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Mon bloc perso.
Bienvenue sur Percnoptère Ethologie.

V ous êtes curieux de nature et d'observations, vous vous intéressez à l'ornithologie, vous aurez l'occasion dans ce blog de mieux vous informer sur le comportement du Vautour Percnoptère en pèriode de reproduction.
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Publié le 14/02/2007 à 11:09
Par percno64
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REVUE ANNUELLE DU GEOB
Publié le 14/02/2007 à 11:06
Par percno64
Sommaire volume 1 (1992) : Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (II). 

 
Sommaire volume 2 (1993) : Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (III). 

Sommaire volume 3
(1994) : La Pie-grièche grise (Lanius excubitor) sur le versant Nord des Pyrénées Occidentales.Le Grand corbeau (Corvus corax) en Béarn.Note brèves : Une Grande outarde (Otis tarda) à l’entrée de la vallée d’Aspe. Bibliographie.  

Sommaire volume 4
(1995) : 15 eurosNuméro spécial Aigle botté (Hieraaetus pennatus), résultat d’une décennie d’étude. 

Sommaire volume 5
(1996) : Synthése duodécimale (1984-1995) de la nidification du Vautour percnoptère (Néophron percnopterus) (IV).Erratisme de l’Aigle de bonelli (Meraaetus fasciatus) en Béarn.Deux observations notables en Béarn, la Buse pattue (Buteo lagopus) et le Faucon kobez (Falco verspertinus).Un Cincle sur le piano ou un entracte bien mérité.Atlas des oiseaux nicheurs de France (1994), une succinte étude de texte.Notes brèves : La nidification du Vanneau huppé en Béarn. Première nidification observée, suivi d’une ponte de remplacement chez le Vautour percnoptère en 1995.Précocités migratoires postnuptiales. 

Sommaire volume 6
(1997) :  Apiflorie : travaux et découvertes d’Emile Rabiet.Le coin de la Marie-Blanque : Histoire d’un site en Béarn  (I).La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) en Béarn..Le Milan noir (Milvus migrans) en Béarn est incontournable (I).Comportement de curiosité, affiché par plusieurs espèces lors de l’apparition d’une Grue cendrée (Grus grus).Albinisme et schizochroisme d’une Corneille noire (Corvux corone).Stratégie adaptative des rapaces en milieu urbain  (I).  

Sommaire volume 7
(1998) : Editorial : Buffon nonobstant.Le coin de la Marie-Blanque : Histoire d’un site en Béarn  (II).Mes rencontres avec l’Epervier d’Europe (Accipiter nisus).Grue cendrée (Grus grus) et Grand corbeau (Corvus corax),  un étonnant ballet.Autre cas d’erratisme intéressant en Béarn chez le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus).Le Milan noir (Milvus migrans) en Béarn est incontournable (II).Très honorés, Le Président.Stratégie adaptative des rapaces en milieu urbain (II).Passages et comportements migratoires des Cigognes en Béarn.Notes brèves : Limicoles et Busard Saint-Martin en Béarn.Qui se souvient de Jacques Delamain ? Bibliographie. 

Sommaire volume 8
(1999) :  Editorial : Merci ! Thank you... Gran mercès.Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (V).Notes brèves : Un Aigle botté en Baie d’Along.De la Perdrix gambra au Vautour chaugoun, suivi du poème “cruelle Isabelle”. 2000 : Aucune parution. 

Sommaire volume 9 (2001) : Editorial : Platon en tête, Aristote en queue.Contribution à l’éco-éthologie du Faucon hobereau (Falco subbuteo).Migration postnuptiale tardive d’un Faucon hobereau (Falco subbuteo).Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (VI).Le Trépé.  Notes brèves : La Buse pattue (Buteo lagopus) et le Faucon Kobez en Béarn.Migration postnuptiale précoce.Nos Busards.La Pie-grièche grise (Lanius excubitor) en Aubrac.Contribution à l’éco-éthologie de l’Aigle botté (Hieraaetus pennatus) en BéarN. 

