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Publié le 25/01/2009 à 16:33
Par geoffreyrober
Si vous voulez lire un bon roman "drôle" c'est là qu'ça s'passe http://geoffreyrober.ifrance.com/
Publié le 21/04/2008 à 14:25
Par geoffreyrober
J’ai toujours cru qu’être fleuriste c’était ringard… Et je finirai là ; être fleuriste, c’est mettre de la gaieté sur les trottoirs, c’est la poésie à l’état brut. J’en pleure, je souffre de n’avoir jamais offert un quelconque bouquet à personne. Si je ne peux partager mes sentiments qu’à travers l’écriture, je voudrais que mes bouquins soient des fleurs. Des roses, des lilas, des pissenlits… en pagaille. Fin
Publié le 21/04/2008 à 14:22
Par geoffreyrober
**** Ah ! Si seulement j’avais un peu plus de vocabulaire ! **** Mon Monde parfait Je me suis réveillé. J’étais toujours au chômage, quel pied ! Il devait être, je ne sais plus, 13h quelque chose comme ça ; peut-être était-il plus tôt. Après m’être levé, j’ai fait comme je fais toujours – comme je fais souvent du moins - : je suis entré dans la salle de bain, je me suis brossé les dents, je ne me suis pas nettoyé les oreilles et je ne me suis pas passé d’eau sur le visage. Ensuite je suis sorti en ville, dans ma ville : St Génése. St-Génése, incontestablement la plus belle ville de l’agglomération Ile-de-France ; une ville encore plus belle que Paris. Plus belle car ici rien n’est hors normes. Les trottoirs n’ont pas une largeur de 5 mètres, ici il n’y a pas de Tour Effeil, le stade de foot compte à peine 7000 places, on circule presque aisément au volant d’une automobile, l’élection du maire ne provoque ni joie démesurée ni de haine ou de tristesse. Ici, à St Génése, les habitants ne s’imaginent pas vivre – et à tort ! - dans l’une des plus belles villes du monde. St Génése, sans Tour Eiffel, sans guerres politiques, où le foot n’est qu’un gentil passe-temps, où les gens sont chaleureux. La mi-janvier, à 13 heures passées. Je suis sorti sur le palier, j’ai fermé ma porte à clé. J’ai descendu les deux étages pour atterrir au rez-de-chaussée. Enfin j’ai franchi l’entrée de l’immeuble et j’étais dans la petite cour. J’ai tiré le portail et j’étais dehors. Le temps était doux, très agréablement doux. Mon pull me suffisait largement, je n’avais ni chaud ni froid ; du moment que je suis dans les rues de ma ville, je suis à l’aise. Depuis que j’étais au chômage –mais même avant – je me baladais chaque jour. Cela me faisait un bien fou, non pas de côtoyer la civilisation, mais au moins de la contempler. Ce que j’aimais le plus : prendre le bus. Pourquoi ce plaisir ? Je ne sais plus, j’aimais cela. D’ailleurs ma passion des transports en commun me contraint de laisser Edgar quelques heures seul. Ben oui, seul les chiens d’aveugles – et encore je ne suis pas sur – sont tolérés dans les bus. Je ne critiquerai pas cela. Je prends souvent la ligne 6, elle mène au centre ville. Le centre ville, la foule : j’aime. **** Mais ce jour-là, j’ai raté mon bus. De peu : je suis arrivé dans la rue où se trouvait l’arrêt Voltaire et j’ai vu le « 6 », avec son clignotant, sortir de son stationnement et continuer sa route ; je n’avais plus que 50 mètres à faire. Heureusement il n’y avait là, rien de dommageable : des « 6 », il y en a toutes les six minutes. Je me suis assis sur le banc en ferraille et j’ai patienté une demi douzaine de minutes. Alors que l’arrêt Voltaire est habituellement assez fréquenté, je suis resté seul durant mon attente. La femme de mon cœur n’est pas venue. Elle se trouvait sûrement dans le bus. Là, normalement, vous vous êtes rendu compte que j’ai utilisé plusieurs fois le mot bus. Ben oui ! Mais désolé je n’ai trouvé aucun synonyme… A part « transport en commun ». J’aurai pu employer le terme « autobus » ou a là rigueur « car ». Mais un car n’est pas un bus et – de ma vie – je n’est jamais appelé un bus un autobus – alors que c’est l’appellation correcte -, je n’allais pas commencer aujourd’hui ; Encore moins pour l’écriture d’un roman. Lorsque celui-ci est arrivé, je suis monté dans le bus. C’était un bus simple – ce n’était pas un bus accordéon si vous voulez -, il y avait tout de même quelques personnes mais il restait des places assises. Je me suis « posé » aux coté de 3 mamies, dans un carré de quatre places. Elles discutaient, je ne sais plus très bien, de la pluie et du beau temps, me semble-t-il. J’écoutais d’une oreille – et encore ! – leur conversation, quand l’une d’elle me prit à parti : « Et vous jeune homme, qu’en pensez-vous ? » Je n’avais pas la moindre idée du sujet à propos duquel cette charmante vieille femme sollicitait mon opinion : « O, vous savez, je n’ai pas d’avis sur la question. Lui répondis-je, ingénieusement ( !).- Ah ! fit-elle étonnée. Je croyais que tous les garçons s’intéressaient au foot, surtout de la Coupe du Monde » Me dit-elle sans me regarder avec une voix usée – presque tremblante- de laquelle se dégageait une déception propre aux personnes âgées. La déception des personnes âgées ; c’est un peu comme la déception des enfants. Un enfant lorsqu’il est déçu : il baisse la tête, réfléchi. Il analyse le pourquoi de sa déception, il analyse les tenants et les aboutissants ; durant cette période il se renferme sur lui-même. Les vieux c’est pareil ! A la différence prés que le cerveau est moins opérationnel, alors ils se renferment simplement sur eux-mêmes ! **** J’aurai bien aimé être journaliste aussi ! **** Habituellement, dans le bus, je regarde par la vitre. Je regarde les gens, la route, les trottoirs, les bâtiments ; Je regarde ce qu’il y a voir en ville. Mais la deuxième petite vieille avait la langue bien pendue et tenait visiblement à me faire parler. Pour une fois, je ne me suis pas occupé de l’extérieur.« Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? Vous étudiez peut-être ?- Non, j’ai arrêté au bac. En ce moment je suis au chômage. J’attends que mon agence intérim me trouve une autre mission.-Eh bien, fit-elle satisfaite. Vous ne ferez pas parti de tous ces jeunes diplômés qui ne trouveront pas boulot. Vous vous rendez compte, continua la deuxième petite vieille. BAC + 5 et au RMI ? C’est le cas de ma petite fille. D’ailleurs elle est célibataire, glissa-t-elle. Mais elle a 26 ans, peut-être est-elle un peu vieille pour vous ; Et puis peut-être êtes-vous déjà pris, un beau garçon comme vous ! » Je n’ai pas trouvé quoi que ce soit d’intelligent à répondre. Je n’allais pas déballer ma vie – comme quoi j’étais célibataire et que j’allais le rester toute ma vie – à une inconnue, aussi vieille et gateuse fut-elle.