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Publié le 27.11.2006
Par Flache Art .com
GERRY JOE WEISE
ART : Gerry Joe Weise est né en 1959 à Sydney en Australie. C'est dans cet immense pays qu'il fait ses premiers pas en peinture. Comme beaucoup d'artistes australiens, Weise choisit l'exil, besace à l'epaule, pour récolter les expériences sur le vieux continent, l'Europe. C'est là que commence véritable sa carrière. Tout en multipliant les expositions (Paris, Bonn, Bruxelles), le peintre des antipodes sillonne les villes antiques d'Europe et d'Afrique du Nord afin, explique-t-il, de se "concentrer sur les courants originals des arts primitifs".
http://www.blognow.com.au/gerryjoeweiseart
http://www.gerryjoeweisephotofr.blogspot.com

MUSIQUE : Gerry Joe Weise, guitariste, chanteur et compositeur australien, a promené sa guitare partout dans le monde depuis qu'il a découvert le Blues, le Jazz et la musique Experimentale. Véritable artiste nomade, il suit une carrière personnelle ponctuée de plusieur albums de hautes factures. Albums : 1994 "Live In Paris", 1996 "A Letter To Jimi", 1999 "Bushman Boogie", 2005 "Sydney-Paris Blues", 2008 "Blues Rock Down Under".
http://www.gerryjoeweise.blogspot.com
http://www.myspace.com/gerryjoeweiseblues

GERRY JOE WEISE performance poésie musique
01  Stardust   (Gerry Joe Weise)
02  Waterfall   (Gerry Joe Weise)
03  Boulders   (Gerry Joe Weise)
04  Afternoon   (Gerry Joe Weise)
05  Asteroid   (Gerry Joe Weise)
06  Waiting   (Gerry Joe Weise)
07  Outback Spirit People (Gerry Joe Weise)
08  King Brown Snake  (Gerry Joe Weise)




Gerry Joe Weise et Jean-Marie LeSidaner.
Exposition, Centre Culturel du CROUS, Reims, 1987.


JEAN-MARIE LE SIDANER
Jean-Marie LeSidaner né en 1947 - 1992, professeur agrégé de philosophie, poète et écrivain. Membre du comite de rédaction de la revue "Encres Vives". Collabore à de nombreux périodiques : "Art Press", "Artension", "Marges", "Flache", "Nouvelle Revue Française", "Magazine Littéraire", "Sud", "Europe", "25 Mensuel", Esprit.
Il a participé avec Michel Butor au film de William Mimouni : "Le Fantôme de l'enfant marcheur" consacré à Rimbaud.
http://perso.orange.fr/hotelbeury/hotelbeury_html/hotel_beury_le_sidaner.html

Jean-Marie LeSidaner a publié :

EFFET DE NEIGE. Editions Temps Actuel, 1976.
LA FOLIE. Larousse (Idéologies et Société), 1976.
LA MORT. Larousse (Idéologies et Société), 1976.
MICHEL BUTOR, LE VOYAGEUR A LA ROUE. Ancres, 1980.
ELEGIES DANS LA VILLA. La Différence, 1980.
LA MAISON EN POSIE. Folio Gallimard, 1980.
JEAN TARDIEU, UN POETE. Folio Gallimard, 1981.
VAHE GODEL. Ed. Universitaires de Fribourg, 1981.
PORTRAITURES. La Différence, 1984.
MANUEL DE SCENE. La Différence, 1984.
FAGNIEZ, PEINTURES. La Différence, 1985.
HANS SEILER, AU RISQUE DE LA TRADITION. La Différence, 1986.
BALLADE EN MEMOIRE DE KER-IS. Le Dé Bleu, Editions Dubost, 1987.
JE SUIS MOI-MEME LA GUERRE. Editions Ecbolade, 1988.
LE ROMAN PATHETIQUE. La Différence, 1989.
LES CYNIQUES. La Différence, 1989.

Présages La Différence
http://www.ladifference.fr/catalogue/presages.html




INSTALLATIONS "TRANSMYTHIC EARTH"



Installation "Transmythic Earth", Centre Culturel du CROUS, Reims, 1987.

CATALOGUE


Installations "TRANSMYTHIC EARTH" de Gerry Joe Weise
 
Centre Culturel du CROUS, Reims 
Espace AGF, Reims 
Restaurant V.O., Reims 
Café du Palais à Reims
Ambassade d'Australie à Paris
Septembre - octobre 1987.
http://blog.ifrance.com/gerryjoeweise-expo

