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Mon bloc perso.
Le Groupe d’Entraide Mutuelle « La Maison de Pierre » est ouvert :
les lundi, mardi, jeudi de 14h à 18h30
le vendredi de 10h à 18h30
le samedi de 14h30 à 18h30
Fermetur e mercredi et dimanche, ainsi que le premier samedi de chaque mois.

Vous pouvez également être reçu le matin sur RDV (aide aux démarches, organisation d’activités, problèmes particuliers …) Tél : 05.46.36.47.31

Une permanence du Gem est tenue à la Maison des Associations de Marennes les lundi de 14h à 17h, jeudi de 12h à 17h, et un vendredi sur 2 de 14h à 17h.

Nous ne sommes pas un lieu médicalisé, nous sommes là pour vous sortir de votre enfermement. Si vous avec une question à poser, une peur à exprimer, pas de honte, car qui mieux qu’un malade psychique peut comprendre une autre personne malade ? On peut donc parler dans ce cas "d’expert par expérience". Nous sommes à votre service pour vous aider dans la reconstruction des liens d’humanité décousus, grâce à nos conseils et à nos ressources documentaires.


Associations culturelles, sportives ou autres, nous serions fort honorés de vous recevoir chez nous afin de partager nos murs et vos savoirs.

Tou t le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait…
Marcel.Pagnol .




Publié le 29 janvier 2007 à 10:17
Par Gemoleron
Humeur : Souriante
Ce livre n’est pas facile à lire, il est là pour être distillé à petites gorgées comme on fait avec le bon vin. Posez le pour qu’il soit accessible, et quand vous vous sentirez prêt, plongez dans son univers. Petites histoires, paraboles, réflexions, toutes vous rappellerons des moments vécus, bons ou mauvais, des besoins que vous n’osiez proclamer, de nouvelles idées, de nouveaux sentiments surgirons en vous.Ce livre n’est pas un roman, il ne vous contera pas une histoire, mais des histoires. Il donne la réflexion, il instille en vous le bien. Ce n’est pas un livre religieux, c’est un livre qui vous apporte une sagesse. Vous y puiserez beaucoup dans les périodes plus difficiles. C’est un livre à donner, un livre à conseiller, un livre à partager, un livre à aimer.Merci encore à Frédo pour ce prêt de livre que je concrétiserais par un achat bientôt.  
Publié le 27 janvier 2007 à 10:50
Par Gemoleron
Humeur : Gaie

VISITE DU 26 JANVIER 2007

 LA MAISON DU PREVOT

Aujourd’hui nous avons visité un petit musée bien sympathique et surprenant.

Vous le découvrirez au sous-sol d’une petite rue au cœur du vieux Château d’Oléron.

Un peu d’histoire :

A l’Epoque de François 1er, Roi de France dès 1515, le Château d’Oléron, (un ensemble de demeures fortifiées par les remparts) était une seigneurie maritime soumise à un Prévôt spécialisé, faisant office de Juge et de Maire, ordonnant et assurant la sécurité sur mer et sur terre, sous la tutelle directe du Roi.

Son habitation, à l’angle des rues « Marchande » (actuelle rue Gambetta) et « rue du Paradis » (actuelle rue Marceau) au début de laquelle, lors des jours les plus longs de l’année, se couche le soleil dans l’axe d’une ouverture éclairant la porte d’un Four à Pains situé au sous-sol de cette maison qui n’est pas à l’alignement.

Si l’utilisation de ce four, sous privilège du Roi, revenait au Prévôt, son appartenance était propriété d’une famille noble : les De Romefort, expulsée par Louis XIV des glacis (terrain en pente précédent les fortifications) lors de l’implantation de la citadelle par Vauban, et de la place d’armes (actuellement place de la République) menant à la rue Royale (devenue d’Alsace et de Lorraine) vers la rue du port, alors située à l’intérieur des remparts.

 

Dans ce musée :  

Un petit four à pain « olive » dont la porte s’orne d’un portait de François 1er. Des objets de l’ancien temps, des reproductions anciennes, une atmosphère hors d’âge.

