Autorisation du stationnement des motos
Stationnement autorisé sur les trottoirs
Le nouvel article 23.4 du code de la route belge (arrêté royal du 1er décembre 1975 portant règlement général sur la police de la circulation routière et de l'usage de la voie publique) prévoit que "les motocyclettes peuvent être rangées hors de la chaussée et des zones de stationnement visées à l'article 75.2 de telle manière qu'elles ne gênent pas ou ne rendent pas dangereuse la circulation des autres usagers". Ce qui signifie en clair que les deux-roues sont autorisés à se garer sur les trottoirs et les places piétonnes, à condition de laisser un passage libre d'au moins 1,50 m pour les piétons. L'arrêté royal du 28 décembre 2006, qui entrera en vigueur en Belgique le 1er mars 2007, instaure en effet plusieurs changements bénéfiques aux utilisateurs de deux-roues. Sur les chaussées divisées en plusieurs bandes de circulation, les motards n'étaient autorisés à circuler que sur le côté le plus à droite de leur voie. Cette obligation dangereuse est désormais oubliée et ils pourront utiliser toute la largeur de la voie sur laquelle ils circulent. Les motards sont dorénavant autorisés à garer leur moto perpendiculairement au bord de la chaussée - ce qui n'était pas le cas avant - à condition que la moto ne dépasse pas le marquage des places de stationnement. Et lorsque le stationnement est payant, ils pourront se garer à plusieurs motos sur un emplacement voiture tout en ne payant qu'un ticket. Un panneau signalant qu'un emplacement est réservé aux motos est créé, tandis que les interdictions de doubler (passage à niveau, carrefour à priorité à droite, sommet de côtes, virages, etc.) protégeront maintenant les motos. "Auparavant, nous pouvions être dépassés dans ces situations puisque l'interdiction n'était valable que pour le dépassement d'un véhicule attelé et d'un véhicule à plus de deux roues". Les cyclomoteurs dans les pistes cyclables: En fonction de la vitesse maximale imposée sur une voie (plus de 50 km/h ou moins de 50 km/h), les cyclomoteurs belges ont soit le droit, soit l'obligation de circuler dans les pistes cyclables. "Là où la vitesse est limitée à 50 km/h ou moins, les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues de classe B peuvent emprunter, dans les mêmes circonstances, la piste cyclable indiquée par le signal D7 ou par les marques routières telles que visées à l'article 74, à condition de ne pas mettre en danger les autres usagers qui s'y trouvent, prévoit le nouvel arrêté royal : "lorsqu'une vitesse supérieure est en vigueur, les conducteurs de cyclomoteurs à deux roues de classe B doivent emprunter, dans les mêmes circonstances, la piste cyclable indiquée par le signal D7 ou par les marques routières telles que visées à l'article 74, lorsqu'elle est présente et praticable". Dans les zones où la limitation de vitesse est supérieure à 50 km/h, la différence de vitesse entre le conducteur d'un cyclomoteur de classe B et les autres usagers de la route est en effet trop importante et il est indiqué, dans l'intérêt de la sécurité du cyclomotoriste de classe B, de l'obliger à utiliser la piste cyclable, note le ministre belge des transports, M. Landuyt, dans son rapport au roi. Cette mesure ne concerne pas les motos, mais le même raisonnement plaiderait largement en faveur de la circulation des deux-roues dans les voies de bus parisiennes, pour peu que l'on tienne compte de leur fragilité inhérente... Malheureusement, Statu quo pour la remontée de files.
