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Mon bloc perso.
Le Groupe d’Entraide Mutuelle « La Maison de Pierre » est ouvert :
les lundi, mardi, jeudi de 14h à 18h30
le vendredi de 10h à 18h30
le samedi de 14h30 à 18h30
Fermetur e mercredi et dimanche, ainsi que le premier samedi de chaque mois.

Vous pouvez également être reçu le matin sur RDV (aide aux démarches, organisation d’activités, problèmes particuliers …) Tél : 05.46.36.47.31

Une permanence du Gem est tenue à la Maison des Associations de Marennes les lundi de 14h à 17h, jeudi de 12h à 17h, et un vendredi sur 2 de 14h à 17h.

Nous ne sommes pas un lieu médicalisé, nous sommes là pour vous sortir de votre enfermement. Si vous avec une question à poser, une peur à exprimer, pas de honte, car qui mieux qu’un malade psychique peut comprendre une autre personne malade ? On peut donc parler dans ce cas "d’expert par expérience". Nous sommes à votre service pour vous aider dans la reconstruction des liens d’humanité décousus, grâce à nos conseils et à nos ressources documentaires.


Associations culturelles, sportives ou autres, nous serions fort honorés de vous recevoir chez nous afin de partager nos murs et vos savoirs.

Tou t le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait…
Marcel.Pagnol .




Publié le 16 avril 2008 à 10:34
Par Gemoleron
Humeur : Gaie

Les huîtres Marennes Oléron, font une pub superbe sur set de table papier pour restaurant, la preuve en image :



Publié le 20 mars 2008 à 11:02
Par Gemoleron
Humeur : Ironique

La cuillère, la tasse ou le seau ?

 Durant une visite dans un institut psychiatrique, un visiteur demande
au directeur sur quel critère on  se base pour déterminer si un patient doit être interné.


"Eh bien, nous emplissons une baignoire d'eau, puis nous offrons une cuillère, une tasse ou un seau au  patient en lui demandant de vider la baignoire."


"Ah, je comprends fit le visiteur, "une personne normale choisira évidemment le seau parce qu'il est  plus gros que la cuillère ou la tasse!"

"Non" répondit le directeur "une personne normale retirerait le bouchon du bain. Désirez-vous une  chambre avec vue?"

 

Aviez vous  la réponse  ou avez vous  besoin d'une chambre ???        



Publié le 03 février 2008 à 13:18
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Rappelez vous sur mon compte rendu du 18 janvier, j'avais esquissé le début de ce poème de Victor Hugo. Mes neurones déficients ont de forts remerciements à faire à Internet car un début de vers, une phrase ... et l'on trouve souvent en très peu de temps notre bonheur.

Victor HUGO apprit l'accident de Villequier le soir du 9 septembre  (soit 5 jours après le drame), à Soubise, au café de l'Europe, en lisant le journal "Le Siècle".  Il devait se rendre à La Rochelle, et rentra directement à Paris.


"Demain, dès l'aube"

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer 
loin de toi plus longtemps.
 Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.



Les Contemplations - Livre IV - XIV
3 septembre 1847
Victor Hugo

    
Publié le 03 février 2008 à 12:50
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Je ne suis pas adepte de nécrologie, mais en faisans le compte rendu de la semaine, et en parlant donc de cette météo ingérable, j'ai ressorti du fin fond de ma mémoire, une interrogation, Carlos n'avait il pas fait une chanson "rigolote" sur la météo, et dix minutes plus tard, Internet me disait tout, magique non ?

Carlos, de son vrai nom Yvan-Chrysostome Dolto, était le fils de la psychanalyste Françoise Dolto et du kinésithérapeute Boris Dolto, une profession qu'il avait un temps exercée avant de se tourner vers le show business en 1962.


Et voilà l'averse qui tombe
Il n'y a plus de saison
Depuis qu'on a fait la bombe
Ah de Simone
Aye señor Carlos
Ma grénouille est malade
Ayaye pauvre señor
Et elle n'a plus vingt ans
Aye quelle catastrophe
Le soleil est en rage
Elle avait annoncé du beau temps
Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort
L'été on s'enrhume facile
Et depuis les restrictions
On dort en costume de ville
Ah, j'en bretonne
Les venises sa vésoum
Oublions le chauffage
Emporté par le fuel
Ne formons qu'un seul corps
Et de tous leurs atours
Aimons-nous davantage
L'amour est le seul vrai radiateur
Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort
Madame est là ?
Madame est là s.v.p ?
Oh non la madame est partie danser le chachacha
Señor Carlos
Le chachacha señor Carlos
En ville le chachacha
À la télévision
Tu annonces la neige
Il prend ses précautions
Je mets mon bermuda
Si dans ses prévisions
Il promet le soleil
Je ressors mon parapluie à pois rouge
Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort
Señor météo
On nous dit qu'il fait beau
Señor météo
Oh là là, quel frigo
Aye señor météo
On dormir transistor
Espérensa qu'alors il a tort

Publié le 09 janvier 2008 à 12:33
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
La pêche à pieds est une activité saine et sportive. Il ne faudrait pas qu'elle disparaisse pour cause d'excès.
A petite dose, elle participe à l'écosystème de notre littoral.