Une visite bien sympathique qui s’est soldée par la prise d’un petit café accompagné de gâteaux, gentille attention et  bien réconfortante par la température qui régnait ce matin.


 
JE PROFITE DE CETTE VISITE POUR NOUS FAIRE MIEUX CONNAITRE LE PAIN

Du blé à la farine :

Sur le plan physiologique, le blé est une graminée appelée Triticum par les botanistes qui est semée à l’automne et récolée l’été suivant. 

Semis, tallage, montaison et épiaison sont les différents stades de développement de la plante. A la récolte sa tige creuse (le chaume ou paille) se termine par un bel épi doré rassemblant les grains qui seront moulus pour donner la farine.

 

Le frasage correspond au brassage et au mélange des ingrédients en deux étapes : un tiers de la farine est d’abord mélangé, les deux tiers ensuite puis le sel dissout est incorporé.

 

Le banneton est le panier en osier à fond toilé dans lequel le pâton lève pendant l’apprêt.

Le pâton est le morceau de pâte façonné pour obtenir un pain après cuisson.

 

On a identifié  pas moins de 130 arômes différents dans le pain. On distingue au nez des arômes de beurre, de noisettes, de caramel, et des notes florales.

 

Pistore est le premier nom du boulanger professionnel qui voit le jour à Pompéi (en +79). Il désignait le pilleur de blé.

Talmenier est quant à lui l’ancien nom des boulangers français qui dériverait de tamiser.

Le nom de Boulanger n’apparaît que plus tardivement vers la fin du 12eme siècle.

 

Maximes :

Mettre la main à la pâte signifie participer à une tâche collective.

Un mouille-farine est un bon à rien.

Le pain dérobé réveille l’appétit (ce qui est défendu est plus attrayant)

Une bonne pâte est une personne au caractère facile et généreux.

Mieux vaut manger un pain debout d’un steak à genou (profitons des choses sûrement et simplement plutôt que de se mettre dans des situations embarrassantes.

 

Citation :

Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule. (Victor Hugo)

 (Je remercie l’emballage de mon pain de m’avoir appris tant de choses en si peu de temps.)
Publié le 27 janvier 2007 à 09:58
Par Gemoleron
Humeur : Au secours !
Je vous prie de bien vouloir tous m'excuser d'avoir été muette pendant quelques jours :
- un ploblème de virus (internet, pas de grippe pour moi, merci)
- plus de connexion le jour où j'ai récupéré mon animal préféré et que je l'ai reposé dans le bureau.
La Maison de Pierre va plutôt bien à en voir la fréquentation et le bourdonnement bien sympathique qui y règne.
J'étais privée de communication avec la toile, et cela m'a manqué.
J'ai pris conscience qu'à l'époque des plumes d'oies, des plumes sergent Major, et même bien plus récente des stylos Bic, l'écriture n'était conditionnée qu'à nos cerveaux et nos mains et non pas comme aujourd'hui à la technologie. Mais la mise en ligne de textes ou d'idées est plus rapide, qu'à l'époque.
Communiquer est bien la chose la plus facile et la plus difficile qui soit, certains sont plus enclin à la communication, il est alors difficile de s'en priver.
Je viens d'être victime d'un manque énorme, vous parler, vous exprimer nos idée, nos doutes, notre vie au sein de la Maison de Pierre.
Une chargée de commnication, sans outil de communication ...

