Tour de France: les villes doivent mieux gérer les déchets
12/07/2007 13:38
Le Tour de France ne veut plus que les villes traversées par la course deviennent des «poubelles géantes». Un dispositif de tri sélectif a donc été mis en place dans toutes les villes-étapes, en collaboration avec Eco-emballages.
par Claire Avignon
" Le Tour de France, course contre les déchets Eco-emballages s’attaque au tri extérieur
Chaque événement sportif a désormais sa caution environnementale. Le WWF s’est engagé auprès des organisateurs londoniens des jeux olympiques de 2012. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) aide la coupe du monde de rugby à se construire une image plus écolo. Après avoir testé un site pilote l’année dernière (1), le Tour de France a choisi de se concentrer sur la gestion des déchets en s’associant avec Eco-emballages. «Jusqu’ici, les communes participantes n’anticipaient pas les déchets générés par l’événement, explique Nicolas Hervé, de l’Amaury sport organisation (ASO), en charge de l’organisation du Tour. Elles pouvaient devenir des poubelles géantes. Nous ne voulons plus que cela se reproduise.» Cette volonté exprimée par l’ASO a trouvé écho chez Eco-emballages qui communique actuellement sur le geste du tri en dehors des foyers (2).
Mais si l’ASO et Eco-emballages affichent leurs couleurs vertes, c’est aux collectivités que revient la partie opérationnelle (avec une aide financière de l’éco-organisme si elles sont sous contrat). ASO exige la mise en place de la collecte sélective pour toutes les villes qui accueillent une étape. Le cahier des charges, établi avec l’aide d’Eco-emballages, est précis: les villes s’engagent par exemple à disposer, dans la zone technique village, 6 doubles conteneurs (un pour les ordures ménagères et un juxtaposé pour la récupération des déchets recyclables) de 600 litres et un conteneur à verre. Pour la zone (occupée par le public) qui va du portique de départ au podium, des sacs de 110 litres doivent être fixés sur les barrières tous les 2,5 mètres, avec une augmentation de «l’espacement des équipements à mesure de l’éloignement du podium». Les premières étapes françaises (Dunkerque, Compiègne et Villers-Cotterêts) montrent que le dispositif fonctionne.
Pour les collectivités, cela demande une gestion spécifique. Un coordinateur local est ainsi désigné pour identifier les différents organismes intervenant en matière de déchets. C’est en effet la ville qui reçoit la course cycliste, mais c’est souvent l’intercommunalité qui se charge des déchets. A Compiègne, l’agglomération de la région de Compiègne (Arc) procède à leur enlèvement, et le syndicat mixte de la vallée de l’Oise (SMVO) à leur traitement. Lorsque la coordination est effectuée et l’organisation arrêtée, l’ensemble est validé par l’ASO."

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