Mais :

Il était une fois une vilaine sorcière qui régnait sur l’estran. Cette méchante dame défendait bec et ongle l’interdiction de pêche à pieds que les services de l’état avaient décrété. Elle en rajoutait, rajoutait,  faisant fuir les quelques amoureux de la côte et de cette partie du rivage qui se découvre à marée basse et qui se nomme donc l’estran. Dès que la marée recouvrait le sol, elle disparaissait.
Sur ce dessin, instantané d’un instant vécu, la vilaine sorcière à droite (toute noire) régnait sur son royaume et s’efforçait d’intimider les pêcheurs et pêcheuses. En l’occurrence, ces deux pêcheuses que le beau temps et la beauté du site avaient convaincu de faire un tour sur le platin pour y prélever quelques coquillages pour le repas du lendemain. Ces dames conscientes que l’écosystème était à protéger, n’avaient pêché que le minimum nécessaire au bon repas qu’elles comptaient s’offrir, et surtout avaient respecté l’environnement. La vilaine sorcière s’était approché de la dame la plus proche d’elle pour l’obliger à rejeter sa pêche, comme vous pouvez le voir la dame montrait dans son « gas de robe », qu’aucun coquillage n’était en sa possession, laissant ainsi le champs libre pour que son amie puisse regagner le rivage avec leur petite pêche.
Morale de l’histoire : les coquillages prélevés sur l’estran avec modération, et consommés avec amour, ne peuvent être mauvais. Nos deux femmes resplendissent de couleurs, alors que notre sorcière que la méchanceté étouffe, manque d’amour et de couleurs.

Dessin  et synopsis histoire : Copine Micky
Publié le 04 janvier 2008 à 17:55
Par Gemoleron
Humeur : Tendre

Extrait du site EVENE.FR

UNE NOUVELLE EXCLUSIVE DE PAULO COELHO
Cette année, Paulo Coelho a demandé à Evene de publier en exclusivité sa nouvelle de Noël. L’écrivain portugais signe une pieuse comptine dans laquelle la foi est un cadeau que le père Noël apporte à un jeune jongleur...


Une légende médiévale raconte que dans le pays qui s’appelle aujourd’hui l’Autriche, la famille Burkhard - un père, une mère et un fils - avait l’habitude de divertir les gens à Noël en récitant des poèmes, en chantant de vieilles chansons de troubadours, et en jonglant. Bien sûr, il ne leur restait jamais assez d’argent pour s’offrir des cadeaux, mais le père dit à son fils :
“Sais-tu pourquoi la hotte du Père Noël n’est jamais vide, bien qu’il y ait beaucoup d’enfants de par le monde ? Car elle peut être remplie de jouets, mais parfois il y a des choses plus importantes à livrer, c’est ce qu’on appelle les “cadeaux invisibles”. Dans un foyer désuni, il essaie d’apporter l’harmonie et la paix pour la nuit la plus sainte des chrétiens. Là où il n’y a pas d’amour, il dépose dans le coeur des enfants une graine de foi. Si l’avenir semble noir et incertain, il apporte l’espoir. Nous, après la visite du Père Noël, nous nous réjouissons d’être toujours en vie et de faire notre travail, qui est de rendre les gens heureux. N’oublie jamais cela.”

Le temps passa, le garçon grandit, et un jour la famille passa devant l’impressionnante abbaye de Melk, qu’on venait de bâtir.
“Papa, tu te souviens qu’il y a longtemps tu m’as raconté l’histoire du Père Noël et des cadeaux invisibles ? Je crois que j’en ai reçu un : la vocation d’être prêtre. Cela vous dérangerait-il si je réalisais ce rêve ?”
Même s’ils avaient vraiment besoin de la présence de leur fils, la famille comprit et respecta le souhait du garçon. Ils frappèrent à la porte du monastère où ils reçurent un accueil chaleureux et aimable de la part des moines qui prirent le jeune Burkhard comme novice.

La veille de Noël approchait. Et justement ce jour-là, un miracle particulier eut lieu à Melk : la Vierge Marie, avec dans ses bras l’enfant Jésus, décida de descendre sur terre pour rendre visite au monastère.
Tous les prêtres se mirent en ligne, chacun se tenant fièrement devant la Vierge afin de rendre hommage à la madone et à son fils. L’un fit remarquer les magnifiques tableaux qui décoraient les lieux, l’autre montra une copie de la Bible dont la rédaction et l’illustration avaient nécessité cent ans, un troisième récita les noms de tous les saints.
Tout au bout de la rangée, le jeune Burkhard attendait nerveusement son tour. Ses parents étaient des gens simples, et la seule chose qu’ils lui avaient apprise, c’était à lancer des balles en l’air et à jongler.
Son tour arrivé, les autres prêtres jugèrent qu’il était temps de mettre fin aux hommages, puisque l’ancien jongleur n’avait rien d’important à ajouter, et pourrait même ternir l’image de l’abbaye.
Cependant, tout au fond de son coeur, il ressentait le besoin de donner quelque chose de lui-même à Marie et son fils. Honteux sous les regards pleins de reproches de ses frères, il sortit de sa poche des oranges et se mit à les lancer en l’air et à les rattraper avec ses mains, créant un magnifique cercle dans l’air, comme il le faisait quand sa famille et lui allaient de foire en foire dans la région.
A ce moment-là, l’enfant Jésus dans les bras de la Vierge se mit à applaudir de joie. Et c’est au jeune Burkhard que la Vierge tendit l’enfant souriant pour qu’il le porte quelques instants.

