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Publié le 03/06/2008 à 16:57
Par zowee
http://www.fabchannel.com/.... Non mais je rêve... Un site regroupant plus de 800 concerts de rock, pop, electro, rap que l'on peut découvrir en "live" sur Internet!!! Alors ok, ce sont des groupes qui resteront obscurs pour la pluspart d'entre vous mais il y a laregement de qoi se faire plaisir avec un concert de Bloc Party, Of Montreal ou encore Alamo Race Track (mes preferes, bien sur!) , et plein d'autres! Mais le plus important n'est pas là: tous les concerts sont complets, setlist à l'appui avec accès direct aux chansons, sans aucune publicité ou pause entre les chansons, ni aucune introduction d'un présentateur quelconque...C'est du vrai, du pur, sans aucun déchet: tous les concerts ont été enregistré durant la tournée des artistes dans quelques clubs européens ou US. J'ajoute à cela une très bonne qualité vidéo, une excellente qualité sonore et surtout une réalisation "classique", complètement l'opposé de la réalisation "j'ai mal a la tête" que MTV impose depuis 20 ans aux concerts de rock. Là, vous avez compris, la perfection sur Internet, ça existe... Le seul défaut: bien sûr, on ne peut pas télécharger les concerts, ce qui me fera peut être passer mes premières nuits au bureau...
Allez hop, un petit Of Montreal...
Publié le 29/05/2008 à 12:06
Par zowee
Certains vont jusqu’au Canada en espérant la croiser. Mais Feist est cette année en tournée mondiale, boostée par les ventes de son dernier album, lui-même boosté par la production du génial touche-à-tout Gonzales. Par ailleurs, canadien lui aussi. Bon, alors, pour la croiser, je suis allé à la grande ville, celle qui est le plus près de là ou je réside actuellement, et qui s’appelle Milan. La salle, Magazzini Generali, est un ancien dépôt reconverti en boite branché. On y trouve notamment des toilettes argentées avec des tout petits carrelages et une glace géante. J’appréhendais un petit peu ce concert pour deux raisons : la première est que j’avais déjà vu Feist en concert lors d’une première partie à l’époque de son premier album et je m’étais assez ennuyé. La deuxième, c’est que cet album est très agréable, mais difficile a transposer sur scène, le génie se situant surtout dans la production. Mais la bonne idée du concert se situe ailleurs que dans la musique : les jeux de mise en scène transforment le concert en spectacle complet avec de nombreux jeux d’ombres et des projections réalisées en direct par deux artistes. Le concert s’ouvre sur trois vieilles chansons, agréables surprises, avant de s’attaquer au dernier album « The reminder », avec un excellent « My moon, my man ». La bonne nouvelle, c’est que les musiciens de Feist arrivent à retranscrire l’ambiance de cet album, en le jouant au poil, peut-être au détriment d’une émotion nouvelle…Et c’est peut-être là que ça cloche : quand Feist décide de s’attaquer à quelques chansons en solo à la guitare, une bonne partie du public semble s’ennuyer et l’émotion passe difficilement. Le groupe revient pour remettre un peu de patate avec « 1234 » et ne quittera plus la scène jusqu’au « Sea Lion » final, chanson où l’on enfin l’impression que le groupe commence à s’amuser. Quasiment 2h de concert tout de même, et il déjà minuit. Je me perds dans Milan…
Allez hop, une vidéo pour changer, où Feist inteprète un "Sean Lion" à la TV anglaise
Publié le 10/05/2008 à 16:12
Par zowee
Alors non, d’abord ici, ce n’est pas mort ! Car, quand je lâcherai l’affaire, je tiendrai à vous tenir au courant sans aucun doute…Actuellement, le temps n’est pas trop à la musique ; quelques concerts sont en perspective tout de même, et votre serviteur testera bientôt quelque salles italiennes dans la folie de Milan et ses escalopes et quelques salles suisses autour de Lausanne.En attendant, et histoire de parler du Pays un petit peu, signalons l’excellente livraison de deux disques bordelais ce mois ci.
Premièrement, Kim nous livre son 17ième album « Don Lee Doo » (Vicious Circle) alors qu’il n’a seulement que 30 ans…Rappelons nous, on a déjà parlé de ce personnage dans le tout premier post de ce blog ! Pour ceux qui n’ont pas suivi, Kim est donc un troubadour de la musique, un héraut même, capable de tout faire, du tube qui vous colle a la peau («sexy lady lane " sur Married On ), de l’album expérimental au piano au disque rock’n’roll (« rock’n’roll calvaire »). Et partout, il excelle. Je ne m’étalerai pas sur les qualités de ce disque, je dirai juste que c’est de la pop légèrement funky avec des refrains accrocheurs et c’est vraiment du Kim en pleine forme avec un son énorme pour avoir été enregistré dans son appartement.

