Je ne devrais pas prendre les choses tellement à coeur et accepter le fait que les gens sont cons voire très cons... Un message laissé quelque part m'a fait repenser à ma situation. C'est clair que je pourrais faire comme tout le monde et dire aux autres ce qu'ils veulent entendre. Je n'ai sans doute pas l'âme d'une courtisane... Excusez-moi de vouloir être sincère.
Je ne leur souhaite même pas de connaître la vraie critique destructive à ces gens. La critique qui fait qu'on reste enfermée chez soi, qu'on n'ose plus mettre le nez dehors, plus parler aux autres. Celle qui fait qu'on n'a qu'une envie, c'est de disparaître dans un trou voire de disparaître tout court. La critique qui est totalement infondée, cruelle, faite pour blesser et qui blesse, qui laisse des cicatrices indélibiles, des blessures qui s'ouvrent plus vite qu'elles ne se ferment.
Tiens je repleure en écrivant ce message. Je croyais avoir versé toutes mes larmes. Je suis tellement fatiguée parfois. De devoir paraître, d'être en représentation permanente, de donner l'illusion que oui ça va. Même si quand je rentre je n'ai qu'une envie dormir parce que j'ai mis toute l'énergie que j'avais à avoir l'air d'aller bien, parce que j'aimerais tout laisser tomber, que j'aimerais ne jamais avoir vécu certaines choses, que rien ne sera plus jamais pareil.
C'est tellement fatigant de devoir se battre pour des choses qui allaient de soi avant, de passer son temps à se donner des coups de pied dans le derrière pour avancer. Mais pour avancer vers quoi ??
J'ai l'impression que j'ai perdu le pouvoir de rêver. Je ne me projette plus. Même si j'essaie. Je deviens terre à terre, triste, terne.
Comme ma vie. Tu parles d'une vie... J'en ai assez des périodes de bas qui me laissent lasse.
Marre quoi !
