iBLOG précédent iBLOG suivant



Mon bloc perso.
CLÔTURE DES COURS LE 22 JUIN A SAINT CAPRAIS
Tribune libre
yves : alors? on attend du monde le mardi dans le merveilleux parc des arenes
Ma photo
Le blog du GRDT
Publié le 23/06/2007 à 21:10
Par GRDT


L'origine de la pagode se trouve dans la stuppa indienne. Cette dernière est une construction sphérique en plein destinée à recevoir les reliques de Bouddha ou d'un saint homme.
Elle présente une base carrée avec 3 marches symbolisant la robe de Bouddha pliée en quatre, là-dessus repose un dôme hémisphérique représentant le bol à aumône renversé,ceci surmonté d'une hampe portant de petits disques de métal décroissant symbolisant les cieux.

Dans la tradition bouddhiste, les fidèles présentaient leurs dévotions sur les marches de la stuppa récitant mantras et prières.
La dénomination de pagode se fit probablement sur une mauvaise transcription du mot indien DAGOBA désignant ce monument.
Au début de notre ère,les chinois embrassèrent massivement la
philosophie bouddhiste et construisirent moultes édifices religieux avec temples et pagodes.
Mais , comme à l'accoutumée, ils intégrèrent le bouddhisme à leurs concepts et la pagode n'y dérogea point.Sa forme élégante et élancée est une adaptation architecturale chinoise probablement suggérée par les disques de la hampe de la stuppa.
Elles furent d'abord construites en bois, avant le VIe siècle ,d'une part pour respecter la tradition et d'autre part parce que la tour est conçue comme la superposition de pavillons carrés de taille décroissante vers le haut. Elle devient chez les chinois accessible de l'intérieur.
Cet édifice était toujours inséré à l'intérieur de l'enceinte d'un
temple, seules quelques pagodes furent construites plus tard isolément.
Aprés le VIe siècle,les pagodes furent construites en brique,
pierre et céramique.De hauteur et forme variable selon l'influence artistique et dynastique du moment ,elles se terminent par une hampe symbolisant l'axe de l'univers.
Elle se nomme BAO TA qui signifie "tour de la préciosité".
De la multitudes des lieux de cultes édifiés au début de notre ère,la plupart furent brûlés et détruits lors de la grande persécution contre le bouddhisme ordonné en 845,heureusement révoqué en 847.Quelques 55O pagodes survécurent à ce carnage,dont quelques unes ci dessous sont parmi les plus typiques:

- la pagode de Sakyamuni dans le monastère de Fogong si,
Yingxian,province de Shânxi,seul vestige en bois.

- la plus ancienne en brique (VIe) du temple Songyue si
à Dengfeng ,au Henan.

- Dayan Ta, pagode de la grande oie sauvage(Xi'an,Shânxi)
649- 683.

-Tie Ta ,pagode de fer à Kaifeng(Henan),1049,recouverte de tuiles vernissées rouille d'où son nom,rare également par ses 13 étages de hauteur.

Et bien d'autres encore à découvrir sur le net, ou en y allant tiens !