« Euh…, répondis-je. Je suis sur que votre petite fille va trouver un emploi. Qu’a-t-elle exactement comme formation ?- Je ne sais pas très bien. Elle a fait des études de communication. Ah ! Excusez-moi, je descends ici. » La deuxième petite vieille sortie de sa place en bousculant sa voisine ( celle qui était déçue ), celle qui était en face de moi, elle emprunta le couloir et se fondit dans le groupe de personnes qui descendait au même arrêt. Alors la troisième, qui ne m’avait pas encore dit mots mais qui s’intéressait fortement à moi – de la même façon que tous les vieux s’intéressent à la jeunesse ( et dont la réciproque est fausse, cela dit en passant) -, à son tour m’interrogea ; sur un sujet, d’ailleurs, tout aussi banal – ou trivial – sinon plus :« Et ou vas-tu comme ça ? » Ou vas-tu comme ça, c’est bien le genre de question qui mérite une réponse du style « Dans ton cul !». Mais la vieille femme était charmante, et je ne suis pas du genre à agresser les inconnus.« Je vais à la FNAC, le dernier album de Eiffel est sorti. Je vais l’écouter pour voir ce que ça donne. » Evidemment mon interlocutrice ne connaissait pas Eiffel ; Elle fit tout de même un hochement de tête qui me fit entendre qu’elle avait bien compris que je parlais de musique. Elle en profita pour parler d’elle :« Tu connais Serge Reggiani ? » Je ne savais pas pourquoi elle me demandait ça ; elle venait vraiment de passer du coq à l’âne.« Bien sûr, oui. Vous êtes fan ?-Comment ? Fit-elle interloquée-Vous êtes fan ? Répétais-je-Qu’est-ce que ça veut dire ? me dit-elle avec sourire- Fan ? Ben ça veut dire que vous aimez untel artiste.-Ah, alors oui, répondit-elle ; je suis même méga fan. »ajouta-t-elle avec espièglerie. Au final je n’ai jamais compris pourquoi elle me parla de Serge Reggiani« Tu écoutes quoi comme genre de musique ? » Et moi de répondre avec un léger embarras : « Je suis désolé de couper court à notre discussion mais je suis arrivé. Bonne journée et à une prochaine fois peut-être. » Après être descendu du bus, j’ai cherché mon paquet de clopes dans ma poche. Et je l’y ai trouvé ; Il n’y avait plus qu’une seule cigarette. Sur un coup de tête, j’ai jeté le paquet et son contenant dans la poubelle à proximité : je venais d’arrêter de fumer. **** Un jour, j’ écrirai le plus grand best-seller de tous les temps. Devant la Bible, Agatha Christie et Dan Brown. **** Sur un autre coup de tête, je décida de ne pas aller à la FNAC. J’ai repris le « 6 », mais dans l’autre sens. Je voulais rentrer chez moi, retrouver Edger et lui offrir une de ses balades quotidiennes. Ce coup-ci, dans le 12 roues –j’ai pas trouvé de meilleur synonyme pour « bus », et encore je ne sais vraiment combien de roues possède un bus -, il y avait sous-peuplement ; dans le fond, 5 jeunes trentenaires masculins en costume cravate papotaient boulots, parlant fort, souhaitant visiblement se faire remarquer. Je me suis assis le plus loin possible de ces gens. Une jeune femme que je n’avais pas vue s’installa en face de moi. Elle était belle ; très belle. Brune, fine mais pas maigre, les yeux marrons, les cheveux longs, le visage ovale avec les joues creuses. Elle me regarda avec tendresse et avant que je ne pus constater sa beauté, elle m’adressa la parole.« Bonjour, je crois que je vous connais non ? » Elle était belle ; trop belle. Une femme aussi belle s’intéressant à moi, c’est inconcevable.« Je ne sais pas, répondis-je après quelques secondes, complètement désarçonné par son charme et une si grande surprise. Où aurions pu nous rencontrer ? » Réussissais-je à lui demander-Je suis secrétaire à Rexm Company, m’expliqua-t-elle. Vous ne travaillez pas là-bas.-Non,… non. Dus-je avouer. Je travaille principalement en intérim mais je n’ai jamais effectué aucune mission dans cette entreprise là. Vous êtes sur le site de St Génése ?-Oui. » Le brouhaha que provoquaient les cinq imbéciles comblait le silence tombé subitement entre moi et la magnifique jeune femme. Elle m’avait répondu oui puis avait baissé la tête, l’air déçu. Je continuai à la regarder, interloqué, sans savoir quoi lui dire. Si les types du fond ne m’avaient pas tapés sur les nerfs à élucubrer, j’aurai passé le reste du voyage à la contempler.« Comment tu t’appelles ? demandais-je, instaurant un tutoiement qui me sembla de rigueur.- Nathalie. Mais tout le monde m’appelle Cindy.-Mmm… Oui. » Fis-je d’un ton goguenard en gardant une allure sérieuse et grave. Mon attitude la fit rire aux éclats.« Là j’ai du mal à suivre, lui avouai-je.-Nathalie c’est le nom de ma grand-mère. Je la déteste. Cindy c’est mon deuxième prénom. Et toi… » Je lui coupa la parole car j’avais deviné sa question « Comment t’appelles-tu ? ». Mais je répondis volontairement à coté : « Moi j’aime beaucoup ma grand-mère ». Elle souria.« Non mais, reprit-elle avec le phrasé propre à notre génération. C’est quoi ton nom ? -Maurice. Mais tout le monde m’appelle Jean-Daniel. » L’œil de Cindy restait rieur mais elle ne rigolait plus : j’allais un peu trop loin dans l’humour.« Marc, enchanté. Et je lui tendis la main-Enchanté Marc. Tu vas où ? Tu vas voir ta grand-mère ? me lança-t-elle agressivement.-Hein ? Non, non. Je rentre chez moi. » Dis-je, sur la défensive. Elle n’ajouta rien. Moi non plus. Elle venait sans doute de comprendre que j’avais un grain. Mon manque de conversation, ma personnalité antipathique semblaient l’agacer. Elle paraissait maintenant coléreuse, déçue. Elle ne me regardait pas et attendait impatiemment d’arriver à destination pour quitter ma compagnie. Bientôt le bus s’arrêta : l’arrêt Voltaire. Elle se leva sans porter les yeux sur moi. « Je descends là aussi. » dixit moi. Je ne sais pas pourquoi, elle me lança un regard captivé. Elle a dû penser que je la draguer…Nous descendîmes ensemble du bus et nous restâmes sur le trottoir, les yeux dans les yeux, un instant. J’étais debout, très proche d’elle, je pus constater que j’étais à peine plus grand : 2,3,5 cm à tout casser. Avant qu’elle ne me dise, avec le phrasé des gens de ma génération « bon ben, à un prochaine », je l’invita –dans un élan de folie-, à boire un verre chez moi. Elle ne se prononça pas, faisant une moue hésitante. Immédiatement, j’ajouta -dans le but de la