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Mon bloc perso.
Le Groupe d’Entraide Mutuelle « La Maison de Pierre » est ouvert :
les lundi, mardi, jeudi de 14h à 18h30
le vendredi de 10h à 18h30
le samedi de 14h30 à 18h30
Fermetur e mercredi et dimanche, ainsi que le premier samedi de chaque mois.

Vous pouvez également être reçu le matin sur RDV (aide aux démarches, organisation d’activités, problèmes particuliers …) Tél : 05.46.36.47.31

Une permanence du Gem est tenue à la Maison des Associations de Marennes les lundi de 14h à 17h, jeudi de 12h à 17h, et un vendredi sur 2 de 14h à 17h.

Nous ne sommes pas un lieu médicalisé, nous sommes là pour vous sortir de votre enfermement. Si vous avec une question à poser, une peur à exprimer, pas de honte, car qui mieux qu’un malade psychique peut comprendre une autre personne malade ? On peut donc parler dans ce cas "d’expert par expérience". Nous sommes à votre service pour vous aider dans la reconstruction des liens d’humanité décousus, grâce à nos conseils et à nos ressources documentaires.


Associations culturelles, sportives ou autres, nous serions fort honorés de vous recevoir chez nous afin de partager nos murs et vos savoirs.

Tou t le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait…
Marcel.Pagnol .




Publié le 17 février 2007 à 11:34
Par Gemoleron
Humeur : Gaie
Dans le cadre de la communication des maladies psychiques, il a germé une idée dans l’esprit de notre Présidente, reprise avec entrain (et c’est peu dire par notre responsable communication) faire le portrait des adhérents de la Maison de Pierre dans le but de démystifier ces maladies.
Voici le premier portrait de la saga "Maison de Pierre"