La légende se termine en disant que depuis ce miracle, tous les deux cents ans un nouveau Burkhard vient frapper à la porte de l’abbaye de Melk, y est accueilli, et pendant toute la durée de son séjour là-bas, réchauffe le coeur de ceux qui le rencontrent.


Publié le 21 décembre 2007 à 19:09
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
LE PLUS BEAU NOEL D’ISIDORE LEDOUX 
Au commencement, il n’y avait rien…

ou du moins pas grand chose de ce qui fait le charme ineffable de notre troisième millénaire. Il n’y avait, en effet, aucune de ces belles inventions qui assurent aujourd’hui notre bonheur et notre sécurité, pour la simple raison qu’elles n’avaient pas encore été inventées.

En ce temps-là, c’est à dire au début des années 60, il n’y avait pas d’horodateurs ni de parkings payants à Châteauroux, capitale de l’Indre, et les quelques possesseurs de véhicules automobiles garaient impunément leur Peugeot 203 ou leur Dauphine sous les tilleuls de la place centrale. Puis, sans le moindre sentiment de culpabilité, ils allaient tranquillement faire leurs courses dans les minuscules petites surfaces commerciales du centre ville qu’on appelait alors « magasins ». Sitôt dépassés les faubourgs de la ville, commençait le morne désert berrichon, habité par des peuplades primitives parlant une langue incompréhensible et ayant fort peu évolué depuis l’époque où la bonne Dame de Nohant les décrivait dans ses romans champêtres. Il n’y avait encore aucune autoroute pour désenclaver ce département oublié du reste du monde, juste des nationales et des départementales où régnait une terrible insécurité : il n’y avait, en effet,  pas le moindre radar, fixe ou mobile, et les rares automobilistes n’avaient rien d’autre que leur bon sens pour savoir à quelle vitesse ils devaient rouler. Les bergers qui gardaient leurs troupeaux de moutons ou de chieuves dans les champs, de même que les ramasseurs de lumas dans les fossés, les regardaient passer avec effroi.

En ces temps immémoriaux, il n’y avait pas de téléphones portables, et les pauvres Indriens ne pouvaient donc pas communiquer entre eux. Ils n’étaient jamais joignables. A l’époque, ceux qui parlaient tous seuls dans la rue avec la tête penchée étaient considérés comme des bredins ! Même le téléphone fixe était rare dans le Bas-Berry, y compris dans sa grande capitale. Quand on voulait inviter à déjeuner des cousins vivant dans des localités aussi lointaines que Malicornay, Méobecq  ou La Pérouille, on leur écrivait sur une feuille de papier qu’on glissait dans une enveloppe. On y collait un timbre qu’on léchait avec sa propre langue et on la glissait dans une boite jaune prévue à cet usage. On attendait ensuite la réponse en espérant que la poste fît diligence.

La télévision en était encore à ses premiers balbutiements, et les quelques personnes fortunées qui pouvaient s’offrir le luxe ostentatoire d’un râteau sur leur toit, invitaient, pour les épater, leurs amis moins fortunés à regarder sur un petit écran presque ovale l’unique chaîne en noir et blanc de la RTF dont les mornes émissions n’étaient pas égayées par la moindre publicité.

En ce temps-là, le mot « ordinateur » figurait bien au dictionnaire, mais il désignait uniquement la personne qui procédait aux ordinations des prêtres. Et nul n’eût imaginé qu’une souris pût un jour désigner autre chose qu’un petit rongeur.

Bref, c’était une bien triste époque pour nos ancêtres berrichons qui survivaient tant bien que mal dans cette grande misère technologique.

 
En ce début des années 60, on disait encore la messe en  latin dans toutes les églises de France et du Berry. Lejeune Isidore Ledoux, alors âgé de onze ans presque révolus, en comprenait déjà l’essentiel pour avoir chaque dimanche assisté à la messe et lu la traduction en français dans son missel. Une chose, toutefois, l’intriguait, car il était d’un naturel curieux : pourquoi les mots changeaient-ils tout le temps de terminaisons ? Dominus, c’était le Seigneur, évidemment … mais aussi Dominum, Domini et même parfois Domino, ce qui était encore plus rigolo !  Il en avait bien demandé la raison à sa pieuse grand mère qui l’emmenait chaque dimanche. Théoriquement, elle aurait dû le savoir. Mais hélas les seules réponses qu’il avait obtenues de la sainte femme étaient « C’est parce que c’est comme ça et pas autrement !» ou encore « J’ai jamais appris le latin, mon pauvre petit ! ». Le mystère restait donc entier pour le jeune Isidore qui devrait patienter encore une très longue année avant d’entrer en sixième et découvrir les joies des déclinaisons latines…

Mais, en ce dimanche de Noël 1961, dans la petite église de Vic-sur-Ringoire que réchauffaient à peine quelques symboliques radiateurs à gaz muraux, en se tortillant  sur l’inconfortable banc de bois qui lui meurtrissait le postérieur, Isidore n’avait pas vraiment la tête à la messe. Ses pensées étaient ailleurs, bien loin des mystères de la Sainte Trinité, bien loin de la syntaxe latine.