convaincre- que je n’habitais pas loin. Elle accepta ; Elle n’avait rien à perdre, et puis je n’avais pas l’air d’un malade mental – les apparences sont parfois trompeuses -. *** Nous marchions côte à côte, Cindy m’appréciait semble-t-il ; je ne comprenais pas. Elle me demanda mon âge, elle se renseigna sur les différents aspects de ma personne : étais-je toujours autant dans la lune -selon son expression - ? Qu’est-ce que j’écoutais comme musique ? Elle me demanda si j’avais toujours habité la région parisienne. Elle oui. C’était en fait une vraie Parisienne mais elle dut quitter sa capitale, lorsqu’elle abandonna le domicile parental, en raison des prix élevés des loyers. Nous arrivâmes devant le portail de mon immeuble. Je sentais qu’elle n’était pas stressée à l’idée de monter chez moi. Personnellement j’avais la trouille : je n’avais jamais invité une fille à venir dans ma chambre, ni dans mon appartement. Il n’était pas encore 14H30. *** En montant les escaliers, j’appréhendais terriblement la situation à venir. Qu’allait-il bien se passer une fois que nous serions seuls ? Nous ne serions pas seuls. Edgar sera là, sa présence m’encouragera. M’encourager à quoi au juste ? M’encourager à la niquer ? Quel terme vulgaire ! De plus était-ce là mon intention ? Moi je recherchais surtout l’amour avec un grand a. Jusqu’ici, depuis ma rencontre avec Cindy, je ne m’étais même pas posé la question de savoir si cette femme - magnifique - pouvait être celle de ma vie. J’étais tellement subjugué par sa beauté… L’idée de la sauter - navré d’utiliser ce vocable grossier mais il est le mien - ne m’avait même pas traverser l’esprit, jusque là. Lorsque nous fîmes devant la porte d’entrée, j’entendis mon chien qui attendait de me retrouver avec impatience. Je chercha mes clés dans ma poche ; ma main et tout mon bras tremblaient. L’embarras, mais aussi l’amusement s’emparèrent de mon amie lorsqu’elle constata que j’avais du mal à viser la serrure. Mais je parvins à mes fins : je pus ouvrir, Edgar se dressa sur ses pattes arrières et me fit la fête - je déteste cette expression : faire la fête (cela soit dit en passant )-. « Oh quel joli petit chien ! » Les meufs raffolent des bébés, animaux ou humains. *** Elle se jeta - métaphoriquement - sur lui et l’accabla de caresses, elle le prit dans ses bras et en se redressant, s’aperçu du bordel ambiant -j’aurai pu utiliser « désordre », mais « bordel », j’adore ce mot-. « Non mais, t’as déjà fais le ménage chez toi ? » Et encore, elle n’avait pas pu voir le bureau - caché par la porte - où dégueulaient deux cendriers - mais j’ai arrêter de fumer, donc cela va s’arranger - et dont des feuilles (de classeur), en vrac et par dizaines, recouvraient la surface - et dont quelques-unes flottaient à moitié dans le vide - . Je lui ai présenté une chaise, elle s’est assise. Je n’avais à lui offrir, que de l’eau ou de la bière. Evidemment, elle ne voulu pas de la Burgbier -fameuse bière de Strasbourg bon marché que je me procure par pack de trente à Leader Price -. Après lui avoir donné un verre, je m’assis en face d’elle, la contemplant simplement, éberlué à l’idée d’avoir pu ramener une femme si belle dans mon appartement. Nous ne parlions pas, elle savait qu’elle me plaisait elle n’osait défier mon regard ; Cindy avait la tête baissé, les yeux penchés sur son verre d’eau. Nous restâmes trois minutes ainsi, dans un silence léger, dans un bien être ; Jusqu’à ce qu’Edgar, par un comportement que j’avais appris à décoder, me fasse comprendre de sa nécessité d’aller faire ses besoins. « Mon chien doit sortir, ça te dis d’aller te promener ? » Elle se redressa, m’observa. Sans doute elle avait cerné un peu mieux ma personnalité : j’étais loin d’être l’homme parfait, un peu dépressif, un peu simplet, sans grande conversation. Il y avait bien un détail encore sur lequel elle n’avait pas mis le doigt. Nous sortîmes, il faisait très beau ; pas de vent, un ciel bleu ensoleillé, un climat terriblement agréable. *** Sur l’avenue, juste elle et moi ; Edgar en laisse. Nous prenions la direction du square Morris ; Toujours nous ne parlions pas. Je regardais droit devant moi, à un moment elle leva les yeux sur moi et fut prise d’un rougissement. Mon attitude lui plaisait. Allez comprendre les femmes ! Alors elle me prit la main. Sans que je m’y attende. *** J’ai détourné mes yeux vers les siens ; J’ai, à mon tour, rougi et j’ai senti une chaleur naître dans mon estomac ; Une chaleur qui parcouru mes veines, qui habita tout mon corps ; je n’avais jamais été aussi bien. Cindy -elle aussi, je le percevais- ressentais une forme de bien-être, inconnue pour elle mais moins intense que celle que je vivais à cette heure. Nous nous sommes assis dans le square Morris. Je me trouva étonné d’avoir su garder aussi longtemps la compagnie de magnifique amie. Cette sublime femme, épanouie, que mon silence ne dérangeait nullement, restait imperturbable, perdue dans des pensées sans doutes angéliques, à mes côtés, Edgar un peu plus loin, pissant contre un arbre. Quand soudain : « Il va falloir que je rentre.-Ah bon, pourquoi ? m’insurgeai-je presque.-Eh bien voilà, c’est comme ça. Il fait un peu froid et j’ai besoin de repos.-On pourra se revoir ?-Oui. Tu veux mon numéro de téléphone ?-Bien sûr. Qu’est-ce que tu fais ce soir ? Ca te dit d’aller au ciné ?-Mmm… fit-elle. Tu veux m’emmener voir quel film ?-N’ importe. Celui que tu voudras. Pourquoi pas le dernier Rocky ?-Oooh… geint-elle, je ne suis pas emballé par ce genre de cinéma.-Ben tu aimes quoi comme genre de film, lui demandai-je.-Les films d’amours ! s’emporta Cindy, les films où on pleure à la fin ! Ou alors les films d’aventure, reprit-elle après avoir retrouvé son calme.-C’est que je ne sais pas ce qui passe au ciné en ce moment. Mais de toutes façons c’est toi qui décides de ce que l’on ira voir. » Elle avait posé ses mains sur mon poignet en suggérant sa passion pour les histoires d’amour. Elle me donna un grand sourire, les yeux dans les yeux, puis se leva. « A ce soir. » Et Cindy s’en alla, avant que je lui rappelle un détail d’importance. « Tu m’as pas donnée ton numéro ». Elle me le dit à haute voix et une seule fois, et tenta de reprendre sa route. « Tu veux que je te raccompagne ? »Lui lançais-je. *** 17 heures passées, j’étais de retour chez moi. Nous avions, Cindy et moi, rendez-vous à vingt heures devant le multiplex ; nous allions voir « Quand la neige tombe au Sahara ». Je n’avais pas entendu parler de ce film. D’après ce que m’en avait dit Cindy, il s’agissait d’une œuvre forte en émotions, en beaux sentiments… Cool ! 