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Mon bloc perso.
Le Groupe d’Entraide Mutuelle « La Maison de Pierre » est ouvert :
les lundi, mardi, jeudi de 14h à 18h30
le vendredi de 10h à 18h30
le samedi de 14h30 à 18h30
Fermetur e mercredi et dimanche, ainsi que le premier samedi de chaque mois.

Vous pouvez également être reçu le matin sur RDV (aide aux démarches, organisation d’activités, problèmes particuliers …) Tél : 05.46.36.47.31

Une permanence du Gem est tenue à la Maison des Associations de Marennes les lundi de 14h à 17h, jeudi de 12h à 17h, et un vendredi sur 2 de 14h à 17h.

Nous ne sommes pas un lieu médicalisé, nous sommes là pour vous sortir de votre enfermement. Si vous avec une question à poser, une peur à exprimer, pas de honte, car qui mieux qu’un malade psychique peut comprendre une autre personne malade ? On peut donc parler dans ce cas "d’expert par expérience". Nous sommes à votre service pour vous aider dans la reconstruction des liens d’humanité décousus, grâce à nos conseils et à nos ressources documentaires.


Associations culturelles, sportives ou autres, nous serions fort honorés de vous recevoir chez nous afin de partager nos murs et vos savoirs.

Tou t le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait…
Marcel.Pagnol .




Publié le 09 novembre 2008 à 12:09
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
1920
le 22 septembre

Le président fou

Mai 1920 : un homme en pyjama, pieds nus, se balade sur les voies ferrées près d'Orléans. Placide, il explique au cheminot qui le trouve : "Ca va vous étonner, mais je suis le président de la République". Ce n'était pas une blague : le chef d'Etat venait de tomber d'un wagon. Le 10 septembre suivant, le voilà se baignant presque nu dans une des fontaines du château de Rambouillet. Rien de plus normal... Paul Deschanel, atteint de graves troubles mentaux, annonce finalement ce 22 septembre sa démission, huit mois après son élection. Dès le lendemain il est hospitalisé. Alexandre Millerand le remplace à la tête du pays. Ainsi s'achève le mandat du président le plus fou qu'ait connu le pays.

 
Publié le 26 juillet 2008 à 09:37
Par Gemoleron
Humeur : Gaie
? UN VISIONNAIRE, UN PRECURSEUR, UN HOMME AU GRAND CŒUR 

Son nom a été donné à un prix littéraire créé en 1925 et décerné en même temps que le prix Goncourt, mais qu’a-t-il fait pour avoir cet honneur ? Orphelin d’une modeste famille de la bourgeoisie protestante de Loudun, il fit de bonnes études de médecine auprès des chirurgiens de Paris et à l’université renommée de Montpellier, qui était alors ouverte aux protestants. Médecin à 20 ans, il voyagea en Italie, en Allemagne et peut-être en Angleterre.En 1609, il se marie et s’établit à Loudun, menant une vie de modeste de notable. Vers 1625, il se convertit au catholicisme et entra dans le Conseil de Richelieu. Client du cardinal, Renaudot est l’exemple même de la réussite sociale d’un homme talentueux malgré ses origines modestes et protestantes, et alors même que le royaume s’engageait dans la remise en cause des droits des protestants.

IL CREE L ANPE, LES PETITES ANNONCES
En 1628 ou 1629, il ouvrit un « bureau d’adresses » avec don d’un privilège royal. Il s’agissait pour lui d’accueillir offres et demandes d’emplois.  En 1633, une ordonnance contraignit tous les sans emplois à s’y inscrire. Cette mesure fut accompagnée cette année de la création du premier journal d’annonces : la Feuille du bureau d’adresses. Son bureau, installé dans l’île de la Cité à l’enseigne du Grand Coq, prospéra et accueillit de nombreuses activités. Pour 3 sous, on pouvait faire figurer dans le journal des propositions de vente, de location ou de service.

