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Publié le 07/04/2008 à 22:34
Par horizons.mediations16
LA REFORME DES SUCCESIONS

La loi sur les successions et les libéralités, qui a été publiée, modifie plus de 200 articles du Code civil, inchangés pour la plupart depuis 1804. La loi nouvelle prend en compte l’allongement de la vie, la multiplication des familles recomposées, les évolutions économiques. Elle modifie le droit des successions, des libéralités et diverses dispositions dont les règles applicables au PACS. Elle est entrée en vigueur au 1er janvier 2007.

Accélérer le règlement des successions   

- Un héritier peut revendiquer une succession pendant 10 ans seulement, au lieu de 30 ans.

- A l’expiration d’un délai de quatre mois après le décès, une sommation de se prononcer peut être délivrée à l’héritier taisant.
 

- Les héritiers peuvent accomplir certains actes de gestion courante (paiement du loyer, des factures…) sans être tenus pour acceptant la succession, c’est-à-dire sans risquer de supporter personnellement tout le passif.

En cas de découverte d’un passif imprévu, obérant gravement le patrimoine de l’héritier, le tribunal peut autoriser cet héritier à revenir sur son acceptation.
 

- La procédure d’acceptation à concurrence de l’actif net permet à l’héritier de n’être tenu des dettes que dans la limite des actifs transmis.
 

- Concernant l’indivision la règle de la majorité des deux tiers remplace celle de l’unanimité pour les décisions les plus simples.

Pour parvenir au partage des biens, un mandataire peut être désigné pour remplacer l’indivisaire qui ne répondrait pas aux demandes de ses cohéritiers.
 

- En cas de mésentente profonde entre les héritiers, un mandataire judiciaire peut être nommé, avec les pouvoirs que le tribunal décidera de lui confier qui peuvent aller jusqu’à vendre les actifs de la succession.
 

- Des mesures permettent de parvenir au partage des biens demeurés dans l’indivision. L’objectif étant de sortir plus facilement de l’indivision et d’éviter le recours aux tribunaux.
 
 
Gérer sa succession : le mandat posthume   

De son vivant, une personne peut désigner un mandataire avec pour mission de gérer tout ou partie de sa succession, à la place de ses propres héritiers, pendant un temps limité. Ceci dans deux circonstances :
 

- Lorsque les héritiers n’en ont pas la capacité, en raison de leur âge ou de leur handicap.
 

- Lorsque la gestion requiert des compétences particulières (entreprise).
 

- Le mandat est subordonné à l’existence d’un intérêt sérieux et légitime. Compte tenu de son importance, la forme notariée est obligatoire.

Si le mandant le souhaite, le mandataire peut être rémunéré en proportion du patrimoine en cause et de l’activité déployée. 
 

Aménager la réserve héréditaire : le pacte de famille  
 

La réserve héréditaire, qui interdit de déshériter un enfant, est maintenue. Toutefois la loi prévoit la faculté d’aménager les conditions d’application des droits réservataires des héritiers, dans le cadre « d’un pacte de famille ». Il doit être signé par deux notaires du vivant des parents, afin d’aménager les droits futurs de chacun des enfants.

Jusqu’alors, un héritier ne pouvait renoncer à sa réserve. Une telle renonciation était analysée comme un pacte sur succession future qui était prohibé par notre droit.
 

- Ainsi, un enfant peut accepter par avance de renoncer à tout ou partie de la succession de ses parents pour avantager un frère ou une sœur.
 

- Le pacte permet également les donations trans-générationnelles, de grands-parents à petits-enfants.

La loi permet de faire concourir des générations différentes dans une donation-partage. Les grands-parents peuvent désormais consentir une telle donation afin de répondre aux besoins de leurs petits-enfants. La part donnée au petit-enfant s’impute sur la réserve du parent avec son accord. Cette nouvelle modalité de transmission patrimoniale est liée à l’allongement de la vie et au développement des solidarités dans les familles. 
 