 

En effet, ce matin-là, il avait trouvé devant le sapin odorant, dûment emboulé et enguirlandé, la chose extraordinaire qui devait décider définitivement de son destin : une boîte de Transtronic Super 60  que ses parents (ayant pris le relais du Père Noël, en qui il ne croyait plus)  avaient eu la lumineuse idée de lui offrir. Ce n’était pas, à proprement parler, une surprise, étant donné que c’était dans l’air depuis quelque temps, sous réserve toutefois que les résultats scolaires d’Isidore se fussent montrés à la hauteur de ce royal cadeau coûtant au moins 100 nouveaux francs. Et comme il était plutôt bon élève, Isidore fantasmait déjà depuis des semaines sur le Transtronic tant attendu.

Des cadeaux de Noël, il en avait pourtant eus avant. Des jeux d’assemblage, puis des jeux de construction, des boîtes de meccano et autres jeux tout aussi constructifs. Mais là, c’était le nec plus ultra du bonheur pour un gamin qui, comme la plupart à cette époque, avait l’émerveillement facile.

Mais hélas, il n’était pas question d’ouvrir tout de suite la boîte aux merveilles. C’eût été trop beau. « Tu l’ouvriras après la messe » lui avait dit sa mère. « Oui, après la messe » avait confirmé en écho son père, qui n’allait jamais à la messe. C’était un vrai supplice de Tantale, mais il n’était pas question d’y échapper, surtout un jour de Noël. Tel sacrilège lui eût valu à coup sûr un aller simple pour l’enfer. De cela, le jeune Isidore était intimement persuadé, car personne ne lui avait encore prouvé le contraire, et il avait donc accompagné avec résignation sa grand mère à l’église qui avait eu le bon goût d’être édifiée au XI ème siècle (l’église, pas la grand-mère)  à quelques pas de la maison familiale. Au moins ce ne serait pas la durée des trajets aller et retour qui retarderait le moment tant attendu de l’ouverture de la boîte merveilleuse. Mais la messe de Noël promettait d’être particulièrement longue et ennuyeuse …

 

Et tandis que le prêtre officiait solennellement devant l’autel, les pensées d’Isidore voguaient au gré des ondes radio où il était si impatient de se plonger…

 A cette époque, ses parents avaient un unique poste Philips en bakélite qui trônait, comme une divinité tutélaire, tout en haut du frigidaire aux angles arrondis, hors de sa portée. On l’appelait « le Poste » avec une familiarité mêlée de respect.

C’était déjà un ancien modèle puisqu’il datait de 1936, mais comme il marchait encore, il n’était pas question d’en acheter un plus moderne qui eût coûté une fortune, car on ne roulait pas sur l’or chez les Ledoux. Seuls les adultes avaient accès au Poste qu’on écoutait en famille, surtout le dimanche. Il y avait l’inénarrable Robert Rocca et les  chansonniers du Grenier de Montmartre qui faisaient beaucoup rire les parents. Isidore riait aussi de les voir rire même s’il ne comprenait pas pourquoi ils riaient. Il y avait aussi la Famille Duraton sur Radio Luxembourg, beaucoup plus accessible à son entendement de gamin de 11 ans. Il y avait aussi « Sur le banc » avec les irrésistibles clochards Raymond Souplex (alias la Hurlette) et Jeanne Sourza (alias Carmen).

 Il y avait aussi les « dernières nouvelles de demain » par Geneviève Tabouis. Isidore n’y comprenait rien, vu que sa conscience politique était encore assez embryonnaire à l’époque, mais les intonations de cette brave Geneviève, « Attendez-vous à savoir … »,  lui semblaient être du plus haut comique. Le reste du temps, la TSF (comme disait sa grand-mère) était muette. Il n’était pas question de la faire marcher à longueur de journée pour écouter des chansonnettes, car il fallait économiser les lampes. D’ailleurs, chez les Ledoux, personne n’aimait la musique, qu’elle fût populaire ou savante…

Pourtant, parfois, quand il n’y avait personne à la maison, enfreignant l’interdit parental, le petit Isidore se hissait, à l’aide d’une chaise en formica, jusqu’au Poste. Cet appareil d’allure assez austère prenait une toute autre dimension quand on l’allumait et son cadran en arc de cercle, de couleur ambrée, devenait alors une vaste scène de théâtre peuplée de personnages aux noms familiers ou exotiques.

     Lorsque les lampes avaient, au bout d’une bonne minute après le déclic du bouton de gauche, atteint la température idéale, la Grande Représentation pouvait alors commencer. 

Premier acte : les Grandes ondes, en lettres rouges :

Genève, Oslo, Luxembourg, Radio Paris, Kalundborg, Varsovie, Droitwich, Zessen, Moscou, Hilversum, Romania.