Ne vous inquiétez pas je reprends les choses en mains. 
"Merci et bien le pardon de vous avoir manqué, Messieurs, Dames"             (révérence)
Publié le 27 janvier 2007 à 09:48
Par Gemoleron
Humeur : Souriante
Nous allons pouvoir vous faire vivre nos sorties comme un vrai reportage, l'acquisition d'un appareil numérique va nous changer des cliparts.
Les neurones travaillent à cent à l'heure (attention aux limitations...) des prévisions d'ateliers :
- photo
- aquagym
Nous avons eu un don qui pourra découler sur un atelier, une machine à tricoter nous a été offerte, et Claudine s'est proposée pour nous apprendre, sympa ... pull, écharpe, sac, ... plus vite qu'avec des aiguilles le tricot au rythme du TGV. On ne promet plus un pull qu'on ne fini jamais,  à la maison de Pierre en 2 ou 3 après midi, il est fini et prêt à offrir.
Pour la marche, Gérard, grippé aujourd'hui, nous a téléphoné une bonne nouvelle : pourquoi ne pas aller gambader sur la digue Pacaud à Saint Trojan le 9 février, réfléchissons ...

Publié le 27 janvier 2007 à 09:35
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Au sommet aujourd'hui :
Nos amis du "continent" vont pouvoir être enfin reçu en permanence à Marennes, nous sommes heureux et fiers de les recevoir tous les Jeudis matin de 8 heures 30 à 13 heures 30 à la Maison des Associations.

N'oubliez pas que La Maison de Pierre (GEMOLERON) est un lieu pour rompre l'isolement, n'hésitez pas à prendre contact avec William, et vous déciderez ou non de nous rejoindre.

Amis du "continent", merci de nous lire.

Suite de la réunion
: possibilité de louer des vidéos et de les regarder lors de notre après-midi du mercredi.
Autre possibilité et non des moindres : franchir en groupe et dans le bonne humeur qui nous caractérise les portes des salles obscures du Cinéma Eldorado. 
Comment faire pour ces deux activités : comme pour les autres : proposer, voter et faire. Facile ... (enfin pas tous les jours... mais en groupe plus facile que seul...)

Un petit rappel pour nos amis de l'autre côté du Viaduc : nous sommes plus forts à plusieurs. A chaque nouvel adhérent l'adage est confirmé. Continuons à nous enrichir.

Publié le 17 janvier 2007 à 12:05
Par Gemoleron
Humeur : Souriante
 

Le père Alphonse est malade. Il ne paraît plus dans son jardin, ni en ville où je le rencontrais, affable et curieux, furetant ici et là dans les rues et les bistrots pour apprendre et commenter nouvelles et potins, glaner quelques tuyaux pour son tiercé ou quelques blagues à répéter.

Je me suis rendu chez lui pour m’enquérir de sa santé. Il était tassé dans son fauteuil, mal rasé, lugubre. Son regard vide s’éclaira à peine lorsqu’il m’aperçut.

« Je ne souffre pas, me dit-il, et le docteur ne me trouve rien, mais moi je sais ce que j’ai : je n’ai plus d’envie ».

Quelle lubie, pensais-je, plus d’envie ?

Il s’en relèvera vite. Il ne s’en est pas relevé, prouvant ainsi que le manque d’envie peut devenir mortel, car notre existence n’est au fond, animée, pimentée, embellie ou gâtée que par les envies que nous ressentons.

 

Dès l’enfance, l’envie de jouer, de rire, de découvrir, nourrit notre enthousiasme ou notre frustration ? Plus tard c’est l’envie d’aimer et d’être aimé, l’envie de plaire, d’apprendre, de gagner, de partir puis de revenir, l’envie de rêver aussi et de changer le monde.

 

Ni rationnelle, ni instinctive, l’envie est le ressort de notre activité, elle stimule nos pensées et nos actes, forge le caractère, oriente nos décisions. Nous ne serions que des robots programmés si nous étaient ôtées l’envie du plaisir, de la fête et de la fantaisie, celle de peindre, d’écrire ou d’écouter. L’envie est un soutien, un guide, un gage d’espérance. Le malade a l’envie de guérir, le prisonnier celle de s’évader.

 

Elle n’est pas le désir qui est plus  exigeant, plus trouble, plus animal peut-être. Elle n’est pas la convoitise, qui est plus ciblée, plus perverse aussi.

Sans doute le sens des mots a-t-il évolué au fil des siècles et je trouve à l’envie plus de mérite que Voltaire qui la décrit « sombre, à l’œil timide et louche » parce qu’il l’assimilait à l’impitoyable jalousie.