Délibérément ou non les artistes ont longtemps voulu laissé une image du monde. Il leur suffisait de s'inscrire dans un système de représentation, c'est à dire à l'intérieur d'une vision (religieuse, métaphysique) de l'univers.
Le développement des sciences à partir du 19ème siècle n'a guère changé dans un premier temps cette situation. Les concepts scientifiques confirmaient l'existence d'une réalité cohérente à laquelle ils apportaient de nouveaux et non moins crédibles fondements.
Et puis le XXème siècle a vu se produire d'innombrables crises dont naissaient en fin de compte des oeuvres, des connaissances considérables, mais de plus en plus singulières, ne valant que dans leur espace propre, relatives aux seules données de leur existence.
N'est-il pas significatif à cet égard de noter l'impossibilité actuelle des physiciens de définir le réél : ils ont affaire à un univers sans référence absolue, sans substrat (si l'on met de côté la question de la vitesse de la lumière) ?
Quant à la peinture, faut-il rappeler, au delà même des crises de la représentation, combien elle n'est souvent plus appréhendée que sous l'espèce d'un simulacre d'elle-même ?
D'où ce nihilisme contemporain tout à fait paradoxal : nous sommes assaillis par les images, nous maîtrisons à peine l'abondance de nos connaissances, nous dressons avec nostalgie l'inventaire de nos croyances, et nous ne pouvons nous accrocher à aucune certitude.
Pourquoi alors ne pas nous inscrire au coeur de ce monde mouvant, peuplé de catastrophes au sens que donnent aujourd'hui à ce terme les mathématiciens, pourquoi vouloir extraire des images de ce monde au lieu de nous signifier nous-mêmes avec lui, énergies parmi les énergies, rêves de matières ?
C'est en tout cas, me semble-t-il, le choix qu'a effectué Gerry Joe Weise depuis plusieurs années.
Tournant le dos à cette fascination du blanc, du vide, du simulacre de soi qui affecte tant d'artistes contemprains, il dispose sur les supports les plus inattendus des signes, des figures inassignables.
Ce sont des silhouettes sans identité, des paysages insituables, des blasons sans histoire.
Gerry Joe Weise s'est débarrassé des discours et des poisseux symboles dont s'encombrent beaucoup de peintres (qu'ils y mettent de l'ironie n'y change rien).
Aussi ses images donnent-elles l'impression d'une rafraîchissante liberté : elles ne se donnent pas pour achevées, elles impriment en nous des rythmes à partir desquels nous pouvons envisager de bouger sans chercher à nous installer.
Telle figure inouïe ne nous surprend pas à cause de sa ressemblance avec quelque réalité tangible, elle nous séduit, nous ravit par la profonde musicalité de sa présence.
Certaines pièces de Gerry Joe Weise paraissent être des vestiges énigmatiques de quelque civilisation disparue. C'est qu'à la lettre nous sommes absents de notre propre civilisation, nous nous épuisons à en compter les traces.
Il nous faudrait au contraire cesser de nous référer à une réalité unique dans nos représentations et nos discours pour danser le monde.
Le jour et la nuit, le silence et le vacarme, l'ordre et le désordre, loin de constituer les faces opposées d'une même vision, signifieraient une indéfinie scansion de l'être. Il n'y a pas en vérité de raison pour que notre regard s'arrête : les images de Gerry Joe Weise ne montrent aucun centre : sa "Cène", par exemple, nous invite à nous faire et à nous défaire comme de belles et improbables constellations.
Jean-Marie LeSidaner



Installation "Transmythic Earth", Centre Culturel du CROUS, Reims, 1987.


ARTENSION MAGAZINE
Décembre 1987 - N°1 (Nouvelle série)

REIMS - GERRY JOE WEISE
Centre Culturel du CROUS, Reims
Espace AGF, Reims
Café du Palais, Reims
Restaurant Version Originale, Reims
Ambassade d'Australie, Paris
Septembre - octobre 1987.

Venu d'Australie (il est né à Sydney en 1959) Gerry Joe Weise vit et travaille à Reims. Il a voyagé en Europe et en Afrique du Nord.
Attentif aux mythologies des anciennes civilisations, il cherche à construire une "expression" qui soit à la fois plastique, musicale (il a étudié trés tôt la musique, a participé à diverses expériences de "No Wave Jazz" en Allemagne), et au-delà : magique. Il s'agirait au fond de tenir compte de la trace laissée par les religions et les pratiques sacrées de toutes sortes pour construire une nouvelle conscience de nous-mêmes, voire un art de vivre.
"La vraie raison d'être de la mythologie, écrit-il, de la religion, ou d'une image-affect est de réanimer notre époque moderne, ou comme certains l'appellent, notre époque post-moderne, et d'ouvrir ainsi une nouvelle voie menant à nous-mêmes et à l'univers".
Cette ambition pourrait, il est vrai, inquiéter. L'effondrement en Occident des grandes idéologies religieuses ou politiques a donné parfois naissance a des utopies archaïsantes, à des fatras ésotériques cachant mal la simplicité de leurs désirs véritables !
Rien de tel chez Gerry Joe Weise. On ne trouve chez lui aucune prétention à la totalité. Bien au contraire : son itinéraire est jalonné d'expériences picturales et plastiques différentes, critiques les unes envers les autres.
D'autre part sa manière même n'est pas passéiste : Weise peut utiliser le bois pour confectionner des sculptures-totems dont les signes peints rappellent ceux des aborigènes de son pays natal, mais aussi la pellicule photographique pour y graver des constellations imaginaires, ou même les panneaux de signalisation routiers auxquels il attribue des pouvoirs désarmants : les routes de nos sens sont grandes ouvertes !
A chaque fois nous sommes invités à dépasser nos cadres de représentation habituels. Dans un tableau intitulé : "La Cène" il installe au centre d'un tourbillon trés harmonieux de lumière une sorte de ciboire retourné (une messe noire !) que contemplent (adorateurs, terrifiés ?) d'etranges créatures qui ressemblent à des serpents dont les formes dansantes provoquent le vertige : tout se passe comme si l'image constituait ici l'instant bientôt défait d'une gigantesque métamorphose cosmique. Et l'on pourrait citer plus d'une toile de Gerry Joe Weise provoquant cet effet.
Les symboles apparents qu'il utilise se neutralisent d'une pièce à l'autre : ils sont empruntés à des mythologies innombrables et complètement transformés par l'artiste (qui d'ailleurs se plaît, de façon très borgésienne à confondre symboles authentiques et pictogrammes de son invention).
On mesure là l'humour qui donne à cette oeuvre toujours ouverte sa légèreté, son anachronisme ironique : "Les oeuvres (il est question des "Rêves de Mythopoeia") n'ont aucun lien avec l'histoire existante, même si une référence dans les titres peut conduire à le supposer. Elles sont en ce cas comparables à notre satellite qui porte à sa surface des "titres" d'origine terrestre, ce qui pourtant existe depuis bien plus longtemps que les hommes ne se le rappellent".
Gerry Joe Weise vient d'exposer ces travaux d'une manière originale grâce à l'aide fournie par le C.R.O.U.S. de Reims, un organisme universitaire animé, entre autres, par des gens de théâtre à qui nous devions quelques-unes des meilleures manifestations culturelles de la région depuis dix ans.
Le lieu d'exposition e été aménagé en tenant compte de la spécificité des réalisations : le sol, les plafonds, les éclairages, participent des oeuvres elles-mêmes. Le visiteur foule de la terre colorée, s'aventure dans un réduit d'ombre où vibrent des plumes et de la laine, pénètre dans une pièce où à la lettre, le monde est à l'envers (la chaisse est collée au plafond etc).
L'impression générale est celle d'un vaste mouvement dont le rythme relève un peu de la spirale : tout revient identique à soi et, en même temps, se modifie insensiblement, appelle d'autres émotions.
Il en va de même dans les autres lieux investis par Weise : un café (dont la décoration baroque est déjà extraordinaire) : "le Palais", un restaurant : "V.O. - Version Originale" (superbes néons bleus et roses), une compagnie d'assurances : "les A.G.F.", sans parler de l'Ambassade d'Australie à Paris.
Jean-Marie LeSidaner