 

Deuxième acte, les petites ondes, en noir :

Budapest, Beromünster, Stuttgart, Grenoble, Vienne, Radio Maroc, Bruxelles, Lisbonne, Prague, Lyon PTT, Cologne, North Reg, Sottens, Paris PTT, Stockholm, Rome, Munich, Marseille, Scottish Reg, Toulouse, Barcelone, Milan, Agen, Berlin, Strasbourg, Londres, Limpges, Hambourg, Toulouse, Bruxelles II, Alger, Poste parisien, Bordeaux, Gênes, Hilversum II, Midland, Rennes, Scottish Nat, Radio Cité, Bordeaux, Madrid, R.Normandie, Turin, Londres N, Nice-Corse, Francfort, Prague II, Lille PTT, Bologne, Nuremberg, Nice Juan, Montpellier, Ile de France, Radio Lyon, Tour Eiffel, Liège.

 

Troisième acte, les ondes courtes, en vert :

 ... et là, les personnages n’étaient pas nommés. Il n’y avait que des chiffres, de 20 m  à 50 m.  Et pourtant, il s’en passait des choses sur cette gamme mystérieuse et magique. Peut-être les participants avaient-ils été jugés trop nombreux pour tenir sur le cadran, ou peut-être leurs noms étaient-ils trop compliqués à écrire,  se disait le jeune Isidore en écoutant avec émerveillement toutes ces voix dans des langues incompréhensibles et les musiques étranges venues des quatre coins du monde, qui a l’époque, comme chacun le sait, était carré. Il y avait aussi des sons bizarres qui l’intriguaient au plus haut point. Peut-être venaient-ils d’autres planètes ou d’autres galaxies …

Il prenait toujours soin de bien remettre l’aiguille sur Radio Luxembourg, la seule station que ses parents écoutaient, avant d’éteindre le Poste et de quitter discrètement la cuisine.

  

-          « Dominus vobiscum » dit le prêtre en étendant les bras comme pour prendre son envol.

-          « Et cum spiritu tuo » répondirent en choeur les fidèles, particulièrement nombreux à assister à l’office de Noël.

 

Isidore, absorbé dans ses rêveries sans-filistes, oublia de se joindre au chœur. Il pensait qu’il pourrait bientôt construire son poste de radio bien à lui, qu’il pourrait écouter quand il en aurait envie. En effet, le Transtronic utilisait des transistors, ces nouveaux composants inusables qui fonctionnaient avec une simple pile de lampe de poche. Isidore avait déjà lu un passionnant article sur les transistors dans l’Album des Jeunes. Il avait même vu des postes à transistors dans quelques vitrines. A cette époque, il y avait encore des radioélectriciens qui avaient pignon sur rue dans le centre ville et il s’attardait longuement à contempler ces merveilleux appareils qu’il ne posséderait jamais, pensait-il. Et voilà qu’aujourd’hui même, il allait avoir son poste à transistors et qu’il allait le construire lui-même.

 

- «  Per omnia saecula saeculorum » dit le prêtre

-          « Amen ! » répondirent les fidèles.

 

Bien sûr, il ne marcherait peut-être pas aussi bien qu’un poste du commerce, mais il aurait la fierté de l’avoir monté de ses propres mains. Pour sûr, il allait épater tout le monde, ses parents, ses copains, et il aurait de quoi être fier. Il pourrait enfin marcher la tête haute dans la cour de récré ! Il serait bientôt le Roi des Ondes.

 

-  « Ite missa est » dit enfin le prêtre.

-   « Deo Gratias » répondirent joyeusement les fidèles qui pensaient déjà à la dinde au marrons. Le petit Isidore se fichait royalement de la dinde aux marrons  mais il se joignit avec enthousiasme à ce « Deo Gratias » libérateur.

Dans dix minutes, il avait rendez-vous avec la radio !

 

La boîte de Transtronic Super 60, qui l’attendait sagement à la maison,  était superbe. On pouvait y voir, sur un fond jaune et rouge dégradés, la représentation imagée d’un atome, avec un gros noyau bleu et des électrons rouges, plus petits qui l’entouraient. On y lisait aussi les mots magiques « Emission » « Réception » « 2 transistors » . Ouvrir une telle boîte, c’était entrer dans un nouveau monde où tout serait désormais possible.

  

 

A l’intérieur, bien présentés sur leurs supports en matière plastique, il y avait le bobinage HF avec son noyau plongeur qui était certainement l’élément le plus spectaculaire, la diode, le transistor HF rouge, le transistor BF bleu, le condensateur de 0,1 mF dont les deux extrémités étaient obturées par du goudron, le manipulateur Morse, les deux résistances, curieux insectes à l’abdomen bariolé, et les délicats condensateurs en céramique de 270 pF. Sur la droite, on pouvait voir l’écouteur en plastique bordeaux, le support de pile du même métal, un sachet de cellophane contenant des fils de connexions rouges, jaunes et bleus selon leur longueur respective, une bobine de fil de terre rouge et l’antenne tressée. La partie principale de la boîte était réservée à la planche d’isorel perforé et aux plans de montage.