17 heures passées… Je n’avais encore jamais eu de rendez-vous avec une fille - encore moins avec un homme d’ailleurs - ; pourtant, je ne stressais pas trop, persuadé de me montrer à la hauteur. Quel chance que le défaut d’arrogance ! *** Un jour, j’écrirai le plus beau roman de tous les temps *** Mais à 19H30 pourtant, sur le parking du cinéma, le stress était monté. Je dirais que j’avais 16 de tension mais c’était peut-être plus. Je me suis présenté devant le hall d’entrée, à l’extérieur, mais Cindy n’était pas là ; pour patienter j’ai voulu allumer une cigarette, alors en fouillent mes poches, et n’y trouvant pas de paquet de malboro, je me souvins que depuis peu, je faisais l’effort de me refuser le plaisir de la nicotine. La volonté, quelle connerie ! *** Depuis plus d’une demi heure j’ étais assis sur une rambarde, les jambes ballantes, regardant les gens. Les gens qui rentraient dans le cinéma, ceux qui en sortaient et qui critiquaient le film qu’il venait de voir - parfois en bien, souvent appuyant sur les points négatifs -. C’est dingue ça, à penser que si on repère ce qui a était mal fait dans une œuvre, on est meilleur juge que celui qui a surtout retenu ce qui fut bon. Un jour, j’écrirai et je réaliserai des films. *** A 20H20, enfin, et soudain, m’apparue ma belle brune. « Il était temps, lui fis-je, la séance commence dans 5 minutes.-Je suis désolée mais il y avait du monde sur la route. » Etant donnée la distance - moins de 3 km - qui séparée l’habitation de Cindy du cinéma, l’excuse n’était pas valable, mais je n’allais pas lui en tenir rigueur. Et ce pour deux raisons. Primo, le film que nous allions voir ne m’emballer pas ; secondo, je n’allais pas prendre le risque de foutre en l’air le premier rencart de mon existence. « On boit un verre ou on va dans la salle tout de suite ? - Il faudrait peut-être acheter les tickets. » Triomphalement je présenta à son regard, les deux billets imprimés « Quand la neige tombe au Sahara ». « On boit un verre alors ». Nous nous sommes installés au bar situé derrière les guichets ; j’ai commandé un scotch et elle, sobrement, un martini. Encore, nous n’avons presque rien dit, 5 minutes qui me semblèrent une éternité. Une éternité en tête à tête avec un ange. Fin de Mon Monde parfait. Voilà que mon histoire s’est terminée ; une histoire où l’épilogue n’a pas de rapport logique avec ce qui le précède. Pour un instant de poésie… Un instant. Définition : un bref moment. Un bref moment pour repenser à Amélie Nothomb ; présenter les excuses de mes critiques acerbes, la remercier de publier chaque année un nouveau roman et ainsi de permettre ( avec d’autres ) à la littérature de garder la tête hors de l’eau. Un bref moment pour repenser à George Sand ; j’ai fini Consuelo : ça tue ! Oserai-je vous faire part de mes émotions ? J’ai pas chialé à la fin, mais la narration des aventures de l’héroïne n’est pas terminée et bientôt je m’attellerai à la lecture de « La Comtesse de Rudolstadt»… Quand j’aurai fini le premier livre de « Guerre et Paix ». Quand j’aurai fini ma prochaine cigarette… Quand j’aurai fini la prochaine cigarette, peut-être que je n’aurai plus mal, peut-être que j’aurai envie de chanter en écoutant de la bonne musique. Ou bien de me livrer à une grande entreprise littéraire… Quand j’aurai fini cette cigarette, peut-être que je me mettrai un bon film ; disons The Good, the bad and the ugly. Peut-être que j’irai matter le match dans un bar ou que je regarderai Envoyé Spécial ; peut-être que j’oublierai ma douleur, que je me ferai une raison, que l’existence me semblera plus douce. Douce… comme le sourire des femmes. Des femmes de mon cœur, celles à qui je pense sans cesse, qui m’ont aimées, que je regrette. Au mépris que j’exerçais, par puériles orgueil et vanité, sur Mme Lévigne professeur de français. Aux désintéressements des cours de Mme Nicolas, superbe prof de français ; aux désintéressements des cours de Mme Malfreyt, prof de français plus sublime encore. A l’incompréhension de mes notes reçues de M. Waldmann, anarcho-professeur de français. Aux cours de Mme Bordes, prof d’anglais et de français, où j’ai pu -en une seule année- mettre plusieurs fois à l’épreuve ma créativité, et où j’ai découvert le point virgule. A toutes ces années passées, aux regrets des larmes versées à la cause d’une fantasque mélancolie, à l’idée que je me faisais de ce que l’on appelle la bohême. Comme si je représentais l’image que l’on se fait de ce qu’un auteur doit être. Comme si j’étais l’initiateur d’un nouveau mouvement littéraire… J’appellerai ça le romantisme réaliste. Et puis surtout, je m’en fouterai pas mal des invectives qu’on me lancera. J’avais rêvé d’amour, de poésie et de gloire. J’avais rêvé de douleurs consolées. D’avoir un ange à mes côtés. De toucher le cœur des gens comme le ferai un bon texte de rap. De ne pas voir s’éloigner mes vingt ans dans la déception. D’afficher mon nom au panthéon. De conserver mes amis jusqu’à la mort, de conserver mes douces conceptions de l’existence jusqu’à trépas. D’écrire les plus beaux romans francophones (mais George Sand m’a devancée). J’avais rêvé de me taper les plus belles meufs, d’amour et de philosophie. J’ai rêvé jusqu’aux larmes, d’une vie rayonnante comme sont émouvantes les chansons de Reggiani De toucher toutes les gloires… De passer toutes mes nuits en club… D’écrire les plus beaux romans francophones et de gagner le prix nobel. De me droguer à la coc’ et aux tazs. D’être perdu au milieu d’une civilisation occidentale décadente ! J’ai cru en un espoir pour l’humanité, à la bonté de tous… J’ai pensé ne pas être un surdoué, ne pas avoir à commenter mes écrits pour les faire accepter. J’ai toujours cru écrire pour les personnes de mon âge.
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Publié le 28/03/2008 à 17:19
Par geoffreyrober
a la la j'comprends plus rien
Publié le 28/03/2008 à 17:15
Par geoffreyrober
Humeur : Au secours !
Suite à de très nombreuses demandes de fans, et ne pouvant garder plus longtemps pour moi l'expression artistique de mon être, je délivre au monde entier ce texte somptueux; malgré tout sans doute agrémenté de fautes de frappes et de grammaire et d'orthographe.
