Ah, vous pensez que vous allez vous en tirer en apprenant un petit enchaînement d'une heure que vous reproduirez avec aisance. Trop facile, n'importe qu'elle danseur est capable de le faire (enfin presque, j'en ai connu qui ne l'était pas comme certains profs de gym...).
Le travail de la forme n'est pas une étape dans la discipline, c'est le fondement même de ce qui fait que le Taiji quan est différent de toutes les autres disciplines corporelles. Il ne s'agit pas ici d'en faire l'éloge mais tout simplement de revenir à une vrai réalité : le taiji quan n'a rien à voir avec quoique ce soit et c'est tout.
Alors, comme je l'ai dit en d'autres lignes de ce blog, il se mérite. Pour le mériter il faut travailler et n'en rien attendre. Il suffit d'être dans l'écoute et dans l'attente active que la "chose" se fasse. Puis la rencontre se produira! Car, en fait, le taiji quan est d'abord une véritable rencontre avec soi-même, une sorte de face-à-face qu'il nous faut absolument soutenir sous peine de toujours nous mentir.
Que ne m'a-t-elle pas dit cette pratiquante, très introvertie, que le théâtre l'avait libérée. Que nenni, le théâtre lui avait trouvé un rôle derrière lequel elle se cachait. Le résultat est qu'elle se trouvait toujours dans le même état d'introversion. Tous comme ce professeur (femme) de Kendo qui avait refusé mon atelier de pratique martiale parce qu'on travaillait sans protection et que pour elle c'était impossible.
A bas les masques, à terre les armures et que chacun se prése nu, sans honte, et il aura une toute petite chance de progresser dans cette ingrate discipline du Taiji quan.
Courage, la voie est à tout le monde.
