Du cimetière du Père-Lachaise au Parc Monceau…
J’avais envie de faire une visite au cimetière du Père-Lachaise, où je n’avais encore jamais eu l’occasion d’aller. Nous nous sommes promenés dans les allées, en passant par les tombes de personnages célèbres qui m’ont plus particulièrement intéressée, amusée ou émue : Balzac, Appollinaire, Pierre Dac, Edith Piaf, Oscar Wilde, Gilbert Bécaud, Yves Montant et Simone Signoret, ainsi que certaines figures politiques comme Jacques Duclos ou Maurice Thorez. Tout en marchant dans le cimetière, j’ai eu une pensée pour tous ceux que j’ai connus et qui nous ont quittés (nous étions la veille de la Toussaint).
Après cette visite, nous avons repris le métro, direction les passages couverts : là encore, j’avais envie d’y retourner, car j’adore me balader dans ces passages, où l’on peut fouiner dans des magasins. Nous avons d’ailleurs mangé dans un petit restaurant, à une table dans un des passages. C’était super sympa.
Ensuite, direction le Parc Monceau, dont j’ai beaucoup entendu parler (Yves Duteil lui a d’ailleurs dédié une chanson)...
Au parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Les enfants sages ont des cerceaux
Au fil de l'eau
Dissimulés dans les roseaux
On entend piailler les oiseaux
Le parc Monceau
Petit morceau de mon histoire
Le vieux monsieur des balançoires
Les cygnes noirs
La ville
Etait à l'autre bout du monde
Entre le lac et la Rotonde
Au parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Les cours d'histoire avaient bon dos
Près du métro
Elle m'attendait sans dire un mot
J'ai pris sa main comme un cadeau
Le parc Monceau
Premier baiser de mon histoire
Sur un des bancs d'une allée noire
Un peu d'espoir
La peur
La folle envie d'oublier l'heure
Ma main posée contre son cœur
Au parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Le bonheur a fait son berceau
Pour nos seize ans
La pyramide et ses mille ans
Nous avaient cachés des passants
Un parc en France
Petit morceau de mon enfance
Où j'ai trouvé l'adolescence
Un jour de chance
Un square
Bien à l'abri dans ma mémoire
Quand j'y retourne par hasard
Au parc Monceau
Entre les grilles et les arceaux
Entre les gardes et les landaus
Au parc Monceau
Entre les fleurs et les moineaux
Les cours d'histoire avaient bon dos
Malgré la grisaille, c’était une chouette promenade, car le feuillage des arbres, qui allait du jaune au rouge, donnait cette lumière qui manquait.
Pour finir, nous sommes allés à Saint-Germain-des-Prés boire un chocolat, oui, mais pas n’importe quel chocolat : le chocolat du café «Les Deux-Magots», préparé à l’ancienne à partir de tablettes fondues dans du lait et servi dans de vrais pots apportés fumants à table. Autant le dire tout de suite, nous n’avons pas été déçus : il passe pour être le meilleur chocolat servi dans Paris, et je veux bien le croire.
Par contre, si le café est l’un des plus anciens de Paris, où le service y a conservé son caractère original (les serveurs ont le traditionnel habit noir et blanc), je n’ai pas vraiment aimé l’ambiance du café : les tables étaient serrées les unes contre les autres, on se serait cru à la cantine, je n’ai pas senti une atmosphère chaleureuse. La terrasse était peut-être plus sympathique, mais elle était bondée, et en plus il faisait froid (la nuit commençait à tomber).
Le Café Les Deux Magots a toujours joué un rôle important dans la vie culturelle : d’abord, à sa création, en 1885, Verlaine, Rimbaud et Mallarmé, entre autres, prirent l’habitude de s’y rencontrer. Il a ensuite été fréquenté par de nombreux artistes illustres, parmi lesquels Camus, Sartre, De Beauvoir, Picasso, Prévert, Hemingway, pour ne citer qu’eux.
Nous nous sommes promenés sur le Boulevard de Saint-Germain-des-Prés pour rejoindre le métro et retourner sur Montmartre, où nous nous sommes promenés en faisant quelques boutiques avant de nous installer à une terrasse (chauffée !) sur la place du Tertre, manger un petit bout avant de rentrer à l’hôtel, complètement harassés (nous n’avons eu aucun mal à dormir durant les 3 nuits que nous avons passées à Paris : d’abord, le lit était très confortable -aucune douleur au dos ni à la nuque-, ensuite l’hôtel était situé dans une petite rue pas très passante, et c’était très calme, ensuite, avec les kilomètres avalés dans la journée, nous tombions comme des masses).
Le Louvre et ses trésors…
Nous avions décidé, finalement, de réserver le dimanche pour la visite du Louvre. Bien nous en a pris, car, d’une part, il n’a fait que pleuvoir, et d’autre part, nous étions le 1er novembre, et chaque 1er dimanche du mois, l’entrée du musée est… gratuite… qui s’en plaindrait ?
Donc, nous voilà partis pour un marathon de 3h30 à travers les salles du Louvre. Nous avons ciblé quelques salles à voir en priorité car il est impossible de tout voir en quelques heures et en plus, à la fin on sature et on est fatigués.
Donc, notre priorité, ce fut la Joconde de notre cher Léonard de Vinci, mais pour l’atteindre, nous avons dû passer des tas de salles dédiées à la peinture italienne.
Après, nous avons rejoint les salles dédiées à l’Egypte, et là encore, pour les atteindre, on passe obligatoirement par d’autres salles, et bien sûr, on y jette un coup d’œil, tout est tellement beau.
Après 3h30, je commençais à en avoir plein les baskets et je n’arrivais plus à apprécier ce que je voyais. Nous sommes sortis, et là, pluie, pluie, pluie. Nous sommes allés sur les Champs-Elysées, boire un bon thé chaud à la terrasse (chauffée bien sûr) d’un café. Ensuite, nous sommes allés faire un tour dans les boutiques Renault-Sport, Toyota et Mercédès : Gilbert était ravi, lui qui est un amoureux des belles voitures et s’intéresse au sport automobile.
La pluie s’est mise à tomber de plus belle, heureusement, il était l’heure de se chercher un restaurant : nous avons choisi de retourner à «Pizza Pino», où nous avions mangé le jeudi soir.
Après le repas, il était temps de rejoindre la gare de Lyon, où nous avions déposé nos bagages à la consigne, le matin avant d’aller au Louvre. Nous nous sommes installés dans une salle d’attente et avons lu en attendant l’heure de notre train.

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