Voilà donc ce que découvrit Isidore avec émerveillement lorsqu’il eut ouvert la boîte. Mais il y avait aussi dans cette boîte un composant invisible dont ni lui ni ses parents n’auraient alors pu soupçonner la présence : le virus de la radio, contre lequel il n’existe aucun remède …

Au seuil de l’inconnu, il eut comme un moment de vertige. Tout cela était si nouveau et paraissait si compliqué. Il ignorait totalement ce que signifiaient HF, BF et à quoi servait un condensateur. Il ouvrit religieusement la notice d’utilisation comme on ouvre un missel. Et voici ce qu’il lut : La Radio ou plus exactement l'Electronique, science de l'avenir, conquiert chaque jour de nouveaux domaines. La Radio, la Télévision, les électrophones à Haute Fidélité, le Téléguidage, la Navigation, le Radar, les cerveaux électroniques, les satellites artificiels, etc. et bientôt les voyages intersidéraux, font tous le plus large appel à l'Electronique. Mais l'Electronique est une science bien compliquée qui vous paraît inabordable, elle est complexe en effet, mais pas inabordable à condition de commencer par le commencement. Votre Transtronic a été créé et étudié pour cela. En effet, grâce à votre laboratoire Transtronic vous pouvez réaliser vous-même, facilement, sans erreur possible et sans danger, le montage de divers postes de Radio. Transtronic utilise pour tous les montages radio le Transistor, cette merveille de la technique moderne qui joue le même rôle que les  lampes de radio  ordinaires,  mais  est  infiniment  plus petit  et consomme beaucoup moins de courant. Grâce au Transistor, tous vos montages Transtronic fonctionnent pendant des centaines d'heures sur une simple pile torche de 3 volts éliminant ainsi tout danger d'électrocution.  Toutes  les connexions peuvent  être  touchées sans aucun danger, même par de très jeunes enfants. Selon le Système Transtronic Breveté S.G.D.G., les connexions entre les pièces électroniques sont faites par des fils préparés de longueur différente et les pinces spéciales Transtronic. Celles-ci assurent un contact sûr sans utiliser de fer à souder et un montage et démontage très rapide des schémas.  

Il lut et relut cette introduction, curieusement émaillée de mots en majuscules mais pleine d’une profonde sagesse et décida, ainsi qu’il était écrit, de commencer par le commencement, c’est à dire par le schéma N°1, le récepteur à diode.

Au bout de 10 minutes, le montage était réalisé. Il ne restait plus qu’à relier le fil de terre au radiateur de chauffage central et d’étendre au mieux la tresse d’antenne sur le parquet. Et là, ô miracle, la Voix du Ciel se fit entendre dans l’écouteur. C’était  Paris Inter, assez faible, mais parfaitement audible. Le petit Isidore en fut tout retourné. Il fit glisser le « noyau plongeur » dans l’espoir d’entendre plus fort, ou de capter d’autres stations, mais ce fut en vain. Il ne s’en étonna pas outre mesure car la Sainte Notice disait :

 
Vous comprenez tout de suite que ce récepteur donne une audition faible car il n’ajoute aucune énergie au signal reçu par votre antenne.  Il fallait donc maintenant passer à l’étape suivante : le récepteur à un transistor …Il ne lui fallut pas longtemps pour effectuer ce montage. La pile torche de 3 volts, d’un modèle obsolète qu’on ne trouve plus depuis belle lurette, fut rapidement mise en place dans son porte-pile en plastique bordeaux et Paris Inter se fit alors entendre fort et clair dans l’écouteur. Il n’en croyait pas ses oreilles et il eut tôt fait d’ameuter ses parents afin qu’ils vinssent constater de auditu quel miracle leur petit génie de fils avait réalisé. Cela confirmait de nouveau ce qui était écrit dans la Sainte Notice : Dans ce cas particulier, votre Transistor a un double rôle de détection et d’amplification. Le récepteur reçoit de l’énergie  de la pile, ce qui explique qu’il vous donne une meilleure audition.  Il était sur le point, comme Monsieur Jourdain, de s’écrier « Vive la Science », mais hélas, la sonnette du couloir avait retenti. Les cousins de Malicornay étaient arrivés et ce serait bientôt l’heure de passer à table. Comme tous les ans, il y aurait des huîtres, du saumon fumé, de la dinde aux marrons, choses dont il ne raffolait pas. Et nul doute que le repas durerait des heures. Heureusement il y aurait en dessert la légendaire et délicieuse bûche fourrée au café et au chocolat, décorée de feuilles de houx véritable, dont le Père Ledoux détenait le secret. Et, exceptionnellement, Isidore pourrait boire un verre, peut-être deux, de Blanquette de Limoux, divin nectar.C'était déjà une consolation ! Le récepteur à deux transistors, ainsi que l’émetteur graphie et phonie étaient remis à plus tard, mais ils ne perdaient pas pour attendre … 

Et c’est ainsi qu’en ce beau jour de Noël de l’an de grâce 1961, entre les nourritures spirituelles de la messe et celles, plus matérielles mais moins ennuyeuses de la bonne chère, le jeune Isidore Ledoux découvrit la radio.



Message d'Elizabeth : Quand j'ai découvert ce texte, je n'ai pu m'empécher de le mettre de côté pour le faire ressortir à bon escient (Noel). Une telle atmosphère m'avait émue, et l'appareil radio reste pour beaucoup un compagnon important : malades, mal voyants, ... il fut plus important avant que la télévision ne se démocratise, rappelez vous son rôle durant la guerre, et pour moi, entre mon petit appareil de radio de mes 10 ans et celui hérité de mon arrière-grand-père , les deux font parties intégrante de  mes souvenirs. Impossible à départager.


