TES SAISONS
Comme une brise
Tu m'effleures comme une brise
Qui me rappelle à moi-même
Qui me rappelle que je t'aime
J'embrasse alors la douce brise
Qui émeut mon cœur et le brise
Qui me donne mille pensées aimables
Fait de moi l'envie de mes semblables
Comme un tempête
Tu me tourmentes comme une tempête
Dans ton heure de colère et de doute
Qui m'obscurcit mes yeux et ma route
Mais je monte aux rennes de la tempête
Qu'importe si je souffre, je crie, j'halète
Je deviens puissant comme la montagne
Plus fort que le sort, plus dur que le bagne
Mais je préfère ta douce brise
Qui de mille couleurs m'irise
Aux lambeaux de chair que jette
De mon cœur alentour ta tempête
Mon amour
Intuitive, douce, malicieuse et aimante à la fois
Ma belle est mes bonheurs mes joies mes émois
A la fois rebelle et proche, fuyante et aguichante
Nulle avec autant de fous paradoxes ne me tente
Elle est mon coeur ma joie elle est mon bonheur
Je l'aime comme un maladroit de tout mon coeur
Et jamais au grand jamais, je ne t'oublierais
Toi qui est ma vie, mon oasis, ma palmerais
A la vie, à la mort, crois moi je suis à toi
Il n'est de plaisir que venant de toi et de joie
Ma chérie que celle que tu me procures
En toute vérité s'il te plait, sois en sure
Chansonnette
Nous quitterons l'atmosphère
Et derrière nous la vieille Terre
Vers l'infini et les étoiles
La où le bien rejoint le mal
Je chanterais dans le vide
Devant les particules solides
Des airs nouveaux, Des airs fluides
Liquéfiant notre passion
Dans un miracle de gravitation
De nouveaux mondes
Sans commencement
Combinaisons
De tes mouvements
Plus insolents que ceux de Saturne
Tes deux lunes sont mon tourment
Planètes si belles pleines de malice
Joie et délices, feu d'artifice
Avec mes mille étoiles filantes
Et le contact de ta peau brûlante
Ebauche 1
Ma belle me sourit et s'étire
Ses yeux me troublent et ses mains
Me touchant, allument des incendies, l'air
Est rempli de pénétrants parfums
Ambre, Jasmin, musc et myrrhe
Dans les yeux jouent mille éclairs
L'invitation, la moquerie, la tentation
Le rire, l'amour indiciblement mêlés
Telle la cruche aux mille épices orientales
Est-elle énigme, salut, damnation ?
Son d'une quelconque cloche fêlée ?
Ou la saveur éternelle de mon pays natal ?
Ma belle est une synthèse de tout ce que j'aime
De ma terre, de ma maison, de mon soleil
Des réunions le soir avec les tantes et les oncles
Elle est mon été sauvage et mon automne blême
Le chant des bergers, les gémissements du Ney
Pour elle je respire par elle je m'étrangle
Sensuelle comme les foules dans nos villes
Dans les couloirs la médina se frôlant à souhait
De Ouezzane, Marrakech, Safi ou Tanger
Ma belle, elle est notre pays à l'exil
Ce à quoi on s'accroche, une bouée
Qui rappelle les saveurs du pays à l'étranger
E2
En soie léger un fin tissu
Sépare de mon épiderme
Les lourdes colombes brûlantes
Qui se blottissaient contre mon sein
Et que gonfle l'excitation
Le bout est un fer rouge
Qui cherchait à davantage se brûler
Se pétrissant contre moi
Insolent, tendre et brûlant
Le tout est deux boules d'invitation au délicieux crime
D'autant plus excitant que la victime regarde
L'abondon est complet au nouvel occupant
Avec un sourire désarmant son ancien amant
Regardait la scène comme l'accomplissement d'un destin
Qu'on pouvait regretter mais ne pouvait changer
La folie avait pris possession de mon corps
Et de ce qui restait de mon cerveau
Tout à ma jouissance, je sentais les bras qui me serraient
Potelées, tendres au langage muet
Me poussant doucement a encore plus d'audace.
Et de douceur en embrassement j'emmenais
Dans une solitude à deux nos brasiers qui s'émulaient
Pourtant mon bonheur souriant a un rictus
Et mon plaisir réel à un drôle de son:
Il sonne à travers nos soupirs
Un creux bruit d'argent
E3
Nous ne savons plus faire semblant
Nous ne demandons pas grand-chose
Juste un peu plus d'art dans le mensonge
Nos joies factices sont mal contrefaites
Et nous ressemblons parfois
Au condamné à mort qui pour tromper le temps
Fait des acrobaties sur la corde qui danse
E4
Les montagnes blanches sous le soleil
Les verts pâturages et la terre et le ciel
M'ignorent ostensiblement
Alors qu'avec une impudeur de cochon
Je m'extasie sur leur beauté
Depuis je ne rêve que de montagnes fracassées
Que de Terre brûlée foulée par mes pieds
Et je voudrais dire au monde noir et dénudé
Que tu es laid, j'en ai assez de toi
Et c'est moi qui sans regret vais te quitter
E5
Quand de l'obscur ciel, un rougeoiement
Dans un instant de bonheur, triomphalement
Jaillit, éclaboussant la toile immatérielle
D'une couleur chaude, orange, sensuelle
C'est alors la mort de multitude d'étoiles
Qui disparaissent quand se déchire le voile
Du ciel, cerveau qui retrouve l'intelligence,
Et le bonheur et la laideur fragiles et immenses
Par la haute fenêtre s'insinue l'aube
Avec sa fraîcheur, son gris de robe
Grise alors ta peau chaude manifeste
Ses noirs mamelons, sa vertu suspecte
Comme est lisse le ciel, lisses sont tes cheveux
Plus proches pourtant infiniment plus précieux
Et les parfums que la forêt si proche au matin lance
Ne valent pas l'odeur de ta taille si frêle si puissante
De toutes les vérités seules les vérités humaines me parlent
Amante, c'est ma tête et mon cœur et mon vécu qui parlent
De toutes les vérités humaines enjôlantes ou alors sérieuses
Ce sont mes vérités à moi qui me sont les plus précieuses
E6
Un sioniste:
Je suis du peuple élu
nez crochu visage velu
Je fais mon feu d'artifice
Adieu l'arabe et sa malice
Un kamikaze:
mains libre et corps piégé
ceinture lourde coeur léger
je fais mon feu d'arifice
Adieu le juif et sa malice
Le porte parole du gouvernement israélien:
Dans un bus, un terroriste
s'explosa, je suis triste
Demain nous nous vengerons
Arabes nous bombarderons
Le porte parole d'une organisation palestinienne:
Dans une rue, Deux familles
parents, les fils et les filles
ont tous été pris pour cible
notre vengence sera terrible
Et de mort en mort, de riposte à vengeance
Des fleurs s'éteignent: le malheur s'annonce
sans répit, sans regret,sans espoir ni lendemain qui chante
et dans les deux camps chaque maman pour la mort enfante








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