Jean-Marie LeSidaner et Gerry Joe Weise.
Performance poésie musique, Centre Culturel du CROUS, Reims, 1987.



"Transmythic Earth", Centre Culturel du CROUS, Reims, 1987.




EXPOSITION "RITUEL COMMUN"


Common Ritual, technique mixte, 60x30cm,
de Gerry Joe Weise et Jon Cockburn, 1987.


ARTENSION MAGAZINE
Février 1988 - N°2

RITUEL COMMUN - COMMON RITUAL
Gerry Joe Weise et Jon Cockburn
Galerie La Lisière, Reims
Décembre 1987.

Gerry Joe Weise, déjà présenté dans ces pages, accueille à Reims son ami et compatriote australien Jon Cockburn. Ils présentent un bel ensemble de peintures de petits formats dans des styles différents, mais à partir d'une même problématique : comment redonner vie au mythe, sachant l'utilisation massive que fait notre époque des symboles ?
Comment briser l'écran de l'insignifiant : les symboles à force d'être utilisés par la publicité, les médias, voire les plasticiens, finissent par se vider de leurs sens, ne nous servent plus à défricher le monde.
Gerry Joe Weise, dans ses derniers travaux joue sur des couleurs inscrites dans un cercle selon des perspectives symétriques. Effet cosmique, on pense à des photos de planètes, cependant l'aspect flatteur, un peu "clean" de ces images ne doit pas nous tromper : il s'agit, par des ruptures très subtiles de rythmes (une couleur vient à manquer soudain rompant la parfaite symétrie d'une composition) de déplacer, de déporter le regard pour ouvrir une faille dans le mental, l'amener à débloquer ses potentialités d'énergie vitale.
Jon Cockburn s'inscrit dans une perspective proche, bien que ses petits formats utillisent des symboles plus immédiatement compréhensibles dans notre champ culturel : ce sont des croix, des "aura"...
Il n'est pas question pour lui de recréer un art religieux, ni de ralleir les systèmes sacrés. Sa grande force tient dans l'utilisation de couleurs (ocres, rouges) et de signes dont les connotations mythiques lui servent à instituer un véritable rituel plastique, une fête ambigüe dont nous sortons plus ardents et comme allégés.
Jean-Marie LeSidaner




Gerry Joe Weise, Jon Cockburn (artiste australien), Jean-Marie LeSidaner.
Performance poésie musique, "Rituel Commun", Galerie La Lisière, Reims, 1987.


 



REVUE FLACHE

Musée Bibliothèque Rimbaud, Charleville-Mézières.
Une nouvelle revue de poésie.
Depuis mars 1988, Jean-Marie LeSidaner et ses amis invitent des poètes à lire leurs oeuvres au Musée Rimbaud de Charleville-Mézières. Un numéro de la revue Flache leur est à chaque fois consacré. Il comprend un entretien, une bio-bibliographie, des inédits, des notes critiques. Les couvertures sont confiées à des plasticiens.

FLACHE
mai 1988, numéro 1
MICHEL BUTOR, philosophe, écrivian, poète.
Graphie par Gerry Joe Weise.

Né à Sydney (Australie) Gerry Joe Weise a séjourné en Allemagne, en Afrique du Nord et il réside actuellement à Reims où il a réalisé une importante exposition sous l'égide du CROUS. Il est aussi musicien : il a présenté sa dernière performance à la galerie La Lisière avec son compatriote Jon Cockburn.
Gerry Joe Weise, dans ses derniers travaux, joue sur des couleurs inscrites dans un cercle selon des perspectives symétriques. Effet cosmique, on pense à des photos de planètes, cependant l'aspect flatteur, un peu "clean" de ces images ne doit pas nous tromper : il s'agit, par des ruptures très subtiles de rythmes (une couleur vient à manquer soudain rompant la parfaite symétrie d'une composition) de déplacer, de déporter le regard pour ouvrir une faille dans le mental, l'amener à débloquer ses potentialités d'énergie vitale.
Jean-Marie LeSidaner



POEMES EN ARDENNE

L'ARDENNAIS
Quotidien N°13.700
23 - 3 - 1989

Cette soirée poétique sera accompagnée musicalement par Gerry Joe Weise, un guitariste australien.