Ensuite, Adam Kesher sort enfin son premier album « Heading for the hills, feeling warm inside » (Disque Primeur). Eux aussi, on en a déjà parlé…Après deux Ep vraiment ravageur, truffés de tubes, les « frères » Kesher passent au long format. Et à la première écoute, c’est une énorme surprise ! Le premier single « Local girl » laissait bien présager un album beaucoup plus sombre et moins accrocheur que les précédents. Et effectivement, au lieu de pondre une bonne série de tubes accrocheurs comme ils savent les faire, les Kesher explorent déjà la partie la plus compliqué, mais la plus intéressante de leur personnalité, celle qui se profilait déjà sur l’excellent « You make me feel immoral » du premier Ep. Ces jeunes gens murissent très vite… et risquent décidément de faire quelque chose de grand !

Je ne m’étale pas en critiques inutiles et je vous prierai de vous reporter aux excellents papiers des inrocks, magazine où ces deux disques sont dans les meilleurs disques du moment. Pour ma part, je tenais juste à dire que ce sont vraiment deux groupes vraiment différents mais que j’apprécie par-dessus tout, tout simplement parce que je les «suis » depuis pas mal de temps, et quand on connait bien, on aime forcément. Ironie du sort, les deux ont déménagé sur Paris récemment, en restant des bordelais de cœur, je l’espère…
J’aime Adam Kesher. Ce sont des gens arrogants et détestables mais je sais que chacun d’eux vient du milieu, que chacun d’eux a déjà servi la musique, en essayant de vendre des disques indés que personne ne connait ou en participant a de nombreux groupes dont l’avenir se jouera essentiellement dans les caves bordelaises . Ce sont des mecs qui ont galéré et qui mettent tout ce qu'ils ont dans leur musique…
J’aime Kim. Je suis loin d’être d’accord avec tout ce qui dit (car il a bien un avis sur tout), ni d’être capable d’écouter certains de ces disques en entier. Mais pour avoir discuté de musique avec lui et de trucs à la con également, comme le temps qu’il faut pour rejoindre l’aéroport de Mérignac au quartier st Pierre, je sais que c’est quelqu’un de vraiment sincère qui fait de la musique à l’ancienne, sortant régulièrement des albums, se démenant pour jouer n’importe où, n’importe quand : car la musique, il aime vraiment ça.
Voila, plus que le résultat (et je peux vous dire qu’il est vraiment très bon pour ces deux disques), c’est la façon sincère dont ces deux groupes créent et font leur musique que j’aime. Et c’est pour cela que j’aimerai vous faire acheter ces disques, comme moi je l’ai fait.
Publié le 05/02/2008 à 19:24
Par zowee
Tout d’abord, il n’est jamais trop tard. Et puis en plus c’est naze. En même temps, un blog inutile, c’est naze également. Donc voici mes 10 albums préférés de 2007. Sans ordre précis, enfin si, l’ordre chronologique de cette année 2007. Claps Your Hands Say Yeah « Some loud thunder »

En début d’année, les maudits américains publient un album difficile mais qu’on pourrait qualifier de pop expérimentale. A vrai dire, l’album comporte de réelles réussites telles que l’ultra entrainant « Satan Said Dance ». Le groupe se permet même de jouer leur première chanson de l’album en mode saturé complet. CYHSY serait-il le groupe punk de 2007 ? The Good, the Bad & the Queen The Good, the Bad & the Queen

Toujours au top, Damon Albarn (Blur bien sûr) nous présente son super-groupe avec Tony Allen, Paul Simon (The Clash) et Simon Tong (The Verve). Le concept album sur la variété des quartiers londoniens semble abrupt au début, notamment avec l’absence évidente de tube, mais s’avère rapidement être une leçon de pop urbaine et moderne.
Of Montreal “Hissing Fauna, are you the destroyer?”
J’ai (et on) a déjà beaucoup parlé de l’album du groupe d’Athens (Georgie). La pop épique d’Of Montreal se retrouve clairement dans les albums les plus réjouissants de l’année. Lcd Soundsystem “Sound of Silver”

