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Publié le 29/08/2006 à 22:11
Par iikhouane
Chapitre 6

Alain avait passé la journée devant ce qui était le centre d'assistance aux personnes handicapées, Il vit les blessés, ce qui restait des morts mais ne trouva pas Alice, une folle espérance, le prit, malgré le téléphone portable de sa femme qui ne répondait pas, il y avait certains pans des murs du bâtiment sous lesquels gisaient d'autres victimes, sa partie rationnelle lui disait que c'était la que devait se trouver Alice, mais il se refusait d'écouter, il espérait, Alice ne pouvait pas être parmi des victimes, simplement parce que une telle chose ne pouvait pas arriver, car c'était Alice, des choses pareilles n'arrivent pas surtout qu'elle venait de subir un accident terrible, et que pleine de courage, elle avait accepté sa situation d'handicapée au point de venir s'informer sur ce que deviendra dorénavant sa vie

Il se surprit à penser, au genre de vie qu'ils mèneront désormais, il était tout amour et même avec un handicap il fera en sorte qu'Alice soit heureuse que lq vie lui soit légère et quand ils auront des enfants, Alice aura de nouvelles joies, non, elle vivra encore plus heureuse qu'avant son handicap.

Son regard se porta sur le tas de gravats et son estomac se serra.

Une main sur son épaule le fit tressauter, Son chef, Jack dit le vieux, le regardait avec la mine dont on annonce aux familles des victimes la mort d'un proche

Alain le regarda, le nœud de sa gorge lui faisait mal, et son estomac ne se desserrait pas

- Viens avec moi Alain

Alain le suivit, ils dépassèrent la cohue des badaux, contournèrent la ceinture de sécurité et arrivèrent à la voiture de Jack

- J'ai reçu de mauvaises nouvelles Alain

- On a retrouvé le corps

- Non, mais nous avons visionné la bande enregistreuse de la caméra bande surveillance, l'explosion venait des toilettes

Jack attendit quelques secondes pour qu'Alain anticipe de lui-même ce qu'il allait lui annoncer

- Elle venait d'aller aux toilettes

Après un instant de silence, Jack dit

- Je suis désolé Alain , il tendit les bras pour serrer Alain à lui, il craignait que celui-ci se rebiffe mais devant son absence de réaction il le serra très fort

- Je suis profondément désolé

Il l'était vraiment

Dans un état second Alain lui demanda:

- Et le corps?

- Je ne crois pas qu'on puisse….

Jack ne pouvait se résoudre à dire à un des membres de son équipe pour qui il avait une affection sincère que le corps d'Alice devait être déchiqueté en mille morceaux, impossible à reconnaître sans analyse ADN

- Vous êtes sûrs? Demanda Alain

Jack ne répondit pas aussitôt mais il n'hésitait pas, il fallait dire à Alain toute la vérité

- Il n'y a pas de doute à ce sujet, Alice est morte

Alain sentit son estomac moins serré, le pire était arrivé, l'angoisse avait disparu, un étonnement hagard remplaçait la peur, il ne réagit pas, il était fatigué, son dos lui faisait mal à presque ne plus pouvoir rester debout

Il laissa Jack, se dirigea vers la voiture

- Puis je faire quoi que ce soit Alain ? demanda Jack

- Non répondit Alain Merci

Il prit sa voiture, se dirigea chez lui, un signal discordant arrivait dans la voiture, c'est la ceinture de sécurité se dit-il, il la mit, son dos lui faisait moins mal, il avait soif, très soif

Arrivant chez lui, il gara sa voiture et entra vite dans la cuisine et but de grande gorgée d'eau

Il était à peine vingt heures, mais il était brisé, il s'allongea,sur le lit, enleva difficilement ses chaussures et s'endormit

Le lendemain, vers neuf heures, Alain se réveilla avec un goût amer dans la bouche, il fut étonné de ne pas voir Alice, et se retourna pour voir si elle n'était pas debout, puis il se rappela qu'Alice ne pouvait pas être debout après son accident, et soudain, il se rappela de l'horreur de s évènement vécus la veille, la boule dans sa gorge durcit

