C’est le printemps, nous venons de fêter le nouvel an chinois.
J’ai lu dans une revue que la sève de bouleau est un bon dépuratif pour notre corps.
Tiens, j’ai des bouleaux dans mon jardin !
Je regarde le mode d’emploi :
Faire un trou de 0.5 cm dans le tronc à une hauteur d’1 m du sol environ.
Et voilà.
La sève se met à couler très vite comme un petit robinet.
J’introduis le bout d’un petit tuyau dans le trou et l’autre bout dans un bidon.
Ca coule vite !!!
Au bout d’une heure me voilà avec déjà 3 litres.
L’angoisse me prend. J’ai blessé mon arbre.
Je décide de boucher le trou avec du produit cicatrisant pour végétaux.
Mais voilà, le débit de la sève est trop fort, pas moyen d’arrêter l’écoulement.
Que faire ? Même avec un petit bout de branche enfilé dans le trou la sève continue de s’épandre. En plus, je ne peux plus m’en servir car, j’ai pollué l’orifice avec le cicatrisant.
Je laisse faire.
Je me renseigne sur Internet (ce que j’aurais dû faire avant de commencer) et j’apprends qu’un bouleau monte à peu près 200 litres de sève par jour pendant environ 3 semaines au printemps et que l’on peut sans danger pour l’arbre lui en prélever 25 par jour.
Je m’aperçois que la branche que j’ai coupée pour réparer «pleure» de la sève.
Je décide de prendre la sève à cet endroit. Je fais mon montage avec un tuyau et une bouteille, et le lendemain j’ai _ de litre de sève dans ma bouteille.
C’est parfait, il suffit de prendre (suivant différents renseignements) entre 15 cl et 50 cl par jour de ce breuvage. J’ai pu recueillir de la sève pendant 16 ou 18 j, le temps d’une cure et l’écoulement s’est tari de lui-même.
Au fait, la sève de bouleau ressemble à de l’eau et a un goût légèrement sucré.
Pour conclure, si vous voulez faire une cueillette vous-même, il faut surveiller si l’arbre commence à avoir des bourgeons aux alentours du nouvel an chinois et à ce moment peut débuter le prélèvement.
