Dans des ports de brigands
J ‘aime accoster
Ces lieux infâmes ont le relent
D’une vraie liberté
Que le vent marin chante
Dans les yeux des débauchées
Arbres touchés par la foudre
Qui comme d’anciennes tranchées
Sentent encore la poudre
Je vois la vie en vente
Dans la sueur des corps
D’une taverne sordide
L’amour est plus fort
Le cœur jette la bride
Dehors , il pleut, il vente
la chavirante poésie
n’est pas dans la voie bien tracée
mais dans l’hérésie
celle qui est, folle , mal placée
et pour les bonnes gens choquante
Les bonnes gens qui vivent calmement
La vie, à leurs yeux la vraie
Et qui meurent toujours bien sagement
Eh bien, je leur ricane au nez
En bon bandit du port où il vente







