iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 10/09/2006 à 00:51
Par iikhouane

Chapitre 4


Alice se fit aider pour monter le taxi, le chauffeur mit dans le coffre de la voiture son fauteuil roulant et démarra

Alice vit la boulangère d en face ne pas la quitter des yeux pendant ces opérations

L Ogre comme ils l appelaient elle et son mari, parce que loin de sourire aux clients elle se faisait un plaisir de les maltraiter, elle leur prêtaient de nombreuses occasions de rire chaque fois que l un d eux allait lui acheter les viennoiseries du matin ce qu'ils avaient finis par baptiser le sacrifice matinal.

Le taxi se dirigea vers la défense en passant par le rond point des bergères, autant d endroits qu Alice ne devait plus parcourir a pied

 

A la porte de l immeuble, Alice trouva un bon nombre de personnes de tout age entrain d attendre un ticket a la main

- Quel monde lui dit une grosse femme au visage rieur

- Ce n est pas toujours comme ça ?

- Que non, aujourd’hui c est spécial, je n en sais pas la raison mais les gens ont tous demande rendez-vous, vous n etes jamais venus ici ?

- Non c est la première fois

- Moi j adore venir ici, on voit plein de gens, on discute entre nous, les employés au guichet ne sont pas stresses car ils savent qu attendre ne nous dérange pas, c est presque un café pour nous, d ailleurs le café y est gratuit, je t apporte une tasse ?

- Je veux bien, merci, moi c est Alice

-Enchante Alice, moi c est Cathy

- Ravie

Alice ne se sentait pas regarde avec insistance, ici, chacun avait un handicap, les gens échangeaient s amusaient en attendant que ce soit leur tour dans l accueil

A l accueil, aucun des fonctionnaires n est handicape, Alice se dit que les gens bien portants sont égoïstes en toute innocence, elle-même ne s était jamais pose ce genre de questions avant son accident.

Elle se mit a rêver de l impossible, elle redevient valide, et elle consacre sa vie a la cause des handicapes, Cathy lui dit quelque chose

- Pardon ? demanda Alice

- C est mon tour, ravie d'avoir fait ta connaissance

- Moi de même

- Je suis dans la cafeteria derrière, si tu as du temps libre, viens me retrouver, on fera un brin de causette

- Très bien, a tout a l heure

- A tout a l heure ma belle

Alice se dirigea vers les toilettes, elle suivit l enseigne lumineuse, et posa la main sur la porte des toilettes

Les habitants de la paisible rue du Temple eurent le choc de leur vie en voyant le désastre qui arriva au petit immeuble d assistance des handicapes, les sirènes des ambulances se mêlèrent à celles de la police antiterroriste, policiers qui quadrillèrent vite le quartier, suivis de prés par une horde de journalistes et de plusieurs hommes politiques

Les medias du monde entier diffusèrent l'information: un attentat sanglant vient de frapper

Paris

Pour sa première intervention en directe, Leila voulait frapper les esprits, elle a eu de la chance, annoncer en direct un évènement d'une telle ampleur pour sa première apparition, c'est un signe du destin

Ella avait longtemps végété dans les couloirs de la Direction, elle a fait d'innombrables reportage sur la moutarde de Digeon, ou le festival du porc de Saint Eustache, mais depuis quelques mois, un vent nouveau souffle, les gens demandaient de plus en plus que la France soit représentée dans sa diversité, et les grandes chaînes commençaient timidement à suivre.

D'origine maghrébine, elle a du faire souvent mieux que les autres pour être acceptée et reconnue; le fait qu'elle soit une femme l'a un peu aidé, les français acceptent un peu mieux dess maghrébines du reste assez palote pour être confondue avec n'importe quelle française de souche, les hommes issus de l'immigrations maghrébine ont plus de mal surtout s'ils sont typés.

Son cameraman lui donna le signal et avec une voix ferme pleine d'énergie, une voix qu'elle a travaillée des années elle annonça sur la première chaîne l'évènement, pendant que le présentateur annoçait: Leila Woroud est sur place, Leila qu'est ce qui se passe exactement?