Ils animent depuis un an les "mercredis de la poésie" au musée-bibliothèque Rimbaud et publient la revue Flache où les poètes consacrés côtoient les nouveaux talents.
Ils s'appellent : Yvette Barré-Barteaux, Franz Bartelt, François Squevin, Robert San Geroteo, François Hubert, Michel Mourot, Claude-Edmond Braulx et Jean-Marie LeSidaner.
Ce soir, jeudi 23 mars, ils présentront à 20h30 au foyer du théâtre de Charleville-Mézières, leurs propres poèmes avec la complicité musicale de Gerry Joe Weise, un artiste australien qui s'est déjà produit dans plusieurs villes d'Europe. Ils ajouteront à leur récital un choix de poèmes de tous lieux et de toutes époques.




Jean-Marie LeSidaner at Gerry Joe Weise, performance poésie musique.
Poèmes en Ardennes, "Semaine de la poésie" Théâtre de Charleville-Mézières, 1989.




L'ARDENNAIS
Quotidien N°13.702
25 - 3 - 1989

Semaine de la poésie : le bouquet final.
La poésie ardennaise d'aujourd'hui : bien vivante...

Les rencontres poétiques qui ont marqué cette semaine ont été diversement suivies mais toujours par un public passionné. La poésie demeure bien vivante à Charleville-Mézières notamment si l'on en juge par le nombre de poètes locaux. C'est fou ce que la terre d'Ardenne suscite comme vocations d'écriture.
Charleville, berceau du cher Arthur Rimbaud, fonctionne aussi très largement comme signe de ralliement et les mercredis de la poésie organisés régulièrement depuis un an ont su attirer au musée-bibliothèque Rimbaud, plusieurs auteurs de renom.
Cette semaine, après Jacques Bellefroid, venu parler de René Char, c'est le poète et critique Jean-Claude Renard qui a été accueilli, mercredi soir au musée Rimbaud. Jean-Claude Renard a une oeuvre importante derrière lui et, l'an passé, il a fait partie des trente poètes contemporains choisis par le ministère des Affaires Etrangères, pour une présentation à travers le monde.
A noter qu'un entretien entre Jean-Claude Renard et Jean-Marie LeSidaner est publié dans le numéro 6 de la revue Flache.
Enfin, cette semaine, s'est achevée jeudi soir par une soirée poétique ardennaise au foyer du théâtre municipal au cours de laquelle des poètes ardennais ont donné lecture de leurs vers avec l'excellent accompagnement musical de Gerry Joe Weise, un guitariste australien. Une soirée très appéciée.


Gerry Joe Weise - Poésie
http://www.gerryjoeweisepoetry.blogspot.com




TRIO FLACHE / DUO FLACHE

L'UNION
Quotidien N°13636
4 - 5 - 1989

COUP DE FLASH SUR LE "TRIO FLACHE". Samedi 6 mai 1989.

Le "Trio Flache" présentera samedi, à 20h30, à l'Opus 65 à Reims, son spectacle musical, un récit de bonnes paroles accompagné d'une musique contemporaine.
Cette formation, unique en France sera représentée par un français et deux australiens. Leur musique trés gestuelle mèleleurs instruments et leurs voix qui s'introduisent dans une combinaison jamais entendue.
Le "Trio Flache" proposera trois créations originales, interprétées en français ou en anglais par Jean-Marie LeSidaner notamment, un passionné de philosophie, qu'il enseigne d'ailleurs, il a publié plusieurs livres : ces textes en pose, à la limite de plusieurs genres (poème, récit, essai...).
Deuxième interprète : Gerry Joe Weise, venu d'Australie, mais vivant et travaillant en France. A Sydney, il a porsuivi des études d'arts plastiques et de musique. Il a déjà réalisé une trentaine d'expositions en Europe et certaines de ces toiles appartiennent à des collectionneurs et musées importantes. En Australie, puis en Allemagne, il a intègré divers groupes de musiciens réputés où quelqu'uns avalent adopté une musique expérimentale. Quant au troisième, Stephen Adams, musicien, chanteur, compositeur, il se consacre à l'écriture musicale. En Australie, il joue dans plusieurs groupes. Bref, une "compilation" franco-australienne qui méritra sans aucun doute le détour.



"Trio Flache", Gerry Joe Weise,
Jean-Marie LeSidaner, Stephan Adams.


REPERTOIRE : Récital : TRIO FLACHE
A1   Prélude en la mineur   (Gerry Joe Weise)
A2   L'Accent de Prague 1   (Jean-Marie LeSidaner)
A3   Radio   (LeSidaner, Weise, Adams)
A4   Sydney Dreaming 1   (Stephan Adams)
A5   Flag   (Jean-Marie LeSidaner)
B1   L'Accent de Prague 2    (Jean-Marie LeSidaner)
B2   Sydney Dreaming 2   (Stephan Adams)
B3   Merci Buckets   (Stephan Adams)


DUO/TRIO FLACHE : PERFORMANCES CONCERTS

DUO FLACHE (Jean-Marie LeSidaner, Gerry Joe Weise) : Centre Culturel CROUS, Reims, 19 sept 1987.
TRIO FLACHE (Jean-Marie LeSidaner, Gerry Joe Weise, Jon Cockburn) : Galerie La Lisière, Reims, 5 déc 1987. Café du Palais, Reims, 12 déc 1987.
TRIO FLACHE (Jean-Marie LeSidaner, Gerry Joe Weise, Stephen Adams) : Opus 65, Reims, 6 mai 1989.
DUO FLACHE (Jean-Marie LeSidaner, Gerry Joe Weise) : Musée Rimbaud, Charleville-Mézières, 21 fév 1990.



