Si vous êtes tentés par l'habitat écologique et bioclimatique, n'hésitez pas à demander conseil aux professionnels, ils sont de plus en plus nombreux à s'y intéresser : Les architectes, qui contrairement aux idées reçues, peuvent vous faire réaliser des économies par rapport à un pavillonneur classique, l'ADEME, les marchands de matériaux, qui s'y mettent aussi et d'autres encore, certainement !
Mais, si vous aimez les défis et avez du temps, faites comme nous, en cas de doute ou d'échec, documentez-vous, redocumentez-vous et recommencez, jusqu'à ce que vous trouviez une solution !!!
Sur cette page, nous allons vous faire part de nos difficultés, (soyons honnêtes, il y en a !), et des solutions apportées, et là, j'èspere qu'il y en aura à chaque fois !

La charpente, plus lourde qu'une charpente fermette du commerce, (sections de bois plus épaisses), nous a obligés à apporter quelques modifications :
-renforcement des linteaux des baies vitrées par des cadres métalliques et une poutre reposant sur les montants.
-au milieu, poteaux et poutre en guise de mur de refend, qui, avec une charpente plus légère, n'étaient pas nécessaires.

Hubert a voulu utiliser la terre du terrain, mais elle est trop argileuse, ne contient pas assez de sable, résultat, les enduits craquent ! (et sur la photo ce n'est rien !)
Un autre mur a été réalisé à la chaux, il n'y a pas de retrait. Il fera un nouvel essai à la terre dans les règles de l'art ou alors la couche de finition sera faite partout à la chaux. Il décidera le moment venu ! C'est lui le chef !
Parfois, ça "coince"... Même avec la meilleure volonté du monde.
Pour exemple, le sol de la pièce principale : nous avions demandé à un copain de nous faire une chape très lisse pour ensuite la cirer. Le copain a plein de bonne volonté mais pas d'hélicoptère, outil indispensable pour ce genre de réalisation. Au bout de 10 m2, il a vu qu'il ne s'en sortirait pas et nous avons du abandonner le projet du béton ciré.
Dans ce cas donc, pas de solution au problème mais un autre choix : le carrelage !
Peut-être que le nouveau jouet d'Hubert sera un hélicoptère... pour une prochaine maison... à suivre...
Dernierement, c'est la loi des séries! Il est temps que cela se termine. Il faut dire qu'Hubert est toujours seul. Les enfants et moi n'arriverons sur le chantier qu'en juillet.
1) Lorsqu'il a voulu tirer le cable électrique qui va du tableau au coffret , en bordure de terrain, quelqu'un de mal intentionné avait enlevé le fil qui permet de le tirer. Il a du entrer de force 60 mètres de cable, une galère épuisante et même chose pour le cable du téléphone ... Merci au(x) C - - - - - - (S) !!!
2) Les citernes se remplissent et il y a une fuite au niveau du conduit, il les vide et répare l'étanchéité.
3) La bâche, les graviers, le géotextile et le sable pour l'aissainissement sont prêts, il commence à mettre en eau avant de planter les roseaux... encore une fuite d'eau.
Sans doute un caillou aura perçé la bâche. Il va devoir tout enlever et en installer une plus épaisse.
OK, il y a toujours des solutions, mais maintenant le temps presse ! Le bon côté des choses, c'est qu'Hubert, une fois la maison finie, est bien décidé à prendre du bon temps.
D'autre part, depuis que nous nous sommes lançés dans cette aventure, on trouve de plus en plus d'informations et d'expériences d'autoconstructeurs, cela devrait faciliter les choses pour les projets à venir !
TOUT SUR LA FENETRE DE VERITE ! Avant Après
Mur intérieur : terre. Mur extérieur : chaux. Donc le mur perspire, la vapeur s'échappe par le mur, sauf qu'il y a le verre de la fenêtre de vérité, bien collé contre la paille et que la température est descendue, cet hiver, à -14° .
Résultat : condensation, la paille noircit et les épis de blé décoratifs... germent !
On attendra peut-être la moisson pour trouver une solution !
Je comprends pourquoi nombreux sont ceux qui placent leur fenêtre de vérité à l'intérieur.
Franchement, ça ne fait pas sérieux, les visiteurs doivent se dire que la maison est "toute pourrite"...
