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Publié le 15/07/2008 à 18:18
Par zowee
En Italie, on peut trouver tout types de festivals : des gratuits ou pas, en plein air ou pas, certains qui en englobent d’autres. On trouve à boire et à manger, et on y comprend pas grand-chose…
C’est donc dans la charmante ville de Ferrare, à l’est de l’Italie, entre Padoue et Bologne que nous avons croisé la route de Franz Ferdinand. Pour être précis, le groupe écossais se produisait dans le cadre du festival payant de musique rock « Bands Apart », ce dernier se tenant dans le cadre du festival de musique gratuit de Ferrara, « Ferrara sotto le stelle » (Ferrare sous les étoiles). Les concerts se déroulent sur la place principale de la ville, « piazza del castello », juste à côté de l’imposant château de la ville, comme l’indique le nom de la place. Le public est beaucoup plus hétérogène et surtout, on voit des styles beaucoup plus extravagants qu’en Suisse…Ray-ban ou lunettes multicolores, pantalon slims ou ultra short, cheveux punk ou de couleur. Et ca s’agite et ca remue beaucoup dans le public… The Cribs, qui viennent de sortir un nouvel album produit par Alex Kapranos, chanteur de Franz Ferdinand, ouvrent ce soir avec une demi-heure de retard. Son affreux, musiques sans mélodie, musiciens sans talents, chanteur affreux, il semblerait que Stuck In The Sound a puisé son inspiration chez The Cribs. Il fauta ajouter à cela le bordel régnant dans le public. Mauvais moment. Franz Ferdinand enchaine. On revient sur un concert digne de ce nom…Le groupe nous propose une sauce de tubes du premier album et de quelques chansons efficaces du deuxième. Au milieu, de nombreux titres inédits de leur futur troisième album sans doute, qui préfigurent un excellent album. Le groupe est redoutable de précision, mais c’est lors des chansons calmes (« Walk Away », un pur bonheur !) que le groupe arrive à être véritablement efficace et émouvant. Quasiment une heure de concert puis un rappel avec « Jacqueline » chanté par tout le public de Ferrare à la fin, chanson d’ouverture de leur premier album qui conclut leur set ce soir. On quitte les lieux, le public semble toujours agité et remué pour rejoindre la sortie…
 Franz Ferdinand en vacances à Ferrare
Publié le 10/07/2008 à 15:56
Par zowee
Tout le monde le sait : l’été, les grandes stars du jazz international, et tout particulièrement les stars américaines, se regroupent dans la fraicheur des lacs et des montagnes suisses. Il me semble que c’est plus précisément Claude Nobs, fondateur du festival de jazz de Montreux, paradis terrestre le bord du lac Léman, qui leur a fait découvrir ce pays dans les années 60, en invitant quelques grands du label Atlantic lors d’un voyage aux Etats-Unis. Depuis, les plus grands musiciens de la planète sont passés sur la scène du festival de Montreux, ce dernier s’ouvrant à d’autres musiques plus « actuelles ». Claude Nobs est lui-même devenu ami avec tous ses invités et le Montreux Jazz Festival est devenu une référence mondiale avec des musiciens qui viennent « s’y reposer » en donnant plusieurs concerts et y reviennent chaque année. Depuis, sur le territoire helvétique, de plus en plus amoureux de musique ont imités Claude Nobs en créant leur propre festival, chacun invitant les stars depuis les coulisses de Montreux. La Suisse est alors devenue une terre refuge des festivals de jazz avec des affiches internationales. L’Estival Jazz Lugano en est un parfait exemple. Il propose une dizaine de concerts gratuits en plein air, sur la magnifique place principale de Lugano, a quelques mètres du lac du même nom.
.jpg) Lugano...
Ce soir là, une affiche digne de Montreux justement…
On ouvre avec le bassiste prodige de jazz américain Marcus Miller, spécialiste du « slapping », c'est-à-dire du frappage de corde. On dira en terme plus « jeune » que ça sonne terriblement funky. Même si son style peut être désagréable à la longue sur CD, Mr Miller sait recruter ses musiciens (ici en quatuor) et nous livre un concert de jazz de haute volée, chaque musicien y allant de son petit solo dès le morceau d’entrée. Reprise de Stevie Wonder, l’inévitable titre période Miles Davis (Marcus Miller ayant été son bassiste durant quelques années), un morceau chanté et des excellents instrumentaux feront de ce set un succès, comme à chaque concert du bassiste.
 Marcus Miller à Lugano: concours de grimaces?
Suit l’éclectique, mais non moins excellent, Joe Jackson. Le pianiste anglais s’est fait connaitre dans les années 80 à travers quelques albums à succès et quelques indispensables titres de pop-jazz, citons « steppin’ out » ou encore « you can’t get what you want ». Depuis, beaucoup d’albums qui passent plus ou moins inaperçus, plus ou moins bons, mais toujours caractérisé par une envie d’aller de l’avant et d’inventer quelque chose. En trio seulement (piano+partie rythmique), le set de Joe Jackson s’avère relativement abrupte pour un non-connaisseur mais s’avère réellement novateur. Ouverture seul au piano, puis de nombreux titres de sa période à succès et de ses derniers albums. Sans doute le concert le plus aventureux de la soirée, peut-être le meilleur…