Sommaire volume 10
(2002) : Editorial : Merci Michel Cuisin.Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (VII).Observation du Vautour percnoptère (Néophron percnopterus) : en attendant la 20ème heure.Le Milan noir (Milvus migran) en Béarn est incontournable (suite).Erratisme de l’Aigle de bonelli (Hieraaetus fasciatus) en Béarn.Brèves de la Marie-Blanque :- Le cincle plongeur sur le Gave de Pau.- Hivernage du Torcol fourmillier (Jynx torquilla).- Nidification possible de la Grande Aigrette et du Balbuzard pêcheur.- Etonnante précocité migratoire de la Grue cendrée.- Un Faucon émerillon au périlleux et dernier voyage.- Un poème en prose : Instant d’émotion.- Questions anodines pour quelques-uns.Cas de Polyandrie chez le Vautour fauve (Gyps fulvus).Nidification de la Buse variable (Buteo buteo) en milieu rupestre.Contribution à l’Eco-Ethologie de l’Aigle botté (Hieraaetus pennatus) en Béarn.Trépé II.Présence du Leiothrix lutea, communément “Rossignol du japon” (I).  

 
Sommaire volume 11 (2003) :Editorial : Avant que Nature ne meure.Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (VIII).L’avenir incertain du Faucon de Baïkal.12 minutes en compagnie des Casseurs d’os.Noms d’oiseaux.Un couple de Rougequeue noir opiniâtreBrèves de la Marie-Blanque :- Les 4 cavaliers de l’apocalypse.- Barbatus : un comportement stupéfiant.- Huppe fasciée : 20 ans de fidélité à son site de reproduction en périphérie paloise.- Milan noir : premier hivernage en Béarn.Signes tangibles de l’avancée du Pic noir, en collinéen de plaine.Interview : “le Club Alpin Français Turbo Béarn”. Suivi du Leiothrix jaune en Béarn (II).Litanie... et coup de gueule.                                                                                             

Sommaire volume 12
(2004) Editorial : Le vallon de Mirassou.Le coin des poètes.Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (IX).Brèves de la Marie-Blanque :- Migration des Vanneaux huppés- Migration des Cigognes- l’Aigrette et le Rouge gorgeInterrogations sur un site de Vautours percnoptères.Reproduction record en altitude du Vautour fauve.L’Arbre et le Geai.Une niche pour deux.Les Corneilles bigarrée dans l’agglomération paloise(I).Suivi du Leiothrix jaune en Béarn (III).

Sommaire volume 13
(2005) Editorial : Nature et diversité suivi de Haro sur le Loup et l’Ours.Magie d’une closerie en Normandie.Contribution à l’éco-éthologie du Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) en Béarn (X).Notes de terrain sur le Vautour percnoptère en période d’envol (extraits).Brèves de la Marie-Blanque :-la mangeoire-existerait-il un dimorphisme sexuel chez les Vautours percnoptères ?Le coin des poètes. Suivi du Leiothrix jaune en Béarn (IV).Suivi d’une population de Corneilles bigarrées(II).Suivi d’une colonie de Cigognes blanches dans les Barthes de l’Adour.« Vol de nuit », les Faucons hobereaux.Quelques observations notables. 

Sommaire volume 14
(2006) Editorial : 20 ans déjà.Comparatif des six espèces de Faucons hobereaux répartis sur les cinq continent de la planète.Envol difficile chez les jeunes Vautours percnoptères.Brèves de la Marie-Blanque :-Busard St-Martin, Hibou grand duc, Grue cendrée, Vautour fauve, Pinson du nord, Leiothrix lutea, Corneille bigarrée.Nidification du Gobe mouche gris sur une mangeoire en 2002 et 2003.Artix site privilégié.Quelques observations notables.Infos Geob. 

Sommaire volume 15
(2007) Sortie en mars 2007    
 Prix d’un volume = 8 euros.

La collection complète = 100 euros (au lieu de 120 euros) n°15 inclus

 

 

     G.E.O.B Maison de la Nature et de l’EnvironnementDomaine de Sers64000 PAU tél : 06.87.42.93.72 

courriel : Michel.Chalvet@justice.fr

Publié le 14/02/2007 à 09:04
Par percno64
Le Vautour percnoptère Neophron percnopterus vedette d’une émission radiophonique Dans le cadre officiel du « Plan de restauration national du Vautour percnoptère », France Bleue Béarn et le GEOB ont réalisé directement sur site, une émission radiophonique sur le suivi d’un couple reproducteur. Voici quelques extraits diffusés sur les ondes tout au long de la saison de reproduction.Entretien : Christelle Veron pour France Bleue Béarn et Serge Raoult pour le GEOB.Synthèse de l’entretien Jérôme Martin (GEOB). 

D’ou viennent-ils ?
Ils ont passé l’hiver au Mali ou en Mauritanie et tous les ans au retour ils viennent pour se reproduire. Ils arrivent rarement ensemble. Ils s’accouplent sur le site, non loin de l’aire. 