Ca y est c’est aujourd’hui que je passe à la question. Elle veut faire mon portrait pour mettre sur le blog. J’allais devenir star, et quand j’ai informé ma sœur de cette nouvelle, elle a cru que notre responsable communication allait se mettre à la peinture.
Pas de chance, ce sont les mots qu’elle manie, pas les pinceaux, quoi que des fois elle se mélange les pinceaux …. Je commence donc mon portrait en vous disant tout le plaisir que j’ai à fréquenter la Maison de Pierre. J’y reviendrais plus tard. J’ai 42 ans dans quelques mois, je suis heureux de vivre, heureux d’être entouré par ma grande sœur et sa famille.Je ne suis pas originaire d’Oléron, je suis un importé du continent de « Nontron », et c’est fou le nombre de gens que je rencontre qui viennent de cette région. Comme beaucoup je suis issu d’une famille aimante et attentionnée. Mon père était forgeron-serrurier, ma mère était femme au foyer. Etaient, car malheureusement décédés.J’ai vécu une enfance « normale » jusqu’à 5 ans. Un petit garçon sans problème, dans une famille sans problème.Le malheur est survenu avec la méningite qui m’a frappé. Je passe sur l’inquiétude des parents. Je m’en suis remis. J’ai repris l’école. Mais là encore une difficulté est survenue, la méningite m’a laissée de gros problèmes de mémoire. Ma scolarité jusqu'à 16 ans s’est donc passée dans des établissements spécialisés. Entre 16 ans et le décès de mes parents, je vaquais comme vous le faites aussi, aide à maman, aide à papa à son atelier, s’occuper des animaux car tous demandaient de l’attention : les lapins, les poules, les chiens de chasse de papa … Aujourd’hui, je vis à Oléron, je continue d’aider partout où mes bras sont utiles. Il ne faut pas oublier Nix  (vous ne savez pas qui est Nix ?) mon beauceron, à trois sorties par jour, vous ne vous imaginez pas combien de chaussures j’use, et combien de causeries (hors du coin du feu) j’entreprends. Quand vous promenez un chien, c’est radical pour la causette.Je fréquente l’Estran (c’est de le Centre Médico Psychologique) depuis 2002, je participe à l’atelier « marche », et avant quand il existait je participais aussi à la piscine. Je suis un spécialiste des fruits déguisés (dattes et pruneaux) réconfort des jours de marche.  Je m’occupe toujours, entre l’Estran, l’aide que je peux apporter, la télévision, la musique, le cinéma.  Depuis Novembre, je fréquente La Maison de Pierre, alors là super, tu fais, tu fais pas, tu ris. On a formé un sous groupe à quatre « les Daltons », tout cela parce que nous sommes allés faire des courses à 4, et que nous avons tellement ris, et que nos morphologies, et nos vies n’ont rien à voir (sauf  le fait d’être différents).Nous sommes libres, heureux, nous pouvons dire des bêtises, nous rencontrons d’autres gens avec des pathologies autres. Mais nous savons tous que nous avons besoin de « La Maison de Pierre ». J’y viens environ 2 ou 3 journées par semaine, non compris les journées exceptionnelles (repas ….) Quand j’en sors, je me sens libéré. J’ai le sourire aux lèvres.Il faut absolument que j’apprenne les jeux de société (dames, cartes, dominos). Et peut-être un jour arriverais-je à réapprendre à lire et à écrire, si ma mémoire gruyère me le permettait. Je cumule un handicap mental et un handicap psychique mais croyez moi quand je vais à la maison de Pierre, le roi n’est pas mon cousin. Signé un Dalton.  Alors Pierre,  ta collègue Dalton aurait-elle bien exprimée cette vie que tu mènes ?  J’ai ressenti des envies en toi, que j’espère tu pourras assouvir un jour.Mais surtout, n’oublie pas de continuer à me faire rire et à m’offrir les sucreries que je ne sais pas refuser. N’oublie pas d’être fier d’être ce que tu es.Nous sommes uniques, mais nos rires s’accordent bien au sein de la Maison de Pierre. N’est ce pas ?
Publié le 13 février 2007 à 11:40
Par Gemoleron
Humeur : Souriante
Je voudrais vous faire partager la diversité de notre patrimoine. Nous allons visiter le musée de Saint-Pierre mais il est un patrimoine que nous connaissons peu, c'est le patrimoine maritime. 
Claude a eu l'extrème amabilité de me faire parvenir texte et photos pour vous donner l'envie de participer à une grande aventure la connaissance et l'embarquement à bord d'un vieux gréement au nom évocateur de mer calme : Clapotis.

Allons donc à la découverte de ce bateau "historique"

 Clapotis : un « pur sang des mers » voilier baliseur,  construit en 1920 par Ismael Poitou, alors employé  de service des phares et balises, surveillant de port.... aujourd'hui, a 87 ans et se porte très bien....Il est né à Boyardville dans un hangar situé à coté de l'actuelle capitainerie, (maintenant transformée en salle polyvalente)....Il a été construit pour poser des balises et pendant quelques années a bien rempli son rôle....