Je vous souhaite à tous le Meilleur Noel possible. Et  si vous trouvez que cette année, ce n'est pas top... il y en a eu de meilleurs, et il y en aura de meilleurs. Profitons de celui de 2007 avec tout ce qu'il nous apporte et pensons que de toute façon, il y a plus malades ou plus malheureux que nous, alors simplement au fond du coeur pensons à ceux qui nous ont donné de l'amitié ou de l'amour dans l'année, et ayons une pensée pour eux.


Publié le 05 décembre 2007 à 12:35
Par Gemoleron
Humeur : Tendre


Depuis le XIIe siècle, on raconte dans bon nombre de pays que Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison dans la nuit du 5 au 6 décembre pour demander aux enfants s'ils ont été obéissants. Les enfants sages reçoivent des cadeaux, des friandises et compagnon de Saint Nicolas, le Père Fouettard s'occupe des méchants.

Saint Nicolas évêque à Myre (sud de la Turquie actuelle) était très généreux et bienveillant. Il venait en aide aux marins dans les tempêtes, aux affamés. Il protégeait les veuves, les enfants et les gens faibles. Il défendait les victimes d'injustice. Au fil des ans il est devenu le saint patron des enfants, des marins, des marchands, des voyageurs, des boulangers, des juristes, de bien d'autres encore ...

La Saint Nicolas est fêtée dans de nombreux pays notamment en France, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Belgique, Hollande, Russie, Pologne, Autriche,
 

Saint Nicolas se fête différement selon les régions ou les pays :

 Au Pays Bas, on fête le 6 décembre de manière particulièrement solennelle. "Sinterklaas" (Saint Nicolas ) arrive en Hollande vers le mi-novembre en bateau d'Espagne où il habite le reste de l'année. Il y est reçu avec tout un cérémonial. Saint Nicolas et Pierre le noir sont reçus par la Reine et le maire de la ville à son arrivée en Hollande. Saint Nicolas traverse alors la ville sur son grand cheval blanc. Aidé de son fidèle valet Pierre le noir et parfois de "swarte Pieten", des hommes à la peau marron ou noire, il distribue des bonbons, des gâteaux et des cadeaux et visite les malades.

Le 5 décembre au soir, les enfants mettent leurs bottes devant la porte ou à côté de la cheminée. Le soir, on entend taper sur la fenêtre ou sur la porte et on trouve les cadeaux dans les bottes ... Pour les enfants sages... Les autres sont censés être emportés par les swarte Pieten dans les sacs de jute. Aujourd'hui tout le monde échange des présents et des cadeaux le 6 décembre.

Dans ce pays la Saint Nicolas est beaucoup plus importante que Noël. L'arrivée de Saint Nicolas est même diffusée à la télévision !

 En Belgique et dans l'est de la France ou tout au moins en Wallonie, Saint Nicolas apporte les cadeaux et les bonbons la nuit du 5 au 6 décembre et déjà depuis la mi-novembre, dans certaines régions, il apporte un petit bonbon toute les nuits dans les souliers, jusqu'au jour J et les enfants qui n'ont pas été sages "reçoivent un morceau de charbon et craignent le martinet de père fouettard qui est tout noir".
La tradition est fort semblable à celle de Hollande.

Dans d'autres endroits pour le jour de la Saint Nicolas, on distribue aux enfants de grands pains d'épices en forme du Saint Evêque. Saint Nicolas défile dans les rues et distribue des bonbons aux enfants. C.D.

Je tiens à vous confirmer que le grand saint est actif de façon similaire dans toute la Belgique, pas uniquement dans une région linguistique donnée. Pierre Yves

Chaque région à ses particularités, merci de nous les faire connaître.

 Dans le nord de la France une coutume veut que les garçons organisent une immense farandole et bombardent les filles de farine à la sortie des écoles. Se faire blanchir porte chance toute l'année.
Cette coutume est le reste d'une légende qui raconte que Saint Nicolas multiplia la farine pour préserver une région de la famine.
La veille de la Saint Nicolas les petits enfants placent leurs souliers devant la cheminée avant d'aller se coucher.
Il dépose à côté de leurs chaussures, une carotte et des sucres pour la mule du Saint Nicolas et un verre de vin pour réchauffer le grand Saint.
Le jour de la Saint Nicolas, les garçons reçoivent de leur famille des petites cartes, tout comme les filles le jour de la Sainte Catherine le 25 novembre, ainsi que des friandises (bonbons, chocolats et pains d'épices) et des petits cadeaux.

 En Suisse :Le 5 décembre au soir de nombreux habitants se déguisent et défilent joyeusement dans les rues. Saint Nicolas défilent avec eux accompagné des Pères Fouettards qui font claquer leurs fouets au dessus des spectateurs ! Des hommes tout de blanc vêtus ferment le cortège. Ils portent d'ennormes cloches qu'ils font sonner.

La fête du St-Nicolas à Fribourg en Suisse est aussi une grande fête, car c'est également le saint patron de la ville, les gens viennent de très loin pour venir voir le cortège du Saint Nicolas, entendre son discours entouré de ses pères fouettards.