Son répondeur téléphonique émettait des bips, il avait reçu des messages, et lui qui avait le sommeil si léger, n'avait pas entendu la sonnerie du téléphone, Il enleva la prise du téléphone se tourna sur le côté droit et se rendormit

Vers midi il se réveilla de nouveau mais ne bougea pas de son lit, il se remémora chaque instant de la veille, il n'y avait en lui ni désespoir, ni colère, rien que le vide

On l'avait tout simplement privé du sens de sa vie, il sentit combien c'est égoïste de n'avoir pas eu une pensée pour Alice, mais ne pût le faire, elle l'avait laissé et prit avec elle tout le goût de la vie, comment pourrait il encore se le ver le matin?

Comment parler aux gens? Comment rire encore? Comment se lever se son lit?

Il revit la fumée et le spectacle de mort de la veille en pensée, c'est ainsi que dorénavant sera, une ruine.

Il eut faim vers Dix huit heures, il se leva en s'appuyant sur les murs pour ne pas tomber, il était étourdi, avait presque le vertige, il se fit une omelette avec trois œufs, du lait qu'il dévora

Il se surprit avoir toujours aussi faim, se refit une autre omelette puis mangea du thon à la cuillère et se prépara un sandwich au fromage, il avait encore envie de manger mais se força de s'arrêter

Il retourna dans sa chambre, l'odeur de sommeil y flottait encore puis eu une irrésistible envie de vomir, il courût aux toilettes et vomit tout ce qu'il avait mangé, se brossa les dents et retourna dans son lit

Il était vingt et une heure lorsqu'il entendit la porte de la maison s'ouvrir puis e fermer, et le son de bouteilles qui s'entrechoquaient, il se retourna et vit Zack avec deux packs de vingt quatre bières

- La porte était resté ouverte ?demanda Alain

- Non mais je connais des moyens pour ouvrir les portes fermées

- Tu aurais pu frapper dit dans une moue Alain en lui tournant le dos

- Parce que tu m'aurais ouvert? grogna Zack

Zack s'assit à côté de son ami, lui tendit un sandwich au merguez qu'Alain prit

Le merguez était bon, chaud, et pimenté

Il but une bière, Zack en déboucha deux autres

Ils restèrent sans parler des heures à boire, Zack la tête baissée regardant sa bière, Alain regardant dans le vide

Ils étaient à leur dix-huitième bière chacun lorsqu'Alain moins habitué s'affaissa dans le lit, Zack le laissa deux minutes et quand il s'assura que les ronflements de son ami était assez forts, il le couvrit comme une maman, entrebâilla légèrement la fenêtre pour laisser sortir l'odeur des cigarettes qu'il fumait l'une après l'autre et sortit s'installer sur le canapé

Alain dormir jusqu'à dix heures, quand il se réveilla il trouva Zack rasé de frais, et un petit déjeuner qui l'attendait, il se leva pour prendre une douche

Il se força à rester sous l'eau car il eut soudain envie de revenir à son lit, Pendant quil se rhabillait Zack lui tendit un rasoir et une bombe de mousse à raser, il s'exécuta

Quand il fut rasé, il trouva Zack devant la télé dont il baissa le son

- Merci Zack pour tout, mais va travailler je vais mieux

- Je suis en train de travailler

Devant l'air étonné d'Alain Zack les sourcils froncés expliqua

- Je dois trouver le salopard qui a fait ça à ta femme

Alain se sentit soudain las

- Fais comme tu veux

- Tu vas m'aider, on va le coincer

- A quoi bon dit Alain en se dirigeant vers la chambre à coucher

Les Cent dix kilos d'Alain bondirent de son fauteuil

- A quoi bon ? Aboya-t-il Tu sais qui est le suspect?

- Il y a un suspect? Demanda Alain soudain intéressé

- Oui, c'est ta femme

- Comment?

