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Mon bloc perso.
Le Groupe d’Entraide Mutuelle « La Maison de Pierre » est ouvert :
les lundi, mardi, jeudi de 14h à 18h30
le vendredi de 10h à 18h30
le samedi de 14h30 à 18h30
Fermetur e mercredi et dimanche, ainsi que le premier samedi de chaque mois.

Vous pouvez également être reçu le matin sur RDV (aide aux démarches, organisation d’activités, problèmes particuliers …) Tél : 05.46.36.47.31

Une permanence du Gem est tenue à la Maison des Associations de Marennes les lundi de 14h à 17h, jeudi de 12h à 17h, et un vendredi sur 2 de 14h à 17h.

Nous ne sommes pas un lieu médicalisé, nous sommes là pour vous sortir de votre enfermement. Si vous avec une question à poser, une peur à exprimer, pas de honte, car qui mieux qu’un malade psychique peut comprendre une autre personne malade ? On peut donc parler dans ce cas "d’expert par expérience". Nous sommes à votre service pour vous aider dans la reconstruction des liens d’humanité décousus, grâce à nos conseils et à nos ressources documentaires.


Associations culturelles, sportives ou autres, nous serions fort honorés de vous recevoir chez nous afin de partager nos murs et vos savoirs.

Tou t le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait…
Marcel.Pagnol .




Publié le 17 novembre 2007
Par Gemoleron
Humeur : Gaie
Dans le lot des infos que je vous distille, il en est une qui me tiens à cœur depuis plusieurs mois. Pierre au cours d’une promenade me racontait l’histoire du folklore Nontronnais. D’où une saine émulation avec Henri, originaire de Nontron également. Et puis régulièrement revenait l’idée de ce folklore cocasse. Je n’avais pas songé à surfer sur ce sujet, jusqu’à hier, jour où Pierre me prêtât un dépliant. Alors respirer et lisez attentivement ce qui suit :

A propos des Soufflets d'àprès M. Louis Le Cam
  • Cette tradition remonte au Moyen Age. Elle n'a survécu qu'à Nontron (Dordogne) et à Saint Claude (Jura). Il s'agit vraisemblablement d'une "sotie", farce satirique au cours de laquelle le peuple s'affublait de masques et déguisements qui lui permettaient, en se défoulant, de brocarder les puissants et les riches, et notamment, les prêtres et les moines.
  • La Procession avait lieu pendant la période précédant le jeûne du carême, au moment où les ripailles et une certaine licence dans les moeurs étaient autorisées. Vraisemblablement les soufllets étaient destinés à exorciser les démons se cachant sous les jupes des femmes de Nontron, les Nontronnaises ayant la réputation d'être légères et peu vertueuses.
  • Cette tradition serait par la suite tombée en désuétude ; elle aurait été exportée au Mexique par un ordre religieux, et remise en honneur dans le Jura et à Nontron, par les soldats du corps expéditionnaire de retour en France, après l'echec de la conquête de 1865.

Autre thèse de M. Paul Thibaud ...

  • Cette tradition serait une parodie irrespectueuse du zèle exorciseur des Pères du couvent de Saint Sauveur. Pour chasser l'Esprit du Mal des recoins où ils le soupçonnaient de se dissimuler, les "Bons Pères", vétus de blanc et munis de soufflets, se suivaient en procession, soufflant energiquement dans tous les endroits qui leur paraissaient suceptibles d'abriter les démons.
 
  •  Chanson
    Nous sommes tous enfants de la même famille
    Notre père était fabricant de soufflets
    Non, tu ne la verras pas la couleur de mes guêtres
    Non tu ne la verras pas la couleur de mes bas
    Si, je la verrai la couleur de tes guêtres
    Si, je la verrai la couleur de tes bas

    En fasen l'amor                                                    En fasan l’amour lou perdis
    I'perdi ma craveta                                               Ma cravato
    Ma craveta qu'era si brava                                Ma cravato qu’ero si bravo
    Mon gilet qu'era violet                                      Mon gilet qu’ero vioulet
    Et mon bonnet qu'era de coutou                     Et mooun bounet quero de couto
    Et mon bonnet qu'era de coutou
    T

Traduction :         

Tout en faisant l’amour j’ai perdu ma cravate                                                              

Ma cravate qu’était si belle, mon gilet qu’était violet                                                                  

Et mon bonnet qu’était de coton

Un grand défoulement populaire
La mascarade commence à 14 heures, sur la place de l'église. Les Soufflaculs s'alignent sur deux files, de part et d'autre de la chaussée. Le chef, en tenue de cérémonie noir et blanc, frac et chapeau haut de forme, prend place au milieu, un sifflet à la bouche. C'est lui qui donne le signal du départ et qui réglera ensuite l'allure du cortège. -1er coup de sifflet : chacun brandit le soufflet au-dessus de la tête -2ème coup : ils s'accroupissent -3ème coup : ils placent le soufflet en direction du postérieur de celui qui les précède -4ème coup : ils lui soufflent au cul en poussant des cris -5ème coup : ils se relèvent... et ainsi de suite
 Dès qu'ils aperçoivent une spectatrice en jupe, ils se lancent à ses trousses pour tenter de placer le soufflet le plus près possible de l'endroit où le diable est censé se cacher, puis ils regagnent le cortège, où figurent différents personnages parodiques : Dagobébert, le roi fainéant, le cocu sur son âne, la vieille "baretto", qui aurait été condamnée, selon la légende, à avoir le cul cousu parce qu'elle avait pété dans l'église...

La tradition veut que les Soufflaculs fassent une halte devant chacun des cafés de la ville et que le patron offre à boire à tous les participants. Il ne reste plus que sept cafés aujourd'hui à Nontron mais c'est assez pour chauffer progressivement l'ambiance jusqu'à la place de l'hôtel de ville où a lieu le jugement et l'incinération de Buffadou, le mannequin bourré de paille qui incarne Carnaval.  
Juché sur une estrade, Buffadou est publiquement chargé de tous les péchés. Il est accusé d'être fainéant, ivrogne, coureur de jupons. On lui met sur le dos tout ce qui ne va pas dans la commune : les erreurs de la municipalité, les errements de tel ou tel notable, les méfaits du temps, les problèmes économiques… C'est l'occasion d'un grand défoulement populaire qui met en joie toute l'assistance. Après quoi, le mannequin est brûlé, tandis que les Soufflaculs actionnent une dernière fois leur soufflet pour activer le feu et qu'éclatent les pétards. Tout se termine par un cassoulet géant, dans la salle des fêtes, et un bal qui prolonge tard dans la nuit la folle animation de cette mascarade d'un autre âge.



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