"Trio Flache", Jean-Marie LeSidaner, Stephan Adams, Gerry Joe Weise.
Performance poésie musique, Opus 65, Reims 1989.




GALERIE OPUS 65

ARTENSION MAGAZINE
Juillet 1989 - N°10

LA MUSIQUE DES SIGNES

Gerry Joe Weise
Galerie Opus 65, Reims

Juin-juillet 1989.

J'avais rendu compte ici même de la précédente exposition de ce jeune artiste Australien à Reims. Il a depuis présenté des travaux un peu partout en Europe, donné des concerts (il est aussi un remarquable guitariste). Voici donc cette installation à la Galerie Opus 65. Nous retrouvons les préoccupations majeures de Gerry Joe Weise : la fascination du mystère qu'il vienne des mythes ou du cosmos, le souci de construire des formes à mi-chemin du fantasme et du symbole : l'influence des arts préhistoriques, primitifs et cycladiques est ici évidente. Peu à peu l'art de Gerry Joe Weise gagne en intensité, grâce à la maîtrise qui est la sienne de techniques appropriées à son propos : il n'hésite pas à utiliser le bois, l'ardoise, la terre... Pour une fois le qualicatif d'"art magique" appliqué à sa démarche ne semble pas usurpé.
Jean-Marie LeSidaner




MUSEE RIMBAUD


Pigments sur terre, "The Sacred", Musée Rimbaud, Charleville-Mézières, 1990.


Roger MAS, Maire de Charleville-Mézières, Député des Ardennes, 
vous prie de bien vouloir honorer de votre présence le vernissage de l'exposition :
"LOOKING UP / THE SACRED"
de GERRY JOE WEISE, peintre australien,

le mercredi 21 février 1990 à 17heures au Musée Rimbaud, Charleville-Mézières.
Le Duo Flache présentera à 18h30 son spectacle musical. Un récit, de bonnes paroles accompagnés d'une musique contemporaine. Jean-Marie LeSidaner, écrivain et Gerry Joe Weise, peintre et musicien.
Exposition du 21 FEVRIER au 15 AVRIL 1990.
Edition d'un catalogue.
Textes de Jean-Marie LeSidaner, Ludovic Gibsson, Gwenc'hlan LeScouëzec, Romuald Krzych.



Catalogue "LOOKING UP / THE SACRED"

VISITES, PASSAGES                à Gerry Joe Weise

Je n'ai pas refermé la porte, un courant d'air froid force le passage,
les vitres s'embuent, je pense à quelques étoiles éteintes.

je me souviens d'un feu d'herbes dont la lumière persiste sous mes
paupières baissées comme en cire froide,

je m'appelle Ishmaël, le désir parfois me prend de l'océan, j'erre sur le môle,
mais aussi la fatigue de la mer : je me jette sur la terre sèche,

ainsi je vis pour dire les choses secrètes qui sont à portée de la main,
j'aime à jamais les vents rouges.

Jean-Marie LeSidaner



Pigments sur terre, Musée Rimbaud, 1990.


ARTENSION MAGAZINE
Janvier / février 1990 - Numéro 13

LOOKING UP / THE SACRED
Gerry Joe Weise,
Musée Rimbaud, Charleville-Mézières,
Février - avril 1990.

Les travaux récents de Gerry Joe Weise font apparaître des signes encore, des symboles que chacun croit connaître déjà, mais qui appartiennent à l'imaginaire de l'artiste. Généralement c'est un croissant, une sorte de lune qui occupe le centre de la toile entourée d'une lumière rouge sur fond plus sombre : moment de déflagration cosmique, d'une formidable sérénité pourtant. L'art de Gerry Joe Weise repose sur une tension maîtrisée : heureuse.
On s'en aperçoit peut-être davantage encore dans les compositions de terre teinte qu'il réalise sur le sol dans certains lieux d'exposition. Nous avons le sentiment alors d'être le témoin d'un rituel auquel nous sommes néanmoins conviés. N'est-ce pas ainsi que naissent les mythes ? Des hommes s'approprient des formes, les font parler un langage magique. Celui dont la musique nous donne une idée assez proche.
Jean-Marie LeSidaner


L'ARDENNAIS
Quotidien N°13.973
15 - 2 - 1990

GERRY JOE WEISE AU MUSEE RIMBAUD.
Spectacle musical pour le vernissage mercredi prochain 21 février.

Une remarquable exposition des oeuvres du peintre australien Gerry Joe Weise se tiendra au musée Rimbaud à partir du 21 février jusqu'au 15 avril. Le vernissage de l'exposition aura lieu le 21 février et le Duo Flache présentera à 18h30 son spectacle musical. Un récit de bonnes paroles accompagnées d'une musique contemporaine.
Inspiré par Karlheinz Stockhausen, Steve Reich, Brian Eno, Dostoievski, Michaux : le Duo Flache est unique en France. Leur musique trés gestuelle mêle leurs instruments et leurs voix qui s'introduisent dans une combinaison jamais entendu.
Né à Reims, Jean-Marie LeSidaner, au alentour des années 70, traverse une période "avant-gardiste". Il se passionne pour la philosophie qu'il enseigne à présent. Il publie plusieurs livres : ces textes en prose, à la limite de plusieurs genres (poème, récit, essai...). Vif intérêt pour la peinture, la photo, le cinéma.
Gerry Joe Weise venu d'Australie, expose au musée Rimbaud à Charleville-Mézières un ensemble de peintures. A Sydney, il a poursuivi des études d'arts plastiques et de musique. Il a déjà réalisé une trentaine d'expositions en Europe et certaines de ces toiles appartiennent à des collectionneurs et musées importants. En Australie, puis en Allemagne, il a intégré divers groupes de musiciens reputés où quelques-une avaient adopté une musique expérimentale. Une spectacle franco-australien. Le Duo Flache vous attend pour cette soirée exceptionnelle au musée Rimbaud.


musee rimbaud far.JPG

Installation "Looking Up/The Sacred", Musée Rimbaud, Charleville-Mézières, 1990.