Publié le 23/06/2007 à 17:49
Par GRDT
"Le critère de qualité d'une oeuvre et d'un peintre chinois, c'est le naturel. Le génie se trouve dans le rendu du dynamisme vital de la nature, la peinture fait en somme expérimenter la présence!"  Pour faire court, un simple trait doit pouvoir retranscrire l'ambiance, les sensations, la magie de l'instant:  nous devons pouvoir percevoir, les parfums, les saveurs, la personnalité  et le sentiment, l'émotion.
Pour illustrer ce propos je vous propose un extrait du livre de Anna Gavalda : "Ensemble, c'est tout".
"-Tu sais, Camille, à qui tu me fais penser?
Elle secoua la tête.
-Eh bien, tu me rappelles un peintre chinois qui s'appelait Chu Ta...Tu veux que je te raconte son histoire?
...
-Quand il était enfant, Chu Ta était très heureux...
Il bu une gorgée de thé.
- c'était un prince de la dynastie des Ming... Sa famille était très riche et très puissante. Son père et son grand-père étaient des peintres et des calligraphes célèbres et le petit Chu Ta avait hérité de leurs talents. Figure-toi qu'un jour, alors qu'il n'avait pas huit ans, il dessina une fleur de lotus couchée sur un étang... Son dessin était si beau, si beau que sa mère décida de l'accrocher dans leur salon. Elle affirmait que grâce à lui, on sentait une brise fraîche dans cette grande pièce et que même, on pouvait respirer le parfum de la fleur quand on passait devant. Tu te rends compte? Même le parfum!
...
Il alla chercher un grand livre blanc et noir dans sa bibliothèque et le posa devant elle:
-Regarde comme c'est beau... Comme c'est simple... Juste un trait, et voilà... Une fleur, un poisson, une sauterelle... Regarde ce canard, comme il a l'air fâché et ces montagnes, là dans la brume... Regarde comme il a dessiné la brume... Comme si ce n'était rien que du vide... Et ces poussins,là? Ils ont l'air si doux qu'on a envie de les caresser. Regarde, son encre est comme un duvet... Son encre est douce...
...
Tu veux que je t'apprenne à dessiner comme lui?
Elle hocha la tête
..
Quand tout fut prêt, quand il eut fini de lui montrer comment tenir le pinceau et de lui expliquer cette histoire de premier trait si important, elle resta un moment perplexe. Elle n'avait pas bien saisi et croyait qu'il fallait exécuter tout le dessin d'un seul tenant sans lever la main. C'était impossible.
Elle réfléchit longtemps à un sujet, regarda autour d'elle et avança le bras.
Elle fit un long trait ondulé, une bosse, une pointe, une autre pointe, descendit son pinceau en un long déhanché et revint sur la première ondulation. Comme son professeur ne regardait pas, elle en profita pour tricher, leva le pinceau pour ajouter une grosse tache noire et six petites ratures. Elle préférait lui désobéir plutôt que de dessiner un chat sans moustache.
Malcom, son modèle, dormait toujours sur la fenêtre et Camille, dans un souci de vérité, termina donc son dessin par un fin rectangle autour du chat.
Elle se leva ensuite pour aller le caresser et, quand elle se retourna, elle remarqua que son professeur la dévisageait d'une drôle de façon, presque méchamment:
-C'est toi qui as fait ça?
Il avait donc vu sur son dessin qu'elle avait levé le pinceau plusieurs fois...elle grimaça.
-C'est toi qui as fait ça, Camille?
-Oui...
-Viens par là, s'il te plaît.
Elle s'avança, pas très fière, et s'assit près de lui.
Il pleurait:
-C'est magnifique ce que tu as fait là, tu sais..Magnjfique...on l'entend ronronner ton chat.. Oh, Camille...

Je sais que ce livre a été adapté au cinéma récemment et qu'il est déjà passé sur les écrans, aussi je demande à ceux qui sont allés voir ce film de me raconter à leur tour, si cette scène est présente dans le film et si oui comment elle est ressentie par le spectateur. Merci de bien vouloir me répondre et de me communiquer vos impressions.
Publié le 23/06/2007 à 16:40
Par GRDT

Et voilà! avec cette histoire de cerf-volant,j'ai encore la tête dans les nuages-dont je voulais justement parler aujourd'hui! et...que lis-je dans la Charente libre d'aujourd'hui ? un long écrit de Boujut-qui a toujours des choses intéressantes à raconter et qui le fait fort bien- un article sur les nuages!
Il faudrait trop de temps pour essayer de le concurrencer; je préfère ,si vous ne l'avez pas lu , vous donner le nom du livre qu'il nous recommande chaudement là-dessus et qui est:

"La théorie des nuages" roman de Stéphane Audeguy-2005 réédité en poche Folio et dont il dit:

"Au fil des pages, on est saisi par la beauté et l'invention de ce texte gigogne,foisonnant, léger, prenant ,tissé dans la matière même des rêves. Et des nuages."

 
Il y a toujours quelqu'un qui fait avant vous ,mieux que vous...
agaçant! 
Peut-être pourrait-on faire un concours de photos de nuages et en mettre une belle dans le blog ? Non?
 (belles photos de nuages à:
http://expo.nuages.free.fr/pSommaire.html)

Pardon, Mr Boujut! Très bien, votre article.
MF
Mon calendrier
< Jun. 2007 >
L M M J V S D
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930 
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
111009 visiteurs
Ce blog est classé 1813ème
Score de ce blog : 3,19