 

L’envie, telle que je la perçois, n’est ni un péché, ni une tare, elle donne de la couleur à la vie, un sens à notre quête. Plus légère que l’ambition, plus saine que la concupiscence, elle est en nous, impérieuse et changeante, précieuse comme un secret.

 

Pauvre Alphonse ! Pour lui la vie n’a plus d’attraits ni de mystères, il ne veut plus savoir, ne plus rien faire, ne plus rien deviner. Son présent s’est figé comme une eau qui se glace. Il est froid, sans humeur, sans dépit, sans espoir. Ne plus avoir d’envie, c’est renoncer, se résigner et mourir peu à peu puisque s’éteint l’étincelle qui, sans cesse, nous fait réagir, rêver ou regretter.

 

Ne la laissons pas s’éteindre. Maîtrisons nos envies les plus folles mais donnons aux autres libres cours vers des brins de bonheur. Gardons au moins l’envie d’avoir envie.

 

Pierre BLANC

 

Je souhaite dédicacer ce superbe texte à vous tous qui nous lisez,  une tendresse particulière à Colette qui nous a communiqué ce fort joli texte.          

Publié le 16 janvier 2007 à 10:52
Par Gemoleron
Humeur : Souriante

Honoré de Balzac, écrivain
Charles Beaudelaire, poète
Napoléon Bonaparte, empereur
Albert Camus, écrivain
Winston Churchill, premier ministre
Kurt Cobain, chanteur
Pricesse Diana, Princesse de Galles
Patty Duke, comédienne
Ernest Hemingway, écrivain
Howard Hughes, magnat-édition
Larry King, animateur-télé
Vivian Leigh, actrice
Pierre Péladeau, magnat-édition
Theodore Roosevelt, président USA
Sergey Rachmaninoff
Robert Schumann, compositeur
P.I. Tchaikovsky, compositeur
Ted Turner, magnat-communications
Mike Tyson, boxeur
Reine Victoria, Reine Royaume-Uni
Roseanne Barr, actrice
Hector Berlioz, compositeur
Robert Campeau, entrepreneur
Frédéric Chopin, compositeur
Natalie Cole, chanteuse
Charles Darwin, explorateur
Richard Dreyfruss, acteur
Reine Elizabeth I, Reine d'Angleterre
Audrey Hepburn, comédienne
Victor Hugo, écrivain
Guy Latraverse, producteur
Abraham Lincoln, président USA
Edgar Allan Poe, écrivain
Joan Rivers, comédienne
Axel Rose, chanteur
Charles Schultz, dessinateur
Fernand Seguin, biochimiste
Leon Tolstoï, écrivain
Mark Twain, écrivain
Vincent Van Gogh, peintre
George Washington, président USA

 
 

Qu'ont-ils tous en commun ? Chacune de ces personnalités vit ou a vécu avec une maladie de l'humeur !

 

Malades, ne pleurez plus sur votre sort, bienvenue au "club des personnalités" !!!!!!!!!

Publié le 15 janvier 2007 à 11:03
Par Gemoleron
Humeur : Tendre

Beau, grand, costaud, vêtu d’une superbe robe noir et blanc, je suis le fils de cette famille d’humains un peu étrange, qui n’ayant pas de descendance a décidé de protéger la race animale.

Tour à tour, je suis : maître d’hôtel, avocat, je montre pattes blanches à qui mieux mieux, je ne suis pourtant que chat ordinaire, mais c’est ma vie qui l’est un peu moins.

 

Un jour d’Octobre 2005, abandonné, sale, blessé, affamé, j’essayais d’apitoyer un restaurateur du port du Château d’Oléron, en me présentant devant la porte principale. Depuis plusieurs jours déjà, il m’avait à l’œil et contrariait tous mes plans pour m’immiscer à l’intérieur de ce royaume d’où émanaient chaleur et odeurs admirables.