MARGES - REVUE CONTEMPORAINE

REIMS EVENEMENT
Juillet 1990 - N°3

Voici longtemps que personne n'avait lu, à Reims une revue qui consacrerait une partie de ses pages à la vie artistique régionale.
"Marges", dont vient de paraître le deuxième numéro, contient en effet plusieurs sujets qui ne manqueront pas d'enrichir notre connaissance de la région en matière d'art et de littérature. Gerry Joe Weise, le peintre australien installé à Reims, livre quelques unes de ses vues sur la politique culturelle de sa ville d'accueil, ainsi que des indices sur son oeuvre; on remarquera également la présence de l'écrivaun rémois Jean-Marie LeSidaner, dont l'abondante participation est la marque de son engouement pour cette nouvelle revue. Enfin, le lecture y trouvera de nombreux textes inédits, critiques, poèmes et essais qui, pour la plupart, furent rédigé par ldes plumes locales.



Lettre de Jean-Marie LeSidaner
Reims, 6 Déc 1989
Mon cher Gerry,
Voici une copie de mon article. J'espére qu'il paraitra bientôt (enfin !).
Bien entendu cette petite étude ne signale que certaines aspects de ton travail, mais enfin elle permettra peut-être d'attirer mieux l'attention sur toi.
Encore merci pour cette merveilleuse toile que je regarde très souvent. Tu ne peux savoir combien ton cadeau me touche.
Bon courage pour le catalogue !
Reçois toute mon amitié,
Jean-Marie LeSidaner



MARGES - REVUE CONTEMPORAINE
Juin - août 1990  - Numéro 2

GERRY JOE WEISE : SAUVER L'INFINI


Gerry Joe Weise veut être un "artiste universel". Ambition justifiée pour ce jeune australien né en 1959, qui a vécu et travaillé en Allemagne, au Moyen-Orient, en France, et qui a su tirer parti des traditions et des révolutions des uns et des autres : ses peintures sur écorce s'inspirent des objets rituels aborigènes, mais il n'ignore pas les possibilités offertes par des matériaux modernes et surtout les images d'une civilisation hantée par le cosmos et l'atome.
Son "universalité" n'est pas une simple profession de foi : elle signe le rythme même de sa pratique. Parti dans les années 1980 d'une utilisation ludique et paradoxale des signes religieux tradtionnels, il s'intéresse tout particulièrement quelques années plus tard aux "passages" : de la figure à la forme, du matériau au signe...
Sa peinture se peuple alors d'étranges apparitions : visages à la limite des règnes humain, animal ou végétal, ectoplasmes pris dans un tourbillon cosmique... Rien pourtant, dans les tableaux de cette époque, de surréaliste : Gerry Joe Weise ne traque pas la beauté dans les jeux du hasard, tout au contraire il se montre attentif aux movements, à l'ordre souverain dont nos cauchemars mêmes laissent deviner la présence.
Ses expositions de 1986-1987 s'inscrivent à première vue dans une autre perspective. Les figures disparaissent au profit de formes géométriques, des sphères sur la surface desquelles gravitent des filaments colorés, des lambeaux de matières... On pense bien entendu à des planètes seulment habitées par le désir de prendre forme dans un espace toujours improbable.
Enfin les travaux récents font apparaître des signes encore, des symboles que chacun croit connaître déjà, mais qui appartiennent à l'imaginaire de l'artiste. Généralement c'est un croissant, une sorte de lune qui occupe le centre de la toile entourée d'une lumière rouge sur fond plus sombre : moment de déflagration cosmique, d'une formidable sérénité pourtant. L'art de Gerry Joe Weise repose sur une tension maîtrisée : heureuse.
On s'en aperçoit peut-être davantage encore dans les compositions de terre teinte qu'il réalise sur le sol dans certains lieux d'exposition. Nous avons le sentiment alors d'être le témoins d'un rituel inconnu auquel nous sommes néanmoins conviés. N'est-ce pas ainsi que naissent les mythes ? Des hommes s'approprient des formes, les font parler un langage magique. Celui dont la musique nous donne une idée assez proche.
Gerry Joe Weise compose et exécute des morceaux de musique, seul ou avec des groupes, voire avec des poètes, depuis de nombreuses années. Il n'est pas étonnant de l'entendre évoquer son travail plastique en terme de mélodie, de phrases, de rythme...
D'ailleurs, sa production depuis près de dix ans semble obéir à un projet musical. Une rétrospective montrerait d'évidence l'unité vivante, ouverte de cette oeuvre. Les formes, les signes, les couleurs ne se succèdent pas selon une plate linéarité, mais se répondent, se complètent les uns les autres comme autant de moments d'une symphonie.
J'ai envie de saluer Gerry Joe Weise comme le poète Louise Herlin le fait de la mer : "Merci d'être là / Tout étendue / D'empêcher l'encombrement des perspectives / De sauver l'infini." (1)
Jean-Marie LeSidaner

(1) Louise Herlin : Huit poèmes (Cahiers de la Différence 5-6)




ARTENSION MAGAZINE
Janvier 1991 - N°20

"LE CHANT DES ROCHES"
Gerry Joe Weise
Galerie Les Loges, Reims
Espace AGF, Reims
Station Radio 93 FM "Radio Primitive", Reims
Décembre - janvier 1991.