 Joe Jackson à Lugano: on tient un gagnant...
Pour conclure la soirée, le public suisse, calme jusqu’ici comme à son habitude, se lève pour accueillir la plus grande star vivante du reggae, Jimmy Cliff. J’avais découvert les disques de Cliff parmi les vinyles de mon père : il y avait ce magnifique « the harder they come » et puis quelques albums plus anecdotiques des années 80. Encore plus tard, le chanteur se vautrera dans quelques sucreries taillées pour les radios tels que le tube « Reggae night ». Comme d’habitude dans le reggae, l’entrée de la star est théâtralisée, son groupe interprétant un morceau seul, puis annonçant la star a grand renfort de « are you ready ? ». Bien sûr, Jimmy Cliff a bien vieilli et ce n’est plus vraiment ce que c’était (bien qu’il sache toujours bien, chanter, danser et mettre l’ambiance), et son groupe a 20 ans de moins que lui en moyenne, ce qui n’ajoute pas grand-chose à sa crédibilité…Malgré le côté très « sucré » de tous ses tubes reggae, Jimmy Cliff nous rappelle clairement qu’il est l’auteur d’excellentes chansons tel ce « Vietnam », chanson contre la guerre du Vietnam, l'une des meilleures protest-song jamais écrite selon Bob Dylan himself...
Jimmy Cliff à Lugano: n'a pas participé au concours car s'est levé trop tard...
Publié le 21/06/2008 à 15:07
Par zowee
C’est l’été, enfin. On s’ennuie, ou pas. On prend quelques habitudes liées à la saison et une vague de non-activité intense s’empare de nous. Enfin, en tout cas, de moi.
Histoire d’occuper votre été, voici un site sympathique proposant des blind-tests musicaux c'est-à-dire trouver l’artiste et le titre d’une chanson en 20 secondes. On y choisit un thème tel que « pop-rock », « variété française », « tubes », « années 80 », en affrontant quelques personnes qui occupent également leur saison chaude. http://fr.massivemusicquiz.com/ Inutile de détailler les règles précises du jeu que vous découvrirez vous-même en jouant (et en devenant accro), il est plutôt important de signaler que ce site est extrêmement bien fait (pas comme l'interface de ce foutu blog), ce qui est assez rare pour être souligné. Le site est très joli, clairement créé par un connaisseur (voire un professionnel) du design informatique. Les symboles utilisés dans le jeu lui-même sont agréables et explicites. Mais surtout, massivemusicquiz cumule, en plus de cette magnifique interface, une fonctionnalité à toute épreuve : pas de pages inutiles (on entre directement dans le jeu), et il est quasiment impossible de mettre le site en défaut, ce qu’on pourrait communément appeler « faire planter le site ». En analysant, le site est développé par la société Massive Brain Games, SARL au capital de 30,02€ (!!), siège social sur les Champs Elysées (ha ha). Bref, des rigolos. La preuve qu’on n’a pas besoin d’employer 80 000 à Redmond, aux USA, avec un chiffre d’affaire qui dépasse les 10 milliards de dollars, pour programmer quelque chose qui tient la route.
Hou hou, tu es une star quand tu joues a massive music quizz!
Puis après, il y a le jeu en lui-même, mieux vaut vous laisser vous y pencher…
Certains diront « ceux qui ont la meilleure connexion ont plus de chance de trouver » (les 3 premiers qui trouvent gagnent plus de points) : pas tout à fait vrai, on remarque rapidement qu’avec une connexion moyenne, on peut se retrouver dans le trio de tête à condition de trouver titre et artistes dès la première seconde. D’autres diront « c’est toujours les mêmes titres qui reviennent » : eh bien je suis particulièrement impressionné par la diversité des titres justement. Si on joue en « variété française », on passera de Bourvil a sheryfa luna, en passant par Daho, Dorothee ou Bruel…Bien sur, le site a ses favoris : je vous conseille de connaitre l intégrale de l’album des « BB Brunes », ou encore de choisir « 30 second to mars » lorsque que vous ne savez pas et que vous jouez en « pop-rock ». Enfin, les derniers diront « Je connais aucun des titres », mais celui la est d’une mauvaise foi sans failles, le principe étant quand même de passer des titres relativement connus…
Publié le 03/06/2008 à 16:57
Par zowee