 Le dimanche, avant la guerre, les ingénieurs sont autorisés à l’utiliser pour courir dans certaines régates. Mais traditionnellement, son travail c’est mettre en place des balises à partir de Juliar du Château d’Oléron, de St Trojan, dans la Seudre, à la Cotinière ou à St Denis. A cette époque, Clapotis pouvait transporter deux perches de chaque côté, soit 1200 Kgs sur le pont, avec un équipage composé de deux hommes, le patron et un matelot. L’un de ces matelots, qui a navigué entre 1932 et 1938 avec Ismaël Poitou, a témoigné en 2005 …. Bon pied, bon œil, il avait  87 ans, l’âge qu’a aujourd’hui Clapotis, et ne manquais jamais d’aller faire la fête chaque dimanche avec ses amis.  La perche était dressée avec un palan triple en tête de mat, et on l’enfonçait avec une pompe placée sur une plate en bois. Clapotis  est retiré en 1979 des phares et balises, et  s’apprête à terminer sa vie comme épave. Mais son parcours n’est pas terminé, il vit alors diverses aventures, et reprend vie grâce à plusieurs personnalités, en particulier avec son nouveau propriétaire Michel Villeneau qui le réhabilite, le fait naviguer, avant de le céder,  il y a près de 6 ans à la ville de St Pierre pour qu'à nouveau il navigue en  Oléron et en devienne le symbole de l'Ile sur les mers avoisinantes.  Clapotis est classé monument historique, il participe régulièrement à diverses manifestations de vieux gréements. Il est tout blanc, sa silhouette fine, racée, élégante, tous les marins du cru la connaissent  bien et ils ont toujours plaisir à venir voir naviguer dans les pertuis, et à photographier sous tous les angles sa coque de 13, 5m hors tout et ses 120m2 de voiles au portant Pour gérer ce vieux gréement une association a été crée " Sloop Baliseur Clapotis", avec pour objectifs:                - Entretenir et faire naviguer le bateau                - Représenter l'Ile d'Oléron notamment en participant dans tous les rassemblements de Vieux Gréements,                 - Former des Chefs de Bord et des équipages navigants Actuellement, l'association comprend 3 chefs de bord, et une vingtaine de membres actifs.Le bateau effectue bon an mal an autour  de 20  sorties dans l'année, qui pour l'instant dépassent peu la durée de la journée , et le cadre enchanté des pertuis, mais Clapotis peut aller plus loin et pour des sorties plus longues..... Le règlement sécuritaire permet 6 personnes à bord, et la manoeuvre, en demande, suivant le temps, le vent, 3 ou 4, pour hisser les voiles, faire les changements de bord, assurer la navigation et la conduite du bateau..... Ceci laisse souvent de la place, pour au moins, deux invités qui peuvent ainsi découvrir les joies de la mer sur  celui que la revue chasse marée  a nommé «  le baliseur des pertuis qui avait l’air d’un yacht »  L'association recrute en permanence des équipiers, les forme, les fait naviguer, et parmi ceux ci choisit les chefs de bord de demain. Elle a sa vie associative, avec tous les mois des réunions de bureau étendue à tous les membres de l'association pour fixer en particulier les opérations de navigation et d'entretien du bateau. Elle organise une fois par an au printemps, un repas de l'équipage qui regroupe souvent joyeusement,  une quarantaine de personnes...équipiers et leur famille, et amis de l'association....avec bien sur chants de marins à l'appui Alors bienvenue à Clapotis pour admirer ..... ou pour venir naviguer Tous renseignements, à la Capitainerie du Port de Boyardville   
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Publié le 31 janvier 2007 à 17:28
Par Gemoleron
Humeur : Souriante
Vauban, Sébastien le Prestre de Vauban, né en 1633, près d'Avallon. Il entre dans l’armée à l’âge de 17 ans dans le régiment de Condé (alors adversaire du Roi). Deux ans plus tard, il sert pour le royaume de France. A 22 ans, ingénieur militaire  du roi Louis XIV qu'il servit pendant 53 ans, il fut le constructeur de nombreuses places fortes aux frontières de ce qu'est aujourd'hui le territoire français, son hexagone, son «pré carré». Il adapta parfaitement son système de défense au terrain, et fut aussi un preneur de villes, ménageant la vie de ses soldats. Il exercera le poste de commissaire des fortifications à 44 ans jusqu'à sa mort en 1707. On disait «ville assiégée par Vauban, ville prise, ville défendue par Vauban, ville imprenable».C’est en 1655, alors âgé de 22 ans, qu’il reçoit son brevet d’ingénieur ordinaire du Roi. Sa fonction d’ingénieur militaire est de mettre au point des stratégies d’attaque et de défense des places. Il étudie beaucoup, perfectionne ses différentes méthodes et établit, en 1673, une méthode de siège qu’il utilise pour la première fois à Maastricht (Pays-Bas) et qui reste appliquée pendant les deux siècles suivants.Cette méthode est basée sur : 
1.      l’occupation méthodique du terrain
2.      l’utilisation judicieuse de l’artillerie
3.      le souci de réduire les pertes humaines