IL CREE L ERE DES CONFERENCES MEDICALES, LA « CMU », LA MEDECINE A DEUX VITESSES
Il y installa également un dispensaire, payant pour les aisés et gratuit pour les pauvres. Il y accueillit même depuis 1632 des conférences hebdomadaires médicales, puis variées, ouvrant l’ère des conférences mondaines et formant l’image de « l’honnête homme ».Sa réussite fut si importante qu’en 1641 il put ouvrir au Louvre une succursale de son bureau d’adresses. Néanmoins, cela lui attira de nombreuses inimitiés de la part de la Faculté de médecine de Paris.IL EST L UN DES PRECURSEURS DE LA PRESSELe 30 mai 1631, il lança sa célèbre Gazette, emboîtant ainsi le pas aux Nouvelles ordinaires de divers endroits des libraires parisiens Martin et Vendosme, parues depuis janvier 1631. Soutenu par Richelieu, qui fit de la Gazette un instrument de sa propagande politique, Renaudot emporta ce marché face à ses concurrents, malgré l’hostilité de la communauté des imprimeurs et libraires parisiens. En 1635, l’État lui accorda un monopole pour lui et ses successeurs.La qualité de son journal était bien meilleure que celle de ses adversaires et, de fait, il avait le soutien financier et informateur du gouvernement de Richelieu. Qualité, abondance, diversité géographique, concision et clarté des nouvelles, la Gazette fut un grand succès et lui fut adjoint, dès 1634, le supplément des Extraordinaires, relatant dans le détail les évènements les plus importants. En 1638, parut le premier numéro du Mercure français, recueil des évènements de l’année écoulée.Avec la mort de Richelieu (1642) et de Louis XIII (1643), Théophraste Renaudot perdit ses principaux protecteurs. La Régence ne put prendre le risque de mécontenter ses ennemis. La Faculté obtint l’interdiction des consultations médicales et des conférences dans son bureau d’adresses, puis le bureau fut entièrement fermé en 1646.La Gazette survécut, passant au service de Mazarin, mais la Fronde vint, en 1649, en entraver la parution régulière. Renaudot suivit, lors de la fuite de la famille royale afin de protéger le jeune Louis XIV la Reine et Mazarin à Saint-Germain, laissant à ses fils Eusèbe et Issac la rédaction du journal. Son monopole fut alors entamé par la parution de titres rivaux à Paris comme en province.Renaudot fut remercié de sa fidélité avec le poste d’« historiographe du Roi ». À sa mort, à l'âge de 67 ans, le monopole de la Gazette fut confirmé à son fils aîné, qui ne put réellement empêcher d’autres parutions.

(Merci Wikipédia pour ton aide.)

Publié le 14 juillet 2008 à 16:09
Par Gemoleron
Humeur : Maussade
Dis, raconte-moi une histoire !
de Eve Meyer



« L'attente c'est toujours de l'espoir. Sinon on n'attendrait plus. »

Mais il faudrait brider notre attente, freiner nos espoirs. La vie ne se déroule pas comme on l'attendait. Sauf pour certaines rares personnes qui bâtissent leurs vies comme des plans de carrière, échelons à gravir, mariage romantique à effectuer et à réussir, maison à remplir d'objets et d'un ou deux enfants, un garçon et une fille, pour transmettre leur autosatisfaction et leur suffisance. Ces enfants là ne connaîtront pas les affres des parents séparés, de la vie en double, protégés qu'ils seront par l'image forte et rassurante de la réussite parentale. Nous ignorerons si à l'intérieur de leur chambre à coucher, remplie de beaux meubles et de confortables coussins, le bonheur est présent. Qu'importe, ils nous renverrons toujours ce à quoi nous avons aspirés, conte de fée moderne, films américains aux chutes sirupeuses, miroirs lisses reflétant notre image trouble. Nous les envions des fois, souvent pour être honnête quand notre solitude est trop forte. Nous les admirons également, nous demandant ce que nous avons pu bien rater pour ne pas être ainsi.

Et puis il y a les autres, la grande masse des autres, ceux qui démarrent mal leur vie, pour la réussir par la suite. Ils devront attendre d'avoir passé trente, trente cinq ans. Un premier mariage, un premier échec, des enfants souvent, des cris, des disputes et des larmes. Des séparations houleuses. Un divorce douloureux pas tant pour leur âme que pour leur portefeuille. Vous entendez parler de frais d'avocat, d'actes notariés, et des enfants devenus rois pour ne pas les perturber.

De nouveaux départs. Ceux là vous parlent de recommencer leur vie, au lieu de la poursuivre. Ils vous parleront de rêves qu'ils n'ont pas pu encore réaliser, de vie à peine entamée. De vivre enfin.

Ceux là également sont bénis par la vie. Certes ils ont souffert, un peu, se sont cherchés pas trop longtemps, car ne connaissant pas la solitude, mariés jeunes, passant du giron maternel à celui de leur première épouse, ils se hâteront de recommencer un foyer. Et la plupart du temps ils réussiront. Leur ciel sombre s'éclairera, ils trouveront la femme ou l'homme échelon, bâtiront une maison, feront un autre enfant, sauront ce qu'est le bonheur et se diront « Après tout ce que j'ai traversé, je l'ai bien mérité ».

