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Publié le 25/08/2006 à 20:39
Par iikhouane

Il remis les rames le long du cerceau de fer pour qu'elles ne soient pas balayées par les flots et se jeta avec sa barque sur la masse d'eau, tout au haut de la crête dans la lumière lunaire, distingua la baie, il rama de plus en plus fort, les vagues se faisaient déjà moins grandes, il pouvait maintenant ramer au dessus d'elles et puis un point de lumière lui apparût

C'est maintenant se dit-il

Il cessa de ramer vers l'ouest, le danger des récifs avait remplacé

celui des vagues et il se mit à la recherche de la torche

Pourvu qu'elle ne se soit pas éteinte se dit-il

Mon Dieu faites qu'elle ne se soit pas éteinte

La deuxième lumière apparut aussitôt

Merci mon Dieu Oh merci se dit-il intérieurement

Arrête de faire l'imbécile lui dit une voix, fais de ton mieux, si tu veux la plus belle fille que tout le monde convoite, il faut faire d plus grandes choses que les autres

- Reste prudent, les deux lumières et la barque doivent faire un triangle isocèle

Il suivit son trajet cherchant le rocher nommée lhajjala, la veuve, car

il était seul à émerger, grand récif, mais dont l'approche n'était pas dangereuse, du moins en mer relativement agitée

Bientôt, il vit la veuve, il était en milieu connu, l'eau était beaucoup moins agité et le courant moins fort,

Il contourna le rocher avec de petits coups de rames puis l'aborda par l'arrière

Sur ce rocher il avait fixé, il y a des années un rivet solide pour attacher de l’embarcation légère

Il attacha sa barque sur le rocher

- Maintenant tu dois te reposer, la barque a remplit son contrat, c'est à

moi maintenant de jouer

La seule manière de ne pas périr était de faire le kilomètre qui séparait du banc de récifs qui formait la troisième barrière de protection de la crique à la nage

Sallam prit sa bouteille d'eau, il avait besoin de nourriture salée, il pris depuis un sac plastiques des croquettes de sardines, elles étaient froids mais il ne pensait pas au goût

Tout ce qu'il avait à faire était de reprendre ses forces, de détendre ses muscles et de veiller à ce que le froid ne les raidisse pas

Il plongea dans l,eau, à ce niveau il y a avait trois mètres d profondeur, ses bras se mirent en marche, un kilomètre d e nage ce n'était pas une affaire, mais gare aux récifs

Sallam avait sous estimé la force du courant, i le poussait à chaque moment vers les récifs, et l’éloignait de son point d'approche, après une heure il était exténué et avait parcouru à peine al moitié d la distance Il se laissa dériver par le courant réservant ses ultimes efforts pour les derniers cents mètres

Suivant le courant Sallam évaluait le danger

En s'écrasant sur les récifs il sera déchiqueté

Si j'arrive dans les cents derniers mètres à m'en sortir je serais sauvé, je ferais le retour à marée basse et j'aurais moins à nager

De temps en temps le courant se faisait moins fort car les brisants de l’est arrêtaient les vagues et Sallam en profitait pour gagner quelques mètres vers l'est

Dans les derniers cents mètres il mit toute se force, toute sa rage à fuir les brisants, il gagnait sur le courant mais progressait trop vite à cause du courant pour arriver à son endroit d'approche

Il était à trente mètres des récifs, il devrait être à quinze mètre plus à l'est à cet endroit alors son instinct lui dit de plonger

Le courant est moins fort au fond de l'eau, il prit une longue inspiration, et plongea, il ressentit un choc , son visage avait heurté un récif, il sentit sa pommette déchirée

Il devait avoir une entaille sous l'oeil droit

Il poussa de ses pieds et continua sa nage de forcené, il ne sortit de l'eau que deux minutes plus tard

Il s'était éloigné des brisants et rapproché de son point d'approche à peines distant de quelque mètres

Une vague le poussa à gauche et il hurla de douleur, sa jambe venait d'être sauvagement écorchée par un récif, il pouvait maintenant marcher à pied ce qu'il fit avec prudence malgré une douleur lancinante dans la jambe

- Elle n'est pas cassée se dit-il sinon je ne pourrais pas marcher

Il arrive sur l'énorme rocher qu'il avait baptisé son point d'approche, le sien en propriété exclusive

Il ramena sa jambe vers lui

La lumière de la lune était faible, mais il vit une vilaine blessure

Heureusement que le mollet n'est pas fortement touché, car il faudra penser au retour aussi

Derrière le rocher, une eau calme, un oasis de paix dans cette férocité des éléments attendait l'homme assez fou pour venir y pêcher

Dans le rocher, d'une crevasse, il retrouva sa ligne qu'il laissait toujours là avec des poissons métalliques, meilleurs que l'appât vivant