Citation de  Vauban (Traité de la réorganisation de l'armée)
"La guerre a pour père l'intérêt, pour mère l'ambition et pour proches parents toutes les passions qui nous induisent au mal. Elle a paru en ce monde aussitôt que les premiers hommes. Elle y prit naissance avec eux, et comme eux, elle s'empara de toutes les parties habitables de cet univers dont elle fit son héritage et dans la jouissance duquel elle s'est maintenue et se maintiendra tant qu'il y aura des hommes sur la terre avec un pouvoir despotique sur la vie et les biens d'un chacun dont personne n'est exempt… "

ET COMME VOUS ALLEZ LE LIRE IL AVAIT DES SOUCIS ...

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Publié le 14 janvier 2007 à 20:47
Par Gemoleron
Humeur : Au secours !

Irrésistible bavarde, dévorée de curiosité, débordante de compassion envers autrui, je suis juste une malade psychique, atteinte depuis une vingtaine d’année de cette maladie appelée bi-polaire.

J’ai recommencée une nouvelle crise en Janvier de  l’année dernière, une hypomanie. J’ai vu les symptômes, j’ai su décrire qu’il ne s’agissait pas d’un état normal mais de crises, et puis en Juillet je suis tombée en dépression en passant pas des crises de panique.

J’ai souffert et je souffre encore de ma fragilité envers la vie.

Ce dont j’avais omis d’inscrire dans la bonne case de mon cerveau, c’est que la rechute existe dans nos maladies. J’avais vu, ressenti, mais pas vraiment compris.

Dernièrement encore, parlant de mes problèmes de soucis, je me suis buttée à une incompréhension totale, "tu n’est pas malade, c’est une question de volonté, arrête tes médicaments …"

Il y a quelque temps que je n’avais pas subi cette « agression ». J’ai failli quitter la table, claquer la porte de nos « amis » et partir en pleurant. Je venais de passer une journée où nous étions tous à égalité devant nos troubles divers et variés, le repas de la Maison de Pierre.

Mon licenciement décidé 6 à 8 jours après avoir indiqué mon état psychique, m’avait choqué, nier  les troubles psychiques parce que les dégâts de notre maladie sont invisibles à l’œil nu me fait l’effet d’un coup de couteau. Moi si pleine de compassion envers chacun.

Ce n’est jamais au plus fort des crises que je pourrais rire comme je ris aujourd’hui, je vais de mieux en mieux.

Je rencontre bien sûr mon lot de personnes psychiquement malade, et nos histoires sont douloureuses, différentes, l’intensité de nos maladies aussi, leur traitement, mais nos symptômes eux se ressemblent bigrement.

Ne nous traitez pas comme des êtres bizarres, nos maladies sont cachées, nos douleurs intériorisées, nous vivons nos émotions plus forts que les gens dit « normaux » alors, plus de rire, plus de pleurs, plus de sommeil, moins de sommeil, plus d’agressivité, plus de spontanéité, ….. nous sommes en haut ou en bas, et quelque fois stables.

Si vous ne pouvez pas comprendre les autres (j’avoue que c’est souvent difficile) surtout ne jugez pas, ne niez pas que l’autre est différent de vous, qu’il n’est pas votre double, qu’il est un autre, fait différemment, avec des gènes autres, des émotions autres.

Ne voyez pas le monde à votre image, des maladies de toutes natures existent, respectons simplement l’AUTRE.

Et surtout si l’autre à une maladie psychique c’est avec plus d’intensité qu’il ressentira votre jugement.

S’il vous plait informez vous sur ces troubles et vous verrez que nos capacités sont bien souvent immenses.

