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Publié le 04/03/2006 à 12:52
Par iikhouane

 


TES SAISONS


Comme une brise

Tu m'effleures comme une brise

Qui me rappelle à moi-même

Qui me rappelle que je t'aime

J'embrasse alors la douce brise

Qui émeut mon cœur et le brise

Qui me donne mille pensées aimables

Fait de moi l'envie de mes semblables


Comme un tempête

Tu me tourmentes comme une tempête

Dans ton heure de colère et de doute

Qui m'obscurcit mes yeux et ma route

Mais je monte aux rennes de la tempête

Qu'importe si je souffre, je crie, j'halète

Je deviens puissant comme la montagne

Plus fort que le sort, plus dur que le bagne

Mais je préfère ta douce brise

Qui de mille couleurs m'irise

Aux lambeaux de chair que jette

De mon cœur alentour ta tempête


Mon amour

 

Intuitive, douce, malicieuse et aimante à la fois

Ma belle est mes bonheurs mes joies mes émois

A la fois rebelle et proche, fuyante et aguichante

Nulle avec autant de fous paradoxes ne me tente

Elle est mon coeur ma joie elle est mon bonheur

Je l'aime comme un maladroit de tout mon coeur

Et jamais au grand jamais, je ne t'oublierais

Toi qui est ma vie, mon oasis, ma palmerais

A la vie, à la mort, crois moi je suis à toi

Il n'est de plaisir que venant de toi et de joie

Ma chérie que celle que tu me procures

En toute vérité s'il te plait, sois en sure


Chansonnette

Nous quitterons l'atmosphère

Et derrière nous la vieille Terre

Vers l'infini et les étoiles

La où le bien rejoint le mal

Je chanterais dans le vide

Devant les particules solides

Des airs nouveaux, Des airs fluides

Liquéfiant notre passion

Dans un miracle de gravitation

De nouveaux mondes

Sans commencement

Combinaisons

De tes mouvements

Plus insolents que ceux de Saturne

Tes deux lunes sont mon tourment

Planètes si belles pleines de malice

Joie et délices, feu d'artifice

Avec mes mille étoiles filantes

Et le contact de ta peau brûlante

 


Ebauche 1

Ma belle me sourit et s'étire
Ses yeux me troublent et ses mains
Me touchant, allument des incendies, l'air
Est rempli de pénétrants parfums
Ambre, Jasmin, musc et myrrhe
Dans les yeux jouent mille éclairs
L'invitation, la moquerie, la tentation
Le rire, l'amour indiciblement mêlés
Telle la cruche aux mille épices orientales
Est-elle énigme, salut, damnation ?
Son d'une quelconque cloche fêlée ?
Ou la saveur éternelle de mon pays natal ?

Ma belle est une synthèse de tout ce que j'aime
De ma terre, de ma maison, de mon soleil
Des réunions le soir avec les tantes et les oncles
Elle est mon été sauvage et mon automne blême
Le chant des bergers, les gémissements du Ney
Pour elle je respire par elle je m'étrangle
Sensuelle comme les foules dans nos villes
Dans les couloirs la médina se frôlant à souhait
De Ouezzane, Marrakech, Safi ou Tanger
Ma belle, elle est notre pays à l'exil
Ce à quoi on s'accroche, une bouée
Qui rappelle les saveurs du pays à l'étranger

E2

En soie léger un fin tissu

Sépare de mon épiderme

Les lourdes colombes brûlantes

Qui se blottissaient contre mon sein

Et que gonfle l'excitation

Le bout est un fer rouge

Qui cherchait à davantage se brûler

Se pétrissant contre moi

Insolent, tendre et brûlant

Le tout est deux boules d'invitation au délicieux crime

D'autant plus excitant que la victime regarde

L'abondon est complet au nouvel occupant

Avec un sourire désarmant son ancien amant

Regardait la scène comme l'accomplissement d'un destin

Qu'on pouvait regretter mais ne pouvait changer

La folie avait pris possession de mon corps

Et de ce qui restait de mon cerveau

Tout à ma jouissance, je sentais les bras qui me serraient

Potelées, tendres au langage muet

Me poussant doucement a encore plus d'audace.

Et de douceur en embrassement j'emmenais

Dans une solitude à deux nos brasiers qui s'émulaient

Pourtant mon bonheur souriant a un rictus

Et mon plaisir réel à un drôle de son:

Il sonne à travers nos soupirs

Un creux bruit d'argent

E3

Nous ne savons plus faire semblant

Nous ne demandons pas grand-chose

Juste un peu plus d'art dans le mensonge

Nos joies factices sont mal contrefaites

Et nous ressemblons parfois

Au condamné à mort qui pour tromper le temps

Fait des acrobaties sur la corde qui danse

E4

Les montagnes blanches sous le soleil

Les verts pâturages et la terre et le ciel

M'ignorent ostensiblement

Alors qu'avec une impudeur de cochon

Je m'extasie sur leur beauté

Depuis je ne rêve que de montagnes fracassées

Que de Terre brûlée foulée par mes pieds

Et je voudrais dire au monde noir et dénudé

Que tu es laid, j'en ai assez de toi

Et c'est moi qui sans regret vais te quitter

E5

 

Quand de l'obscur ciel, un rougeoiement
Dans un instant de bonheur, triomphalement
Jaillit, éclaboussant la toile immatérielle
D'une couleur chaude, orange, sensuelle
C'est alors la mort de multitude d'étoiles
Qui disparaissent quand se déchire le voile
Du ciel, cerveau qui retrouve l'intelligence,
Et le bonheur et la laideur fragiles et immenses
Par la haute fenêtre s'insinue l'aube
Avec sa fraîcheur, son gris de robe
Grise alors ta peau chaude manifeste
Ses noirs mamelons, sa vertu suspecte
Comme est lisse le ciel, lisses sont tes cheveux
Plus proches pourtant infiniment plus précieux
Et les parfums que la forêt si proche au matin lance
Ne valent pas l'odeur de ta taille si frêle si puissante
De toutes les vérités seules les vérités humaines me parlent
Amante, c'est ma tête et mon cœur et mon vécu qui parlent
De toutes les vérités humaines enjôlantes ou alors sérieuses
Ce sont mes vérités à moi qui me sont les plus précieuses


E6
Un sioniste:

Je suis du peuple élu
nez crochu visage velu
Je fais mon feu d'artifice
Adieu l'arabe et sa malice

Un kamikaze:
mains libre et corps piégé
ceinture lourde coeur léger
je fais mon feu d'arifice
Adieu le juif et sa malice

Le porte parole du gouvernement israélien:
Dans un bus, un terroriste
s'explosa, je suis triste
Demain nous nous vengerons
Arabes nous bombarderons

Le porte parole d'une organisation palestinienne:
Dans une rue, Deux familles
parents, les fils et les filles
ont tous été pris pour cible
notre vengence sera terrible

Et de mort en mort, de riposte à vengeance
Des fleurs s'éteignent: le malheur s'annonce
sans répit, sans regret,sans espoir ni lendemain qui chante
et dans les deux camps chaque maman pour la mort enfante

 

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