Assurer la continuité de l’entreprise  
 

Le décès du dirigeant ne doit plus être un obstacle à la poursuite de l’activité de l’entreprise. Des mesures permettent d’assurer la continuité et de maintenir l’unité de l’entreprise, quelles que soient son activité et sa forme.
 

- Les héritiers peuvent réaliser les opérations courantes nécessaires à la continuation immédiate de l’entreprise, sans que cela les engage à accepter la succession.
 

- Il est possible de maintenir l’entreprise dans l’indivision, afin de préserver sa valeur, de permettre à un héritier de reprendre l’activité ou de conserver les revenus nécessaires à la vie de la famille.

Jusqu’alors, seule l’exploitation agricole bénéficiait de ce maintien dans l’indivision.
 

- Pour éviter le morcellement, un héritier, notamment celui qui travaillait déjà dans l’entreprise, peut se voir attribuer par préférence cette entreprise.
 

- Avec le pacte de famille, une entreprise peut être transmise à celui des enfants qui en poursuit l’exploitation, sans crainte de voir à terme cette donation remise en cause par les règles du rapport successoral.

Cette souplesse est nouvelle dans notre droit. Elle s’inspire des législations allemande et suisse.
 

A noter : les pays, notamment la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis, qui permettent de déshériter totalement un enfant connaissent un développement important des contentieux.

Dans ces pays, les enfants lésés contestent très souvent le testament qui les prive de tous droits dans la succession de leurs parents. Il est alors frappant de constater que les tribunaux accueillent fréquemment leurs demandes, au motif que le testament a été établi « sous influence ». La liberté de déshériter en totalité est ainsi source de litiges devant les tribunaux. Elle est au surplus souvent factice, car l’application du testament est, la plupart du temps, remise en cause. 
  

Mesures en faveur des familles recomposées  
 

- Jusqu’alors, il n’était pas possible de faire une donation-partage entre les membres d’une famille recomposée. Les règles de droit sont adaptées afin de permettre de telles donations-partages. Des conjoints peuvent désormais consentir une donation-partage de leurs biens au profit de leurs enfants communs et de ceux nés de précédentes unions.
 

- Avec le pacte de famille, nouvellement crée, il est possible de placer sur un pied d’égalité les enfants nés d’unions différentes. 
  

Renforcement du régime matrimonial du PACS  
 

- Le PACS peut être conclu par acte sous-seing privé ou par acte notarié. Il est enregistré au tribunal d’instance du lieu de résidence commune des partenaires.
 

- L’ensemble des formalités relatives à la conclusion du PACS sont centralisées sur un registre unique tenu au greffe du tribunal qui a reçu l’acte initial.
 

- La mention du PACS, ainsi que sa dissolution, est portée en marge de l’acte de naissance de chacun des partenaires avec indication de l’identité de l’autre partenaire.

- Le PACS prend effet entre les parties à compter de son enregistrement ; il est opposable aux tiers du jour où les formalités de publicité sont accomplies.
 

- L’obligation de vie commune entre les partenaires est consacrée dans le Code civil et ils ont un devoir d’aide matérielle et un devoir d’assistance. La solidarité entre partenaires ne s’applique pas aux dettes manifestement excessives.
 

- En matière patrimoniale la séparation des patrimoines devient la règle et l’indivision l’exception.
 

- Un droit temporaire de jouissance d’un an sur le logement commun au profit du partenaire survivant est mis en place. 
 

Ce qui ne change pas  
 

La réforme modernise le droit successoral mais ne bouleverse pas ses grands principes :
 

- Le principe d’égalité entre les enfants, véritable pivot du droit français, est maintenu. 
 

- Le principe de la saisine directe n’est pas modifié. En droit français, les héritiers sont en possession de leur héritage par le seul décès de la personne. C’est à eux qu’il appartient de procéder au règlement de la succession. Le conseil d’un professionnel reste utile. 
 