Quel chagrin ! Quand même, vous n’imaginez pas. Je l’avais tellement aimé, j’avais écris un roman pour elle… Un roman à la première personne, certes ; et court de surcroît, je l’avoue… Mais un premier roman quand même. J’avais tout juste vingt ans, vous imaginez le tableau… A quoi peut-on penser à cet âge-là ? J’vais pas vous la refaire : on se croit immortel, malgré tout conscient de la bêtise d’une entreprise révolutionnaire puérile et irréfléchie, on s’instaure à soi-même des principes anarchisants, on veut être amoureux, on veut la réussite professionnelle. J’étais cela et malheureusement j’n’ai pas changé. Quel malheur ! Le petit chien marron est mignon… Il est plus marrant que mignon d’ailleurs. Ca doit être un labrador. Un animal de compagnie… Il fait toujours froid en hiver dans les rues de St-Génése. Au mois de Décembre, je me dis que je pourrai m’offrir un petit cadeau, comme un cadeau de Noël. Mais on ne peut pas dire que l’on s’offre un chien, l’acquisition d’un animal c’est l’engageant moral d’un Homme envers un être - soi-disant – inférieur. Un perroquet ? Sûrement pas. Un hamster ? J’ai du en avoir douze quand j’étais plus jeune et ils sont tous morts de façons horribles. La plupart des chiots sont mignons, c’est clair. Mais j’préfére les chiens marrants aux chiens mignons. Le petit labrador à une tête qui dit « Méfie-toi ; je suis sympa mais je rapporte pas la balle ». Il fait toujours un peu froid en hiver, surtout quand on est seul. Quand on est en couple on peut se réchauffer mutuellement… A lors que moi, étant seul… vous comprenez j’imagine ? Vous imaginez ? Je comprends. Saint-Génése, la ville de mes rêves. En région parisienne, un vrai paradis, il faut y habiter pour croire qu’il existe. Quelques flocons, à droite, et à gauche… Mon regard s’égare dans la lumière d’un lampadaire, j’observe cette curiosité qu’est la neige… J’y réfléchis depuis toujours et ma conviction demeure : malgré les comètes, les planètes, les femmes, la mer, les montagnes, les lacs et combien d’autres monuments de la nature, la neige est la plus belle des créations. Il est tout juste dix-huit heure, il fait bien nuit, déjà. Je suis planté comme un con devant la vitrine de cette boutique d’animaux, au milieu de la petite rue Apollinaire. Une baguette dans une main, un journal dans l’autre. Un instant je regarde en direction de la place de l’église, une jolie fille passe je lui souris. Elle est passée, je porte à nouveau mon attention sur le chiot… J’ai l’impression qu’il me sourit. ***** Je m’étais perdu dans mes pensées ; j’entendis une voix fluette qui semblait vouloir attirer mon attention. « Monsieur, vous n’auriez pas une cigarette s’il vous plait ? » J’avais bien compris la question, mais je ne distinguais pas la personne qui me la posait. Nous étions au mois de Décembre, il était déjà dix-huit heures, la rue Apollinaire n’est pas très bien éclairée. J’avais perçu que la voix venait « d’en dessous », mais je ne voyais pas l’enfant. C’était un petit garçon noir, emmitouflé dans la capuche de son blouson. Je ne l’avais pas vu… Pour repérer mon interlocuteur, j’avais cherché un regard à mi hauteur, entre les quelques flocons de neige… Enfin j’avais vu une paire d’un rond dans un ovale et le petit me reposa la question : « S’il vous plaît m’sieur ; j’ai pas d’argent, ma mère est au chômage. Personne veut m’donner de cigarettes, y disent que je suis trop jeune. ». Le culot de ce gosse me frappa. C’est vrai qu’il était jeune, je lui aurai pas donné plus de dix ans. Je n’aurai pas voulu commettre la bêtise de donner une cigarette à un môme de sept ans. Pour la première fois de ma vie, je fus frappé par l’intelligence. « J’te file une clope, si tu rentres chez toi ; il est tard et tu devrais être en train de faire tes devoirs » Là, y’a de l’intelligence non ? « Quoi ! Mais pourquoi ? » Lança-t-il dans un cri révolté qui étouffait, tant bien que mal, un sentiment d’injustice. J’allais quand même pas filer une clope à un gosse. « Vous regardez les chiens, non ? fit-il, changeant radicalement de conversation.- Ben oui…, répondis-je d’un ton incertain- J’voulais un Rottweiller mais mes parents veulent pas ; ils pensent que c’est trop petit chez nous. Pourtant ce serait de la balle, tant qu’il serait petit je jouerai avec lui et plus tard il défendrai la famille… »Nous étions tous les deux face à la vitrine à observer les animaux en cage, il me regarda du coin de l’œil et ajouta : « Vous imaginez ? ». Je força un soupir : « T’es un drôle toi, t’es en quelle classe ? ». « CM1 », déclara-t-il spontanément avant de compléter son affirmation « Mais j’ai redoublé ». En CM1, on doit avoir huit ou neuf ans… Je lui ai donné sa clope et il me laissa à mes rêveries. J’n’avais pas les moyens de m’offrir un chien, en tout cas je ne voulais pas les déployer. Il était seulement dix-huit heures, je n’avais vraiment pas envie de rentrer chez moi… Pour quoi y faire ? Regarder la télé, ou faire le ménage ? Non, non merci. Je me suis installé au « Marsouin ». J’ai commandé un demi… La serveuse me l’apporta, et me fit son plus beau sourire ; celui avec lequel elle séduisait les hommes… Elle est nouvelle au Marsouin, je ne l’avais jamais vu, elle n’est pas au courant pour moi. J’ai donc accepter mon demi sans répondre aux avances « visuelles »(le beau sourire, la délicatesse avec laquelle elle a déposé mon verre) de la jeune et jolie demoiselle et j’ai regardé la télé… Canal +, un match de rugby ASM – Toulouse. L’ASM, le club de ma ville natale. Au départ le sigle signifiait Association sportive de Michelin mais lorsque le club est devenu professionnel, il a fallu lui trouver un autre nom (car un club à l’époque, peut-être cela a-t-il changé aujourd’hui, ne pouvait pas être une entreprise privé ) alors le « M » est devenu Montferrand. Maintenant, je crois avoir compris que l’appellation officielle est « Clermont ASM Auvergne ». Cette saison-là, à domicile, l’ASM était imbattable… Quand je suis arrivé au bar, le score était de 15-7 et il restait quelques minutes avant la fin de la première période… En gros Toulouse était mal barré ! J’étais ravi… A la mi-temps, je me mis à lire mon journal « Aujourd’hui en France »… Moi seul la politique m’intéresse ; à la rigueur l’économie puisque ces deux notions ont toujours été de paire. Mais il ne se passe pas grand-chose dans notre pays en ce moment… ***** Je regarda la fin du match, sursautant à chaque mêlée lorsque les premières lignes se rentraient dedans. Et j’exultais intérieurement lorsque l’ASM marqua encore deux essais. Au coup de sifflet final, les clermontois avaient gagné. Le stade Marcel Michelin félicitait ses joueurs… cette année encore, on rêvait au bouclier de Brennus. Le bar était plus ou moins désert, je n’avais parlé à personne… Même la jolie serveuse n’insista pas… Elle avait du sentir que j’avais un problème… Ca doit être cela le sixième sens des femmes : elles sont capables de