Comment l’appelle t- on ici ?
Il a plusieurs noms, par exemple, en vallée d’Aspe on le surnomme le Vautour de la lessive, ce nom venait du fait qu’au printemps, c’était le moment du grand nettoyage pour les villageois.Au Pays Basque, on l’appelle aussi la Dame Blanche du chemin des vaches, son retour correspond à la remonte des bovins en moyenne montagne.Ou encore « Marie-Blanque », nom donné par les bergers de la vallée d’Ossau. 

Les aires ne sont pas placées n’importe où !
Non, ce sont des petites falaises, bien souvent une grotte avec un arbuste devant, ils sont très discrets. Ils préfèrent se « casser » les ailes pour y entrer, que de s’installer dans une aire vaste, au risque d’être dérangés.  

Et puis il y a comme une terrasse au soleil.
Oui, en général ils orientent leur aire au sud-sud/ouest ou même au sud/est. Parfois au nord, mais c’est plus rare. 

A quelle altitude  peut-on les trouver ?
De 550m à 650m. 

Vous parlez des aires.
Oui c’est l’altitude moyenne. En vallée d’Aspe l’une d’elle se trouve à 1200m mais c’est exceptionnel. On trouve le percnoptère en moyenne montagne ou ils  survolent et se posent dans les prairies à la recherche d’excréments, il ne faut pas oublier qu’il est coprophage 

Que trouvent-ils dans les prairies ?
Et bien des bouses de vaches et quelques grenouilles ou sauterelles. La carotène contenue  dans les bouses leur donne ce teint orangé et plus ils en mangent plus leur masque devient orange, je dirai que cet oiseau est beau et vilain à la fois !En parlant d’excréments, la promiscuité des vautours Fauves arrange bien notre percnoptère car il reste environ  un tiers de nourriture dans leurs fientes, ce qui lui permet  de continuer à se nourrir sans efforts en cas de disette.Le Vautour percnoptère est très voleur, j’ai vu des scènes où le Vautour fauve amenait de la nourriture à son aire, et, à peine reparti, le percnoptère venait la chaparder  au nez et à la barbe du jeune fauve, et cela sur trois heures d’observation consécutive.

 
A quoi remarque- t-on  que la saison de reproduction a commencé ?Il faut avoir un œil exercé, ce n’est pas significatif. Ils paradent en décrivant des orbes qui peuvent monter à 1500m et puis il y en a un qui pique et effectue une ressource en «vrilles ». J’ai vu la semaine dernière un couple parader, l’un des partenaires voulait aller sur un ancien site et l’autre non. Concrètement, ils partaient ensembles, puis l’un s’arrêtait à mi- chemin alors que l’autre se rendait sur le site où il désirait l’attirer mais en vain, alors, il  décrivit trois vrilles à l’horizontale en moins de trois secondes, comme un avion de chasse, les ailes bien tendues, pour une parade c’était une belle parade.   

Mais ce sont des jeux ?
Oui, c’est pour épater, il peut aussi amener une provende à la femelle à l’aire pour lui signifier son intérêt. Ce matin on a assisté à l’accouplement, ici, prés de l’aire, au même endroit que l’an dernier. 

Sont ils fidèles ?
Oui, au site et au partenaire. Le couple ne change de partenaire que si il y a décès. 

Deux tâches dans le ciel gris, est-ce un VP ?
Oui c’est le couple, là, actuellement ils sont en recherche de nourriture, ils vont peut être revenir à l’aire ça dépend de leur humeur.Si le temps se rafraîchi, on a des chances des les voir rentrer, se servent-ils eux aussi des pompes pour voler ?Oui mais en général, ils ne font pas beaucoup d ‘altitude, sauf en parade. Pour la recherche de nourriture il préfèrent prospecter  dans la vallée.

 
Comment  repérez-vous cette silhouette par rapport à d’autres espèces ?A sa queue qui est cunéiforme et aussi à sa couleur, il est noir et blanc. Quand on voit un groupe de Vautours fauves dans le ciel, on peut également apercevoir le Percnoptère, mais plus haut, rarement avec, il faut avoir l’œil mais le petit point au-dessus c’est souvent lui.

 
Les avez-vous vu construire le nid ?La semaine dernière, ils ont amené une branche si grosse que je me suis demandé comment celui qui la portait pouvait voler avec, et ils ont reconstruit l’aire de l’année précédente.Tous les ans ils enlèvent ce qui les gêne et en remettent un petit peu à chaque fois. 

Qu’amènent-ils ?
Des brindilles, voire des branches qu’ils trouvent dans la prairie voisine, où il y a plein de branches mortes. Quand ils le peuvent ils récupèrent de la laine, pour un nid plus chaud.