http://www.fabchannel.com/.... Non mais je rêve... Un site regroupant plus de 800 concerts de rock, pop, electro, rap que l'on peut découvrir en "live" sur Internet!!! Alors ok, ce sont des groupes qui resteront obscurs pour la pluspart d'entre vous mais il y a laregement de qoi se faire plaisir avec un concert de Bloc Party, Of Montreal ou encore Alamo Race Track (mes preferes, bien sur!) , et plein d'autres! Mais le plus important n'est pas là: tous les concerts sont complets, setlist à l'appui avec accès direct aux chansons, sans aucune publicité ou pause entre les chansons, ni aucune introduction d'un présentateur quelconque...C'est du vrai, du pur, sans aucun déchet: tous les concerts ont été enregistré durant la tournée des artistes dans quelques clubs européens ou US. J'ajoute à cela une très bonne qualité vidéo, une excellente qualité sonore et surtout une réalisation "classique", complètement l'opposé de la réalisation "j'ai mal a la tête" que MTV impose depuis 20 ans aux concerts de rock. Là, vous avez compris, la perfection sur Internet, ça existe... Le seul défaut: bien sûr, on ne peut pas télécharger les concerts, ce qui me fera peut être passer mes premières nuits au bureau...
Allez hop, un petit Of Montreal...
Publié le 29/05/2008 à 12:06
Par zowee
Certains vont jusqu’au Canada en espérant la croiser. Mais Feist est cette année en tournée mondiale, boostée par les ventes de son dernier album, lui-même boosté par la production du génial touche-à-tout Gonzales. Par ailleurs, canadien lui aussi. Bon, alors, pour la croiser, je suis allé à la grande ville, celle qui est le plus près de là ou je réside actuellement, et qui s’appelle Milan. La salle, Magazzini Generali, est un ancien dépôt reconverti en boite branché. On y trouve notamment des toilettes argentées avec des tout petits carrelages et une glace géante. J’appréhendais un petit peu ce concert pour deux raisons : la première est que j’avais déjà vu Feist en concert lors d’une première partie à l’époque de son premier album et je m’étais assez ennuyé. La deuxième, c’est que cet album est très agréable, mais difficile a transposer sur scène, le génie se situant surtout dans la production. Mais la bonne idée du concert se situe ailleurs que dans la musique : les jeux de mise en scène transforment le concert en spectacle complet avec de nombreux jeux d’ombres et des projections réalisées en direct par deux artistes. Le concert s’ouvre sur trois vieilles chansons, agréables surprises, avant de s’attaquer au dernier album « The reminder », avec un excellent « My moon, my man ». La bonne nouvelle, c’est que les musiciens de Feist arrivent à retranscrire l’ambiance de cet album, en le jouant au poil, peut-être au détriment d’une émotion nouvelle…Et c’est peut-être là que ça cloche : quand Feist décide de s’attaquer à quelques chansons en solo à la guitare, une bonne partie du public semble s’ennuyer et l’émotion passe difficilement. Le groupe revient pour remettre un peu de patate avec « 1234 » et ne quittera plus la scène jusqu’au « Sea Lion » final, chanson où l’on enfin l’impression que le groupe commence à s’amuser. Quasiment 2h de concert tout de même, et il déjà minuit. Je me perds dans Milan…
Allez hop, une vidéo pour changer, où Feist inteprète un "Sean Lion" à la TV anglaise
Publié le 10/05/2008 à 16:12
Par zowee
Alors non, d’abord ici, ce n’est pas mort ! Car, quand je lâcherai l’affaire, je tiendrai à vous tenir au courant sans aucun doute…Actuellement, le temps n’est pas trop à la musique ; quelques concerts sont en perspective tout de même, et votre serviteur testera bientôt quelque salles italiennes dans la folie de Milan et ses escalopes et quelques salles suisses autour de Lausanne.En attendant, et histoire de parler du Pays un petit peu, signalons l’excellente livraison de deux disques bordelais ce mois ci.
Premièrement, Kim nous livre son 17ième album « Don Lee Doo » (Vicious Circle) alors qu’il n’a seulement que 30 ans…Rappelons nous, on a déjà parlé de ce personnage dans le tout premier post de ce blog ! Pour ceux qui n’ont pas suivi, Kim est donc un troubadour de la musique, un héraut même, capable de tout faire, du tube qui vous colle a la peau («sexy lady lane " sur Married On ), de l’album expérimental au piano au disque rock’n’roll (« rock’n’roll calvaire »). Et partout, il excelle. Je ne m’étalerai pas sur les qualités de ce disque, je dirai juste que c’est de la pop légèrement funky avec des refrains accrocheurs et c’est vraiment du Kim en pleine forme avec un son énorme pour avoir été enregistré dans son appartement.