 Dans la région de Hanovre et en Westphalie, on l'appelle aussi " Klas " ou " Bullerklas ". C'est à lui que les enfants adressent leurs prières, se réjouissant de petits présents qui les attendent pour le 6 décembre.

 En Autriche : Saint Nicolas est accompagné des Krampus qui menacent d'emmener les enfants désobéissants en enfer avec eux. Les Krampus portent une peau de bête et un masque affreux !

 En Solvaquie : Saint Nicolas est accompagné de personnages masqués, son rôle principal est de chasser la mort des habitations.

 

Publié le 22 novembre 2007 à 19:06
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
Ne vous inquiétez pas si vous ne pouvez donner à vos enfants tout ce dont vous rêviez pour eux...   Donnez-leur le meilleur de vous-même.” 

Un jour, une femme, nommée Ana, alla renouveler son permis de conduire.
Lorsqu’on lui demanda quelle était sa profession, elle hésita un instant. Elle ne savait comment se qualifier.

Le fonctionnaire insista : “Ce que je vous demande est, si vous avez un travail, un emploi ?"
“Bien sûr que j’ai un travail!", répondit Ana. “Je suis mère."
“Désolé, madame ! Mais nous ne considérons pas cela comme une occupation professionnelle. Je vais donc mettre femme au foyer.” dit froidement le fonctionnaire.
 Une amie d’Ana, Marta, fut informée de l’événement et, pendant quelques temps, elle médita sur le sujet.

Un jour, elle se retrouva face aux mêmes circonstances. La personne qui se trouvait devant elle était une femme fonctionnaire sûr d’elle, efficiente et avec une large dose d’expérience.
Le formulaire paraissait à Marta énorme et interminable.
La première question était la suivante: "quelle est votre occupation ?"
Marta réfléchit un moment et avec un naturel sans pareil répondit de la manière suivante :
 “Je suis agrégée en développement infantile et relations humaines."

La fonctionnaire eut un air de stupeur, d’étonnement, et Marta répéta mot à mot sa réponse.
Après avoir pris note, la jeune fonctionnaire osa lui demander:

"Puis je savoir ce que vous faites exactement ?"
 Sans le moindre doute, fermement et avec beaucoup de calme et sérénité, Marta expliqua : “Je développe une thèse, un programme à long terme, à l’intérieur et à l’extérieur du foyer." Pensant à sa famille, elle continua : Je suis à la tête d’une équipe et j’ai déjà à ma charge quatre projets bien distincts. Je travaille à plein temps, sans limite d’horaire et en exclusivité. Le degré d’exigence est de 14 heures par jour, voire même 24 heures sur 24."  Au fur et à mesure qu’elle décrivait ses responsabilités, Marta remarqua dans la voix de la fonctionnaire un ton de plus en plus respectueux, qui, de son côté, continuait à remplir le formulaire.Lorsqu’elle rentra chez elle, Marta fut reçue par son équipe : trois petites filles de 13, 7 et 3 ans. En montant à l’étage, elle entendit le plus jeune de ses projets, un joli bébé de six mois, s’adonnant à un nouvel assemblage de sonorités vocales. Heureuse, Marta prit son bébé dans les bras et pensa à toute la beauté et la noblesse de la maternité, à ses multiples responsabilités et aux heures interminables de pleine et entière dédication... "Maman, où sont mes chaussures ? Maman, tu m’aides à faire les devoirs ? Maman, le bébé n’arrête pas de pleurer. Maman, tu viens me chercher à l’école? Maman, tu m’emmènes à mon cours de ballet? Maman, tu m’achètes…? Maman...?" Assise sur le rebord du lit, Marta pensa : "si elle était agrégée en développement infantile et en relations humaines, comment qualifier les grands-mères ?"

Et bien elle trouva :
Les grands-mères seraient : des agrégées seniors en développement infantile et relations humaines.

Les arrière-grands-mères :  les agrégées exécutives seniors.

Les tantes :  les agrégées assistantes.

Et toutes les femmes, mères, épouses, amies et confidentes : des agrégées spécialisées dans l’art de rendre la vie meilleure.
 Dans un monde où les titres et les diplômes ont tant d’importance, où l’on exige de plus en plus une spécialisation dans tel ou tel domaine professionnel : Deviens un(e) spécialiste dans l’art d’aimer. Envoie ce message à tous ceux (femmes et hommes)  que tu connais...

Montre leur qu’il y a toujours à un moment donné de la journée, quelqu’un qui pense à elles....(ou à eux)
Rends une femme heureuse (ou un homme heureux)   ...Aujourd’hui...
Et toujours !!!         Mais, surtout...
 SOIS HEUREUX(SE) TOI AUSSI!!!   

Publié le 24 octobre 2007 à 18:28
Par Gemoleron
Humeur : Tendre
" Myope comme une taupe ", " Rusé comme un renard "?... les termes empruntés au monde animal sont portés partout. La preuve : Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous un jour ou l'autre devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche. Vous arrivez frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat ! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous pose réellement un lapin. Le type qui vous a obtenu ce rencard, avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié : " Cette poule a du chien, Une vraie panthère ". C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive. Bon, dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous noyez le poisson. Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile. Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. Vous avez beau être doux comme un agneau, faut pas vous prendre pour un pigeon !



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