En ce moment, je passe beaucoup trop de temps sur Internet. Encore une façon de s'enfuir.
D'un côté, j'avance dans ma vie, vraiment petit à petit parce qu'avec une offre d'emploi tous les mois qui correspond à ce que je sais faire, c'est lent lent.
D'un autre côté, une force d'inertie me retient à l'intérieur, me donne envie de rester tapie au fond de ma caverne. Un peu comme si toute l'énergie que je mettais à retrouver une vie professionnelle m'empêchait d'essayer aussi de retrouver une vie personnelle normale.
J'ai envie de me noyer dans un monde imaginaire parce que c'est trop tentant, ça ne fait pas mal, c'est doux et cotonneux alors que dehors c'est le jungle, qu'il faut se bagarrer sous peine de se faire taper dessus.
Je suis tellement loin de cette idée moderne selon laquelle il faut être concurrentielle. Je me bats contre moi-même, si je gagne, c'est pour moi et pas contre les autres.
Bref, le mot d'ordre serait de ne pas se laisser aller, de se donner une bonne claque et de repartir. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Je suis quelqu'un de simple. J'aimerais que la vie soit pareille.
J'aurais plein de choses à dire mais je n'ai pas envie de m'épancher sur ce blog. Et puis j'en vois quelques-unes qui rigolent quand je dis que je suis quelqu'un de simple (oui, c'est toi que je vois, tu as bien fait de te reconnaître).
Il y avait un roman joliment intitulé Mes nuits sont plus belles que vos jours. Mon roman a moi serait mon double numérique est tellement plus beau que mon vrai moi.
Ne me lâchez pas sur ce coup-là, lecteurs, j'ai besoin de vos commentaires pour que vous me disiez comme je suis vachement plus mieux en vrai que pour de faux.
Bon, je ne mets pas d'humeur à cette note parce que je ne trouve pas dans la liste une humeur qui me convienne, na !
