, ne serait-ce que parce qu'ils sont des humains, des salariés soumis aux accords internationaux concernant le droit du travail. Je me souviens avec un mélange d'émoi et de dépit la Champions League de Karembeu, celle de Sagnol et Lizarazu, celle de Guily, celle de Desailly (avec Milan), et les occasions manquées d'Angloma, de Zidane (avec la Juve) et de Henry. Heureusement, le foot reprend parfois le dessus sur ces considérations communautaires pour éveiller l'émerveillement des partisans et adversaires de toujours : le renversement de PSG-Corogne n'était pas moins stupéfiant que Liverpool-Milan en 2005. Qu'on soit dans France-Angleterre 2004 (2-1), France-Italie 2000 (2-1 beo), dans Bayern-Manchester U (1-2) ou dans PSG-Madrid (5-4 sur l'ensemble des 2 matches, il me semble), les fins haletantes ravissent (j'occulte volontairement Séville 1982, France-Allemagne). Ainsi cette semaine, alors que j'étais plutôt pour le Bayern de Willy Sagnol et la Roma de Mexès, j'ai été ravi par les perforations de C. Ronaldo et la "chistera pédestre" de Seedorf. Moralité : Devant le spectacle le chauvin devint chaud. |
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