- Ils soupçonnent Alice d'avoir fait exploser le bâtiment

- mais c'est n'importe quoi dit Alain

- Prouve le! Dit Zack en le regardant dans les yeux

- Comment peuvent-ils croire une chose pareille?

- Je vais tout t'expliquer, nous allons à notre bureau

Devant l'air las d'Alain Zack ajouta:

- Il n'y aura personne, secoue toi mon vieux, il est temps de bosser, ils veulent tuer Alice deux fois, et cela je ne le permettrais JAMAIS

Alain en sut gré à Zack

Zack venait de lui montrer le chemin, il avait adopté l'attitude qui était attendue de lui, il lui avait en quelque sorte montré la voie de sortie, il continuerait à vivre avec Alice à travers de son nouveau combat: innocenter sa femme, il sentit un fil encore léger, frissonnant et fragile qui le retenait à la vie, ce fil était la mémoire de sa femme

Il regarda la télévision et vit une nouvelle journaliste avec la boulangère d'en face, il demanda à Zack d'augmenter le son

- Il sont adorables tous les deux, elle surtout disait la boulangère, elle m'achetait ses pains aux raisins tous les matins, jamais je n'aurais cru ça d'elle

- Vous la trouviez comment

- Elle était jolie, s'habillait parfois de façon un peu provocante, mais je ne critique pas, mais elle souriait toujours, parfois même un peu trop, façon chinois, un peu jaune…

Leila se hâta de l'interrompre pour donner sa conclusion

- Alice était donc une femme comme tout le monde et qui aimait la vie, Son mari, inspecteur de police a fermé sa maison aux journalistes, selon un des ses proches, il ne donnera aucun commentaire pour le moment

En ce qui concerne Alice, Personne ne sait à l'heure actuelle qu'elles étaient ses motivations réelles dans ce qui s'appelle désormais Le carnage du seizième. Leila Woroud De la rue XXX prés du centre des handicapés Paris Seizième


Publié le 25/08/2006 à 20:48
Par iikhouane
Chapitre 7

La vie est contradictoire se dit il en courant vers Issy les moulineaux, il était entrain de monter haletant le boulevard Rodin, l'air vicié à cause de l incinérateur qui dégageait un serpent de fumée blanchâtre le poussait à accélérer le pas

Il réfléchissait en courant

Les européens sont de toutes les races celle qui est la plus portée sur l'acquisition du pouvoir, cela est inscrit dans leur gènes.

Je porte en moi l inscription de ces gènes

La sagesse indienne antique était orientée vers la spiritualité, vers des question éternelles, qu'advient-il de nous après la mort ? Quel est le sens de la vie ? Qu est ce que le bonheur ? Comment vivre avec ses semblables et avec les êtres vivants qui nous entourent ? Toutes des discussions de fin de repas, de gens qui paressent, il est vrai que les asiatiques ont atteints une finesse probablement inégalée depuis dans la compréhension du monde et d'eux-mêmes, mais en rien, ils n'ont cherché le pouvoir par l utilisation pratique du savoir, même les arabes, ces proches cousin d'autant plus détestables qu ils nous sont proches. Même ces proches cousins n'ont été portés vers l'acquisition du pouvoir en leur temps que par la recherche de la spiritualité, glorifiant un Dieu arabe, et qu'ont-ils faits de leur pouvoir acquis ? Au lieu de le pousser vers les cimes, ils se sont adonnés aux joies de la vie, aux lettres et au plaisir scientifique sans penser a l'utiliser pour faire plier leurs ennemis

Seuls les européens, ont eu pleines conscience d'eux-mêmes en tant que nations voulant dominer les autres nations, l'antique Rome, la France de l'empire et les empire coloniaux ont tous été du fait des européens

Une bande d'aventuriers n a-t-elle pas réussie a écraser une civilisation millénaire en Amérique du sud, y a-t-il quelque chose de comparable a ce que fut la Grèce antique et Rome la puissante

Jadis, quand la guerre était franche et que le maître étant le plus fort dictait sa loi, nos ailleux avaient conquis la Terre, non pour un Dieu, non pour un idéal, mais pour la même raison qu'un étalon fougueux mord les autres mâles les contraignant à la fuite ou aux marques de soumission.