La dernière catégorie est la mienne, la minorité silencieuse. Ceux pour qui la vie ne va jamais de pair avec le bonheur. Ceux dont le cœur ne connaît nul repos. Les bousculés de la vie, les oubliés des échelons. Ils ne savent même pas ce qu'est une échelle sociale, ou un tremplin vers le bonheur. Ils ne savent que tomber.

Histoire banale des livres, ou des films français aux conclusions alambiquées. Ceux là laissent le spectateur sur sa faim/fin. L'obligent en quittant la salle à se poser des questions. Or leurs vies n'ont pas le temps pour les interrogations. Il faut aller vite, rejoindre une voiture mal stationnée, peut être pleut-il et l'on n'a pas de parapluie. Alors on cours, l'on oublie vite la question, demain il faut travailler, emmener les enfants à l'école, penser au dîner. Leur vie ne connaît pas de temps mort.

Et je reste sur le bord de leur chemin si joliment goudronné, éternelle amoureuse de celui qui ne m'aimera pas. Demandeuse en souffrance. Nul répit pour celle qui échoue, trouve et disparaît. Pertes inhérentes à mon existence, comme ces rencontres sans lendemains. Comme l'attente. L'espoir. Le désamour et tout ce qui l'accompagne. Les nuits blanches. Les cartouches de cigarettes qui ne font pas la semaine. L'espérance d'un signe, d'un téléphone qui sonne, vibre, réagit. Le silence toujours. L'usure de soi. Et le désir de s'enfoncer définitivement dans le néant.

Publié le 06 avril 2008 à 11:56
Par Gemoleron
Humeur : Rebelle
Au sein de la Maison de Pierre, nous recevons depuis quelques mois un jeune homme de 27 ans prénommé Sam.Sam n’est pas le dernier à plaisanter, au traditionnel « ça va ? » il vous répondra « ça roule !  ».
Vous avez compris que Sam se déplace en fauteuil mais que comme chacun de nous, entre deux baisses de moral, il y a aussi beaucoup de vie et d’autodérision dans ce grand corps.
Une naissance programmée beaucoup  trop tôt, et Sam et son jumeau naissent avec de lourdes séquelles.
A la base, il y a une famille, une sœur aînée de 3 ans. Lorsque l’annonce du handicap des jumeaux est faite, le couple parental va exploser : Papa préférerait une institution, Maman souhaiterait assumer la charge de ses deux petits. Divorce.
Maman va rencontrer un homme, qui loin d’être compatissant battra les enfants, chacun y aura  droit. Les enfants, dans une quasi fuite,  rejoindrons leur père après avoir enduré trop de coups.
Mais Papa aussi a refait sa vie. Dans cette famille recomposée, Sam  ne trouvera pas sa place, il est mal à l’aise. Il vivra donc désormais séparé des siens, d’abord en famille d’accueil, puis il aura l’autorisation de prendre un appartement seul, aidé des auxiliaires de vie qui sont nécessaires à son quotidien.  
Une question que chaque valide se pose : quel est le quotidien ordinaire de Sam, qu’a-t-il fait, que veut il, à quoi rêve t il ?
5 ans de chant, 2 ans de théâtre dans des structures de valides. Une utilisation importante de l’ordinateur et d’internet, l’écriture de poèmes, et 4 heures de kiné par semaine, une recherche constante de structures acceptant les bénévoles, car même en fauteuil on est utile à la société : ne l’oublions jamais. Bien sûr le bénévolat vous assure une occupation, mais un statut de salarié handicapé dans une structure d’ « d’aide au secours de  la personnes »  : police, samu, pompiers, un emploi de bureau, de standard, d’accueil, enfin tout poste compatible avec son handicap serait pour lui une renaissance. Un autre grand projet l’habite : partir vivre à Montréal au Canada, pas pour le froid, mais surtout parce que pour tout ce qui est handicap le Canada a une sacrée longueur d’avance sur la France.  
Thèmes pour finir ce portrait :
une naissance non réussie qui finie en fauteuil cela a-t-il un nom de maladie : OUI : la maladie de LITTLE , c’une lésion du cerveau survenue pendant  l'accouchement (naissance à moins de 8 mois de grossesse). Elle touche un cerveau encore en maturation et entraîne un trouble moteur non évolutif (paralysie, troubles de la coordination du mouvement), avec des difficultés spécifiques des fonctions "supérieures" gênant les apprentissages, notamment scolaires
La lésion du cerveau est due à un trouble de la circulation sanguine entraînant une diminution de l'apport de sang ou une hémorragie, ce n'est pas une maladie génétique. lle occasionne des troubles moteurs qui prédominent sur les deux membres inférieurs (jambes).
Les troubles moteurs de l'élocution du langage ou de la déglutition, la gêne à l'écriture, peuvent représenter des handicaps majeurs. De même, indépendamment des paralysies, il peut exister des troubles de la capacité à penser un geste ou une série de gestes pour réaliser une action déterminée. Les troubles associés peuvent être une épilepsie, des troubles du langage ou, plus rarement, des troubles sensoriels.
La lésion  n'évolue pas ayant touché un cerveau en pleine maturation, va gêner le développement de l'enfant : difficultés de contrôle moteur, risque de déformation orthopédique (du squelette), (Sam a subi 10 opérations). Ces enfants  bénéficient  d'une éducation thérapeutique les guidant dans l'apprentissage des possibilités motrices (locomotion, élocution, déglutition si ces fonctions sont touchées), prévenant le retentissement des troubles moteurs sur le squelette (déformations), ainsi que d'une éducation spécialisée si des troubles d'apprentissage sont associés. Dans un certain nombre de cas, des aides techniques spécifiques sont utilisées, notamment pour les apprentissages et la communication : il y a bien sûr de nombreuses opérations à subir pour la majorité des malades, et une énorme difficulté psychologique à vivre le HANDICAP.
 
