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Le blog du GRDT
Publié le 26/09/2007 à 23:01
Par GRDT
 


Voici ce qu'écrit Danièle au sujet du livre "Le rire" de Bergson

C'est un petit livre rouge, en format de poche, de 150 pages. Il y a un dessin, sur la couverture, qui représente le visage du philosophe. Sous ce dessin sont écrits ces quelques mots : notre méthode consiste à déterminer les procédés de fabrication du comique. Bon, c'est sur le rire, mais c'est sérieux…

 

Ma première lecture a été un peu difficile, la deuxième beaucoup plus intéressante. Que m'en reste-t-il, quelques jours après ? une ou deux définitions, des sujets de réflexion, ce n'est peut-être déjà pas si mal ! Je livre ici "ce reste" en toute modestie, je crois, et avec respect vis à vis de ce philosophe. La tribune reste ouverte… (En italiques : citations).

 

Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. Un paysage est beau, insignifiant ou laid, il n'est pas risible. On rit d'un animal parce qu'on a surpris chez lui une expression humaine.

 

L'effet de raideur : une personne croit s'asseoir sur une chaise solide et se retrouve à terre. Les muscles ont continué les mouvements habituels, quand les circonstances demandaient autre chose. Il aurait fallu l'élasticité du mouvement ou du caractère.

 

Tension et élasticité. La vie et la société exigent de nous une attention en éveil, afin de discerner la situation présente et de nous y adapter. Ces deux forces sont complémentaires.

Ø     Font-elles gravement défaut au corps ? ce sont les accidents de tout genre, infirmités, maladie.

Ø     A l'esprit ? pauvreté psychologique, toutes les variétés de la folie.

Ø     Au caractère, enfin ? inadaptations profondes à la vie sociale, sources de misère, parfois occasions de crime.

 

La société redoute l'automatisme facile des habitudes. Ces raideurs (du caractère, de l'esprit et du corps), sont suspectes : elles sont le signe possible d'une activité qui s'endort, qui s'isole. La réponse viendra par un geste simple : le rire doit être quelque chose de ce genre, une espèce de geste social. Par la crainte qu'il inspire, il réprime les excentricités, tient constamment en éveil, et assouplit.

 

Le rire est donc une correction, il "part tout seul", et par là-même, il ne peut pas être absolument juste. Il a pour fonction d'intimider en humiliant. Il n'y réussirait pas si la nature n'avait laissé à cet effet, dans les meilleurs d'entre les hommes, un petit fonds de méchanceté, ou tout au moins de malice. Peut-être vaudra-t-il mieux que nous n'approfondissions pas trop ce point.

 

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Petite devinette : qui suis-je ? (NB : un défaut) 

Je ne crois pas qu'il y ait de défaut plus superficiel ni plus profond. Les blessures qu'on lui fait ne sont jamais bien graves, et cependant elles ne veulent pas guérir. Les services qu'on lui rend sont les plus fictifs de tous les services ; pourtant ce sont ceux-là qui laissent derrière eux une reconnaissance durable. Elle-même est à peine un vice, et néanmoins tous les vices gravitent autour d'elle et tendent, en se raffinant, à n'être plus que des moyens de la satisfaire. Issue de la vie sociale, puisque c'est une admiration de soi fondée sur l'admiration qu'on croit inspirer aux autres, elle est plus naturelle encore, plus universellement innée que l'égoïsme, car de l'égoïsme la nature triomphe souvent, tandis que c'est par la réflexion seulement que nous venons à bout de la ---------. Je ne crois pas en effet, que nous naissions jamais modestes, à moins qu'on ne veuille appeler encore modestie une certaine timidité toute physique, qui est d'ailleurs plus près de l'orgueil qu'on ne le pense. Le modestie vraie ne peut être qu'une méditation sur la --------. Elle naît du spectacle des illusions d'autrui et de la crainte de s'égarer soi-même. Elle est comme une circonspection scientifique à l'égard de ce qu'on dira et de ce qu'on pensera de soi. Elle est faite de corrections et de retouches. Enfin c'est une vertu acquise.

  

Réponse : la vanité.

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Vous avez trouvé ? En récompense, voici quelques exemples correspondant aux procédés de naissance du rire, cités dans ce livre. Rions un peu !

 La répétition : Je rencontre un jour dans la rue un ami que je n'ai pas vu depuis longtemps : la situation n'a rien de comique. Mais, si, le même jour, je le rencontre de nouveau, et encore une troisième et quatrième fois, nous finissons par rire ensemble de la "coïncidence". L'inversion : Le vaudeville présente souvent un personnage qui prépare les filets où il viendra lui-même se faire prendre. Une femme acariâtre exige de son mari qu'il fasse tous les travaux du ménage ; elle en a consigné le détail sur un "rôlet". Qu'elle tombe maintenant au fond d'une cuve, son mari refusera de l'en tirer : "cela n'est pas sur son rôlet". L'interférence des séries : c'est le quiproquo du théâtre de Labiche. il prendra un groupe fermé, une noce par exemple, et le fera tomber dans des milieux tout à fait étrangers où certaines coïncidences lui permettront de s'intercaler momentanément. 

 Merci Danièle ! D'autres philososphes ? ou lecteurs invétérés ??

Publié le 26/09/2007 à 00:31
Par GRDT

Alors ? Etes-vous tombés dans les pommes ? ? ou le raisin ou les figues pour suivre les conseils de diététique que nous offre  Claudy pour nettoyer notre gros intestin et faire une diète (que Danièle avait évoquée en parlant du raisin d'ailleurs)
Je renouvelle l'ordonnance: pour le début, une fois par semaine choisissez un fruit pour la journée et à chaque fois que vous aurez faim, vous en mangerez un ; j'ai essayé avec des pommes et je n'avais pas du tout faim!
La recette est simple! le plus dur , comme dans tous les régimes, c'est d'avoir face à soi quelqu'un qui casse bien la croûte...ça agace un peu!

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