- L’ordre des héritiers ne change pas. Les enfants et le conjoint sont prioritaires. A défaut, ce sont les parents, ou les frères et sœurs, puis neveux et nièces qui héritent. Les personnes liées par un pacte civil de solidarité, par exemple, n’entrent pas dans cet ordre.
 

- La réserve héréditaire qui interdit de totalement déshériter un enfant est maintenue.
 Les quotités réservées aux enfants et au conjoint survivant, ne changent pas. 

Article tiré du site www.notaires.fr de Mars 2007
    
Publié le 09/03/2008 à 01:11
Par horizons.mediations16
LE PARTAGE DANS LE DIVORCE 


Le divorce signifie la fin du mariage, tout le monde le sait. Mais il signifie aussi la fin du régime matrimonial.

Il entraîne la liquidation de ce régime et le partage des biens du couple qui se sépare. 
  

Qu'est-ce que le régime matrimonial ? 
 

C'est l'ensemble des règles de droit que les époux adoptent pour organiser leurs relations sur le plan financier, pendant et à la fin de leur mariage.

Il y a deux façons de le choisir.

1. La première, par la signature d'un contrat de mariage chez un notaire avant la célébration du mariage. On choisira un régime de communauté, si on désire mettre en commun les biens et les dettes, ou un régime de séparation de biens si on tient à l'indépendance et à l'autonomie, ou encore un régime combinant esprit communautaire et indépendance : la participation aux acquêts. Le contrat pourra être adapté avec une grande liberté à la situation du couple par des clauses sur mesure.

2. La seconde manière de choisir un régime matrimonial consiste à ne rien faire ! Le couple est alors automatiquement soumis au régime légal de la communauté de biens réduite aux acquêts. Trop souvent, il ne s'agit pas d'un vrai choix, mais simplement d'un manque d'information.


Dans tous les cas, quel que soit le régime, le divorce entraîne la liquidation et le partage. En clair, il faut faire les comptes en appliquant les règles du régime matrimonial. On comprend mieux alors l'importance de celui-ci car le résultat des opérations peut être très différent d'un régime à l'autre. 
 

Comment le notaire liquide-t-il le régime matrimonial ? 

A l'aide des renseignements fournis par ses clients, il commence par lister leurs biens et leurs dettes éventuelles, ce qui constitue l'actif et le passif. Ensuite, il détermine les droits et obligations de chaque époux dans ces actif et passif. Enfin, il recherche un accord entre ses clients pour partager les biens et dettes.

Tout doit être étudié et calculé pour que chacun reparte avec une situation claire et nette. Il faut absolument éviter d'avoir à y revenir.
Ces opérations de liquidation et de partage peuvent être prévues avant que le juge ne prononce le divorce. C'est le cas lors du divorce par consentement mutuel. Le jugement de divorce ne peut alors être rendu, tant que les époux ne fournissent pas au juge un acte de liquidation de leur régime matrimonial, le projet de partage de leurs biens et le règlement de toutes les conséquences de leur séparation : partage des biens et des dettes, pension alimentaire, prestation compensatoire, garde des enfants. C'est aussi parfois le cas pour des personnes mariées sous un régime de séparation de biens, quelle que soit la procédure de divorce utilisée.

Dans d'autres situations, la liquidation et le partage ont lieu après le prononcé du divorce, en particulier lors de la procédure pour faute. Le juge prononce le divorce et les ex-époux démêlent ensuite les conséquences juridiques et financières de leur séparation. Inutile d'insister sur les inconvénients de cette procédure, mais c'est quelquefois la seule possible.
 

Dans tous les cas, plus on anticipe les conséquences de la séparation et plus il est facile de régler les problèmes dans de bonnes conditions. Si la situation du couple est très simple (elle l'est rarement !) la liquidation sera rapide. Impérative dès qu'il y a un immeuble (terrain, appartement, maison), l'intervention du notaire sera une aide précieuse dans tous les autres cas. La loi a prévu sa présence car il est l'officier public spécialiste du droit de la famille, garant de l'équilibre et de la sécurité du contrat. Il protège ainsi des mauvais accords.

