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Tribune libre
tacO : Poouet Poueeet
CrEpOnUt : Pouet
sylvie : Bonjour Claire! on pense bien à toi! Bisous à Christian et à tes parents! Tu réussiras, tu as beaucoup de talent!
clara : salut la miss, je suis rentré en france depuis 1 ou 2 mois déjà!!!..je sais po kan je pourrais voyager de ci tot, etudes obligent ! profite bien toi
pacolish : Denis a garde le tel et le mm numero de portable. et toi tjrs le mm num aussien? on se capte a mon arrivee. mon blog tiens tjrs.kiss
pacolinett : fin septembre ( je cherhce le billet) puis direction les mangues au nord... puis asia puis india... tiens moi o courant des plans. bisous.
pacolina : salut la belle, je vais un tour sur ton blog, histoire de... et je vois que tu es tjrs en OZ. Mais jusq' qd? Moi apres un tour en france jy retourne
Nadou : Encore de magnifiques photos, j'ai hâte de tout voir et tout savoir à ton retour en France!!! A très vite, énormes bisous.
clara : on se verra le 8 septembre de toute facon!!!! je vous embrasse tous
clara : bisous rene, c gentil de passer!!!
Publié le Samedi 19 juillet 2008
Par imoen

Il faut être toujours ivre, tout est là; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrez sans trêve.

Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Charles Baudelaire 

Publié le Vendredi 13 juin 2008
Par imoen

Une pause…je suis à l’écart de la circulation ici… les bruits des pas font échos à ceux des voitures.
Des personnes sont adossées aux remparts pour profiter de la vue.
Un balai incessant de personnes se croise. Il n’y a aucun rythme à leur va et vient.
J’aide une passante à monter la poussette de son enfant par l’escalier. Celui-ci n’est pas très large mais permet tout de même un passage entre deux personnes.
De nombreux touristes s’arrêtent devant les grandes portes vertes qui séparent la rue de l’escalier. Ils achètent des plans et des cartes postales que propose un colporteur, à l’angle.
Un homme descend de l’escalier, l’air distrait. Il s’arrête pour attendre sa femme et sa fille. Il se retourne vers moi un instant et disparaît aussitôt à ma droite.
L’endroit est moins bruyant, mais malgré tout, j’ai l’impression d’étouffer. Je m’aperçois qu’il n’y a aucun courant d’air. Pas une brise. Pas un souffle. Oppression.
Un taxi blanc s’arrête brièvement devant moi.
L’homme à l’arrière regarde mon carnet, curieux.
La balustrade est rêche. De la peinture verte s’est écaillée avec le temps. J’arrive à une grande allée jonchée de feuilles mortes. Père Lachaise.
Trois personnes sont affairées à étudier le plan du cimetière.
Après l'escalier, je surplombe la ville.

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