Ensuite, Adam Kesher sort enfin son premier album « Heading for the hills, feeling warm inside » (Disque Primeur). Eux aussi, on en a déjà parlé…Après deux Ep vraiment ravageur, truffés de tubes, les « frères » Kesher passent au long format. Et à la première écoute, c’est une énorme surprise ! Le premier single « Local girl » laissait bien présager un album beaucoup plus sombre et moins accrocheur que les précédents. Et effectivement, au lieu de pondre une bonne série de tubes accrocheurs comme ils savent les faire, les Kesher explorent déjà la partie la plus compliqué, mais la plus intéressante de leur personnalité, celle qui se profilait déjà sur l’excellent « You make me feel immoral » du premier Ep. Ces jeunes gens murissent très vite… et risquent décidément de faire quelque chose de grand !

Je ne m’étale pas en critiques inutiles et je vous prierai de vous reporter aux excellents papiers des inrocks, magazine où ces deux disques sont dans les meilleurs disques du moment. Pour ma part, je tenais juste à dire que ce sont vraiment deux groupes vraiment différents mais que j’apprécie par-dessus tout, tout simplement parce que je les «suis » depuis pas mal de temps, et quand on connait bien, on aime forcément. Ironie du sort, les deux ont déménagé sur Paris récemment, en restant des bordelais de cœur, je l’espère…
J’aime Adam Kesher. Ce sont des gens arrogants et détestables mais je sais que chacun d’eux vient du milieu, que chacun d’eux a déjà servi la musique, en essayant de vendre des disques indés que personne ne connait ou en participant a de nombreux groupes dont l’avenir se jouera essentiellement dans les caves bordelaises . Ce sont des mecs qui ont galéré et qui mettent tout ce qu'ils ont dans leur musique…
J’aime Kim. Je suis loin d’être d’accord avec tout ce qui dit (car il a bien un avis sur tout), ni d’être capable d’écouter certains de ces disques en entier. Mais pour avoir discuté de musique avec lui et de trucs à la con également, comme le temps qu’il faut pour rejoindre l’aéroport de Mérignac au quartier st Pierre, je sais que c’est quelqu’un de vraiment sincère qui fait de la musique à l’ancienne, sortant régulièrement des albums, se démenant pour jouer n’importe où, n’importe quand : car la musique, il aime vraiment ça.
Voila, plus que le résultat (et je peux vous dire qu’il est vraiment très bon pour ces deux disques), c’est la façon sincère dont ces deux groupes créent et font leur musique que j’aime. Et c’est pour cela que j’aimerai vous faire acheter ces disques, comme moi je l’ai fait.
Publié le 05/02/2008 à 19:24
Par zowee
Tout d’abord, il n’est jamais trop tard. Et puis en plus c’est naze. En même temps, un blog inutile, c’est naze également. Donc voici mes 10 albums préférés de 2007. Sans ordre précis, enfin si, l’ordre chronologique de cette année 2007. Claps Your Hands Say Yeah « Some loud thunder »

En début d’année, les maudits américains publient un album difficile mais qu’on pourrait qualifier de pop expérimentale. A vrai dire, l’album comporte de réelles réussites telles que l’ultra entrainant « Satan Said Dance ». Le groupe se permet même de jouer leur première chanson de l’album en mode saturé complet. CYHSY serait-il le groupe punk de 2007 ? The Good, the Bad & the Queen The Good, the Bad & the Queen