Dernier sujet : un homme, une femme, c’est un corps physique, mais c’est un cœur, des émotions, des amours. L’amour en fauteuil a déjà été traité dans des films, mais trouver l’âme sœur pour fonder une famille, et accomplir un acte sexuel qui demande, un minimum de connaissance du corps de l’autre et de mobilité physique. Sam m’a parlé de femmes « en Suisse » « au Canada » qui sans être de « réelles prostituées » permettent à nos amis en fauteuil l’acquisition d’une sensibilité et des acquis physiques pour la rencontre de leur vie. C’est une excellente initiative car fonder une famille  sans : « amour, cœur et sexe » pas facile !! Le Gem te souhaite Sam d’accéder à tes objectifs, à tes rêves et d’alléger tes mouvais souvenirs.

Publié le 04 mars 2008 à 11:55
Par Gemoleron
Humeur : Au secours !
En 2006, 168 personnes, dont 137 femmes, sont décédées en France sous les coups de leur compagnon ou compagne. Soit une tous les trois jours.
Depuis le 14 mars 2007, une ligne directe d'écoute, le 3919, est mise en place, destinée uniquement aux victimes et témoins de violences conjugales. Pour s'assurer que la femme battue pourra trouver une réponse à sa détresse quelque soit son lieu de résidence, une centaine de familles recevront l'agrément de leur conseil général pour l'accueil d'une femme victime et de ses enfants si elle en a. Le plan entend enfin faire évoluer le cadre juridique en matière de protection des femmes. La ministre étudie en effet la pertinence de faire entrer dans le Code pénal la notion de violences psychologiques conséquences des violences conjugales.
Entre 2005 et 2006, 330 000 femmes ont déclaré vivre avec un conjoint qui a porté la main sur elles. 8,8% seulement ont déposé plainte et 84% de ces actes n'ont fait l'objet d'aucun signalement à la police ou à la gendarmerie.  

Entrée en matière peu ordinaire pour un portrait d’adhérent (e) du Gem.
Mais si Mamie 75 ans cette année, avait eu 30 ans aujourd’hui, elle aurait pu bénéficier de la logistique actuelle, oui …, peut-être …, tenez compte que rien n’a changé, et que la douleur de tout temps est la même, c’est ce qu’elle a  confiée dans ce portrait. 
 