N'hésitez pas à vous renseigner et à le consulter dès le début de la procédure. Enfin n'oubliez jamais les inévitables conséquences fiscales de votre divorce et du partage de vos biens. Votre notaire calculera avec soin les frais et les impôts que vous aurez à payer.

Article tiré du site www.notaires.fr
Publié le 09/03/2008 à 00:49
Par horizons.mediations16
Humeur : Souriante
Que sont ils devenus depuis tout ce temps ? 
Quelle vie après la formation ?
 

Comme nous vous en avons parlé, la journée des anciens s’est déroulée le 26 février dernier. C’est la première fois que nous organisons une telle rencontre et c’est avec beaucoup de plaisir que nous accueillons les sessions 2001, 2003, 2005 et 2006 représentées par Dominique, Marie Annick, Nathalie, Daniel, Sandrine, Véronique, Sylvain, Dany, Marie Chantal et Dalila.




Certains d’entres eux sont en poste depuis leur formation, ils sont Médiateur social, Médiateur généraliste, Responsable dans un centre social, Conseiller en insertion, Directeur d’un service dans l’administration. Pour les autres, le challenge n’est pas encore gagné mais nous allons ensemble faire un point et comprendre comment ils peuvent aller plus loin.


Plusieurs points forts sont ressortis de cette journée.

Le premier, bien évidemment est autour des retrouvailles et des témoignages échangés entre anciens stagiaires et enseignants.  

Le deuxième est le partage avec les stagiaires actuellement en formation, Partage qui amène son lot de certitudes ou de questionnements, de bonheur ou d’angoisse.



 

Le troisième, incontournable celui-ci, le partage autour d’une bonne table. Ce moment verra partir les angoisses et se renforcer les sourires



Ce moment verra partir les angoisses et se renforcer les sourires sous l’œil bienveillant de Jean Michel, notre psychologue bien aimé.

Et c’est à l’unanimité que seront votées l’ouverture des agapes et la promesse de se retrouver très prochainement.




Unanimité moins une voix, celle de notre incontournable Christophe qui n’a pas encore des yeux derrière la tête, ce qui l’oblige à se retourner afin de satisfaire sa légendaire curiosité !!!!

La prochaine journée est prévue le 26 mars. Au programme :       1.  Réfléchir sur l’avancée de la Médiation en Charente      
      2.  Travailler sur la pratique du médiateur
      
      3.  Mettre en place un programme de rencontre sur le long terme.

A bientôt donc pour le détail de ces journées de travail.

 


 





Publié le 21/02/2008 à 16:33
Par horizons.mediations16

Horizons Médiations forme des médiateurs depuis maintenant 8 ans. Ils ont tous suivis des chemins différents, liés ou non à la médiation.

Nous avons souhaité faire un point avec eux sur leur parcours, leurs besoins, leurs questionnements et (espérons le) leurs projets et leurs réalisations . Pour cela, nous organisons une rencontre le mardi 26 février 2008.

Souhaitons que la finalité de ce partage ouvre de nouveaux projets et de nouvelles perspectives pour la médiation en général dans notre département.

Nous ne manquerons pas de vous faire part des détails de cette rencontre.

A bientôt.

Publié le 13/02/2008 à 13:47
Par horizons.mediations16
FORMATION LONGUE A LA MEDIATION GENERALISTE

Depuis le mois de décembre 2007, une formation longue a commencé. Elle a pour objectif de former à la médiation généraliste.

Il nous est venu à l'idée de vous faire partager ce temps de formation et l'évolution de cette dernière de manière interactive. C'est pourquoi nous pourrons vous retrouver régulièrement sur ce blog ou vos commentaires, vos suggestions ou vos questions appréciés.

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radija : merci, pour ce blog car il m'apporte un complément de cours qui n'est pas négligeable!!!
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