Comment deviens t on « saltimbanque » ?
En naissant dans une famille dont l’esprit est lui-même marqué par cet état d’esprit : Maman a fait de la figuration au Chatelet, avec Luis Mariano, elle est décoratrice chez les tissus Boussac ; Papa a commencé par être journaliste de cinéma à Cinémonde, puis est devenu secrétaire administratif dans un bureau d’étude bâtiment. Son frère de 4 ans son aîné vit de son art comme musicien à l’Orchestre Philharmonique de Lorraine.
Philippe fait de bonnes études dans le privé, jusqu’au bac littéraire qu’il décroche. Il est féru de littérature, mais surtout éclectique dans ses lectures. Que faire pendant ses moments libres de terminale lorsque la littérature prend autant de place : du théâtre !!!!!
Un conservatoire municipal d’arrondissement dispense des cours d’art dramatique.
Bon « élève » Philippe réussi le concours inter conservatoire de la ville de Paris. Une marche de plus est franchie, sous la direction de Jean-Laurent Cochet, Philippe apprend et apprend.
Pendant des années il va vivre de son art : doublage ; de la figuration dans cinq ou six séries aussi connues que PJ, Le grand patron (avec Francis Huster), Docteur Sylvestre …. une dizaine d’apparitions dans des films.
Depuis 4 ans voir un peu plus, après avoir vécu des phases d’exaltation, puis de lassitude, il ne reste plus que la lassitude, la vie se dégrade, la perte de confiance entraîne le manque de travail, puis le RMI, un logement à la limite de l’insalubrité.
Un retour à Oléron, chez Papa et Maman retraités.
Philippe réfléchit à la maladie qui l’accable et qu’il ne semble pas être capable de combattre seul, il est né bleu, avec le cordon autour du cou, et à toujours été très ou trop protégé par sa famille.
Janvier 2007, sur un conseil, il passe la porte du GEM, il participe à l’atelier expression de Claude, et participe très activement à la soirée ciné-débat en visionnant moult films et en animant le débat.
En activité, Philippe faisait aussi partie de troupes de théâtre, dont « Les tréteaux du Monde ». Une représentation sera vraiment unique : 1990 au Vatican devant Jean Paul II et l’abbé Pierre.
Alors Philippe reprend confiance, car bien peu de nous ont vécus de notre passion, et ont participés à des moments aussi uniques, auprès de personnalités marquantes de notre SIECLE.
Toi OUI !!!!!!!!!!!!
Août 1988, naissance de la Compagnie à Vézelay, avec la création de la pièce de Jacques Copeau Le Petit Pauvre ( François d’Assise), qui lui donne son nom.
L’œuvre de Copeau est la source qui inspirera le travail présenté dans les hauts lieux architecturaux. Abbayes, abbatiales, églises, cathédrales, parvis et cloîtres, en France et à l’étranger, accueillent régulièrement, depuis quatorze ans, les productions de La Compagnie. Le Petit Pauvre se déplacera même jusqu’à Castel Gandolfo en Italie pour être présenté devant le Pape Jean Paul II…
De ce travail de création, intimement lié à ces lieux, naît une forme théâtrale destinée a créer des passerelles entre l’homme et l’homme pour établir, retrouver, réinventer une communication.
La voie reste étroite et incertaine ! En chacun de nous réside une parcelle de l’œuvre dont nous sommes les dépositaires. "L’Art a ce privilège d’éveiller le sublime en tous."
Ce propos d’Alain illustre le sens profond de notre travail.
Les membres de la troupe entourent Jean-Paul II et l'Abbé Pierre.