 

Un petit couple souriant, amoureux, me regardait prisonnier derrière la porte. Je voyais au dessus de leur tête une aura où flottaient des sentiments d’amours aminales.

 

Ne les ayant pas vu arriver par le devant du restaurant, j’en déduisis que la porte arrière leur était acquise. Je me déplaçai donc, et trouvai alors une voiture qui elle aussi respirait bon l’animalité. Et le miracle eu lieu, car après leur repas, et m’ayant caressé, leur bonté naturelle n’a fait qu’un tour, ils m’embarquèrent et m’adoptèrent.

Arrivé dans ma nouvelle maison, je fis connaissance de Gris-Gris, un superbe  Chartreux, à la robe grise. Il m’expliqua lui aussi son sauvetage et nous devînmes en une nuit les meilleurs amis du monde. Aucune animosité dans nos rapports. De l’amitié et du respect.

De temps à autre le chien du voisin venait inspecter les lieux, les premiers contacts furent comme vous l’imaginez un peu beaucoup comme chien et chat, puis nous nous sentîmes et comprirent qu’il valait mieux vivre en harmonie.

 

Gris-Gris a disparu un jour, je présume que son temps sur cette terre était à son terme, il partit un matin et ne revint jamais. C’était un compagnon calme, âgé, je le regrette chaque jour.

 

Max emménagea en début d’année, à temps complet et après le départ de Gris-Gris, Papa nous apporta un chaton à la maison. Le calme était fini, la sieste difficile, mais nous étions une famille unie. Tellement différents, tellement heureux.

 

Max s’appropria le rôle de père adoptif de Pilou, le chaton, ce fut courses poursuites, couinements, léchouilles (et ça ne cesse toujours pas).

Je tente de mener une vie un peu plus calme que ces deux là. Je pars souvent en balade avec Max, toujours derrière mais proche de lui, c’est tout de même lui le maître, le plus fort. En parlant de balade, il m’arrive aussi d’accompagner Papa et Maman et leurs invités lorsqu’ils se promènent dans les marais derrière la maison. Rien de telle qu’une promenade en famille pour resserrer les liens.

 

Maman tremble pour ses bibelots chaque fois qu’elle me voit monter quelque part, à ce jour je n’ai encore rien cassé.

Je prend des cours d’informatique avec elle, il suffit de se coller juste devant l’écran et de suivre un moment ce quelle fait, dès que mes yeux fatiguent, je m’endors, je pense qu’il est normal à mon âge de faire des siestes de temps à autre.

 

Je mène ce que l’on appelle une vie tranquille, je jardine chez la voisine (elle déteste ça) je fais les toits du quartier, je squatte les dessus, dessous ou intérieurs de véhicules en tous genre, j’aime le gaz carbonique. Maman m’invente des vies antérieures car j’aime le pain, j’ai mangé les graminées de son bouquet, elle me trouve un peu étrange. Mais en fait dans la famille je ne dépareille pas tant que cela.

 

Si ma famille n’existait pas je l’inventerais, car je l’aime.

Publié le 14 janvier 2007 à 20:47
Par Gemoleron
Humeur : Au secours !

Irrésistible bavarde, dévorée de curiosité, débordante de compassion envers autrui, je suis juste une malade psychique, atteinte depuis une vingtaine d’année de cette maladie appelée bi-polaire.

J’ai recommencée une nouvelle crise en Janvier de  l’année dernière, une hypomanie. J’ai vu les symptômes, j’ai su décrire qu’il ne s’agissait pas d’un état normal mais de crises, et puis en Juillet je suis tombée en dépression en passant pas des crises de panique.

J’ai souffert et je souffre encore de ma fragilité envers la vie.

Ce dont j’avais omis d’inscrire dans la bonne case de mon cerveau, c’est que la rechute existe dans nos maladies. J’avais vu, ressenti, mais pas vraiment compris.