Vivre  au  milieu d’une famille aimante, c’est un bon moyen de s’épanouir. Une sœur, une Maman, un Papa qui marche avec une canne car atteint de polio enfant. Ils exercent  comme beaucoup à l’époque deux métiers complémentaires : ostréiculteur et agriculteur.
Mamie passera une enfance heureuse et libre, mais laissera l’image d’une gamine pleine d’énergie, voir extrêmement turbulente.
A l’école, elle rencontrera celui qui sera son premier amour. Après le certificat d’étude, sortie de l’école, et le travail restera celui qu’elle exerce avec Papa et Maman. A 19 ans, fort éprise, elle se marie. La lune de miel sera très courte, car 8 jours après le mariage, commenceront de la part de son conjoint comme l’on dit par chez nous « des branlées », des scènes de jalousies, et crescendo des coups de plus en plus forts.
Entre deux averses de coups sont nés un garçon et une fille. Alors bien sûr, Mamie est restée 15 ans avec cet homme pour les enfants. Mais un jour, elle réussit à partir, dans la procédure de divorce, le mari demandera la garde du garçon, et le placera en apprentissage pour qu’il rapporte.
A 35 ans, elle retombe amoureuse, bien mal lui a pris. Dans les années 60/70 il n’est pas très bien vu de vivre « à la colle » alors remariage. Celui là aussi était un cas. Feignant, fétard, infidèle, méchant, il tape aussi. Peut-être que le plus dur dans ce deuxième mariage, cela aura été de protéger sa fille des tentatives pédophiles de son mari. Heureusement que mère et fille forment un tandem de choc face à cet homme. Durant cette période, Mamie a quitté le travail chez les parents, et occupe plusieurs emplois : travail à la poste, des ménages jusqu’à des 22 heures le soir. Il faut faire bouillir la marmite.
10 ans avec le deuxième mari, divorce et enfin une vie normale.  
Un emploi chez les Sœurs au Château la nuit, des sorties au bal, des amis garçons et filles, et une vie sexuelle sans coups et blessure et surtout sans mariage. Comme toute bonne fille, elle s’occupera de ses parents, lesquels s’éteindront respectivement Maman à 70 ans et Papa à  92 ans. Et puis un jour, la goutte qui fait déborder le vase, le licenciement de chez les Sœurs lui fait faire une très grosse dépression, ce qui s’ajoute aux problèmes relationnels qu’elle a avec son unique sœur. Solide et bien brave, oui, mais  5 de tension, 45 kilos l’envoient en  hospitalisation puis en maison de repos. Mamie pleine d’énergie entre deux soucis a subi aussi de nombreux problèmes de santé en tant qu’adulte. Mais l’un de ses problèmes médicaux qui sort de l’ordinaire est l’ablation de kystes dermoides : (Terme utilisé par I. G. St-Hilaire pour désigner une tumeur résidant assez profondément dans l'organe et constituée par un ensemble où l'on retrouve des restes de foetus. Considéré actuellement comme une anomalie dans la conformation, on a tendance à considérer l'endocyme comme un kyste dermoïde,) on y a retrouvé : os, ongle, cheveux, et une mâchoire avec des dents.
Insolite tout de même. 
 
Aujourd’hui, Mamie fréquente souvent la Maison de Pierre, elle a beaucoup souffert, elle rit beaucoup, mais souffre actuellement que sa fille qu’elle a tant protégée l’ignore, alors que son fils maintient lui un contact étroit avec elle.
Publié le 19 février 2008 à 00:50
Par Gemoleron
Humeur : Maussade
L’envie et le manque d’envie.
Se jeter de bon matin hors du lit douillet, il faut déjà une bonne dose d’envie. Pourquoi, devrais-je effectuer un tel acte sans finalité. Je n’ai rien de vital à faire, ni enfant à s’occuper, ni emploi à honorer, alors je reste au chaud là où rien ne viendra m’agresser, ou aucun geste ne me demandera d’effort.
Manger, du pain, du beurre, du café ou du lait, facile. Je n’ai plus d’envie de manger, de temps en temps quand même la faim me titille, mais du pain, un fruit, du fromage et la faim a disparu.
Se laver, se regarder dans la glace, là l’envie est latente, elle demande juste un motif pour ressurgir. Se laver pour rester chez soi dans de vieux vêtements : aucun intérêt. Se laver pour rencontrer d’autre gens, s’habiller de vêtements corrects voir sympathiques, oui. Mais ce sera plus une question de respect de l’autre que de réelle envie.
Se regarder devant la glace, il y a bien des jours où le manque d’envie est suppléé par une réelle impossibilité. Ne pas se voir, c’est nier son existence, c’est préparer son absence, ne pas être avant de ne plus être.
L’envie de ranger la maison, faire le ménage et la vaisselle. Entre la possibilité de ne rien faire, et la fatigue engendrée par ces actes, je choisis l’un ou l’autre, mais l’envie va vers ne rien faire. Les médicaments agissent sur les muscles en leurs ôtant une grande partie de leur force, travailler avec un outil mal adapté ne permet pas de faire un excellent travail. Alors tout demande plus d’effort, plus de temps, et logiquement plus et plus ça fait Trop.
Sortir et marcher, faire du sport : l’envie et la motivation de ce genre d’exercice se retrouve dans le nombre de participants. Sinon, c’est l’envie du cocon maison qui prime.
Cuisiner, l’envie de mettre en œuvre différents aliments et aromates et d’en faire un plat alléchant. Je le faisais peu en vivant seule, et en couple j’ai un maître en la matière à la maison, et comme les rares fois où je cuisine, je ne suis pas couronnée de succès, je n’ai plus envie de mettre mes muscles en action pour un plat qui n’obtiendra que très partiellement satisfaction.
Aimer et être aimé. Oui là,  j’ai un besoin incommensurable, un  besoin  et ENVIE d’amour et d’amitié, jamais rassasié.   