"Il y a toujours un paradoxe entre le contemporain et le primitif" déclarait récemment Gerry Joe Weise à Alexandre Ban ("Marges", n°2). De fait ses derniers travaux montrent plus encore les précédents, une tension entre la curiosité de cet artiste pour les cultures traditionnelles (notamment les aborigènes de son pays d'origine) et sa conscience d'un monde dominé par les sciences et la technologie. Travaillant avec des matériaux divers, bois, écorses, métal, terre, peinture acrylique, vinyle... il construit un univers à la fois archaïque (un hyme à l'esprit ancestral) et porteur des inquiétudes modernes. Une exposition à parcourir en dansant...
Jean-Marie LeSidaner




LE MONDE
N°14645
28 - 2 - 1992

Mort de Jean-Marie LeSidaner.
Le poète du décalage.

Nous apprenons la mort à la suite d'une crise cardiaque, mardi 25 février, à Reims, de l'écrivain Jean-Marie LeSidaner. Né en 1947, il avait collaboré à plusieurs revues littéraires, dont la NRF et Esprit. Il était l'auteur de nombreux ouvrages, principalement de poesié, qui furent publiés aux editions Messidor et à La Difference.
Jean-Marie LeSidaner était un écrivain rare, singulier et d'une lucidité si nette qu'elle devenait une exacte ironie. Homme d'amitié, de fraternité et de partage dans sa vie privée, il devenait dans son oeuvre un poète de l'écart, du déphasage, du décalage. Il aimait les cadres pour les déborder, les modèles pour les pervertir, les rails pour les faire sauter ou pour les parcourir à telle vitesse qu'il provoquait un déraillement. Il était un poseur de pièges, un spécialiste de la mise à distance. Philosophie, il se méfiait des systèmes de pensée molle qui prétendent à la vérité. Pas de cynisme vulgaire, cependant, qui aurait tendu à l'enfermer dans une doctrine, un moule, mais une attitude à la Diogène, qui négligeait les conventions sociales, l'opinion publique, la morale commune.
Chacun de ses livres disait le doute, explorait les zones de passage, les no man's land. Mais le plus suprenant, c'est qu'il évoquait le flou et l'incertitude, la problématique et le halo du destin ou des choses avec une netteté extrême. Il écrivait sans détours, parlait sans hésitation, le trait rapide, le ton presque cassant, comme si un éclair pouvait être le feu froid du clair-obscur.
Avec lui, la création était en alarme. On aurait dit un théâtre où une meute d'acteurs se disputaient les rôles et les répliques, tandis que l'auteur, à l'écart, s'en tenait à distiller la rumeur, à faire le tri des confusions.
Jean-Marie LeSidaner voyait la réalité comme un effet de neige, les comportements humains comme des grilles ou de bien nommées "jalousies" qui ne protégeraient plus que des leurres et des rites oubliés. Son Manuel de scène est un guide de survie à l'usage d'une époque grise, qui redoute les vertus du noir et d'un désespoir tonique ; ses Portraitures sont les traces que les lectures ont laissées dans nos vies, les empreintes des livres, des écrivains, des poètes, les points de suspension secrets où s'accrochent les mots, les désirs, les départs.
LeSidaner développait au quotidien un univers de fables sans morales, de fables qui ne sauvaient pas du désastre, de fables qui ouvraient sur le vide. Il les appelait ses Leçons d'Apocalypse. Son oeuvre entière (publiée essentiellement aux Editions La Différence), d'une grande rigueur, d'une parfaite maîtrise, est d'une force peu commune. Elle a la précision d'un tir groupé de météores.
André Velter

Rediffusion - En hommage à Jean-Marie LeSidaner, France Culture rediffusera à partir du lundi 2 mars, à 17h50, la série "Poésie sur parole" qui lui avait été consacrée en septembre 1990.




LIBERATION
N°3350
28 - 2 - 1992

ARTS

LIVRES : MORT DE JEAN-MARIE LE SIDANER

Auteur de nombreux recueils, collaborateur à de nombreuses revues et magazines. (NRF, Esprit, le Magazine littéraire) le poète et écrivain Jean-Marie LeSidaner est décédé mardi à Reims des suites d'une crise cardiaque. Il avait 44ans.
Né en 1947 de parents bretons, Jean-Marie LeSidaner, professeur agrégé de philosophie, a d'abord été proche des surréalistes. Hormis le recueil l'Effet de neige de 1982 publié chez un autre éditeur, cet écrivain a confié toute son oeuvre à La Defference où neuf textes de lui sont parus, comme ses poèmes Hélégie dans la ville (1980). Manuel de scène (1984), des essais sur la peinture Fagnie-Peintures, Hans Seiler et tout récemment des fables, Leçons d'apocalypse. Portraitures en 1984 réunit avec sensibilité une centaine d'hommages à des écrivains aimés.


LE QUOTIDIEN
N°3821
28 - 2 - 1992

CULTURE

Décès du poète et écrivain Jean-Marie LeSidaner.

Le poète et écrivain Jean-Marie LeSidaner est décédé mardi à Reims des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 44ans. 
Auteur de nombreux recueils, Jean-Marie LeSidaner tentait, dans une oeuvre rigoureuse et exigeante, de "trouver les réponses définitives qui annulent les questions"..........