"CE SOIR J’AI MAL A L’AME"

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Publié le 09 janvier 2007 à 18:15
Par Gemoleron

Il était une fois une histoire d’amour et de douleur, une histoire de famille unie,  mais pas du tout préparée à ce que le ciel lui tombe sur la tête en 1983,  une histoire de famille qui peut ressembler à la vôtre.

Cette famille formée par Henri (originaire de Dordogne) et de Marthe (issue d’une lignée de commerçants - artisans de Saint-Pierre dont les racines oléronaises se perdent dans la nuit des temps…) est revenue après 45 ans passés à Toulouse, dans le fief de Marthe pour vivre une retraite paisible mais assez active.

 

Une famille heureuse avec 4 enfants tous bien portants, de ces familles dont on dit qu’elles sont sans histoire !

Et c’est alors que l’un des 4 enfants, Pierre, alors âgé de 25 ans, se trouve atteint de troubles psychiques. Pierre, volontaire, bonne situation, refuse d’abord sa maladie puis cherche à s’informer, à comprendre de quoi il souffre sans parvenir à l’exprimer à ses proches.

Il découvre qu’au Canada, des associations aident les familles à accompagner leur malade psychique et qu’en France l’Unafam œuvre dans le même sens.

Il le signale à ses parents qui adhèreront à l’ « Union Nationale des Amis et Familles de Malades » et ceux-ci lutteront avec d’autres parents, partageant la même épreuve, pour qu’un foyer pour malades psychiques existe.


Cette maladie cruelle, dévastatrice de tout projet d’avenir va lui faire perdre son indépendance et l’obliger à revenir dans le giron familial où il va vivre de longues heures sombres…

Puis il lui sera donné de fréquenter l’Estran (les initiés savent de quoi il est question) et ce sera pour lui l’oasis dans le désert : le soutien chaleureux de l’équipe médicale, l’amitié partagée avec certains malades vont lui donner l’envie de retrouver son indépendance, de se construire, une vie sociale presque normale, la joie de se sentir parfois utile, souvent apprécié …

Pierre est parti trop tôt pour se réjouir de la création du GEM, de l’atmosphère chaleureuse qui règne dans cette structure que ceux qui l’ont connu ont souhaité appeler « La Maison de Pierre ».

 

Remercions Pierre qui après avoir accepté sa maladie, s’est battu pour faire comprendre aux autres malades et à leur famille que la culpabilité n’a pas lieu d’être, que la maladie psychique frappe comme toute autre maladie, qu’il faut apprendre à faire avec, le faire comprendre, et accepter de donner pour recevoir.


La  loi de Février 2005 a été perçue presque comme un miracle, bien que ce soit le fruit de 40 ans de combat de l’UNAFAM, de la combativité de plusieurs familles oléronaises très concernées,  remarquablement accompagnées par  Martine infirmière à l’Estran, mais grâce aussi au soutien de la municipalité de Saint-Pierre, la compréhension du SIFICMS et à la générosité de donateurs.

 

Paraphrasant, on peut dire que même absent, Pierre, tu es la pierre qui a aidé à bâtir cette maison, ouverte à tous ceux qui souffrent d’incompréhension  et de solitude.

 

Merci aussi à vous  Henri et Marthe notre Présidente.