Certains vous diront concernant l’envie
 :
L'envie est un défaut très négatif, l'antithèse même du plaisir. Or, l'envie existe en chacun de nous (presque chacun de nous …)
On pourrait tout de même penser que l'envie est un bon stimulant : si j'ai envie de quelque chose, cela m'encourage à agir pour l'obtenir. Elles sont intéressées, elles ont envie de ce qu'elles n'ont pas encore, mais il s'agit d'un élan, d'un désir, et pas d'une envie de type jalousie
.
 

Demandez à un dépressif de vous parler de l’envie. Il ne sait même plus ce qu’est l’envie !
Alors l’envie : un défaut, l’antithèse du plaisir !!! Le dépressif n’a pas de plaisir.
Un élan, un désir, et pas d'une envie de type jalousie, oui mais surtout  simplement un BESOIN VITAL   perdu, qu’il aperçoit de temps à autre , mais dont il ne peut souvent pas se saisir à cause des médicaments qui le freinent, et des différentes composantes de son cerveau chamboulé par la maladie.

Publié le 07 février 2008 à 11:38
Par Gemoleron
Humeur : Au secours !
Pourquoi ce matin, à l’heure ou le soleil se lève,
Vous êtes-vous donnés rendez-vous dans ma tête.
Mon nez et mes yeux coulaient au rythme de votre passage,
Mon cerveau vous servait de route directe sur mes émotions. 
Mais, pourquoi êtres partis, vous :  famille, amis, connaissances
Pourquoi serait-ce à moi d’être porte parole de votre vie passée.
Sûrement parce que je vous ai aimé.
Chacun a votre façon, vous avez fait de moi ce que je suis,
Chacun a votre façon, vous m’avez donné un peu de vous, qui est devenu mien  
Je ne suis que puzzle, être de mille pièces, que vos sourires et vos paroles ont façonnés au fil de ces années.
Que vous soyez partis d’âge, de maladie, d’accident ou par désespoir,
Je vous regrette, j
e vous garde au fond de mon cœur. 
Mais quand ce matin, vos avez tous déboulés, mon petit déjeuner s’est salé de mes larmes
Rien ne présageait votre venue en masse,
Et pourtant vous étiez tous là, à me demander
« ne m’oublie pas » « pense à moi ».
Pourrais-je moi, un jour seulement, ne pas pensez à l’un d’entre vous ?
Jamais, au grand jamais, ni mon cœur, ni mon cerveau ne vous abandonnerons.  
En ces jours difficiles, j’ai besoin de votre aide.
Apportez moi le meilleur de vous - même, ce que vivants vous me donniez
Un sourire, un conseil, une simple parole ou même simplement moins
Vous étiez la vie, aujourd’hui je me sens seule.
Et pourtant je ne le suis pas, alors pourquoi cette impression ? 
Ce matin, en farandole, vous êtes venu me délivrer un message,
Etais-ce « profites de la vie, ris, et vis,  nous te surveillons » !
J’ose croire que c’est pour ça que vous me faites pleurer,
Et qu’après la tempête, l
e temps calme reviendra.
Merci à vous tous de vous êtes déplacés, je laisse le trop plein de mes larmes s’écouler
Et j’essaye ensuite de ne penser qu’à des choses, belles et bonnes, comme le soleil de printemps.