- Pierre, nous sommes dans la rue duXXXX dans le seizième arrondissemnt de Paris, devant ce qui est vraisemblablement un attentat, le premier depuis plus de dix ans

- Est-ce qu'on est sûr de l'hypothèse de l'attentat

- Toutes les prémisses laissent à le penser, des traces de XXXXX ont été découvertes dans le bâtiment, le XXXX est un explosif de forte puissance, le même qui a été utilisé dans une tentative d'attentat par ZZZZZ qui l'avait caché dans ses chaussures lors d'un vol de ZZZZ, Cette fois-ci l'explosion a bien eu lieu, et les ravages sont énormes.

- Est-ce qu'il y a des victimes

- Oui Pierre, le nombre de victimes dont les corps ont été découverts est à l'heure actuelle de 24 personnes dont trois enfants, l plupart sont handicapés, il y a de nombreux blessés certains en état grave, et la police n'est pas arrivé au centre de l'explosion, c'est dire que malheureusement, le nombre des victimes n'est pas final

- Merci Leila on reviens vers vous plus tard dans ce journal

- Comment j'étais? Demanda Leila à Mohamed, son cameraman

- Du tonnerre

- Pierre a été sympa

- Oui, c'est un grand monsieur!

- Je vais le remercier quand je le verrais

La plupart des commentateurs des JT, n'hésitaient pas à donner les infos les plus importantes avant de demander au reporter su place d'intervenir, Pierre avait laissé à Leila, le soin d'annoncer le nombre de victimes donnant ainsi plus de force à son intervention

- Eh bien Mohamed, tu crois que ce sont les islamistes

- Non, bien sûr ce n'et pas leur mode opératoire, cela dit, c'est la thèse qui sera la plus proposée en télévision, même les spécialistes seront très prudents, aucun n'osera dire que ce ne sont pas eux

- Eh oui, ils jouent le jeu, la télé c'est du show d'abord, l'information vient par la suite

- Comme tu dis, regarde, c'est Jacques Allier de la Police anti-Terroriste, faut courir si on veut entendre les premiers

Publié le 31/08/2006 à 17:07
Par iikhouane


Chapitre 5 Le dix-huitième arrondissement de Paris ressemble à beaucoup de quartiers de villes africaines, bâtiments tristes et délabrés, la pauvreté à chaque coin de rue, et des gens de couleurs, noirs en dans la plupart des casPlusieurs magasins et échoppes proposent des produits d'Afrique, piment, manioc et pratiquement tout ce qu'on trouverait en vente des les rue d Abidjan ou DakarS'il y a pourtant une chose qu'on ne trouve pas dans le dix-huitième alors qu'elle abonde en Afrique, c'est la gaieté des gens, les africains du dix-huitièmes sont aussi fermés, aussi tristes et stressés que leurs voisins des autres arrondissements, on est bien dans le nord, beaucoup trop au nord pour la joie, cette plante qui croit au soleil. Pour une journée de Janvier, le temps n'était pas spécialement mauvais, alternance de pluie et de rayons de soleil, et température plutôt douces

D'un pas nonchalant, Zack se promenait, souriant aux filles et regardant par-dessus les garçons, arrivé à la rue du Temple, il remarqua le bâtiment noir encor de fumée et abandonné où résidait Firmin, il y a si peu de temps

En face du bâtiment, un bistro. Zack y avait rendez vous avec une amie de la police qui avait enquêté sur l'incident, elle devait l'introduire dans l'étage d'où était parti le feu et lui expliquer les conclusions de l'enquête

Zack se fit servir par le patron une seize qu'il paya aussitôt en laissant un euro de pourboire

- Qu'est ce qui est arrivé au bâtiment en face? Demanda-t-il à l'adresse du patron

- Il a cramé répondit le patron Le feu a prit depuis le huitième étage, Tous les étages du dessus ont brûlé. C'était moche! Et une bière pour Monsieur Gérard cria-t-il à l'adresse du garçon du bar

Zack aimait les patrons de bistros, eux au moins ils savent parler, agrémenter leur phrases de longs silences pour marquer l'attention, il ne parla pas mais continua de regarder le patron.

- C'est un de clients du bar qui est à l'origine de l'incendie

- Il buvait beaucoup?

- Lui, non, il ne boit pas, un musulman dit-il, il venait pour les discussions et prenait un café, mais l'incendie fût moche, trois morts, deux enfants dit le patron

- Il a peut-être oublié le gaz

- Sûrement ça

- Il vit seul?