Toute la nuit, Sallam attrapa des poissons pour les rejeter à la mer

Sa main était écorchée à force de tirer sur le fil

Quand il s'arrêta pour se reposer, il avait ce qu'il voulait, une énorme dorade d'une dizaine de kilos

Vers le coup de neuf heures, el village était rassemblé sur la plage

Sallam revenait avec son embarcation

Le temps avait fléchi mais jamais de mémoire de pêcheur, une barque n'avait pris le large par ce temps

Houman courait comme un fou:

Allez les jeunes, faites quelque chose, le garçon va se noyer

Pensez, il a passé toute la nuit au large, il doit être mort de froid et de fatigue

Les têtes se baissaient Arbi se contenta de marmonner: J'ai une femme et des enfants Houman, ce que Sallam n'arrivera pas à faire personne ne le fera

Azzouz regardai intensément: - Quel homme répétait-il, Pauvre homme

Mais Sallam arriva sur le port

On s'empressa de prendre son embarcation et de l'attacher solidement

Il avait une belle dorade dans le bras, ses pieds étaient ensanglantés, une profonde entaille marquait sa joue et il était fantastique, sale, beau

Il marcha dans le silence des villageois et marcha vers le restaurant de

Azzouz

Celui-là fut seul à l’accompagner

Sallam avait dans les oreilles le bruit des vagues, il n'entendit même pas les pplaudissements qui fusaient derrière lui

Azzouz parlai rapidement

- Doucement Sallam, ne marche pas aussi vite, cette fille ne te mérite pas

Dans le restaurant, enlacés, Hatim et Loubna, regardaient cette apparition repoussante d'un homme ensanglanté avec une dorade sur le bras

Sallam regarda le couple sans comprendre

- est-il bête celui-là demanda Hatim, va-t-en tu salis le plancher

La daurade tomba des mains de Sallam, soudain il eut honte de son aspect,

de sa bêtise à rester là devant le regard grave de Loubna

Il leur tourna le dos, il était fatigué

Il entendit Loubna dire dans un rire étouffé: - il est un peu bête, ce

n'est qu'un villageois

Azzouz suivait Sallam:

- cette fille, a fait de toi son esclave pendant deux moi, tu as fais toutes ses commissions, tu étais très amoureux pour t'en rendre compte, elle s'est joué de toi, et maintenant elle a eu ce qu,elle voulait elle s,est joué de l'enfant qui est maintenant là, ils vont se marier,

 

Il est riche et elle n'est qu'une salope

Sallam s'arrêta

- Laisse moi dit-il

Azzouz s'écarta

Sallam ne sortit pas ce jour là, la nuit, il alluma un feu à côté de sa baraque

Livre par livre, les oeuvre de Jack London brûlèrent

Ce fut ensuite le tour de sa barque, lambeau par lambeau, la fidèle barque brûla, toute la nuit.

Au matin à leur retour, les pêcheurs virent Sallam avec les Bayaas

Il acheta le poisson dans le silence des pêcheurs, ne prit pas les meilleurs morceaux que tout le monde lui proposait et s'en fut les vider

Le soir après dîner, les pêcheurs réunis discutaient de ce grave évènement

Personne ne songea à reprocher à Sallam de les avoir laissé tomber

Dans un hochement de tête Arbi dit:

- il a du voir quelque chose dans cette terrible nuit, un démon lui aurait interdit de s'embarquer sur la mer

Houman souriait:

- Vous n'y êtes pas, je lui ai demandé ce qu'il en était

Je lui ai dit si c'était son trésor qui le rendait ainsi, l'avait il perdu

et il m'a répondu qu'un Bayae le lui avait pris

Je vous le disais, il continue de chercher son trésor

Zineb se retourna vers son père

- Arrête de dire des bêtises père

Elle se leva dans la confusion générale et entra précipitamment dans la maison

Publié le 10/08/2006 à 17:41
Par iikhouane

En tant que Directeur commercial, je poussai Ismaél sans ménagement de mon pied, ma main

étant occupée à prendre le combiné
- En effet, Monsieur, nous ne souhaitons voir aucun fournisseur avant d'avoir reçu la réponse

à notre appel d'offre, il faudra prévoir une présentation quand on vous appellera, je vous

conseillerais de commencer à la préparer le plus tôt que vous pouvez car quand nous vous

aviserons, la démonstration aura lieu dans la même semaine
- c'est qui? demanda AHMED
- Pigeon 12
- Nous en sommes à combien
- Quatorze, ayant déjà réglé tois devarient bientôt le faire, les autres ne veulent pas

envoyer de chèque


Dix jours auparavant, il faisait chaud dehors
- On devrait s'acheter un ventilateur
- On devrait d'abord trouver un travail rèpondis je
les 7 autres acquiéserent, ils venaient d'arriver du Togo, aprés avoir sequestré leur

emplyeut pendant trois jours et obligé de leur payer les billets retour et 500 euros chacun
Finalement ils s'étaient bien débrouillés