Dernièrement encore, parlant de mes problèmes de soucis, je me suis buttée à une incompréhension totale, "tu n’est pas malade, c’est une question de volonté, arrête tes médicaments …"

Il y a quelque temps que je n’avais pas subi cette « agression ». J’ai failli quitter la table, claquer la porte de nos « amis » et partir en pleurant. Je venais de passer une journée où nous étions tous à égalité devant nos troubles divers et variés, le repas de la Maison de Pierre.

Mon licenciement décidé 6 à 8 jours après avoir indiqué mon état psychique, m’avait choqué, nier  les troubles psychiques parce que les dégâts de notre maladie sont invisibles à l’œil nu me fait l’effet d’un coup de couteau. Moi si pleine de compassion envers chacun.

Ce n’est jamais au plus fort des crises que je pourrais rire comme je ris aujourd’hui, je vais de mieux en mieux.

Je rencontre bien sûr mon lot de personnes psychiquement malade, et nos histoires sont douloureuses, différentes, l’intensité de nos maladies aussi, leur traitement, mais nos symptômes eux se ressemblent bigrement.

Ne nous traitez pas comme des êtres bizarres, nos maladies sont cachées, nos douleurs intériorisées, nous vivons nos émotions plus forts que les gens dit « normaux » alors, plus de rire, plus de pleurs, plus de sommeil, moins de sommeil, plus d’agressivité, plus de spontanéité, ….. nous sommes en haut ou en bas, et quelque fois stables.

Si vous ne pouvez pas comprendre les autres (j’avoue que c’est souvent difficile) surtout ne jugez pas, ne niez pas que l’autre est différent de vous, qu’il n’est pas votre double, qu’il est un autre, fait différemment, avec des gènes autres, des émotions autres.

Ne voyez pas le monde à votre image, des maladies de toutes natures existent, respectons simplement l’AUTRE.

Et surtout si l’autre à une maladie psychique c’est avec plus d’intensité qu’il ressentira votre jugement.

S’il vous plait informez vous sur ces troubles et vous verrez que nos capacités sont bien souvent immenses.

"CE SOIR J’AI MAL A L’AME"

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Publié le 14 janvier 2007 à 12:51
Par Gemoleron
Humeur : Gaie
Une première constatation, le temps n'était pas de la partie, heureusement que nous n'avions pas prévu de barbecue. Trève de bétise ...
Pour commencer finir les courses, et au pas de charge  SVP ... (3 compères en balade et 3 chocolats offerts par la boulangère, super sympa).
Retour Maison de Pierre, la table est mise, installation en zig-zag (les vagues, la mer, le sable chaud ...
je continue à délirer) nappe couleur jaune, serviettes assorties (les courses la veille n'avaient pas été faciles non plus avec ma bande de copains) (jaune : soleil, chaleur, été ... ça me reprend ...)
Dans la cuisine on perçoit une activité inhabituelle (un essaim d'abeilles .. BZZZZ BZZZ).
Décoration des verres  à apéritif (boissons sans alcool, la fête est plus folle ...), chips, crudités, (William veille à notre équilibre alimentaire et c'est lui le chef d'orchestre de la journée) ensuite lisez bien :
- terrinede poisson et ses crudités
- émincé de dinde à la sauce aux marrrons et figues
- purée de carottes et pâtes fraiches
- salade de fruits frais de saison ........ (fait maison avec amour, je l'ai encore sur le bout de la langue)
- café et son chocolat

Repas avec musique d'ambiance, et conversations acharnées, j'ai passé autant de temps assise que  debout ... 14 personnes à table, de l'animation, des conversations, des rires, des anecdotes, des mots sortants tout droit du dictionnaire (nous avons aussi eu notremoment culturel bien sûr), de la bonne humeur à revendre.

Une petite anecdote pour finir cet article (je la trouve trop bonne pour ne pas la partager) :
sur l'affiche d'inscription pour le repas le titre était (accrochez vous ..)
      BOND ANNEE .... 007        (moi je l'ai trouvée excellente)


Et comme l'a dit : [ Daniel Picouly ]
Extrait de L'Enfant léopard

Comme ça lave, un bon rire !

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