A leur apogée, les arabes furent contraints de s'arrêter à Poitiers alors que le savoir était dans leurs mains, et maintenant, dans ces temps sournois et hypocrites, les voilà, toit dégénérés qu'ils sont dans les rues de Berlin et de Paris, cotoyants les enfants ingrats des ancêtres normands.

La domination n'est plus ce qu'elle fut dans de nobles temps sous les mêmes cieux. Jadis on s'enorgueillait de faire plier un ennemi superbe, aujourd'hui, l'ennemi auquel implacablement il faut faire la guerre, on l'affuble de ridicules et d'ignominieux vices, la victoire ne peut plus être obtenue que sur le méchant, maudite chrétienté qui nous privât du plus délicieux, du plus puissant et du plus malin des plaisirs, celui de la victoire, avec sa mauvaise conscience et son inconcevable credo que l'on doit être bons! Mais en affrontement virile que vaut la bonté, que valent les valeurs de pitié et de sympathie, Sociétés féminines que les nôtres où les valeurs du sexe faible ont éteints tout désir de se dépasser, sociétés qui nous livrent à l'étranger, qui sans le savoir, mais en le sentant vaguement se glisse, sournoisement pour occuper la place du maître que le maître a abandonné.

Il sentit le plaisir de la fatigue le prendre, ses idées ont appris depuis longtemps à suivre les caprices de son corps, il réfléchissait le mieux en mouvement, en marchant d abord et puis avec les années en courant, la course donnait a ses idées un rythme, à ses phrases un tempo, le cerveau est irrigué différemment selon qu on est assis dans le creux d un fauteuil ou que l on monte une pente en courant, la respiration influe sur l ordre des idées, sur leur force et sur la puissance des mots, les phrases deviennent courtes haletantes tranchante, alors que dans la marche elles sont élégantes, enjouées

La recherche de la technique en tant que moyen ne pouvait être du fait des autres nations

Et voila qu ils se mélangent avec des gènes plus faibles moins volontaires, des noirs, des asiatiques et des arabes

Et lui-même ou allait il en courant de la sorte, n'est ce pas pour s'unir a une noire sourit-il

L'esclavagisme était une solution, il l est peut être encore, il l est encore en quelque sorte dans les paradis du sexe, Afrique noire, Thaïlande et Cuba, mais des que des individus de couleur sont sur le sol européens tout cela disparaît, ils exploitent les lois lâches de ces pays, le manque de force qui peu a peu s est généralisé en Europe

L'Europe a besoin d une secte, d une aristocratie au pouvoir, la démocratie ne pourra produire que plus de faiblesse, plus de décadence, il faut une aristocratie agissante et secrète, le peuple n a pas a savoir, le Nazisme était une bêtise, vouloir faire professer la prédominance d une race, par qui ? par le peuple

Mais le peuple, fut il européen qu est il ?

Rien d autre qu une plèbe qui se soucie de son plaisir du jour et de son plaisir de la nuit, qui veut des vérités qui lui plaise, incapable de trancher, d être dur avec lui même et avec les autres

Et puis pourquoi s en prendre aux juifs, a un peuple qui refuse le mélange et qui par la ne constitue aucune menace ?

Il était arrive près de l hôpital Percy, la pente avait cesse et il récupérait en essayant de ne pas respirer trop fort

Tout est en la discipline, il faut juguler ce que le corps croit être un besoin, la douleur n existe pas

Il arriva chez Rose tout en sueur, les cloisons des appartements étaient fermes, il ne rencontra personne dans l escalier, comme d habitude, il respira fort et sonna à la porte

Pendant que Rose dînait en lui racontant sa journée, il sur les différentes chaînes les réactions sur les attentats du seizième, on était encore à essayer d'assouvir la curiosité morbide des gens, les spécialistes jouaient le jeu, laissant planer le mystère, un éminent spécialiste de l'Orient, un français qui avait de vagues origines libanaises, chrétien de confession expliquait les mystères du raisonnement islamiste