ressentir si un type est louche ou pas. Depuis longtemps j’avais appris à supporter la solitude… D’ailleurs « supporter » n’est pas le mot… J’aimais cela, la solitude. Et puis la solitude avec une malboro et une Amstel, ça vaut toutes les compagnies du monde ; Je dois être le seul à penser des trucs pareils ! J’ai consommé et je suis parti… Il était plus de dix-neuf heures, joli mois de Décembre… Récemment j’ai lu une citation, sur un site Web, d’un auteur dont j’ai oublié le nom. Je ne me souviens plus la phrase exacte mais je vais essayer de vous en retranscrire le sens : « Chaque fois que je sors de chez moi, je suis persuadé qu’il va m’arriver quelque chose d’extraordinaire. Mais il ne m’arrive jamais rien. » Quand j’ai lu cela, j’ai cru que c’était moi qui l’avais écrit. En fait l’auteur est Emmanuel(le ?) Bove. Voilà l’atmosphère… Vide et désespérante. J’aurai voulu être écrivain… J’ai écrit un roman, peut-être le savez-vous déjà… J’étais amoureux, ah ! L’Amour, j’en souris encore… L’Amour, non l’acte sexuel (quoique), l’Amour, avant mes vingt ans, je n’y croyais pas… J’avais bien était « gentiment » amoureux, enfant – et un peu plus tard aussi- ; A cette époque j’étais loin de m’imaginer tous les drames et toutes les émotions que l’on résume en un seul mot. Avant cette fameuse découverte, j’avais rêvé, plus tard, d’être écrivain –j’étais déjà auteur- et depuis ce désir est troublé. J’ai fait le tour du centre de la ville, j’ai vu les immeubles, les restaurants, les magasins, qui fermaient les uns après les autres. J’ai regardé avec curiosité les rues les moins éclairées. Ma perversité m’amena à traîner sur les trottoirs où les prostituées tapinaient. Malheureusement ( ?), il était trop tôt pour pouvoir en croiser une. J’ai aussi beaucoup regardé les jolies filles. C’est normal je cherche la femme de ma vie. Et je ne cherche que celle-là. Voilà pourquoi je ne me montra pas galant envers la serveuse du Marsouin… En effet, la serveuse du bar était beaucoup trop belle : une belle blonde, les cheveux ondulés, le teint clair quoique un peu gris ; ronde de visage, des grands yeux clairs. La femme de mon cœur est d’une beauté ordinaire. La femme de mon cœur ? Les gens ne comprennent pas, ce que c’est qu’à vingt ans –vingt ans imaginez-vous ! - qu’au début de sa vie déjà – presque à l’aube-, on sait que l’on vivra chaque instant, seul. La femme de mon cœur ? Je la cherche depuis tout à l’heure ; depuis vingt années et plus. Une femme de mon cœur ? Je n’en veux pas non. Pas une du moins, qui puisse ressembler à ces sottes dénuées de toute intelligence et de toute grâce qui ont pu hanter mes quotidiens. Mais ne vous y tromper pas ; moi les femmes, je n’y ai jamais touché. Apparemment je n’y toucherai jamais. Mais je fus amoureux. Cela peut sembler inconcevable au plus grand nombre ; pourtant cela est indéniable : je fus amoureux. Je sais aussi bien que n’importe qui que ce sentiment est le plus intense de tous. Il vous tort le cœur dans tous les sens, cela donne de la joie de vivre, on regarde le monde sous un œil neuf… l’instant d’après : c’est le dégoût (de tout, de la vie), le dégoût de soi face à la personne aimé. L’Amour c’est génial mais ça fait mal. Pourtant, la Vie c’est l’Amour… Il n’y a que ça qui donne le goût de la vie. Déjà, une beuverie entre amis complètement éméchés, moi j’appelle cela de l’amour ; ce n’est pas la même chose que d’être épris d’une femme, mais c’est de l’amour. Quand on rigole comme des singes sans savoir pourquoi, la raison n’est plus de la partie et c’est la passion quoi prend le pas… La passion de la bière ou du whisky ? Je puis vous assurez que non car je n’ai jamais tapé de fou rire étant ivre et seul. Je finirai seul… - et abandonné -. Un jour même mes amis m’auront abandonné. Je finirai seul, ce sera bien fait pour ma gueule. ***** J’aime la littérature… Sans déconner j’aime cela. Très jeune je dévorais mes albums d’Astérix et de Lucky Luke. Au cours de mon existence j’ai relu plusieurs fois les dix petits nègres. Récemment j’ai découvert Georges Sand, Mauprat. J’ai pleuré… Quel roman fabuleux ! Extraordinaire ! Mais qui aujourd’hui ose prétendre faire de la littérature ? Houellebecq, Nothomb ? Il faut que je vous confesse qu’en dehors des dix petits nègres et d’Astérix j’ai très peu lu, cependant j’avais toujours des bonnes notes –voire mieux- sur les dissertations qui concernaient les livres que je n’avais pas lu (bizarrement, mes notes baissés lorsqu’il s’agissait d’œuvres que j’avais réellement étudié et sur lesquelles j’avais des choses à dire). Moi mesdames messieurs, je sais écrire –très bien- et je sais lire – tout aussi bien – et mon vœu le plus cher est de devenir un pseudo intellectuel faisant de la pseudo-literrature. Comme cela je me croirai intelligent en allant débiter des phrases et des pensées préparées, sur les plateaux de télévision. Ah ! Qu’est-ce que j’aurai l’air intelligent en fustigeant le dernier « roman » d’Amélie Nothomb ! Je lui dirai que son « Acide Sulfurique » c’est de la merde ( et ça je le pense vraiment) et que le fait que « Stupeur et Tremblement » ai obtenu le prix de l’Académie Française démontre seulement que les gens qui siégent à cette institution ne le méritent pas. Je vous l’ai dis : je lis peu et j’ai peu lu. Mauprat est la dernière œuvre à m’avoir délecté l’esprit et c’était il y a deux mois. J’en suis encore bouleversé. Depuis je ne jure plus que par George Sand, j’ai d’ailleurs entamé la lecture de Consuelo et je ne suis pas déçu. Mais je l’ai laissé en suspend. Il faut dire que j’ai tellement de chose à faire : boire, fumer, rêvasser, écrire, jouer aux jeux vidéos, travailler, m’abandonner à l’espoir de rencontrer la femme de mon cœur… La femme de mon cœur ? Je crois que je l’ai déjà rencontré. Mais elle, ne m’aime pas. Et moi je finirai seul. J’en suis tellement aigri que je jalouse la réussite d’Amélie Nothomb. Malgré tout je vous demande d’admettre qu’Acide Sulfurique c’est de la merde et que Stupeur et Tremblement ne mérite pas un prix –qui semble- aussi noble que celui de l’Académie Française. J’aimerai bien lire un autre ouvrage de cette écrivaine (dont le style est tout à fait correct voire bon), notamment le roman qui la révéla : Hygiène de l’Assassin ; mais je suis tant attristé que l’auteur d’Acide Sulfurique soit considéré comme l’un des meilleurs écrivains contemporains francophone, qu’il me faudra du temps avant de lui faire l’honneur de donner de mon temps pour étudier l’un de ses romans. J’ai lu Faiza Guéne : Kiffe-Kiffe Demain. Quand on sait que c’est une jeune femme de 19 ans qui a écrit ce livre, on ne peut que louer le « travail » -pour moi écrire un roman ne relève en aucun cas du labeur- effectué. Et si son deuxième livre « Du Rêve pour les oufs » - honnêtement quel magie dans les titres ! Et je suis sincère –n’était pas si chère je l’aurai déjà acheté. Mais je ne vous ennuierai pas plus avec mes avis sur la littérature. **** J’ai fait le tour du centre-ville ; j’ai vu les restaurants, les immeubles, les magasins, dont je connaissais les façades par cœur. Mon Dieu j’ai eu envie de changer d’air. St-Génése est une ville superbe, certes ; et je ne trouverais pas ailleurs la femme que je n’ai pas trouvé ici ; et j’ai déjà vu Londres, Barcelone, Berlin. Mon Dieu à moi jamais une femme ne m’a ouvert son cœur -sans métaphores débiles !