Travaillent-ils à deux ?
Oui, je ne sais pas si c’est le mâle ou la femelle, mais il y en a un qui travaille plus que l’autre. 

Comment  s’organise le couple à la couvaison ?
Il y a une relève, plus ou moins longue, ça peut aller d’une à trois, voire même quatre heures.Si c’est le mâle qui fait la relève il reste moins longtemps au nid. Comme il n’y a  pas de dimorphisme sexuel, c’est au comportement que l’on distingue mâle et femelle, sur la saison. 

Que font-ils en ce moment ?
Ils recherchent de la nourriture et reviennent de temps en temps vers l’aire pour voir s’il n'y a pas de prédateur, surtout quand il y a un jeune à l’aire. 

Et nous, est -ce que l’on peut- être un parasite pour eux ?
Si un homme prend le petit chemin qui remonte sous l’aire, oui, n’importe qui peut y accéder.  

Notre  présence est-elle gênante ?
D’ici non, nous sommes très loin. 

On n'a pas parlé du cri, les VP poussent –ils  un cri ?
Oui, mais je ne l’ai jamais réellement entendu , uniquement sur un CD (Winbird /collection Sitelle) cela ressemble à un cri de canard, (serge imite le cri... ). 

Que mangent  les jeunes ?
J’ai déjà pu observer un poussin d’environ quatre jours, avaler ce que je suppose être un boyau de 35–40 cm de long. L’adulte tenait du bout de son bec la nourriture pendante au-dessus du bec grand ouvert du poussin, et ce dernier a tout avalé… d’un coup... à trois ou quatre jours seulement !!!. C’est exceptionnel car en général la femelle dissèque en petits morceaux la nourriture qu’elle offre du bout de son bec très fin à son rejeton.Il y a deux ans un juvénile s’était  « crashé », alors tous les jours les adultes lui amenaient de la nourriture qu’ils disposaient tous les 10 mètres, après onze jours d’obstination il avait réussi à parcourir les 300 mètres de falaise et disposait d’un espace suffisamment dégagé pour pouvoir s’envoler... et il s’est envolé. 

Revenons sur l’incubation.
Et bien aujourd’hui nous sommes en période d’incubation, la femelle est sur le nid, elle vient de se retourner  de180°, d’après mes calculs l’éclosion est pour le 24-25 mai. 

Combien de temps dure l’incubation ?
42 jours et l’élevage c’est 70–90 jours. Cette année j’ai pu déterminer le jour de la ponte sur plusieurs sites, le plus tôt c’était le 12 avril et la dernière ponte vers le 20-25 avril. 

Sait-on combien d’œufs il y a par nid ?
Chez les rapaces on parle d’aire et non de nid. Chez les Percnoptères il  y a deux oeufs de pondus au maximum, mais malheureusement, bien souvent un seul éclos. S’il y a deux éclosions, la survie du second poussin dépendra de la nourriture disponible  sur le site.Par exemple l’an dernier, en vallée d’Aspe il y avait deux couples avec deux jeunes à l’envol,  ce qui est beaucoup pour le Percnoptère. 

Que va-t-il se passer s’il y a éclosion ?
Et bien le comportement de la femelle à l’aire changera, elle restera debout et déploiera légèrement ses ailes pour protéger le poussin du soleil, le mâle apportera la nourriture. 


Y a t-il un rythme de nourrissage ?
Tout est relatif. S’ils ont un cadavre pas loin, ils vont nourrir au maximum. Ils ont même des gardes- manger, un trou dans une falaise par exemple.En pleine cadence, lorsque les poussins commencent à prendre de l’ampleur au bout 15 jours, ils assurent des relèves pour aller chercher la nourriture et protéger le jeune.    

Que fait-il là ?
Du bec à bec, cela arrive souvent, car aux commissures du bec il y a toujours des restes. C’est plus facile de le faire mutuellement que de se frotter le bec sur une pierre. 

Que fait l’adulte là ?
Il est au soleil pour enlever l’humidité de ses plumes, il fait cela le matin, lissage et séchage aux premiers rayons. C’est tout un rituel. 

A l’observation  pouvez-vous voir s’il y a naissance ou pas ?
Oui au comportement, il n’y a plus de couvaison, l’adulte est debout à coté de l’aire. Et puis l’apport de nourriture, il manque un adulte qui part bien souvent vers 8h – 8h30. S’il y a beaucoup de nourriture à l’aire, il peut partir plus tard, sinon dès le soleil levé il prospecte. 