Album très attendu après le retentissant succès du premier album éponyme de Lcd Soundsytem, James Murphy y tutoie les étoiles. « Sound of Silver » peut sans conteste être considéré comme le meilleur album de l’année passé. Lcd Soundsystem y déploie des talents pop de mélodiste qui faisait défaut au premier opus. La force de l’album, c’est à la fois sa diversité, du tunnel électro qui ouvre l’album a l’ultime chanson fifties qui le clôt en passant par de la pop qui rappelle U2 (!!), et son homogénéité à travers le son et la production qui atteignent des sommets.
Arcade Fire “Neon Bible”

Peut-être moins inventif que le premier album “Funeral”, “Neon Bible” en devient peut-être un peu plus digérable. Le style (et le son) des canadiens s’affirment et les chansons, plus simples, sont me semble t-il plus puissantes, ce qui donne au final un album épique et cohérent. Arctic Monkeys “My Worst Favorite Nightmare”

Passé la surprise du single plutôt décevant « Brainstorm », on entre dans un album beaucoup plus pop que le premier album, qui démontre que les Arctic Monkeys ne resteront pas uniquement un phénomène MySpace ou un premier album multiplatiné le jour de sa sortie. Inclus, une des meilleures chansons composée par les singes de l’Arctique à ce jour avec « Fluorescent Adolescent ». Feist “The Reminder”

Gros succès commercial pour la canadienne qui avait déjà sorti deux albums plutôt insupportable pour ma part. Elle revient avec des chansons délicieuses aux arrangements très travaillés qui font chavirer l’album vers l’excellence. AlexBeaupain “Les Chansons d’Amour”

Oui, une bande originale et d’un film français en plus ! Peut-être incompréhensible pour ceux qui n’ont pas vu le film de Christophe Honoré, ces chansons d’amour là font honneur au genre qui fait peur et qu’on appelle chanson française. Il ressort de ces chansons simples interprétées maladroitement par des « non professionnels » une fraicheur, une spontanéité et un sentiment de bonheur que la « nouvelle vague » a perdu en chemin…
Mark Ronson “Version”


L’album du producteur de Amy Winehouse qui interprète ses « versions » de quelques standards. A première vue, pas marrant du tout, il ne faudrait pas perdre de vue que sans une telle production, la Winehouse n’aurait pas été la personnalité de 2007. On se fait plaisir en reprenant donc quelques sons de l’année 2007 avec boites à rythmes et trompettes et invités prestigieux. A noter les versions 2007 de « Toxic »de Britney Spears et de « Just » de Radiohead.
Daft punk « Alive 2007 »