-. J’ai fait le tour du centre de la ville et je suis rentré chez moi. Il n’était même pas 22 heures. Je n’avais pas la moindre envie de dormir, je ne me sentais pas inspirer pour l’écriture, je ne me sentais pas non plus d’humeur à entamer la lecture de L’Attrape cœur… Il ne me restait plus qu’à allumer la télévision. Alors j’ai regardé France Europe Express : je me suis ennuyé et je n’ai rien retenu. Ensuite j’ai regardé le journal de la nuit sur France 2 : idem. Il commençait a être assez tard, je me morfondais devant le petit écran – un téléviseur d’une diagonale de 55 cm tout de même - , pour tuer l’ennui je décida de mettre un DVD : mon film culte (Le Bon, la brute et le truand) que j’avais déjà visionné une centaine de fois et dont je connaissais chaque réplique et chaque scène sur le bout des doigts. Comme bien souvent, devant ce chef-d’œuvre de plus de trois heures, je m’endormis –environ- lorsque Clint Eastwood abandonne Tuco dans le désert (c'est-à-dire moins d’une heure après le générique). Voilà la vérité : mon film préféré est mon meilleur somnifère. Cette nuit-là je rêva, il me semble… Oui, il me semble bien avoir rêvé. J’étais -dans mes songes- au milieu de la rue Apollinaire, il y avait une fine couche de neige sur le sol et une pluie abondante de flocons. Un petit garçon fumait une cigarette en jouant avec un labrador… La rue était plus éclairée qu’elle ne l’est dans la réalité. Moi, j’étais béa, les yeux en direction des étoiles, savourant la douceur de chaque flocon qui venait fondre sur mon visage. Et il y avait une jolie femme ; une beauté brune aux cheveux longs, aux yeux magnifiques et marron, avec une grande bouche aux lèvres parfaitement dessinées. Elle tournait autour de moi en souriant, nous étions amoureux… Son manteau, donnait l’impression de flotter et laissait apparaître ses collants noirs, entre ses bottes et sa jupe noirs. Elle (cette femme de mon rêve) ressemblait à la femme parfaite ; Elle était parfaite, elle était dans mes rêves. C’est dur : c’est dur de rêver d’amour quand on est comme moi. Sans espérances dans ce domaine. Sans espérances mais pas sans désirs. Moi, quand je croise une jolie fille dans la rue, je suis obligé de la regarder (dans les yeux mais pas nécessairement) ; Parfois je me retourne carrément sur son passage, pour contempler ce que je ne pourrai jamais touché… Je suis triste à mourir. Les femmes, elles aussi quelques fois –quelques unes en fait- me lancent un regard qui exprime leur non indifférence vis-à-vis de ma personne. Mais moi j’ai pas le courage d’aller leur parler ; Mon Dieu comment faire, adresser la parole à une jeune demoiselle, pour accomplir un tel acte ? Et surtout quoi dire ? Mais je sais que c’est pas ça le problème. Voilà en fait ce qui me terrifie. Imaginons que je croise une belle femme qui me plaise et dont la réciproque soit vrai. Je l’aborde en la questionnant au sujet de savoir où se trouve l’agence ANPE. Elle, coup de bol, elle connaît très bien Sainte-Génése et m’indique la direction – avec une grande gentillesse, et des attentions qui démontrent (éventuellement) un petit intérêt pour ma personne. Alors je prétexte qu’il est 13h30, et que je suis déjà en retard pour mon rendez-vous et je lui demande si cela ne la dérange pas de m’accompagner afin que je ne m’égare pas davantage – ce qui m’aurait encore plus éloigné de l’heure de mon rendez-vous. Elle accepte. (Tout ceci n’était, je le rappelle, qu’une « pure fiction »). Admettons qu’il nous faille 15mn pour rejoindre l’ANPE (dont je connais parfaitement l’adresse). Durant ce laps de temps, cette fille-là se rendra compte que je suis un gros naze. Il est difficile de cacher à quiquonque la taille que l’on mesure, la couleur de notre peau ou nos maladies mentales. Voilà ce qui me terrifie : la réaction de cette fille lorsqu’elle se rendra compte que je suis un misanthrope paranoïaque alcoolique – et donc – drogué. Cette meuf serait timbrée si elle était encore attirée par moi en faisant cette constatation. Il faudrait vraiment qu’elle soit cinglée. D’ailleurs Amélie Nothomb doit quand même être une sacrée écrivaine. Et puis si on l’affubla d’un Grand Prix du roman de l’ Académie Française, il est fort envisageable qu’il m’ arrive la même chose. ***** D’ailleurs, la femme de mon cœur.La femme de mon cœur, et si c’était Amélie Nothomb ! Une meuf qui gagne un prix prestigieux en romanisant sa vie, et qui gagne de l’argent en culpabilisant les accros de la télé réalité – une fille facile quoi !- cette-là doit être pour moi. Dommage qu’elle soit lesbienne – et pas très belle.Mais si elle n’est pas très belle, comme je l’écris, l’unique raison – je crois – n’est que le poids des années. Je suis sûr qu’elle m’aurait beaucoup plu à vingt ans. J’aurai aimé connaître George Sand lorsqu’elle avait vingt ans. Quelle femme se devait être ! Et elle est la meilleure des écrivaines francophones. Pour moi, de ce que je sais, c’est le meilleur écrivain de langue française.Bon sang, quel style ! C’est une écriture impeccable. Je n’ai pas sauté une phrase, pas un mot dans la lecture de Mauprat ; et j’ai pleuré. Durant le procès de Bernard ; lorsqu’ affreusement affaiblie Edmée comparait devant la cour et déclare enfin à tous l’amour qu’elle a pour le héros ; lorsqu’elle prononce à voix basse, le nom, inventé pour elle, de cette fleur : Edmea Sylvestris.La littérature contemporaine ? C’est comme la femme de mon cœur : ça n’existe pas. Oui certes, ils existent de bons auteurs : Daniel Pennac (si on aime), Picouly (que l’on doit normalement aimé), Le Clezio (que je n’ai pas lu), Weber (que je n’ai pas lu mais dont je ne doute pas du talent) ou encore Van Cauwelaert. Mais la littérature a fait son temps ; il faut encore des écrivains mais les maisons d’éditions n’y connaissent rien. J’argumente ma théorie par mon exemple personnel : je sais écrire mieux que l’immense majorité des auteurs publiés (c’est comme cela, que voulez-vous ! Si vous m’avez lu jusqu’ici et que vous n’en êtes pas convaincu, il vaut mieux que vous restiez scotché devant l’île de la tentation) ; Et je n’ai jamais été publié ! Pourquoi je ne lis pas plus alors que je me présente en maître de la langue ? Réponse : lire un livre que l’on n’aime pas c’est pire que regarder un film que l’on n’aime pas. Sauf si il s’agit d’un livre d’Amélie Nothomb, car ils sont terriblement courts. **** J’ai très mal dormi. J’ai transpiré, j’ai dû m’agiter pendant mon sommeil. Les pensées de mes songes sont désagréables. Je ne me