 
 NB : le lendemain de ce jour, les choses allaient mieux, c'était "MOINS PIRE" une de mes expressions de prédilections, moins pire ne veux pas dire que ça va mieux, en tout cas ça va moins mal,  marche après marche, je m'élève vers la bonne humeur et le soleil. N'ayez pas peur, c'est juste pour vous expliquez, l'inexplicable de la dépression, qui vous saute un beau matin, dessus, à l'heure du café chaud et sucré, que l'on boit froid et salé. 
Publié le 31 janvier 2008 à 15:02
Par Gemoleron
Humeur : Maussade
Souvent j’aimerai être une autre.Lorsque j’étais enfant, j’étais déjà l’anti-thèse de ma sœur : je parlais, je riais et pleurais beaucoup.
J’écrivais des poèmes, je m’habillais de façon non conventionnelle, j’avais souvent besoin de solitude, j’étais très souvent trop honnête dans mes propos…mais entre 7 et 15 ans, c’était excusable.
A 20 ans, malgré mes examens réussis avec un bon niveau et de bonnes appréciations ; mon premier emploi, l’ambiance qui y régnait, ma peur de ne pas réussir m’a amené à ma première dépression. Il est vrai que pendant ces 5 années, j’ai vécu 5 deuils…20 ans le bel âge… laissez-moi rire !
Courte hospitalisation, maison de repos dans le pays Basque. Les médicaments de l’époque, un peu fort ont failli me conduire à ma perte. Ma mère que je juge souvent envahissante m’a sauvée.
Depuis cette période, chaque décès, chaque perte d’emploi (j’ai eu une vie professionnelle atypique) laisse un vide dans le puzzle qui me compose. Dans les mauvaises périodes, je me décompose, je me délite… bien que je sois naturellement volontaire, obstinée, gaie.
J’aime les gens, les animaux, les choses… j’aime rire, faire rire, enseigner. Je veux le bon, le bien. J’ai le coeur qui déborde.
En 2002, je suis passée du statut de dépressive chronique à celui de maniaco-dépressive. J’ai une nouvelle médication, un nouveau suivi médical. Je connais les rechutes car les malheurs dans le monde, la douleur des autres et la mienne ne font souvent plus qu’UN !
Je m’associe trop, je me détruis à petit feu.
« Ca s’en va et ça revient, c’est fait de touts petits riens », chantait Claude François, l’idole de mes 8 ans, il devait faire allusion à mon moral qui fluctue, à ce que serait mon vécu.
Aujourd’hui à 40 ans, je me trouve physiquement trop ronde mais j’accède à une certaine philosophie de la vie : « vis l’instant présent et si le ciel doit te tomber demain sur la tête, ne pleure pas aujourd’hui par anticipation. »

Merci à Marthe, à Henri de m'avoir demandé un témoignage, les mots couchés sur le papier sont autant de poids en moins dans mon coeur et mon cerveau. Je me suis allégée un peu, durant peu de temps, mais chaque seconde de bonheur arrachée au mal-être est libérateur.  Merci à vous deux de vos sourires.
Une parenthèse aussi, sur une mère que l'on juge souvent durement dans les moments difficiles, mais ce n'est souvent que l'espace d'un instant ou sous l'effet de notre difficultés à exprimer nos sentiments.
Enfants malades, entourage de malades, nous ne formons qu'un pour la sauvegarde de nos bons moments.

Publié le 07 décembre 2007 à 10:58
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Qui n’a jamais rêvé enfant, d’être pompier ou institutrice, et puis à l’adolescence d’être acteur. Je ne sais point quels étaient les rêves de Philippe, 43 ans depuis peu, né dans le 12ème arrondissement de la Capitale, mais lui est devenu comédien..
Comment deviens t on « saltimbanque » ?
En naissant dans une famille dont l’esprit est lui-même marqué par cet état d’esprit : Maman a fait de la figuration au Chatelet, avec Luis Mariano, elle est décoratrice chez les tissus Boussac ; Papa a commencé par être journaliste de cinéma à Cinémonde, puis est devenu secrétaire administratif dans un bureau d’étude bâtiment. Son frère de 4 ans son aîné vit de son art comme musicien à l’Orchestre Philharmonique de Lorraine. 
 

Philippe fait de bonnes études dans le privé, jusqu’au bac littéraire qu’il décroche. Il est féru de littérature, mais surtout éclectique dans ses lectures.
Que faire pendant ses moments libres de terminale lorsque la littérature prend autant de place : du théâtre !!!!!
Un conservatoire municipal d’arrondissement dispense des cours d’art dramatique.
Bon « élève » Philippe réussi le concours inter conservatoire de la ville de Paris.
Une marche de plus est franchie, sous la direction de Jean-Laurent Cochet, Philippe apprend et apprend.
Pendant des années il va vivre de son art : doublage ;  de la figuration dans cinq ou six séries aussi connues que PJ, Le grand patron (avec Francis Huster), Docteur Sylvestre …. une dizaine d’apparitions dans des films.