On a beaucoup parlé electro cette année avec une nouvelle vague comprenant Justice ou Digitalism mais le vétéran duo masqué traversant l’ouest sur leurs platines sort son live en fin d’année et nous met une claque pour nous rappeler qui est le maitre. Les Daft remixent leurs titres entre eux et les connaisseurs des albums seront surpris à tous les moments d’entendre tel ou tel son qui arrive à un moment imprévu. Evidemment, il faut rajouter le son énorme, caractéristique du duo. Tout d’un coup, tout devient crédible. Ah, c’était donc ça….
Publié le 22/01/2008 à 20:39
Par zowee
Il y avait bien eu quelques concerts notamment Of Montreal à la Maroquinerie qui m’avait emballé. Mais au final, je n’en avais rien à dire. Puis mes disques préférés de 2007, mais à la relecture c’était un peu nul. Puis je suis revenu à l’EMB pour un concert des Hushpuppies .Une dernière fois avant de partir loin de Cergy. Le groupe vient jouer ce soir là les titres du deuxième album « Silence is Golden ». A vrai dire, je ne trouve pas ce deuxième album excellent par rapport au premier qui contenait son lot de tubes. Bon, le concert, ce fut une claque…
 Photo la plus moche trouvable sur Internet
En première partie, Housse de Racket tente le concept des chansons electro-pop avec paroles humoristiques en français. Agréable mais légèrement poussif.
Lors de l’arrivée des Hushpuppies, je retrouve les joies du deuxième rang des concerts avec foule compacte. Le groupe attaque avec un excellent morceau de leur dernier album, « Lost Organ » et le chanteur se jette dans le public sans prévenir. Enchainement avec « You’re gonna say Yeah » et déchainement du public. Il fait déja très très chaud au deuxième rang. Le concert est très compact, le groupe ne relâche la pression à quasi aucun moment. A vrai dire, j’avoue avoir du mal à suivre le concert jusqu’à la fin au deuxième rang tellement il y fait chaud. Régulièrement, le chanteur vient postillonner sur le premier rang ou se jeter dans la foule. Au bout de plus d’une heure de tension, le groupe se retire, sans rappel, sur « Packt up likes sardin in a crushin box » du premier album.
 La clAsse
J’avais découvert ces Hushpuppies on stage à mon arrivée sur Cergy. A l’époque, le groupe démontrait une aisance scénique impressionnante pour un jeune groupe. Aujourd’hui, ça se confirme : les Hushpuppies sont une des choses les plus excitantes qui peut vous arriver en France ces mois ci.
Publié le 05/12/2007 à 15:01
Par zowee
Un petit week end dans cette petite salle de banlieue nommé l’EMB, à Sannois, entre Villiers-Le-Bel et Argenteuil (vu de loin hein…). Espace Michel Berger en toutes lettres. Oui tout de suite c’est moins rock’n’roll ! Mais sous ses allures de salle bonne élève bien arrosé par la municipalité, l’EMB nous présente cette saison une des meilleures programmations de la banlieue parisienne. Il faut dire qu’à l’EMB, on accompagne de nombreux artistes et on a de nombreux contacts : on peut se permettre d’organiser des concerts en dehors des tournées des artistes, ce qui est une bouffée d’air frais. Autant pour les artistes, qui, aujourd’hui, ne peuvent s’éviter une tournée marathon pour vendre leur nouveau disque, que pour le public, sollicité de plus en plus pour des horribles concerts en stade ou des reformations insipides, le tout à grand coup de campagne publicitaire hors de prix. Ah oui parce qu’avec cette crise du disque, les concerts, ça marche bien et les tourneurs, autrefois sans le sou et sans pouvoir, marchent à plein régime et imposent quelque peu leur loi (euh surtout Alias d’ailleurs, non j’ai cité personne).
 Michel Berger "ouais j'ai des lunettes rock'n'roll et Sannois c'est cool (mais je préfère Neuilly quand même)"
Bon, revenons à Michel Berger. Soirée du vendredi soir très justement intitulée « Pop décalée » avec The Do (déjà croisé en première partie de Phoenix à Angoulême), Spleen et Tender Forever de Bordeaux (ah…). Comme d’habitude, trois artistes, quarante minutes chacun parce que chez Michel Berger, il n’y a pas de « première partie » ou de « support » (je parle là du groupe horrible qui joue trop longtemps, sans avoir fait de balance, avec la batterie du groupe d’après, à qui on a réservé deux pauvres pistes sur la console mais dont le chanteur est en fait le cousin du batteur de Muse…Non mais…Muse putain, mec !) . Chez Michel donc, il y a trois artistes point barre. Je tiens à préciser que je n’ai jamais compris cette expression, enfin, quel était cette barre qui venait conclure le discours, d’où venait-elle, était elle verticale, horizontale…ou diagonale peut-être ? Bon si vous avez des infos sur cette barre, tenez moi au courant.

Le deuxième album de Tender Forever, « Wider » (cf juste au dessus), qui propose une pop décomplexée avec des mélodies fragiles, qu’elle a probablement composées seule face à son Mac est une merveille. Mais sur scène, Mélanie Valera en fait trop. Seule face a son ordinateur, quelques pédales et une guitare parfois, elle entame des danses bizarres et envoie au public des messages cryptés entre les chansons. Le public accroche incroyablement ce qui contribue sans aucun doute à la réussite du concert. Spleen convainc moins. Son mélange de rap, funk, chansons n’est pas toujours une réussite même si on passe par quelques passages excellents, notamment quelques chansons hip hop. La prestation la plus attendu de ce soir est sans aucun doute celle de The Do, groupe franco-finlandais, très remarqué avec ses premières chansons postées sur Myspace. Le trio commence justement par les aligner d’entrée de jeu avec le tube « On My Shoulder ». Mais c’est pour être beaucoup plus aventureux et décalé (c’est le titre de la soirée…) par la suite : flûte groovy, chanson quasi a capella, musique électro ou rock apocalyptique en conclusion, The Do s’éloigne du format pop et en devient excellent.