  
Publié le 07 janvier 2007 à 12:37
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Frère de l'illustre constructeur d'automobiles Ettore Bugatti, Rembrandt Bugatti, sculpteur atypique. Au cours d'une carrière qui dura à peine plus de douze ans, interrompue par son tragique suicide en 1916, à l'âge de trente et un ans, il a créé une oeuvre prodigieuse. L'attrait permanent de ses sculptures vient sans nul doute de sa psychologie complexe, d'une vie personnelle parfois douloureuse et de son empathie innée avec la vie de ses sujets. De personnalité complexe et enrobée de mystère, il  ressort un portrait d'un homme à bien des égards intrigant et génial. Un des défauts de Rembrandt (mais aussi une de ces qualités) était d'être très généreux avec ses amis et d'être bien peu économe.
L'empathie du sculpteur pour les animaux est indéniable : les nourrissant, partageant une réelle communication avec eux, communication  qui fut son refuge.
Il joua au zoo avec un lionceau et, des années plus tard, quand il revit l'animal adulte, tous deux parurent se reconnaître instantanément.Les relations humaines ne lui  furent jamais aussi faciles. Au moment de la Première Guerre mondiale, il écrivait à son frère, sa souffrance et le manque que lui procuraient ses chers animaux. Il manque souvent désespérément d'argent. Il se suicide dans son atelier de Montparnasse le 8 janvier 1916 âgé de 31 ans.

« Adopte les animaux car ils sont mes fidèles amis.

(Je retrouve dans ce sculpteur italien des symptômes et  des sensibilités que beaucoup d’entre nous partagent) Nous fêtons le 90° anniversaire de son décès. N’hésitez pas à consulter des sites le concernant sur internet.

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Publié le 23 décembre 2006 à 18:08
Par Gemoleron
Humeur : Tendre


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Un jour je l'ai vu!!!
Publié le 18 décembre 2006 à 12:04
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Les lampes voilées, Laurence, Valentine / Marcelle Tinayre. - Paris : Calmann-Lévy, 1921. - 223 p.
LE MONDE, 26 août 1948 1 : Marcelle Tinayre est morte lundi 23 août [1948] à l'âge de soixante-seize ans dans sa propriété à Grosrouvre, près de Montfort-L'Amaury. Avec elle s'en va l'un des derniers survivants d'une grande époque du roman français.C'est après la guerre de 1918 que Marcelle Tinayre donna ses chefs-d'oeuvre, qu'on lisait d'abord dans la Revue des Deux Mondes et dans la Revue de Paris.De ces années, dans l'oeuvre de Marcelle Tinayre, datent à peu près « Perséphone », « Le Bouclier d'Alexandre », deux livres où l'influence d'Anatole France est visible et dont le dernier a la perfection d'un camée, « Terres étrangères », « Les Lampes voilées » où s'exprime la tendresse profonde qu'elle gardait pour l'île d'Oléron et qui l'apparentait à certains côtés charentais et protestants de Loti.Marcelle Tinayre était simple et bonne comme les êtres dont la vraie richesse est intérieure. Elle restera par quelques livres comme un écrivain classique et un grand romancier.  Robert Coiplet

  1. Notice citée dans la rubrique « Il y a 50 ans dans Le Monde », Le Monde, 26 août 1998
COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE
  • « L'oiseau d'orage », Paris : Calmann-Lévy, 1901, 1913
     
  • Alain Quella-Villéger, « Belles et rebelles : le roman vrai des Chasteau-Tinayre », Bordeaux : Aubéron, 2000
Marcelle TinayreLes Lampes voiléesCalmann LévyParis, 1921

jacbayle.club.fr/livres/Femmes/Tinayre.html


Pourquoi ce soudain intérêt pour une écrivain disparue il y a plus de 50 ans.
Plusieurs raisons dont la première est que sur la quatrième de couverture d'un livre édité en 1926, (sorti d'un grenier) j'ai trouvé au sein des dermières publications le titre d'une de ses oeuvres : Un drame de famille.
Très bien me direz-vous, et alors, cette femme, inconnue de tous ou presque, prenez une carte de Saint-Trojan et vous trouverez parallèle au boulevard de la plage, une longue rue nommée :
Rue Pierre Loti, Rue Marcelle Tinayre et Rue du Capitaine Patoizeau.
Trois personnages emblématiques de l'Ile d'Oléron.
Il y a plusieurs années que je connaissais l'existence de cette femme écrivain liée à l'Ile d'Oléron, reste maintenant à la connaître mieux et qui sait à l'aimer, comme elle aimait Oléron.


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