Depuis 4 ans voir un peu plus, après avoir vécu des phases d’exaltation, puis de lassitude, il ne reste plus que la lassitude, la vie se dégrade, la perte de confiance entraîne le manque de travail, puis le RMI, un logement à la limite de l’insalubrité.
Un retour à Oléron, chez Papa et Maman retraités.
Philippe réfléchit à la maladie qui l’accable et qu’il ne semble pas être capable de combattre seul, il est né bleu, avec le cordon autour du cou, et à toujours été très ou trop protégé par sa famille.
Janvier 2007, sur un conseil, il passe la porte du GEM, il participe à l’atelier expression de Claude, et participe très activement  à la soirée ciné-débat en visionnant moult films et en animant le débat.
 

En activité, Philippe faisait aussi  partie de troupes de théâtre, dont  « Les tréteaux du Monde ».  Une représentation sera vraiment unique : 1990 au Vatican devant Jean Paul II et l’abbé Pierre.
 

Alors Philippe reprend confiance, car bien peu de nous ont vécus de notre passion, et ont participés à des moments aussi uniques, auprès de personnalités marquantes de notre SIECLE.

Toi OUI !!!!!!!!!!!!



 

Août 1988, naissance de la Compagnie à Vézelay, avec la création de la pièce de Jacques Copeau Le Petit Pauvre ( François d’Assise), qui lui donne son nom.
L’œuvre de Copeau est la source qui inspirera le travail présenté dans les hauts lieux architecturaux. Abbayes, abbatiales, églises, cathédrales, parvis et cloîtres, en France et à l’étranger, accueillent régulièrement, depuis quatorze ans, les productions de La Compagnie. Le Petit Pauvre se déplacera même jusqu’à Castel Gandolfo en Italie pour être présenté devant le Pape Jean Paul II…
De ce travail de création, intimement lié à ces lieux, naît une forme théâtrale destinée a créer des passerelles entre l’homme et l’homme pour établir, retrouver, réinventer une communication.

La voie reste étroite et incertaine ! En chacun de nous réside une parcelle de l’œuvre dont nous sommes les dépositaires. "L’Art a ce privilège d’éveiller le sublime en tous."
Ce propos d’Alain illustre le sens profond de notre travail.

 Les membres de la troupe entourent Jean-Paul II et l'Abbé Pierre.


Publié le 25 novembre 2007 à 18:45
Par Gemoleron
Humeur : Maussade
Hier soir, j’ai encore pleuré, ce soir j’ai les larmes aux yeux.
Je suis à la recherche d’une vie idéale, à la recherche d’un amour idéal. CA N’EXISTE PAS ; Zut, zut et re-zut !

Pourquoi devrais-je pleurer encore et encore sur une vie inutile, sur une vie dont peu de gens se souviendront, dont j’ai déjà commencé le deuil. Je ne fais pas ou peu de photos, car n’ayant pas d’enfant, il est inutile de montrer la fille ronde que je suis devenue, je garde avec une attention particulière celles de mes 20 ans. Celles où mon 38/40 m’allait comme un gant, celles où je commençais à n’être plus innocente car la maladie m’avait déjà « sauvagement » attaquée.
Je fais le deuil, d’une vie rêvée : celle d’être une grand-mère « indigne », celle qui apprend à ses petits enfants pleins de gros mots, mais aussi comment se maquiller, comment faire une gâteau, comment se protéger en cas de maladies sexuellement transmissibles. Une grand-mère qui eut été un heureux mélange des deux miennes. Respect OUI, Bêtises OUI, Apprentissage OUI, Amour SURTOUT.
Je fais le deuil d’une vie que je pourrais laisser aujourd’hui, car je n’ai rien à perdre. Pas d’emploi, pas de stages de formation, pas de possibilité aujourd’hui de laver mon cerveau de mon ancien métier.
L’homme que j’aime, ignore ma souffrance, trop occupé à gérer la sienne.
Et moi, je suis trop fatiguée aujourd’hui.
Je l’assiste depuis environ deux ans, je souffle le chaud et le froid, pour le débarrasser d’une dépression qu’il noie dans l’alcool.
J’ai mal de n’être pas médecin, mal de ne pouvoir le convaincre, il a essayé, puis abandonné.Je ne puis plus le voir se détruire, car loin de ne faire du mal qu’à lui, il fout ma vie en l’air.
Il joue sur la corde de mon cœur, celle qui dit je t’aime, celle qui pardonne. Mais ma rancœur commence à dépasser l’amour.
Le quitterais-je pour ma santé, le quitterais-je par amour pour que sa douleur soit plus forte et le pousse au fond du gouffre, là où le seul geste utile soit de remonter.
Je fais le deuil d’un amour, d’un métier, que me reste t-il en ce jour ?
Un mouchoir rempli de larmes, une seule assiette sur la table, et une vie inutile.
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