L'HUMANITE
N°14785
28 - 2 - 1992

MORT DE JEAN-MARIE LE SIDANER

L'écrivain Jean-Marie LeSidaner est mort mardi dernier, à Reims, d'une crise cardiaque.........
.........Son "Manuel de scène" portrait les stigmates d'un pessimisme joyeux devant l'époque. Il a également écrit sur la peinture. Son dernier livre paru était un recueil de fables, "Leçons d'apocalypse".





L'ARDENNAIS
N° 14.597
28 - 2 - 1992


CULTURE - LETTRES

Jean-Marie LeSidaner terrassé par une crise cardiaque.

Jean-Marie LeSidaner est décédé brutalement mardi après-midi à Reims. En compagnie de son épouse, il promenait ses chiens dans un square rémois lorsqu'une crise cardiaque l'a terrassé.
Jean-Marie LeSidaner était agé de quarante-quatre ans.
D'origine bretonne, né à Reims le 24 mai 1947, il était professeur de philosophie à l'institution Saint-Rémi de Charleville-Mézières depuis 1977, mais s'il habitait Reims, Jean-Marie LeSidaner était d'abord un Carolomarcérien.
"Reims est un désert culturel, je m'y ennuie. Charleville a une âme, je m'y sens bien", confiait-il volontiers.
Dans ses éternelles vestes de velours et ses cols toujours ouverts, il aimait promener ses regards et ses rêves autour de la place Ducale et du Vieux-Moulin. D'une froideur presque maladive, cet écrivain raffiné se plaisait à bousculer les choses à sa façon : du bout de la plume et du coeur.
Le silence était toujours son plus fidèle compagnon, ceci ne l'empêchait pas de mener, dans les Ardennes, une action culturelle pleine d'existence et d'ardeur. Chaque année, avec ses lycéens, il montait une pièce de théâtre.
A Charleville-Mézières, il fut d'abord un militant de la poésie et de l'art. C'est lui qui organisait les soirées poétiques du Vieux-Moulin où il invitait notamment ses amis André Velter et Michel Butor (avec qui il réalise un film sur Rimbaud).
Passionné de cinéma, il fut un des animateurs du ciné-club Lola-Montès. Jean-Marie LeSidaner se consacrait beaucoup à l'oeuvre remarquable accomplie par l'association "Art, rencontre et création".
Très ému, son président, Philippe Coquelet, nous confiait hier soir : "Le dévouement et l'immense culture de Jean-Marie étaient toujours très précieux. C'est en partie grâce à lui qu'en mai prochain, de très grands peintres viendront à Charleville-Mézières".
Moins connue est l'action de Jean-Marie LeSidaner en direction des jeunes poètes. Il lisait leurs manuscrits, les conseillait, les encourageait.
"Je lui dois tout, nous a confié François Squévin. Sans lui, je n'aurais jamais été publié. Il m'a accueilli dans sa revue "Flache". C'était un garçon extraordinaire".
Jean-Marie LeSidaner laisse une oeuvre personnelle profondément originale. Certains lui reprochent son hermétisme. Il s'agit plutôt d'exigence, sans doute. Est-ce le poète ardennais André Velter qui a le mieux défini cet auteur inclassable ?
Velter écrit : "Jean-Marie LeSidaner est un poète de l'écart, du déphasage, du décalage. Il aime les cadres pour les déporter, les modèles pour les pervertir, les rails pour les sauter...".
L'essentiel de l'oeuvre poétique de LeSidaner est publiée aux éditions "La Différence", notamment "Elégie dans la ville", "Portraitures", ou encore "Manuel de scène".
Il était aussi l'auteur d'un roman curieusement intitulé : "Le roman pathétique". Reconnu par les grands auteurs contemporains, ami intime de Bernard Noël, Alain Borer, Michel Butor ou André Velter, il était véritablement habité, sinon hanté par la passion poétique.
Yanny Hureaux




VRI
Ville de Reims Informations

N°118 - avril 1995



JEAN-MARIE LE SIDANER Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marie_le_Sidaner

Ecrivain rémois (1947 - 1992), Jean-Marie LeSidaner enseignait la philosophie à Charleville-Mézières. Le prix Roger Caillois lui a été décerné à titre posthume pour l'ensemble de son oeuvre. La voie située entre les rues Paul Verlaine et Alphonse de Lamartine (8 canton) à Reims portera désormais son nom.




GERRY JOE WEISE en 2007
Expositions et installations 2006/2007



"Bushfire I", collage, 115x200cm, 2007.
Exposition "Nature Wide", Junction Gallery, NYC, USA, 2007.



"Bushfire II", collage, 140x180cm, 2007.
Exposition "Nature Wide", Junction Gallery, NYC, USA, 2007.



"Wood Installation I", peinture sur bois, approx 300cm, 2007.
Installation "Where To Now", Artist's Space, NYC, USA, 2007.



"Wood Installation II", peinture sur bois, approx 300cm, 2007.
Installation "Where To Now", Artist's Space, NYC, USA, 2007.



"Voodoo Nature", cibachrome, 165x175cm, 2006.
Exposition "Nightscapes", Jam Factory, Adelaide, Australie, 2006.



"Blue Wild Angel", cibachrome, 185x175cm, 2006.
Exposition "Nightscapes", Jam Factory, Adelaide, Australie, 2006.




GERRY JOE WEISE - Curriculum vitae

http://gerryjoeweisephotofr.blogspot.com/2006/03/curriculum-vitae.html

GERRY JOE WEISE Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Gerry_Joe_Weise


par flache art com
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