Je les avais accueillis avec le sourire, rendit les deux mille euros que je leur devais, plus le

montant d'un vieux loyer et même financé une fête le soir
Mais il est vrai que l'envers du décor était que nous n,avions aucun un travail

J'avais dilapidé le montant pour lequel je les avais vendu au négrier togolais, les rapports

avec mon père sont devenus inéxistants aprés l,épisode de l'enlévement de son ami machand de

bois par mes amis

Nous étions entrés en hibernation, minimum de muvements, régime à base d'oeufs et de lait et

barbe de plusieurs jours
Les amis qui venaient nous voir ne restaient pas longtemps, nous restions sans répondre,sans bouger, les amis partaient et nous restions à fumer dans notre coin
Seule Aurélie a pu nous procurer un peu d'espoir, elle est venu avec quatre cents euros, dont on la dépouilla aussitôt et  aprés une demi heure d'un sermon qu'elle nous fit sur l'altermondialisme et nos responsabilités pour l'écologie et la justice, on finit par ne plus la supporter, on la mit dehors
- Bons à rien, vous êtes nuls
- Reviens nous quand tu auras les poches pleines répondis-je
Ahmed prit un papier et commença à faire des opérations mathématiques extrémement complexes
Lilian lui demanda ce qu'il faisait
- Nous allons investir cet argent
- En cigarettes, en bouffe et pour laver notre linge ?demandais je
 Il me lança un regard dédaigneux
- On va essayer de multiplier ces 400 dollars par dix ça nous permettra de passer un mois

tranquille
Ahmed était la tête pensante de notre groupe, aussi nous avions confiance que les quatre

cents d Aurélie deviendraient bientôt quatre mille

Trois jours plus tard, Aurélie les yeux embaumés de larmes nous embrassait à tour de
 rôle
Elle m'enlaça
- Je suis sûr que l,idée vient de toi, j'ai toujours su que tu avais beaucoup de qualités

ensommeillées
Personne ne pensa à la contredire
Aurélie oeuvrait dans un groupe altermondialiste bien organisé, ils avaient un canard et beaucoup de sympathisants; de temps en temps un homme politique venait leur rendre visite
C'est ainsi que je me retrouvais le lendemain le micro à la main pour pésenter à quelque deux

mille personnes notre projet
- Vous savez qu'un autre monde est possible commençais-je
- Oui rèpondirent quelques uns, je reconnus la grosse vois d'Ahmed
- Mais ce monde possible n'est pas déterminé, nous nous devons de créer ses soubassements

avec nos projets , notres lutte, et nos convictions; chaque action est une pierre d,achoppement d,un monde plus juste pour l'homme avant le profit
Les applaudissement éclatérent et je vis Domonique Strauss Khan applaudir en hôchant la

tête
- Notre projet est de créer un espace public, une bibliothèque et une salle de réunions et de

débat financées par des entreprises responsables qui ont déjà répondu Oui à notre

projet; la documentation, les thèses sponsorisées, les livres proposées auront un seul thème: L'homme avant le profit
De chaude l'ambiance devint frénétique
- Nous aurons besoin de toute participation en terme de temps accordé ou d'argent et je vois

avc Plaisir que nos politiques ou du moins certains continuais je en regardant D S K

commencent à nous écouter
Je m dirrigeais devant lui quand Ismaél me tendit une enveloppe Dedant était écrit sur ue feuille de papier blanche : Dêpeche toi j'ai faim

Je regardai Ismaél avec un large sourire
- Monsieur vient de nous offrir un chèque de cinq cents Euros, Merci Monsieur, Ah vous êtes

dans l'enseignement Merci Monsieur mille fois

-Monsieur Strauss Khan, vous participeriez??? demandais je
Un lourd silence s'installa pendant que DSK balblutiait: - Assurément
Le chèque était de cinq cents Euro

- Cinquante Euros de la part de Monsieur Strauss Khan criais je

Des huées se levèrent D S K n'osa pas réclamer avoir donné plus se tût
-Merci, merci tout le monde finis-je en m'éclipsant
La journée était bonne cinq cents euros de gagné, un canard qui va publier des résumées de

notre projet et uen vingtaine d'entreprise ayant acheté nos documents d'appel d'offre

bidons quatre vingt euros la copie
Nous n'avions que deux mille trois cents euros en comptant l'argent piqué à Aurélie, c'était

moins que les quatre mille promises par Ahmed, mais c'était honnête


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