Coucou c'est moi, vous savez celle qui parfois a du mal à s'exprimer, celle qui lorsqu'elle monte un escalier doit calculer la hauteur des marches pour ne pas tomber, celle qui enfin malgré la maladie de Parkinson a choisi de garder les yeux fixés là haut et qui avance vers l'avenir.
Maintenant que vous savez qui je suis, je voudrais dire à la personne qui s'est introduite chez moi, en violant mon espace, que le cheval qu'elle a mis plaît beaucoup à mes amies, je le laisserai donc; du moins pour l'instant. (aujourd'hui il n'y est plus) Un jour peut être apprendras tu que le pardon est une force beaucoup plus grande que la méchanceté, et que cela apporte à ceux qui l'exercent une grande liberté.
J'ajouterai ce poème de Marie Françoise KROPP qui est maintenant une amie.
Mon locataire
J’étais dans mon jardin, quand tout à coups, un inconnu me demande d’occuper ma maison.
« Je suis navrée, lui dis-je, ma maison n’est pas à louer ».
Pendant que je parle, l’inconnu entre en moi. C’est incroyable de louer sans signer de bail. J’ai beau ne pas comprendre, c’est fait, ma maison est louée et habitée par un certain Mr Kinson.
Tous les matins en se rasant, il chante : « park, parking, king…sonne ! »
Et il rit de ses retrouvailles !
Le matin quand je me lève, il me pince le dos, je suis toute raide, d’une seule pièce.Le moral en prend un coup.
Dans le miroir je me vois tremblante et vacillante. Le plus terrible avec Kinson, c’est quand je parle : je tombe régulièrement en panne de mots… il me chipe mes mots et les jette dans une énorme soupière. Kinson est impossible à vivre.
Je décide d’en parler à un homme du village qu’on appelle « le prophète ».
Il me dit : « Ne t’inquiète pas ! On est nombreux à avoir un Kinson en soi. Plus on avance en âge, plus il prend de la place. Essaye de lui parler dans un coin de silence ».
Un matin, je pars vers l’étang. Le paysage est magnifique et tranquille. Je me dis, c’est le moment ! Je l’appelle, il vient devant moi, on s’est mis à discuter, discuter…Finalement, ce n’est pas un monstre, mon Kinson.On a même ri ensemble !
Le prophète a raison. Au lieu de m’énerver, je ferais mieux de rire avec lui… et puis, quand je le compare à notre cousin Alz, je me dis que j’ai peut être de la chance ! Je l’ai pour le vie, mon Kinson ! Autant faire bon ménage !
(Paru dans l'Echo – mai 2007)
Merci Marie Françoise, ton poème est plein de force.
Maintenant que vous savez qui je suis, je voudrais dire à la personne qui s'est introduite chez moi, en violant mon espace, que le cheval qu'elle a mis plaît beaucoup à mes amies, je le laisserai donc; du moins pour l'instant. (aujourd'hui il n'y est plus) Un jour peut être apprendras tu que le pardon est une force beaucoup plus grande que la méchanceté, et que cela apporte à ceux qui l'exercent une grande liberté.
J'ajouterai ce poème de Marie Françoise KROPP qui est maintenant une amie.
Mon locataire
J’étais dans mon jardin, quand tout à coups, un inconnu me demande d’occuper ma maison.
« Je suis navrée, lui dis-je, ma maison n’est pas à louer ».
Pendant que je parle, l’inconnu entre en moi. C’est incroyable de louer sans signer de bail. J’ai beau ne pas comprendre, c’est fait, ma maison est louée et habitée par un certain Mr Kinson.
Tous les matins en se rasant, il chante : « park, parking, king…sonne ! »
Et il rit de ses retrouvailles !
Le matin quand je me lève, il me pince le dos, je suis toute raide, d’une seule pièce.Le moral en prend un coup.
Dans le miroir je me vois tremblante et vacillante. Le plus terrible avec Kinson, c’est quand je parle : je tombe régulièrement en panne de mots… il me chipe mes mots et les jette dans une énorme soupière. Kinson est impossible à vivre.
Je décide d’en parler à un homme du village qu’on appelle « le prophète ».
Il me dit : « Ne t’inquiète pas ! On est nombreux à avoir un Kinson en soi. Plus on avance en âge, plus il prend de la place. Essaye de lui parler dans un coin de silence ».
Un matin, je pars vers l’étang. Le paysage est magnifique et tranquille. Je me dis, c’est le moment ! Je l’appelle, il vient devant moi, on s’est mis à discuter, discuter…Finalement, ce n’est pas un monstre, mon Kinson.On a même ri ensemble !
Le prophète a raison. Au lieu de m’énerver, je ferais mieux de rire avec lui… et puis, quand je le compare à notre cousin Alz, je me dis que j’ai peut être de la chance ! Je l’ai pour le vie, mon Kinson ! Autant faire bon ménage !
(Paru dans l'Echo – mai 2007)
Merci Marie Françoise, ton poème est plein de force.

















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