http://fr.wikipedia.org/wiki/Jardinage_en_Asie#Jardinage_en_Chine
ET
http://www.vodeo.tv/94-58-989-carnets-de-chine-les-jardins.htmlLa légende des jardins chinois commence dans les montagnes jaunes, où les pics flottant au-dessus des nuages ont inspiré les peintres et les poètes. Inspirés par ces montagnes, les jardins chinois obéissent à certains codes, à certaines règles. Ils ont tous une base commune : de l'eau, une colline, des bonzaïs, des poissons.Et on vous donne ici un extrait du CD de photos de jardins chinois.A la fois très naturel et très élaboré (le jardin!)
Quelques livres sur les jardins chinois:
| LU Dong : « Place de l'art des jardins dans la culture chinoise » L'art chinois des jardins est particulièrement représentatif de la culture chinoise : y confluent tant l'esprit des trois grandes visions du monde confucianiste, taoïste et bouddhiste, que l'esprit des grandes traditions artistiques de l'architecture, de la peinture de paysage et de la calligraphie. Son origine remonte mythiquement à un ancien souverain légendaire du nom de Xiwei, antérieur même à l'Empereur Jaune. Jusqu'à la fin des Han, les jardins connus n'étaient guère que de simples parcs. C'est à l'époque des Six Dynasties que, sous l'influence de la peinture et de la poésie de paysage devenues très florissantes, ils prennent la forme spécifiquement chinoise de mondes naturels en petit. C'est sous cette forme qu'ils évoluent ensuite par de plus en plus de raffinement d'architecture jardinière, surtout au sud du Fleuve bleu, jusqu'à atteindre leur perfection sous les Ming et les Qing. Che-bing CHIU : « Un grand jardin impérial chinois : le Yaunming yuan » Aboutissement au XVIIIè siècle du grand art chinois des jardins impériaux, le Yuanming yuan, brutalement détruit par les troupes anglofrançaises en 1860, Illustrait magnifiquement les principes de l'architecture paysagère chinoise : respect des prescriptions de la géomancie, habile exploitation de l'orographie et de l'hydrographie, abondance des emprunts paysagers et des citations de sites. Plus particulièrement, ce jardin était le reflet de l'empire à l'échelle microcosmique. L'aménagement de ses cinq grandes zones scéniques constituait l'expression d'une symbolique non seulement esthétique, mais aussi politique, religieuse et rituelle, enracinée au plus profond des traditions chinoises. Sa contemplation exaltait le sentiment chinois de la nature : sentiment de l'unité intime de la nature de l'âme humaine et de l'âme de la nature cosmique. Craig CLUNAS : « Nature et idéologie dans les descriptions occidentales des jardins chinois » Le regard occidental sur l'art chinois des jardins n'a cessé, depuis le xviie siècle, d'évoluer au fil des changements de l'idéologie régnante à l'égard de la Chine. La sinophilie des jésuites de la cour de Kangxi et de Jianlong a d'abord fait admirer, dans les jardins chinois, l'art d'imiter le naturel mieux que la nature elle-même ne le crée. Puis, la sinophobie de Macartney et des Européens de l'époque de la Guerre de l'opium a jeté le discrédit sur la perversité du goût des Chinois pour une nature aussi torturée par leurs jardiniers que les pieds de leurs femmes dans les gynécées. Mais après que la consolidation de la domination britannique et occidentale en Chine eut atténué les ressentiments anti-chinois, les arts de la Chine, celui des jardins entre autres, ont été revalorisés comme l'expression d'un remarquable sens de la nature, invétéré dans une culture où l'absence de toute évolution a permis de le faire perdurer tel quel. depuis toujours. MF |