Toujours au top, Damon Albarn (Blur bien sûr) nous présente son super-groupe avec Tony Allen, Paul Simon (The Clash) et Simon Tong (The Verve). Le concept album sur la variété des quartiers londoniens semble abrupt au début, notamment avec l’absence évidente de tube, mais s’avère rapidement être une leçon de pop urbaine et moderne.
Of Montreal “Hissing Fauna, are you the destroyer?”
J’ai (et on) a déjà beaucoup parlé de l’album du groupe d’Athens (Georgie). La pop épique d’Of Montreal se retrouve clairement dans les albums les plus réjouissants de l’année. Lcd Soundsystem “Sound of Silver”

Album très attendu après le retentissant succès du premier album éponyme de Lcd Soundsytem, James Murphy y tutoie les étoiles. « Sound of Silver » peut sans conteste être considéré comme le meilleur album de l’année passé. Lcd Soundsystem y déploie des talents pop de mélodiste qui faisait défaut au premier opus. La force de l’album, c’est à la fois sa diversité, du tunnel électro qui ouvre l’album a l’ultime chanson fifties qui le clôt en passant par de la pop qui rappelle U2 (!!), et son homogénéité à travers le son et la production qui atteignent des sommets.
Arcade Fire “Neon Bible”

Peut-être moins inventif que le premier album “Funeral”, “Neon Bible” en devient peut-être un peu plus digérable. Le style (et le son) des canadiens s’affirment et les chansons, plus simples, sont me semble t-il plus puissantes, ce qui donne au final un album épique et cohérent. Arctic Monkeys “My Worst Favorite Nightmare”

Passé la surprise du single plutôt décevant « Brainstorm », on entre dans un album beaucoup plus pop que le premier album, qui démontre que les Arctic Monkeys ne resteront pas uniquement un phénomène MySpace ou un premier album multiplatiné le jour de sa sortie. Inclus, une des meilleures chansons composée par les singes de l’Arctique à ce jour avec « Fluorescent Adolescent ». Feist “The Reminder”

Gros succès commercial pour la canadienne qui avait déjà sorti deux albums plutôt insupportable pour ma part. Elle revient avec des chansons délicieuses aux arrangements très travaillés qui font chavirer l’album vers l’excellence. AlexBeaupain “Les Chansons d’Amour”

Oui, une bande originale et d’un film français en plus ! Peut-être incompréhensible pour ceux qui n’ont pas vu le film de Christophe Honoré, ces chansons d’amour là font honneur au genre qui fait peur et qu’on appelle chanson française. Il ressort de ces chansons simples interprétées maladroitement par des « non professionnels » une fraicheur, une spontanéité et un sentiment de bonheur que la « nouvelle vague » a perdu en chemin…
Mark Ronson “Version”


L’album du producteur de Amy Winehouse qui interprète ses « versions » de quelques standards. A première vue, pas marrant du tout, il ne faudrait pas perdre de vue que sans une telle production, la Winehouse n’aurait pas été la personnalité de 2007. On se fait plaisir en reprenant donc quelques sons de l’année 2007 avec boites à rythmes et trompettes et invités prestigieux. A noter les versions 2007 de « Toxic »de Britney Spears et de « Just » de Radiohead.
Daft punk « Alive 2007 »