Le lendemain, le samedi si vous avez bien suivi, soirée rock avec les parisiens de Fancy et les belges d’Holywood Porn Stars. « Rock » oblige, le public est plus jeune mais bizarrement moins nombreux. Les Holywood Porn Stars, qui selon moi était plutôt un groupe de pop rock (cf leur très bon album « Year Of The Tiger » sorti en 2004), nous propose ce soir du rock bruitiste plus proche d’un Rinocerose ou d’un Maximo Park. Ca tourne rapidement en rond. Et en plus c’est trop fort. Fancy est un groupe plutôt difficile à décrire : agés de 20 à 30 ans, ils semblent tout droit sortir des années 80’s avec glam rock et tenues assorties. A prendre au second degré mais pas trop quand même parce que Jessie (le chanteur) risquerait de mal le prendre. Sur scène, les chansons ont une patate incroyable et le groupe sait tout à fait se mettre en scène. A voir pour y croire.
 Ca c'est Fancy en vrai (notez l'influence Michel Berger sur la coupe de cheveux)
Je ne résiste pas à l’envie de vous citer la future programmation de l’EMB : on pourra y voir The Tellers, qu’il est impossible de ne pas comparer aux Libertines, en plus pop, une soirée groove avec Bibi Tanga, les excellents Hushpuppies, de retour avec un deuxième album avec les comiques versaillais de Housse de Racket et enfin la folk délicate de Syd Matters avec La Maison Tellier.
Bon j’arrête, je suis un peu long… Bon des liens aussi, pour écouter de la musique. Oui toujours Myspace je ne suis toujours pas passé à Facebook:
www.myspace.com/tenderforever www.myspae.com/thedoband www.myspace.com/welovefancy
Publié le 12/11/2007 à 08:28
Par zowee
Soirée familiale au Krakatoa vendredi soir avec les bordelais Hey Hey My My, Calc et les affreux Stuck in The Sound pour la tête d’affiche. C’est surtout Calc que j’allais observer ce soir la, puisqu’ils présentaient sur leurs terres les extraits de leur nouvel album « Dance Of The Nerve ». Jolie ouverture avec Hey Hey My My. Même si le groupe ne fait pas preuve d une originalité folle, on retrouve sur scène l’ambiance de leur premier album (titre éponyme) qui regroupe quatorze chansons folk pop hautement recommandables. Calc se présente ce soir en quatuor, David Argellies manquant à l’appel, ce dernier étant parti vers des plus « hautes » sphères avec un certain groupe nommé Adam Kesher. Comme d’habitude avec les bordelais, le début est plus que flou, avec un son extrêmement mauvais de surcroît, ce qui fera bien rire les jeunes fans des Stuck In The Sound déguisées en noir, squattant les premiers rangs depuis le début de la soirée. Après deux titres, tout le monde est en place et le son également…Quelques « tubes » se dégagent déjà des nouvelles chansons, mais de toute façon la voix de Julien Pras ferait passer n’importe quelle chanson pour magique. Pour ce nouveau album, Calc a travaillé avec les rouennais de Tahiti 80 : Le son sur l’album est plus produit que les albums précédent du groupe même si il garde ce délicieux côté « fait a la maison ». Les bordelais concluent le concert avec une des plus belles chansons de leur répertoire, « Drunk Operator», qui met clairement le public d’accord. Contrairement a leurs prédécesseurs, Stuck In the Sound nous fera la démonstration de comment faire un concert sans avoir de chansons. Ce groupe arrive assez bien à s’extraire de ses influences (probablement le pseudo punk rock californien) mais tout est horrible : le son des guitares, la voix du chanteur, les non-chansons. D’après ce que j’ai entendu, nouvelles chansons il y aurait, encore plus horribles que les extraits du premier album…

http://www.myspace.com/calcmusic
Publié le 01/11/2007 à 20:01
Par zowee
Publié le 29/10/2007 à 18:59
Par zowee
Apres une longue et epuisante seance de mise a jour pour cause de suppression de posts par ce cher hebergeur, passons tout de suite a la suite, un excellent concert des hollandais d'Alamo Race Track.