- Oui, sa femme est morte il y a un an, ils avaient pas d'enfant, et il est resté seul… Lui, il dit qu'il est pas responsable, mais, la police a trouvé que le feu venait de chez lui, il va trinquer le pauvre

- Moi, je vérifie toujours deux fois si le gaz est fermé, faut que les gens apprennent à le faire, sinon on finit par tuer des gosses

- Oui, là je crois qu'il va faire de la prison le vieux Firmin, pourtant, c'est quelqu'un de bien, tu sais, jamais de problème,doux comme un agneau, pas de ces jeunes qui se réveillent à midi, il trime le gars

- Et il a toute sa tête? Demanda Zack, s'il est resté seul tout ce temps là, il y a de quoi devenir maboul

- Non, toute sa tête, un gaillard solide

- Tu me diras qu'il avait des visites peut être; sa famille, des filles dit Zack d'un air sous entendu

- Personne, tous ses copains sont dans ce bistro, aucune visite, je suis bien placé, regarde, la porte est devant mes yeux et je connais tous ceux qui entrent et qui sortent

Zack pensa que c'était le moment de jouer franc jeu

- Tu sais, je travaille pour le sortir du pétrin, je suis détective, et je voulais m'assurer que mon client était le gars droit qu'il paraît être

- Mais t'avais qu'à le dire plutôt! Tu sais, entre nous, j'aimerais autant que ce ne soit pas négligence de sa part que le feu a prit, mais ça va être difficile à le prouver ça, moi ce que je peux te dire c'est que tu peux compter sur nous pour t'aider

- Crois-moi, je fais ce métier depuis vingt ans, rien ne vaut la parole du patron d'un bistro

- Compte sur moi et sur ses copains ici. Ici c'est des gens pauvres mais bien, rien que des étrangers mais jamais de problèmes, des gens qui ont le cœur comme ça; qui laissent pas tomber leurs potes quand le vent tourne

- Avec vous, je crois bien qu'on va parvenir à sortir notre ami de là, mais excuse-moi, je vois le flic qui a penché sur son affaire arriver, j'ai rendez-vous avec elle, merci et à bientôt

La fille qui arrivait était une belle brune dans les vingtaines, jolie comme peuvent être jolies les brunes; avec la provocation, le charme délicieux qu'ont en nul partage les brunes.

Zack connaissait Caroline pour l'avoir rencontré plusieurs fois dans certaines enquêtes dont elle était en charge et qui lui avaient échus; mais la première fois où ils durent travailler ensemble ce fut Alain qui avait servi d'intermédiaire, Caroline plût immédiatement à Zack, mais le côté malheureux de l'histoire furent qu'ils se rencontrèrent à dîner et que Caroline était accompagnée par son fiancé, un certain Gérard qui fut antipathique à Zack dés le premier regard et qui était par la même occasion le supérieur d'Alain.

Zack était sûr que Caroline avait sentie le frisson qu'il avait eu lorsqu'il l'a vu, lorsqu'ensuite il lui avait parlé, les femmes sont douées pour sentir pareilles choses.

Il avait la certitude qu'il plaisait à Caroline comme elle, lui plaisait, et d'ailleurs, s'il s'était intéressé pour cette affaire de Firmin c'était surtout parce qu'instinctivement, il voulait voir et revoir cette Caroline qui lui courait dans le sang quand il y pensait, d'autant plus excitante qu'elle est inabordable, de par les lois de l'amitié avec Alain et il prenait les intérêts d'Alain à cœur quand il n'était pas question de femmes car alors il ne pouvait plus jurer de rien, et du savoir vivre dont, en vérité il n'a jamais considéré comme essentiel à la vie.

Il salua Caroline en lui faisant la bise d'un air dégagée, il la trouva belle, avec ses seins insolents sa taille fine, et son air dominateur elle lui en imposait, et il se surprit d'aimer ça.

Ils montèrent les escaliers

- Fais attention, la fumée s'est déposée partout et c'est très salissant, pour un célibataire ça doit être gênant

- C'est gênant en effet

- Pourquoi tu ne te décides pas à trouver une femme

- Les seules femmes qui me plaisent sont déjà prises ou sont dans la police, parfois même les deux