On a beaucoup parlé electro cette année avec une nouvelle vague comprenant Justice ou Digitalism mais le vétéran duo masqué traversant l’ouest sur leurs platines sort son live en fin d’année et nous met une claque pour nous rappeler qui est le maitre. Les Daft remixent leurs titres entre eux et les connaisseurs des albums seront surpris à tous les moments d’entendre tel ou tel son qui arrive à un moment imprévu. Evidemment, il faut rajouter le son énorme, caractéristique du duo. Tout d’un coup, tout devient crédible. Ah, c’était donc ça….
Publié le 22/01/2008 à 20:39
Par zowee
Il y avait bien eu quelques concerts notamment Of Montreal à la Maroquinerie qui m’avait emballé. Mais au final, je n’en avais rien à dire. Puis mes disques préférés de 2007, mais à la relecture c’était un peu nul. Puis je suis revenu à l’EMB pour un concert des Hushpuppies .Une dernière fois avant de partir loin de Cergy. Le groupe vient jouer ce soir là les titres du deuxième album « Silence is Golden ». A vrai dire, je ne trouve pas ce deuxième album excellent par rapport au premier qui contenait son lot de tubes. Bon, le concert, ce fut une claque…
 Photo la plus moche trouvable sur Internet
En première partie, Housse de Racket tente le concept des chansons electro-pop avec paroles humoristiques en français. Agréable mais légèrement poussif.
Lors de l’arrivée des Hushpuppies, je retrouve les joies du deuxième rang des concerts avec foule compacte. Le groupe attaque avec un excellent morceau de leur dernier album, « Lost Organ » et le chanteur se jette dans le public sans prévenir. Enchainement avec « You’re gonna say Yeah » et déchainement du public. Il fait déja très très chaud au deuxième rang. Le concert est très compact, le groupe ne relâche la pression à quasi aucun moment. A vrai dire, j’avoue avoir du mal à suivre le concert jusqu’à la fin au deuxième rang tellement il y fait chaud. Régulièrement, le chanteur vient postillonner sur le premier rang ou se jeter dans la foule. Au bout de plus d’une heure de tension, le groupe se retire, sans rappel, sur « Packt up likes sardin in a crushin box » du premier album.
 La clAsse
J’avais découvert ces Hushpuppies on stage à mon arrivée sur Cergy. A l’époque, le groupe démontrait une aisance scénique impressionnante pour un jeune groupe. Aujourd’hui, ça se confirme : les Hushpuppies sont une des choses les plus excitantes qui peut vous arriver en France ces mois ci.
Publié le 05/12/2007 à 15:01
Par zowee
Un petit week end dans cette petite salle de banlieue nommé l’EMB, à Sannois, entre Villiers-Le-Bel et Argenteuil (vu de loin hein…). Espace Michel Berger en toutes lettres. Oui tout de suite c’est moins rock’n’roll ! Mais sous ses allures de salle bonne élève bien arrosé par la municipalité, l’EMB nous présente cette saison une des meilleures programmations de la banlieue parisienne. Il faut dire qu’à l’EMB, on accompagne de nombreux artistes et on a de nombreux contacts : on peut se permettre d’organiser des concerts en dehors des tournées des artistes, ce qui est une bouffée d’air frais. Autant pour les artistes, qui, aujourd’hui, ne peuvent s’éviter une tournée marathon pour vendre leur nouveau disque, que pour le public, sollicité de plus en plus pour des horribles concerts en stade ou des reformations insipides, le tout à grand coup de campagne publicitaire hors de prix. Ah oui parce qu’avec cette crise du disque, les concerts, ça marche bien et les tourneurs, autrefois sans le sou et sans pouvoir, marchent à plein régime et imposent quelque peu leur loi (euh surtout Alias d’ailleurs, non j’ai cité personne).
 Michel Berger "ouais j'ai des lunettes rock'n'roll et Sannois c'est cool (mais je préfère Neuilly quand même)"
Bon, revenons à Michel Berger. Soirée du vendredi soir très justement intitulée « Pop décalée » avec The Do (déjà croisé en première partie de Phoenix à Angoulême), Spleen et Tender Forever de Bordeaux (ah…). Comme d’habitude, trois artistes, quarante minutes chacun parce que chez Michel Berger, il n’y a pas de « première partie » ou de « support » (je parle là du groupe horrible qui joue trop longtemps, sans avoir fait de balance, avec la batterie du groupe d’après, à qui on a réservé deux pauvres pistes sur la console mais dont le chanteur est en fait le cousin du batteur de Muse…Non mais…Muse putain, mec !) . Chez Michel donc, il y a trois artistes point barre. Je tiens à préciser que je n’ai jamais compris cette expression, enfin, quel était cette barre qui venait conclure le discours, d’où venait-elle, était elle verticale, horizontale…ou diagonale peut-être ? Bon si vous avez des infos sur cette barre, tenez moi au courant.