- Ce n'est pas le mode opératoire de la mouvance jihadiste, mais cela peut être un signe d'une guerre totale qui est lancée par ces mouvements sur ce qui est le plus sacré en Europe

- Quels serait leur but à votre avis demandait l'animateur, donner la mort à des handicapés paraît hallucinant

- Pas si hallucinant que ça, ce serait une matière de dire que personne n'est à l'abri et que les Etats du' Koufr' autrement dit les Etats impies ne pourront pas protéger leurs citoyens contre ces soldats d'Allah, Rien ne nous dit rappelons-le jusqu'ici que ce sont des islamistes qui sont derrière cet attentat

Il admira avec un sourire méprisant la porte de sortie que se réservait le spécialiste et regarda Rose.

Rose, une fille nigérienne qu il avait rencontre trois mois auparavant habitait une résidence calme proche de l hôpital de Percy entre Clamart et Issy les Moulineaux, ou on ne rencontrait pas un chat qui bouge a partir de 20 heures, Il avait pris l habitude de venir vers vingt deux heures pour deux raisons, d abord il avait tout intérêt a ne pas être vu et ensuite pour éviter le dîner

Son soin pour la consistance de ses repas l empêchait de manger avec ses collègues de travail et d avoir une vie sociale, a laquelle du reste, il ne tenait guère

Me I love my country
I love weather and people
Everything is beautiful
In Nigeria


Il rit de bon cœur, un rire joyeux, enfantin, Ils venaient de finir de faire l amour et les réactions surprenantes de Rose l amusaient toujours

- C était si bon que ça, ça méritait l hymne national ? demanda-t-il

- Ce n est pas l'hymne nationale dit-elle mais c'est vrai que c'est toujours bon avec toi

Mon chéri, tu es le cadeau que Dieu m'a donné à moi Rose, rien d'autre qu'un don de Dieu à sa pauvre et petite Rose. Que Dieu te garde pour moi pour tout le bonheur que tu me donnes, et que Jésus te protège Amen.


Avec ses pommettes saillantes, son visage rieur, son nez fin Rose est une de ces beautés africaines qui ne laissent pas le passant indifférent

Cela faisait trois mois qu ils se connaissaient et Il commençait a sentir avec inquiétude puis avec une sombre résignation son attachement a cette fille se raffermir

Il aurait aimé ne pas s être attaché aussi vite, avoir eu un peu plus de temps avec elle, mais il était ainsi fait se dit-il

I l regarda le corps puissant, confiant et offert de cette femme et il soupira

- Qu est ce qu il a mon chéri dit Rose en se retournant vers lui, pourquoi il soupire ?

- Je t aime Rose

- Répète, j ai mal entendue dit elle en se levant a demi

- Je t aime ma poupée

- AAAAAAHHHHHHHHHH cria Rose en enfouillant sa tête dans le creux de son cou, il l a finalement dit, et elle riait son visage toujours contre son cou

Peut être après tout, tout cela ne prête pas vraiment a conséquence, Rose est si légère que s y attacher n est pas une contrainte se dit-il

Pourtant sa raison froide, tranchante lui signifiait le contraire, il est temps de briser le lien sans laisser aucune trace mon destin est difficile se dit-il, solitaire a tout jamais je dois rester, vivant d aumônes de plaisir, barbare contre moi-même avant de l être avec les autres, je me dois de le faire, non pour moi, non pour ma famille ou pour ma nation mais pour l humanité.

Il regarda Rose maintenant allongée sur le dos les yeux fermés et la bouche fendue en un long sourie, Il embrassa sa mamelle d un marron fonce et l attira vers lui

Dans deux semaines, il sera a Lausanne, il s'absentera de Paris une bonne dizaine de jours, ce sera le bon moment se dit-il, il serra Rose comme on sert une chose précieuse dont on sait la perte proche, et avec une douceur tendre, comme un adagio d Albinoni, pendant toute la nuit, il lui fit l amour.



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