Au milieu d’une semaine chargée, comme toutes les autres dailleurs, un petit tour par la flèche d’or dans le XXième pour la soirée Fargo All Stars qui présente comme son nom l’indique les « stars » du label Fargo. Bon, le mot star est très relatif… C’était surtout l’occasion de voir se produire les inventifs Alamo Race Track. Comme d’habitude pour les soirées gratuites de la flèche d’or, on arrive tard (22h), on poireaute pas mal de temps dans le froid (30 minutes) puis on rentre dans l’ancienne gare quasi bondé où il fait une chaleur d’enfer. Toujours, comme d’habitude, on se tape un premier groupe qui nous laisse de marbre : Quidam, du rock plus ou moins élégant chanté en francais avec une voix désagréable. Le temps de s’ennuyer, il est déjà minuit et les Alamo Race Track prennent la scène. En plus des quatre membres originels, trois musiciens ont rejoint la formation ce qui leur permet de restituer fidèlement leur son original. On compte un violoncelliste, un percussionniste, enfin genre un deuxième batteur, puis un xylophoniste (ca c’est celui qui joue du xylophone, enfin vous avez compris…). Le groupe synthétise parfaitement toute la pop d’aujourd’hui a travers ses titres plus épique qu’Arcade Fire et plus mélodique que je sais pas qui. La formation sur scène est excellente, montant chaque chanson en épingle ce qui donne un concert jouissif du début à la fin. Le groupe joue pendant seulement ¾ d’heure (gratuité oblige) mais aligne les excellents titres de son deuxième album « Black Cat John Brown » sans jouer aucun titre du premier album. Après un inédit, enfin il me semble, Alamo Race Track conclue avec un certain succès sur « The Northern Territory », une des meilleurs chansons de ce dernier album.
Allez hop détour OBLIGATOIRE par ici: http://www.myspace.com/alamoracetrack
Publié le 08/10/2007 à 18:54
Par zowee
Début octobre, déjà : la rentrée c’est fini. A vrai dire, on a de la chance, la prochaine étape sera la sortie… Heureusement, il y a de quoi divertir les foules en ce début d’année : après la victoire de samedi, tout français moyen s’apprête à envahir sa rue le 20 octobre au soir. « Comme en 98, mec ! ». Ouais, ouais, c’est ca. Vivement la prochaine coupe du monde en France…Nicolas est sur le coup. Pendant ce temps-là, en Angleterre, Radiohead, le groupe le plus important de ces dix dernières années (parce que quoi qu’on en dise, c’est de ça dont il s’agit), annonce un nouvel album dix jours avant sa date de sortie alors qu’on ne l’attendait plus avant 2008 (« In Rainbows », sortie le 10 octobre). Le lendemain, le groupe annonce que l’album sera téléchargeable pour une somme laissée à l’appréciation de l’acheteur. Pour résumer : gratuit si on veut. Après presque quinze ans d’activité, Radiohead se paye le luxe de travailler et surtout diffuser complètement en marge de l’industrie musicale. Les majors sont en furie : ils ont perdu une bataille contre le téléchargement gratuit.
Voila. Et pendant ce temps-là à Cergy, il ne se passer rien. Alors pour tuer le temps, je me suis infiltré (pour la modique somme de 5€ et un pneu) dans deux concerts du festival « Voix/ Publics », un festival de chanson française dans le Val d’Oise. Vendredi soir à l’Observatoire de Cergy, le dandy Camille Bazbaz déployait son soft reggae devant une foule avoisinant largement la quarantaine. L’homme trône au milieu de la scène avec son synthé old school, accompagné d’un groupe multiethnique mais professionnel. Mais il semblerait que les dernières chansons ne sont pas au niveau de l’album précédent « Sur le bout de la langue », d’où est d’ailleurs extrait l’agréable (ou très énervant à deuxième écoute) tube éponyme. Si on rajoute à cela le mode automatique du groupe qui à l’air de jouer ce concert depuis des lustres, cela devient rapidement très ennuyant. Je m’assoupis légèrement au milieu du concert puis je suis réveillé par « Psychologie féminine » (toujours extrait de l’album précédent) où le groupe produit un final intéressant. En fait, c’était la fin. Le rappel : une reprise et trois chansons sans aucun intérêt. A côté de ça, le concert de Rose au Forum de Vauréal semble être d’une grande fraîcheur et spontanéité. La salle est pleine à craquer pour accueillir un « nouveau talent de la chanson française ». Rien que ça… Trois jeunes (enfin presque) hommes proprets entrent en scène, on comprend tout de suite qu’on n’assistera pas à une révolution musicale ce soir. Ceci dit, même si la plupart des chansons de Rose ressassent les thèmes habituels de la « nouvelle chanson réaliste française» (Ah ! je suis désolé pour le stéréotype, mais tout le monde voit bien le genre), l’ambiance générale du concert est réjouissante grâce au parti pris du « tout guitare ». Sur les chansons d’inspiration plus poétique (Oh…), on pourrait presque dire que Rose est folk. En rappel, une reprise (décidément…) d’une chanson de Bob Dylan sera un massacre, bien sûr ! Ben, comme dirait Luz : « J’aime pas la chanson française ». J’aurais au moins essayé…
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