Caroline eut un rire franc, un rire qui sonnait bien trouva Zack

Zack admira son cul, qu'il qualifia mentalement de très sympathique, qui montait en ondulant l'escalier, il était mécontent en arrivant au huitième tout essoufflé, que Firmin n'ait pas choisi de vivre plus haut. En montant dans les escalier, Caroline, jetait de temps en temps, furtivement, des coups d'oeils photographique, qui surprenaient toujours Zack, les yeux sur sa croupe, cela lui procurait de la jouissance, elle se sentit comme une écolière à jouir de choses qui plaisent tant à l'âge adolescent mais qui sont si communes à l'âge adulte, mais cela ne l'arrêta pas, Zack lui plaisait, il n'était pas spécialement beau, mais il était troublant, physiquement troublant, elle se surprenait à penser à des choses qu'ils pourraient faire ensemble, à la manière dont ils le feraient, elle ne se l'expliquait pas, elle avait envie de cet homme, cela n'avait rien à voir avec l'amour , mais tout avec le corps, le mot sexe lui répugnait, peut être parce qu'elle avait déjà un homme avec lequel elle allait bientôt se marier mais toujours entre la raison, le cœur, et les désirs du corps, c'était ce dernier qui l'emportait, c'est la règle, et se dit-elle elle ne devait pas en avoir honte, bien au contraire, elle devait, et voulait en tirer tout le profit, toutes les sensations et les jouissances possibles, c'était pour ça aussi qu'elle n'avait pas hésité à venir rejoindre Zack alors qu'elle aurait pu lui envoyer un résumé des rapports qui avaient été écrit sur le sujet.

- Voici l'appartement de ton client dit-elle- L'appartement est resté dans l'état où vous l'avez trouvé? Demanda Zack- Tout est resté dans son état, et en réalité, je ne sais pas ce que tu cherches, c'est limpide, non?- Ce sont donc les clichés que vous avez pris après l'incident- Oui, quelques heures après, le temps que la fumée se dégage- Je peux les garder?- Oui, ce sont des reproductions- Tu es un ange CarolineAvec un sourire de satisfaction, Zack mit les clichés dans la poche intérieure de sa veste, il regarda par les différentes fenêtres de l'appartement- Personne n'aurait pu entrer chez lui par les fenêtres remarqua Caroline , sa voix était tendue- Tout à fait, tout à fait dit Zack C'est bien la cuisine ici? Il sentit que ce n'était pas sa voix habituelle- Oui dit Caroline avec un sourire, elle morda sa lèvre et détourna la tête

- Et ça c'est les toilettes?

- Je crois répondit-elle

- Oui, il semble bien mais elle est vraiment en très mauvais état, toute la partie du mur entre les toilettes et la cuisine est tombée

- En effet

- Et ceci est arrivé vers vingt heures

- Exact

- Le gaz se serait donc échappé pendant quatorze heures de cet appartement sans qu'aucun des voisins pourtant présents n'aie rien remarqué, et soudain, une demi-heure avant l'heure habituelle d'entrée de Firmin, tout aurait sauté

- Oui, ça semble pourtant s'être ainsi passé

- Je peux emporter un peu de ce gravât?

- Sers-toi dit Caroline

Zack sortit un sac en plastique, il mit dedans un mélange de terre et de petites pierres, son épaule était contre la cuisse de Caroline, une chaleur brûlante et sensuelle se communiquait entre eux

- Je ne comprenne pas où tu veux venir

- Le diable si je le comprends moi-même, mais chaque fois que je suis avec une beauté, je fais ce que me dicte mon instinct

- Et qu'est ce que te dicte ton instinct aujourd'hui?

Zack se leva, frôla au passage le sein de Caroline qui ne fit aucun mouvement, alors, il se baissa vers elle et l'embrassa, Caroline lui rendit son baiser, il laissa tomber son sac plastique, et en évitant de s'appuyer sur les murs pleins de fumée, ils restèrent longtemps enlacés

Lorsqu'ils descendirent, ils firent un effort pour ne pas se prendre la main, Zack regarda par les vitres du bistrot, le patron les regardait intensément

- Je te raccompagne demanda Zack qui n'avait pas apporté sa voiture

- Non, Jack… enfin, il m'attend

- Oui, oui, bien sûr que ce que tu fais demain soir?

- Je dine avec toi dit Caroline ses yeux marrons se plissèrent dans un sourire

- Tu manges marocain? Demanda-t-il

- J'en raffolle

- Je t'appelle vers 18heures et je viens te prendre

- A demain Zack

- A demain


Trafic
Noter ce blog :
1 5
308 connectés
19442 visiteurs
Ce blog est classé 1720ème
Score de ce blog : 3,9
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Mon bloc perso.
Me contacter:
ima dikhouane@hotma il.com