Les petits à quelques jours ont-ils déjà les couleurs orangées de la tête comme les adultes ?
Non ils sont gris et les premières plumes sont presque noires, le bec est noir anthracite. 

Est-
ce l’adulte qui arrive pour nourrir le jeune ?
Oui, vous voyez, il est très minutieux. Il tient la nourriture avec sa patte droite ou gauche et avec son bec fin il prélève de petits morceaux qu’il offre à son poussin.

 
Pourquoi les relèves des adultes se sont-elles arrêtées ?Le premier mois il y a toujours un adulte à l’aire pour défendre le jeune des prédateurs tel que le Grand Corbeau par exemple.Dès qu’il est en mesure de se défendre, les parents partent ensembles en recherche de nourriture. 

Est-ce à ce moment là que commence tout  le travail d’éducation ?
L’éducation commence maintenant, ils leur apprennent la toilette, après, à se lisser les plumes et puis ils lui apprendront à prendre la nourriture à un endroit bien précis, pour éviter les chutes de l’aire, plus tard il y aura l’incitation à l’envol. Si vraiment le juvénile tarde à s’envoler les parents  ne le nourriront plus, ils amènent la nourriture sur une branche, à une distance assez courte,  pour lui donner envie  et le faire sortir, c’est que la migration approche, elle a lieu aux alentours des 8 – 15 septembre, alors il ne faut par qu’il tarde à s’envoler, et accompagner ses parents dans les alpages pour apprendre à se nourrir. Quand le jeune ne se décide pas à s’envoler, j’ai déjà vu l’adulte manger à sa place !! 

Il commence  à prendre beaucoup de place dans l’aire.
Il grossit relativement vite quand il y a un bon nourrissage. A l’envol il a l’envergure des parents, par contre il est beaucoup plus lourd et moins souple. Ce surpoids est peut-être volontaire, en cas d’accident à l’envol il peut ainsi rester 8 – 10 jours sans être ravitaillé. 

Ils sont très noirs ?
Oui il aura la couleur adulte à 5 ans et plus il vieillira  plus il sera coloré. 

Est- l’envol, le moment le plus important ?
L’élevage est important, l’envol est délicat. Après l’envol les parents exercent le juvénile sur le site, et il se nourrit à l’endroit où il est, il y a des zones bien définies pour que les parents ne le cherchent pas quand ils arrivent avec le plein de nourriture.Mais certains sont plus aventuriers que d’autres, et j’ai déjà observé un adulte qui ne voyait plus le jeune en arrivant sur le site, celui-ci s’était trop éloigné des limites à respecter, qui doivent être aux alentours de 100 mètres autour de l’aire. Alors l’adulte a lâché la nourriture et à fondu sur le jeune qui s’est ramassé une « raclée ». Le jeune est reparti se poser au bon endroit. 

C
a donne quoi une raclé chez le VP ?
Cela ressemble à une attaque comme pour une  défense de territoire… droit dessus et accrochage de serres. 

Comment  se passe l’incitation au vol ?
Il y a d’abord deux adultes puis un seul parce qu’il faut bien aller chercher de la nourriture. Mais il y a toujours un adulte sur le site pendant 3-5 jours jusqu’à l’envol. Parfois il y a des dégâts lors de l’atterrissage, car c’est le grand saut !!Après le premier envol, il y a toujours un adulte qui reste à l’aire et l’autre sur un reposoir pour l’inciter à revenir afin de le pousser une nouvelle fois à retenter le grand saut et prendre de l’assurance avant la grande migration qui le mènera en Afrique, peut-être au Mali...
Publié le 14/02/2007 à 08:50
Par percno64

Portrait d'un vautour Fauve (Gyps fulvus) surpris par l'objectif lors d'une curée.

Luc Dupouy (gypaphoto ou Beneluxnaturephoto,voir liens).


jp1i6080hd9.jpg

Publié le 12/02/2007 à 22:21
Par percno64


Face à face entre un Milan Royal et un Vautour Fauve.
Vous pouvez comparer la différence d'envergure.
Milan Royal: environ 1,50m
Vautour Fauve: entre 2,40m et 2,70m.
Photo toujours du même auteur.

Cliquez sur la photo pour l'agrandirClin d'oeil


Fauve et MR.bmp

Pages : 1 2

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guénael : bonjour Monsieur, je voudrais s'avoir comment nourire un jeune épervier san sa mére ? il as encore les plumes banche mon adresse : al.dy@hotmail.f r
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