Le deuxième album de Tender Forever, « Wider » (cf juste au dessus), qui propose une pop décomplexée avec des mélodies fragiles, qu’elle a probablement composées seule face à son Mac est une merveille. Mais sur scène, Mélanie Valera en fait trop. Seule face a son ordinateur, quelques pédales et une guitare parfois, elle entame des danses bizarres et envoie au public des messages cryptés entre les chansons. Le public accroche incroyablement ce qui contribue sans aucun doute à la réussite du concert. Spleen convainc moins. Son mélange de rap, funk, chansons n’est pas toujours une réussite même si on passe par quelques passages excellents, notamment quelques chansons hip hop. La prestation la plus attendu de ce soir est sans aucun doute celle de The Do, groupe franco-finlandais, très remarqué avec ses premières chansons postées sur Myspace. Le trio commence justement par les aligner d’entrée de jeu avec le tube « On My Shoulder ». Mais c’est pour être beaucoup plus aventureux et décalé (c’est le titre de la soirée…) par la suite : flûte groovy, chanson quasi a capella, musique électro ou rock apocalyptique en conclusion, The Do s’éloigne du format pop et en devient excellent.

Le lendemain, le samedi si vous avez bien suivi, soirée rock avec les parisiens de Fancy et les belges d’Holywood Porn Stars. « Rock » oblige, le public est plus jeune mais bizarrement moins nombreux. Les Holywood Porn Stars, qui selon moi était plutôt un groupe de pop rock (cf leur très bon album « Year Of The Tiger » sorti en 2004), nous propose ce soir du rock bruitiste plus proche d’un Rinocerose ou d’un Maximo Park. Ca tourne rapidement en rond. Et en plus c’est trop fort. Fancy est un groupe plutôt difficile à décrire : agés de 20 à 30 ans, ils semblent tout droit sortir des années 80’s avec glam rock et tenues assorties. A prendre au second degré mais pas trop quand même parce que Jessie (le chanteur) risquerait de mal le prendre. Sur scène, les chansons ont une patate incroyable et le groupe sait tout à fait se mettre en scène. A voir pour y croire.
 Ca c'est Fancy en vrai (notez l'influence Michel Berger sur la coupe de cheveux)
Je ne résiste pas à l’envie de vous citer la future programmation de l’EMB : on pourra y voir The Tellers, qu’il est impossible de ne pas comparer aux Libertines, en plus pop, une soirée groove avec Bibi Tanga, les excellents Hushpuppies, de retour avec un deuxième album avec les comiques versaillais de Housse de Racket et enfin la folk délicate de Syd Matters avec La Maison Tellier.
Bon j’arrête, je suis un peu long… Bon des liens aussi, pour écouter de la musique. Oui toujours Myspace je ne suis toujours pas passé à Facebook:
www.myspace.com/tenderforever www.myspae.com/thedoband www.myspace.com/welovefancy
Publié le 12/11/2007 à 08:28
Par zowee
Soirée familiale au Krakatoa vendredi soir avec les bordelais Hey Hey My My, Calc et les affreux Stuck in The Sound pour la tête d’affiche. C’est surtout Calc que j’allais observer ce soir la, puisqu’ils présentaient sur leurs terres les extraits de leur nouvel album « Dance Of The Nerve ». Jolie ouverture avec Hey Hey My My. Même si le groupe ne fait pas preuve d une originalité folle, on retrouve sur scène l’ambiance de leur premier album (titre éponyme) qui regroupe quatorze chansons folk pop hautement recommandables. Calc se présente ce soir en quatuor, David Argellies manquant à l’appel, ce dernier étant parti vers des plus « hautes » sphères avec un certain groupe nommé Adam Kesher. Comme d’habitude avec les bordelais, le début est plus que flou, avec un son extrêmement mauvais de surcroît, ce qui fera bien rire les jeunes fans des Stuck In The Sound déguisées en noir, squattant les premiers rangs depuis le début de la soirée. Après deux titres, tout le monde est en place et le son également…Quelques « tubes » se dégagent déjà des nouvelles chansons, mais de toute façon la voix de Julien Pras ferait passer n’importe quelle chanson pour magique. Pour ce nouveau album, Calc a travaillé avec les rouennais de Tahiti 80 : Le son sur l’album est plus produit que les albums précédent du groupe même si il garde ce délicieux côté « fait a la maison ». Les bordelais concluent le concert avec une des plus belles chansons de leur répertoire, « Drunk Operator», qui met clairement le public d’accord. Contrairement a leurs prédécesseurs, Stuck In the Sound nous fera la démonstration de comment faire un concert sans avoir de chansons. Ce groupe arrive assez bien à s’extraire de ses influences (probablement le pseudo punk rock californien) mais tout est horrible : le son des guitares, la voix du chanteur, les non-chansons. D’après ce que j’ai entendu, nouvelles chansons il y aurait, encore plus horribles que les extraits du premier album…

http://www.myspace.com/calcmusic
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