sens pas très bien… Il faut que je vomisse. Le goût que la vie m’a laissé. J’ai vingt ans à peine davantage : j’ai l’impression d’en avoir 60. Le suicide ? Je l’envisage depuis mes 13 ans. Mais quel intérêt à vous raconter cela ? Pour me plaindre ? Pour crier ma détresse, mes malheurs, mes émois ? Je me sentirai mieux si j’écris tout ce que j’ai sur le cœur ? Je n’aurai plus mal, n’est-ce pas ? Et j’aurai encore l’espoir de rencontrer une femme de mon cœur ? Je n’aurai plus mal si je continue d’écrire ma vie, mes ressentiments. Hein, dites-moi ? Je n’aurai plus mal, je n’aurai plus peur. **** J’ai super mal quand je me réveille. Souvent j’ai mal à la tête, à cause d’avoir trop bu ou trop fumer la veille. Des fois, en me levant, j’ai mal à l’âme – désolé pour la tournure - ; à cause d’être seul, de supporter les autres. Les autres : les gens dans la rue, les gens dans les bars, les gens dans les magasins. Vous n’imaginez pas mon calvaire. Dés que quelqu’un ouvre la bouche, je crois qu’on parle de moi. Dés qu’une fille me regarde j’ai l’impression qu’elle est complètement éprise de ma personne. Je crois… Je crois être beau et intelligent et sociable… Je crois… être un merveilleux parti pour une femme. Je crois… La folie… Si chacun avait vécu cela Si chacun ne le vivait pas La folie… Je la vis… La folie : je sais ce que c’est. **** Je me suis réveillé le lendemain. Aucun petit labrador dans l’appartement. Peu de souvenirs de la veille. Et comme toujours la gerbe de la vie. **** Un mois plus tard, j’ai terriblement vieilli. Seul, few days ago, j’ai fêté mon anniversaire. Je ne l’ai pas vraiment fêté car ce ne fut que le lendemain au réveil que je réalisa d’être entré dans une nouvelle année. Durant cet ellipse, je n’ai rencontré personne ( aucune femme ) , mon contrat intérim expira et je me reclus davantage dans ma tristesse. Mais j’ai quand même adopté Edgar, un joli labrador de trois mois au poil beige : 8 kg. C’est un chien qui sera athlétique et est doué d’une bonne intelligence. Nous nous entendons bien, je me sens moins seul et Edgar a bien trouvé ses marques dans mon appartement. Je lui ai installé un espace devant le meuble télé. Du coup j’ai décalé la table à manger plus à gauche, cela donne une pièce mal agencée mais plus agréable à vivre pour mon chien et moi. Depuis, quand je rentre dans mon appartement, en ouvrant la porte d’entrée, celle-ci cogne systématiquement contre la table. Quoiqu’il en soit, maintenant j’ai une bonne raison de me balader en ville : je sors mon clebard. Je m’imagine alors dans 15 ans. Lorsque Edgar mourra, les liens qui nous unissent aujourd’hui se seront resserrés - et/ou amplifiés -, ma peine sera énorme. Une envie dantesque d’écrire s’emparera de moi. Quelle tragédie de pouvoir planifier ses émotions ! « Putain Edgar ! Lache ses pompes ! » Cette saleté se plait à mordiller mes charentaises. Il les déchiquette en posant ses pattes avants sur le talon et en tirant sur l’encolure avec sa gueule. Au départ Edgar s’en prenait à elles dans l’unique objectif de tuer le temps – ou alors de tuer les dites charentaises -, mais quand il comprît que cela m’agaçait, il y trouva une autre source d’amusement : provoquer ma colère. O, ce sale chien avait bien entendu que cet acte ne m’aurait jamais conduit à le corriger sévèrement. Donc il prenait un plaisir de tous les diables à me provoquer. Bah, j’y trouvait bien un contentement : c’était l’occasion de communiquer avec quelqu’un – ou quelque chose ( selon les scientifiques et les philosophes). **** Au chômage, quel pied ! Ne rien faire et gagner de l’argent… Ce n’est pas si génial que ça, en fait. Je préférerai – je crois – exerçais une activité qui me permettrait de m’épanouir, même si cette activité était rémunéré à coups de lance-pierres. Plus jeune je m’étais inscris en fac d’Histoire. Je n’ai pas réussi à valider ma première année et cela s’est joué de beaucoup ; en fait je n’ai pas compris la méthode d’enseignement. Je ne jette pas la pierre à mes professeurs, mais plutôt à l’éducation nationale. En effet, pourquoi est-il obligatoire de suivre une démarche unique dans une explication de texte ? J’ai la réponse ! C’est pour que le professeur qui corrigera notre partiel - et qui lui est formaté pour rejeter toute autre forme de rédaction que celle qu’on lui a appris - puisse comprendre ce que l’on a écris. Il est clair que ce professeur-là sera perdu devant l’expression d’un élève doué – mais peu ( ou pas ) expérimenté – et libre penseur - comprenez un élève qui n’en fait qu’ à sa tête-. J’aurai bien aimé être historien. Je crois même que l’on peut devenir autodidacte. Mais vu comme je me fais jeter des maisons d’éditions alors que je suis l’un des auteurs les plus doués, je ne m’imagine pas présenter à quiconque des thèses sur l’Histoire – domaine dans lequel je ne suis pas surdoué ( sans pour autant prétendre être un surdoué de la littérature)-. Le chômage quel pied ! Le chômage, c’est même pas vrai ! **** Moi je n’aime que la musique triste… Je ne sais pas pourquoi mais je sais que ça a toujours été comme ça. En ce moment, la chanson qui me fout le plus le cafard mais que j’aime le plus écouté c’est « Hier encore » de Charles Aznavour. Mes vingt ans à moi : ils sont partis en fumée. J’en pleure, quel drame ; 20 ans (le bel âge). Moi aucune fille ne m’a jamais aimé pourtant la réciproque est fausse. 20 ans, et seul, et sans ami(e)(s) ; A fumer des joints toute la journée, à écrire un roman – dont les lecteurs ( abrutis et pseudo intellectuels – comme moi) ne voudront pas puisqu’ils sont incapables de donner un sens à ce qu’ils lisent). Mon Dieu quelle aigreur en moi ! Pourtant, je sais ce que je dis. Aujourd’hui les romans de George Sand ne sont plus dans les bibliothèques de ceux qui aiment lire. Cet auteur est remplacé par Amélie Nothomb – et sachez que je suis désolé de la prendre pour référence du déclin de la littérature – et Pennac. Mais comment peut-on prétendre aimer lire si on a pas de bouquins de George Sand. Bien sûr les goûts personnels jouent énormément et je comprends que l’on soit plus attirer par Maupassant que par Sand ; Mais il y un point sur lequel je ne céderai pas : l’âge d’or de la littérature francophone n’est pas contemporain. Si on aime lire, de la vraie littérature, il faut lire Sand ou Hugo - que je n’ai pas lu -. On ne peut pas s’initier à la littérature avec les auteurs contemporains – même si je les respecte tous ( et même si cela semble difficile à croire, particulièrement Amélie Nothomb ) , car tous les auteurs –moi le premier – ont été formaté par la télévision. D’ailleurs, j’ai entendu – à la télévision – une personne - mais je ne me rappelle plus qui était-ce – prétendre que les romans d’aujourd’hui ne sont ni plus ni moins que de simples synopsis. Je suis bien content d’affirmer que ce que je suis en train d’écrire n’a rien d’un synopsis.
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